28/09/2009

CEVA, il est urgent d'écouter les Genevois

Lors de l'assemblée générale de l'UDC, au cours de laquelle le projet était présenté, j'ai été surprise par le nombre de questions qui demeuraient encore sans réponses. J'imagine dès lors que les riverains  s'en posent encore davantage. Pour lever les doutes qui se transforment souvent en opposition, il est indispensable d'aller à la rencontre du public, des riverains, des opposants et de dialoguer.

Sur le site internet du CEVA, les réponses aux questions ne sont pas assez précises, on occulte la part de financement français, on ne précise pas les impacts, ni les compensations. La direction de projet CEVA a, parait-il, traîté un grand nombre de charges liées à l'autorisation fédérale mais ne communique pas réellement sur le contenu de sa réponse à l’Office fédéral des transports. Et le dialogue avec les opposants ne passe-t-il que par avocats interposés ?

Les difficultés qui entravent l'acquisition de terrain  pour un projet d'utilité publique, plaident à elles seules pour ce parcours réservé depuis 100 ans à cette construction ferroviaire. Mais au delà de cette considération pratique, il ne fait aucun doute que la liaison Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse (CEVA) est le maillon qui manque à la colonne centrale reliant les 2 réseaux ferroviaires qui desservent Genève. Mais les Genevois connaissent-ils vraiment l'étendue potentielle de ce réseau ? La ligne du pied du Jura qui relie Bellegarde à Divonne n'est quasi pas utilisée, qui étudie sa  connection au réseau suisse ? La ligne du Tonkin qui  relie  St Gingolph à  Annemasse est en voie d'embroussaillement certain, qui financera sa réhabilitation ? Pourquoi y a-t-il si peu de passagers sur la ligne Eaux-Vives Annemasse actuelle ? Pour nourrir le CEVA de passagers, ce sont ces lignes qu'il faut réhabiliter, connecter ou reconnecter, desservir de manière optimale. Or, des financements et engagements français concrets,  personne ne parle, pas plus que de la construction des parkings d'échange aux gares desservies en France voisine.

Dès lors, toute l'oppositoon au CEVA se focalise sur l'aspect financier, sur un crédit complémentaire, alors que le projet est étudié depuis des années. Une fois de plus, les Genevois se sentent pris en otage : payer les surcoûts (combien encore ?) ou ne rien avoir du tout.

Si l'Etat tient au CEVA,  qu'il prenne en considération toutes les questions que se posent les Genevois.

Il est grand temps qu'un projet aboutisse à Genève.

 

12:16 Publié dans Politique | Tags : ceva, train, mobilité | Lien permanent | Commentaires (2)

Circulation à Genève, l'enfer

On nous promet des trams et des trains pour après demain mais que fait-on pour résoudre le problème aujourd’hui ? Rien si ce n’est entraver le plus possible le trafic motorisé en espérant que la lassitude aidant, les conducteurs finiront par prendre les transports publics.
Une situation tout bonnement scandaleuse pour tous les véhicules utilitaires dont nous avons besoin, et pour tous ceux obligés de circuler en voiture pour cause de transport de marchandises délicates, lourdes ou volumineuses ou de personnes à mobilité réduite.
Reste qu’on pourrait résoudre une bonne partie du problème en réalisant tout de suite des parkings d’échange aux frontières,  desservis par des lignes de bus directes vers le centre ville. Gratuité du parking, bonne fréquence et rapidité du bus suffiraient certainement à persuader les frontaliers de les adopter.
Mais qui financerait ces parkings d’échange et ces lignes de bus ? Les Français ne semblant pas avoir les financements nécessaires malgré la rétrocession fiscale ( ?!), une autre source serait d’augmenter la taxe auto des plaques immatriculées sur Genève MAIS  avec une contrepartie pour les détenteurs, la gratuité des transports publics, par exemple. 
Cette proposition n’est certainement pas parfaite mais ne faudrait-il pas au moins rechercher des solutions plutôt que de laisser pourrir  davantage la situation ?

26/09/2009

Noria s'invite dans ma campagne

Noria est arrivée hier soir, alors que je me mettais enfin à écrire consciencieusement à mes amis afin qu'ils m'accordent leur soutien dans ma campagne de candidature au Grand Conseil. Apportée par une gentille famille de Satigny, cette hérissonne ne payait pas de mine. Mais vraiment pas du tout. Affaiblie, froide, et d'une maigreur à faire peur, je ne donnais pas cher de sa survie au grand dam des petites filles qui avaient trouvé la pauvre bête. Les adresses furent mises de côté au profit du hérisson. En commrnçant par les soins des coussinets abîmés et sanguinolents tant la pauvre avait arpenté une prison de béton dont elle ne serait jamais sortie sans l'aide des enfants, puis la prise d'un bon fortifiant, de l'eau, pour terminer dans un nid chaud et calme, j'ai fait mon possible, à elle de faire le reste, si elle le voulait bien. Aujourd'hui, Noria est encore vivante, elle a mangé et bu seule, un petit peu seulement, mais c'est déjà tout celà de gagné. J'ai pu sortir à la rencontre de mes semblables toute la journée avant de refaire les soins de base en rentrant. Cette nuit, j'ai repris  mes envois et Noria s'est remise à manger ses croquettes. Bienvenue dans ma campagne !

23:49 Publié dans Nature | Tags : herisson, nature, soins, campagne | Lien permanent | Commentaires (1)

18/09/2009

Et la nature ? Disait Robert Hainard

Tous en parlent, tous rappellent à quel point la nature participe à notre bien être, à notre qualité de vie, à l'attrait de notre région et donc à notre économie. Mais tous sont aussi prêts à la sacrifier, à la bétonner au nom de la croissance, des impératifs économiques ou démographiques. Tout cela bien sûr en se réclamant du développement durable, mais en pensant croissance durable, qui elle par définition ne peut l'être.

De la sauvegarde des vergers à la réhabilitation des hérisssons, cela fait bientôt 25 ans que je m'engage professionnellement ou bénévolement pour la nature.

Sauver quelques arbres ou quelques piquants peut paraître bien dérisoire et pourtant... il s'agit là justement de la substance même de nos paysages, de nos premières rencontres avec la nature au coin d'une rue ou d'un jardin. C'est ainsi très concrètement que nous tissons des liens avec nos racines, notre terroir, notre territoire. Il est petit et c'est le seul que nous avons. Je le souhaite beau, sûr, indépendant et viable pour longtemps. C'est pour cela que je m'engage.

Christina Meissner, candidate UDC liste 9

06/09/2009

Et si Kadhafi venait aider Genève en rade ?

Dans toute cette affaire libyenne, tout se résume à l'honneur : celui du notre pays, celui du clan Kadhafi. La sortie de crise se devra donc d'être honorable pour toutes les parties, ce qui ne sera pas facile. Réclamer la tête de notre président ne servirait que le jeu de pouvoir que Kadhafi se plait à jouer avec la Suisse. Pour sauver son honneur et le nôtre, je ne vois d'autre issue à Hans-Rudolf Merz que de se comporter en vrai Samourai. Mais nous ne sommes pas au Japon et se faire hara-kiri, au sens propre, n'est pas vraiment ancré dans la tradition helvétique !

Et  Genève, comment pourrait-elle s'en sortir ? Car toute cette affaire risque bien de nous retomber dessus. Alors tant qu'à faire, autant ne pas rester en rade et proposer de suite un arrangement qui satisferait toutes les parties et même, les Genevois. Il s'agit de casser un engrenage négatif, un cercle vicieux qui peut durer encore longtemps. Osons donc sortir des schémas et proposer une variante de sortie de crise innovante, osée et suffisament inattendue pour surprendre le guide suprême libyen.

Offrons à Kadhafi de financer la grande traversée de la rade en signe d'appaisement et de réconciliation. En échange de quoi, elle porterait son nom et, pourquoi ne pas imaginer un monument à la l'amitié helvético-libyenne au début de ce futur pont ? Il serait honoré et les Genevois seraient ravis d'avoir enfin dépassé leurs sempiternels blocages. A Genève, ce ne serait pas une première. :  Ruedi Noser, dans son article du Matin Dimanche du 6 septembre, intitulé "Le sens des priorités", nous rappelle  en effet qu'en 1873, Genève n'hésita pas à construire un mausolée sur le plus bel emplacement sans considération de prix à un excentrique et paranoiaque, le duc de Brunswick, qui lui légua toute sa fortune.

Excentrique et paranoïaque ? Kadhafi à toutes les qualités pour être le nouveau duc de Brunswick de Genève ...

Je vous souhaite une bonne semaine !