30/11/2016

Pays de Gex, une démarche exemplaire !

Alors là, bravo au Pays de Gex ! Pour accompagner votre plan local d’urbanisme (équivalent du plan directeur cantonal genevois) vous avez créé un site internet remarquable ! www.paysdegex.concertationpublique.com

Je l’ai découvert grâce à la Tribune de Genève et je me suis tout de suite connectée pour le tester. J’ai été impressionnée par son contenu et sa structure.  Il permet de connaitre les enjeux, les délibérations et la position des élus, les aménagements et développement territoriaux prévus. Il est très complet, facile à comprendre et à utiliser car il est INTERACTIF. Chacun peut proposer une idée et les autres internautes se prononcer sur cette dernière, des propositions  peuvent aussi être positionnées sur la carte interactive.

Attachée à la concertation, j’apprécie particulièrement que les élus gessiens « sollicitent ainsi l’expertise quotidienne de la population ». Wouaouh. Qu’attend-on pour faire de même à Genève ? Allez donc chercher des infos sur le plan directeur cantonal sur le site de l’aménagement de Genève (www.ge.ch/amenagement/plan-directeur-cantonal-2030)…

L’élu porteur de ce projet gessien, c’est Vincent Scattolin, Vice-président de la Communauté de communes du pays de Gex (CCPG)  chargé de l’aménagement du territoire. Or, professionnellement, il travaille à Genève, au DALE (département de l’aménagement, du logement et de l’énergie). Le lien est donc tout trouvé pour que notre aménagement cantonal utilise cet outil français. Nous avons déjà par le passé utilisé, avec succès, des outils français, je pense aux contrats de rivières. Nous partageons le même territoire, partageons et utilisons les mêmes outils et, on peut rêver, une même vision.

Je ne peux m’empêcher en effet de relever que le Pays de Gex, contrairement à Genève, a pris conscience de ses propres limites et fixe en conséquence pour objectif dans son plan directeur de « se limiter à 120’000 habitants en 2030 ».  Admettre une limite à la croissance devrait être le premier objectif de toute planification territoriale responsable et durable, celle dont tout découle. A Genève, on préfère prétendre que la croissance est inéluctable et qu’il faut s’y préparer via notre plan directeur cantonal « Le canton de Genève est au centre d’une région très attractive, avec une très forte croissance démographique, largement supérieure à la moyenne européenne. L’enjeu est d’accompagner ce développement en garantissant la qualité du cadre de vie et en préservant une bonne dynamique économique ». Or servir la dynamique économique tout en garantissant le cadre de vie, c’est la quadrature du cercle dans lequel nous nous enfermons depuis toujours à Genève et qui a atteint aujourd’hui ses limites...

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05/08/2016

Des routes aux pentes hirsutes, ça hérisse….

En communiquant hâtivement sur la fauche tardive des talus des bords de route, notre Conseiller d’Etat Luc Barthassat a déclenché l’ire de ses amis les agriculteurs. Espérons que lui-même et la biodiversité qu’il défend ne passeront pas sous leurs fourches caudines…

Notre Conseiller d’Etat n’a pourtant rien inventé.  L’action qu’il prône n’es pas nouvelle, elle a pour origine le Groupe talus,  un groupe mythique du siècle passé ( !) aujourd’hui disparu.

talusEn 1996, Pro Natura Genève publiait avec le soutien de l’Etat de Genève, la brochure « Protection de la nature et entretien des talus des bords de routes et des cours d’eau, résultats de 5 années d’action ». Après avoir identifié de nombreux talus comme offrant un refuge  bienvenu pour une flore et une faune menacées à cause de l’usage des engrais et pesticides, un programme de fauche tardive et de suivi biologique sur près de cent sites genevois a été proposé par le Groupe talus de l’association. L’objectif était de permettre à ces espèces devenues rares, comme par exemple les orchidées, de pouvoir s’épanouir à nouveau grâce à une fauche tardive leur permettant de compléter leur cycle annuel.

La raréfaction des espaces naturels liée à l’exigüité du territoire cantonal ne permettait plus, à l’époque déjà, d’ignorer les milieux semi-naturels, même situés au bord d’une route.  

Evidemment, les efforts déployés pour reconquérir le terrain perdu par la nature sur les talus ne pouvaient être isolés. Cette action se combinait à ceux d’une agriculture plus respectueuse de la nature, de particuliers tolérant un coin sauvage dans leurs  jardins et à un entretien extensif des parcs publics ou d’entreprises.

S’il avait fallu plusieurs années pour déployer cette action au niveau cantonal, c’est qu’elle avait été menée de concert avec les services de l’Etat, les communes, les entreprises et les agriculteurs et qu’un suivi scientifique l’avait accompagnée. Une enquête effectuée par la Chambre Genevoise d’Agriculture (AgriGenève) en 1994 avait d’ailleurs montré que seul un des talus fauché tardivement posait problème à l’agriculture. Le chardon des champs s’y était installé grâce aux engrais provenant du champ adjacent. Dans les rares cas où des plantes indésirables apparaissaient, c’était le Groupe Talus de Pro Natura qui intervenait pour des éliminations ponctuelles.

Grâce aux talus, le réseau biologique et le réseau routier interagissaient pour permettre le déplacement des espèces quelle qu’elles soient.  Grâce à des fauches moins fréquentes, il était possible d’alléger la charge de travail et financière induite par un entretien traditionnel. L’agriculture avait aussi compris l’intérêt d’avoir des talus fauchés tardivement, où nombre d’espèces prédatrices alliées lui permettaient d’économiser sur les pesticides. Cette action était donc exemplaire socialement, économiquement et environnementalement.

Feu Jean-Jacques Marteau de la Tribune de Genève nous accompagnait chaque année dans le suivi des talus fauchés tardivement  et ses articles mémorables dans la Julie contribuaient de manière très importante à la sensibilisation de la population encore peu habituée à la vision de talus peuplés d’herbe haute.

Aujourd’hui, plus personne ne s’étonne de voir des talus fauchés tardivement, alors fallait-il vraiment en faire une opération de communication et poser des panneaux partout comme s’il s’agissait d’un évènement exceptionnel et non pas d’une action courante acceptée de tous ?

Christina Meissner, députée, ancienne chargée d’affaires de Pro Natura Genève et co-responsable avec Michel Vauthey du Groupe talus

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25/01/2016

Easyvote obtiendra enfin un soutien du Conseil d'Etat

Il est intéressant de noter que près d'un an se sera écoulé depuis le rapport du Conseil d'Etat sur ma motion 2203 Easyvote par le bais de laquelle le Grand Conseil demandait au Conseil d'Etat d'apporter son soutien au Parlement des jeunes. Motion à laquelle le Conseil d'Etat avait répondu en traînant les pieds.

L'excellent jeune député Julian Murat Alder ayant  lu avec attention les réponses du Conseil d'Etat, a trouvé qu'il ne fallait pas baisser les bras mais s'engouffrer dans la brèche que le Conseil d'Etat ouvrait lui même : lire la suite

16:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2016

Oui à l’initiative de mise en œuvre pour le renvoi effectif des étrangers criminels

Excessive l’initiative de l’UDC ? Elle n’appelle qu’au respect de la loi par tous, étrangers compris.  

En votant oui, allons-nous prendre une décision insoutenable ?

Face à Face de la Tribune de Genève du 19 janvier 2016

 

 

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12/01/2016

MAH que c'est moche !

Et pourtant la solution pour agrandir le musée d’art et d’histoire est toute proche !

Je ne suis pas architecte et de ce fait, peu sensible au langage stylé utilisé par la Ville pour tenter de nous persuader de la qualité exceptionnelle du projet d’extension rénovation du Musée d’art et d’histoire (MAH) proposé par l’architecte Jean Nouvel. Je n’arrive pas à croire à cette lévitation muséale transcendantale. lire la suite

 

 

 

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