05/08/2016

Des routes aux pentes hirsutes, ça hérisse….

En communiquant hâtivement sur la fauche tardive des talus des bords de route, notre Conseiller d’Etat Luc Barthassat a déclenché l’ire de ses amis les agriculteurs. Espérons que lui-même et la biodiversité qu’il défend ne passeront pas sous leurs fourches caudines…

Notre Conseiller d’Etat n’a pourtant rien inventé.  L’action qu’il prône n’es pas nouvelle, elle a pour origine le Groupe talus,  un groupe mythique du siècle passé ( !) aujourd’hui disparu.

talusEn 1996, Pro Natura Genève publiait avec le soutien de l’Etat de Genève, la brochure « Protection de la nature et entretien des talus des bords de routes et des cours d’eau, résultats de 5 années d’action ». Après avoir identifié de nombreux talus comme offrant un refuge  bienvenu pour une flore et une faune menacées à cause de l’usage des engrais et pesticides, un programme de fauche tardive et de suivi biologique sur près de cent sites genevois a été proposé par le Groupe talus de l’association. L’objectif était de permettre à ces espèces devenues rares, comme par exemple les orchidées, de pouvoir s’épanouir à nouveau grâce à une fauche tardive leur permettant de compléter leur cycle annuel.

La raréfaction des espaces naturels liée à l’exigüité du territoire cantonal ne permettait plus, à l’époque déjà, d’ignorer les milieux semi-naturels, même situés au bord d’une route.  

Evidemment, les efforts déployés pour reconquérir le terrain perdu par la nature sur les talus ne pouvaient être isolés. Cette action se combinait à ceux d’une agriculture plus respectueuse de la nature, de particuliers tolérant un coin sauvage dans leurs  jardins et à un entretien extensif des parcs publics ou d’entreprises.

S’il avait fallu plusieurs années pour déployer cette action au niveau cantonal, c’est qu’elle avait été menée de concert avec les services de l’Etat, les communes, les entreprises et les agriculteurs et qu’un suivi scientifique l’avait accompagnée. Une enquête effectuée par la Chambre Genevoise d’Agriculture (AgriGenève) en 1994 avait d’ailleurs montré que seul un des talus fauché tardivement posait problème à l’agriculture. Le chardon des champs s’y était installé grâce aux engrais provenant du champ adjacent. Dans les rares cas où des plantes indésirables apparaissaient, c’était le Groupe Talus de Pro Natura qui intervenait pour des éliminations ponctuelles.

Grâce aux talus, le réseau biologique et le réseau routier interagissaient pour permettre le déplacement des espèces quelle qu’elles soient.  Grâce à des fauches moins fréquentes, il était possible d’alléger la charge de travail et financière induite par un entretien traditionnel. L’agriculture avait aussi compris l’intérêt d’avoir des talus fauchés tardivement, où nombre d’espèces prédatrices alliées lui permettaient d’économiser sur les pesticides. Cette action était donc exemplaire socialement, économiquement et environnementalement.

Feu Jean-Jacques Marteau de la Tribune de Genève nous accompagnait chaque année dans le suivi des talus fauchés tardivement  et ses articles mémorables dans la Julie contribuaient de manière très importante à la sensibilisation de la population encore peu habituée à la vision de talus peuplés d’herbe haute.

Aujourd’hui, plus personne ne s’étonne de voir des talus fauchés tardivement, alors fallait-il vraiment en faire une opération de communication et poser des panneaux partout comme s’il s’agissait d’un évènement exceptionnel et non pas d’une action courante acceptée de tous ?

Christina Meissner, députée, ancienne chargée d’affaires de Pro Natura Genève et co-responsable avec Michel Vauthey du Groupe talus

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25/01/2016

Easyvote obtiendra enfin un soutien du Conseil d'Etat

Il est intéressant de noter que près d'un an se sera écoulé depuis le rapport du Conseil d'Etat sur ma motion 2203 Easyvote par le bais de laquelle le Grand Conseil demandait au Conseil d'Etat d'apporter son soutien au Parlement des jeunes. Motion à laquelle le Conseil d'Etat avait répondu en traînant les pieds.

L'excellent jeune député Julian Murat Alder ayant  lu avec attention les réponses du Conseil d'Etat, a trouvé qu'il ne fallait pas baisser les bras mais s'engouffrer dans la brèche que le Conseil d'Etat ouvrait lui même : lire la suite

16:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2016

Oui à l’initiative de mise en œuvre pour le renvoi effectif des étrangers criminels

Excessive l’initiative de l’UDC ? Elle n’appelle qu’au respect de la loi par tous, étrangers compris.  

En votant oui, allons-nous prendre une décision insoutenable ?

Face à Face de la Tribune de Genève du 19 janvier 2016

 

 

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12/01/2016

MAH que c'est moche !

Et pourtant la solution pour agrandir le musée d’art et d’histoire est toute proche !

Je ne suis pas architecte et de ce fait, peu sensible au langage stylé utilisé par la Ville pour tenter de nous persuader de la qualité exceptionnelle du projet d’extension rénovation du Musée d’art et d’histoire (MAH) proposé par l’architecte Jean Nouvel. Je n’arrive pas à croire à cette lévitation muséale transcendantale. lire la suite

 

 

 

23:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

31/10/2015

La Chine abandonne la politique de l’enfant unique

Comme si la planète ne suffoquait pas déjà assez de notre prolifération incontrôlée voilà le pays le plus peuplé du monde qui en rajoute histoire d’assurer les retraites. Alors que la prochaine conférence sur le climat nous rappellera qu’il est urgent de diminuer notre train de vie, inutile d’espérer que la multiplication par deux, voire plus d’enfants aboutira à une diminution des émissions de gaz à effet de serre. Les chinois ayant aussi et depuis longtemps abandonné le bol de riz au profit de la consommation de protéines animales, c’est un avenir encore plus sombre qui s’annonce pour les derniers lambeaux de forêt amazonienne sacrifiés sur l’autel de l’élevage de bovins ou pour nourrir ces derniers à coup de soja transgénique. Et malheureusement pour la biodiversité, la consommation chinoise ne se limite pas à la nourriture. Pour produire et se loger, ce sont des tonnes d’hydrocarbures et de minerais qui seront nécessaires. Et pour quelques bibelots en ivoire, les derniers éléphants seront sacrifiés à coups de mitraillette.

En attendant que la vie sur mars soit possible, pourrait-on enfin tenter de sauver  notre vie sur Terre SVP ?

Quelques pistes alimentant ma réflexion et peut-être aussi la vôtre ?

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