02/10/2008

Fumée mortelle à plus d'un titre

J'ai été fumeuse hier, puis non fumeuse, et aujourd'hui je suis à nouveau fumeuse. La vie nous réserve toujours des changements et nous ne  certainement pas égaux devant les défis qu'elle nous pose. Et à voir la rage actuelle de certains, je me demande si nous sommes encore capables de vivre ensemble.

Je ne veux pas imposer à la majorité des non fumeurs des cafés fumeurs. Mais la loi genevoise ferait bien de s'inspirer de la législation proposée au niveau fédéral: tolérer des cafés fumeurs petits, bien aérés et dans lesquels les employés ont librement consenti d'y travailler en connaissance de cause. Après tout à Genève on a bien reconnu la necessité d'avoir des locaux d'injection pour les drogues ! Etait-ce pour le confort des drogués ou pour ne plus les voir dans la rue... Je laisse chacun en juger en fonction de ses choix de société. Aujourd'hui c'est clairement le choix des ghettos: les trop jeunes à la crèche, les trop vieux à l'EMS, alors que les fumeurs aient le leur !

Chers parlementaires, ne croyez pas que votre intransigeance parviendra à erradiquer les fumeurs. Jamais aucune société humaine n'a pu erradiquer les drogues. Elles ont  changé au cours du temps et des modes.  Et le besoin de transgression, de "plaisir",  n'est que renforcé par le degré d'interdiction qu'on lui assigne.  Ne pas accepter que des cafés, restaurants puissent avoir un coin fumeurs ou être déclarés fumeurs, ne fera pas disparaître le fumeur (il est accro aime celà et choisira d'autres lieux de rencontre conviviaux) mais le petit commerce, et probablement plus de 20% d'entre eux à terme, ce n'est pas rien.

Christina Meissner, candidate

Pic-Vert

08:54 Publié dans Politique | Tags : fumée, commerce | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Bonjour Madame Meissner!

Je confirme : la loi genevoise ferait bien de s'inspirer de la législation proposée au niveau fédéral et dans d'autres pays voisins. Aménager des plages de fumeurs et des plages de non-fumeurs est une solution légale et faisable.

Quand on se souvient que notre république a adopté des locaux d'injection pour drogués et que prochainement, nous serons à nouveau appelés à voter dans le domaine, c'est tout de même le comble!

Bonne chance pour votre élection!

Micheline Pace
Candidate à la Constituante - liste N° 9

Écrit par : Micheline Pace | 02/10/2008

Ne pas faire la vraie différence entre fumeur et personne ayant une dépendance à une drogue dure me semble être d'une idiotie profonde ou en tous cas bien mal connaître ce que sont les drogues dures et à quoi servent réellement les locaux d'injections. Alors je me permets un petit rappel : on peut être assis à côté de mille personnes qui s'injectent une drogue dure, même dans un local fermé, sans en ressentir le moindre effet à court, moyen ou long terme, si, si! Les locaux d'injections servent surtout à resocialiser des personnes marginalisées par leur dépendance et leur maladie. Eviter les comparaisons hâtives, inutiles et simplistes. Merci.
PS : heureusement que les personnes qui écrivent sur ce blog ne font pas de la politique sérieusement!

Écrit par : TS | 02/10/2008

Le fumeur souffre aussi d'une dépendance.. il n'y qu'a voir à l'hôpital certains mourants souffrant d'un cancer de la gorge ou des poumons qui sortent encore en plein hiver pour fumer alors qu'ils ne sont vétus que de leur robe de chambre.. il faut vraiment être accro pour en arriver là...

Les consommateurs de drogues dures se financent comment? vol, agression , prostitution.. de plus nombre d'entre eux sont aussi fumeurs.. ont-ils le droit de fumer dans le local d'injection?

Les locaux d'injection servent surtout à éviter que les drogués se piquent dans tous les coins de rue... mais en même temps elle crée une sorte de "fait accompli" malsain.. l'Etat interdit la consommation des drogues mais accepte l'existence d'un local d'injection... autant légaliser la consommation de toutes les drogues et laisser le choix à chacun..

Écrit par : Yogurt | 02/10/2008

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