06/10/2008

17'000 espèces menacées de disparition

Hier c'est ouvert le quatrième congrès de l'Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN). 2'000 personnes qui  débattent des relations entre société, développement et conservation de la nature aux niveaux régional et mondial et qui pensent même à  prendre des mesures, c'est une bonne nouvelle. 17'000 espèces menacées de disparition, c'est 600 de plus qu'en 2007, c'est une bien triste nouvelle. Espérons que les mesures préconisées  seront à la hauteur des enjeux. Allez Willy, chouette chevêche, diable de Tasmanie et oiseaux du paradis, ours brun et blanc, comptent tous sur toi !

Parmi les mesures, il y a celle de réserver d'avantage d'espaces pour les espèces. Du côté de Genève, c'est mal parti car il n'est question que  de densifier. 

Zébulon, qui broie du noir

23:48 Publié dans Nature | Tags : espèces, nature | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

La seul espèce qui manque, hélas, à ce catalogue accablant est l'espèce humaine, dont la disparition réglerait le problème, tous les problèmes d'ailleurs, d'un coup. Sur qui ou quoi compter?

Écrit par : Mère | 07/10/2008

Bonjour Zebulon! @ Mère : l'homo disparitus, c'est pour bientôt. Sans regret!

Écrit par : Micheline Pace | 07/10/2008

enfin je crois que le commentaire escrit par Mère.ce n'est que de la colére.mais peut on dire la disparition de la course à la performance .c'est peut etre la caracterisitque la plus destructive que l'espece humaine est en train d'appliquer.
cordialement

Écrit par : merzak | 07/10/2008

@merzak et les autres. Colère, bien sûr, déception aussi, découragement même devant notre impuissance à rendre le monde meilleur ou plus proche de ce que nous souhaitons.
Mais prenons de la hauteur, changeons de perspective et jouons quelque peu avec notre perception des choses, pour nous divertir et peut-être nous rendre moins tristes:
Nous exprimons ici notre souffrance de voir changer et disparaître en partie le monde que nous connaissons et que nous aimons. Mais la vie implique la souffrance, puisqu'il y a toujours manque, perte et destruction. Sauf à souhaiter un monde sans vie, un monde de lave et de pierres (je pars du principe qu'il n'y réside pas de vie au sens ou nous l'entendons), nous devons accepter cette souffrance comme indiscociable de la vie.. Partant du principe que souffrance implique conscience, je laisse à chacun de loisir de choisir à partir de quel niveau d'organisation elle existe. C'est clairement le cas pour tous les ancêtres proches de l'homme, mais pourquoi pas pour la plupart des animaux? Pour supprimer cette souffrance, il faudrait donc en souhaiter la disparition également.
Si nous regardons notre Terre d'un peu plus loin, nous voyons qu'à plusieurs reprises de grandes extinctions de masse ont anéanti quasiment toute vie, permettant l'émergence de vies nouvelles en même temps. Donc rien de tragique si nous ne nous inscrivons pas dans le tableau.
Enfin, si nous regardons encore de plus loin, nous savons que la Terre disparaîtra un jour et le reste de l'Univers aussi probablement, et certainement sous sa forme actuelle. Cela ne nous concernera pas non plus, si nous ne sommes pas croyants.
Si nous sommes croyants, la plupart des religions nous promettent un avenir, sous diverses formes, mais accompagné généralement d'une résurrection et d'un survie de ce que nous aimons et avons aimé.
Nous pleurons donc bien sur la perte de ce qu'il y a autour de nous maintenant. Nous disons souvent aussi que nous voulons préserver ce qui existe pour que nos enfants puissent en jouir. Mais regrettons nous souvent le monde de nos parents, de nos grand-parents, si même nous le connaissons et nous y intéressons? Croyez-vous que vos plus chères photos de famille seront conservées et regardées avec affection plus d'une ou deux générations après vous?
J'en reste là. Je suis comme vous à qui me m'adresse maintenant. J'ai eu des parents, je suis parent, j'ai des enfants, j'ai et j'ai eu des joies et des peines, dans un monde qui nous en réserve chaque jour de nouvelles. Je ne renie donc pas mon premier commentaire, mais j'attire l'attention (la mienne y comprise) sur ce que représentent les sentiments ici exprimés.
Très cordialement à tous.

Écrit par : Mère | 07/10/2008

Mère, j'aime beaucoup vos commentaires sur les divers blogs....

Précision quant au Diable de Tasmanie: ils sont actuellement décimés non par l'homme, mais par une maladie qui leur cause des tumeurs qui leur ronge la gueule au sens premier du terme.

Bon dimanche!

Écrit par : légensontétranges | 12/10/2008

@légensontétranges: Merci, un petit compliment fait toujours plaisir. Quant au Diable de Tasmanie, vous avez raison, bien sûr. Mais, si mes souvenirs sont exacts, on s'approcherait d'une solution au problème. Une solution apportée par les hommes en l'occurrence; si c'est le cas, cela nous aiderait à entretenir la petite flamme de l'espoir.

Écrit par : Mère | 12/10/2008

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