12/01/2014

Femme encore et toujours

Avortement remboursé par la LAMAL, le peuple s'est déjà clairement prononcé sur le sujet

Pour rappel:

Blog publié le 9 janvier 2014

J'avais publié le blog ci-dessous le 8 mars 2012, jour de la Femme. Alors que le peuple devra se prononcer sur l'initiative contre le remboursement de l'avortement le 9 février, il me parait nécessaire de le republier, pour réaffirmer mon NON clair à cette initiative rétrograde et complètement déconnectée de la réalité. D'aucuns croient qu'il suffirait de prendre une assurance complémentaire pour couvrir les frais. Certes, mais une grossesse non désirée étant par définition non planifiée, il faudrait que cette assurance, comme la pilule du lendemain, soit prise après les faits....

Aucune économie ne sera faite en supprimant le remboursement des IVG par les caisses car les conséquences d'un avortement pratiqué dans la clandestinité sont bien plus coûteuses pour la femme,  et pour la société en général. quant à mettre au monde un enfant non désiré, ce n'est pas la conception que j'ai d'une humanité responsable.

En tant que femme, je voterai NON sans état d'âme

Blog du 8 mars 2012

Quasi 2 ans plus tard, l'initiative a abouti, inutile de préciser que je ne l'ai pas signée. En ce jour de la femme, il m'était nécessaire de réitérer mon opposition à cette mainmise sur le corps des femmes.

Réactions de femmes à propos de l'initiative contre le remboursement des avortements par les caisses maladie. (blog du 31 janvier 2010)

Alors que notre planète croule déjà sous le poids démographique insoutenable que lui impose l'être humain, augmenter le nombre de naissances, de surcroît non désirées, va à l'encontre du bon sens et est indigne d'une société égalitaire et de notre espèce sensée être dotée de raison.

Il faut au contraire décupler les efforts pour l'éducation des femmes (des hommes aussi...), pour un planning familial responsable, pour que  la naissance d'un enfant demeure un choix. Et que ce choix devienne un choix réfléchi au regard de l'empreinte que celui-ci marquera sur notre environnement.

On a beau être au courant des moyens de contraception, les utiliser, personne n'est à l'abri d'un oubli, voire même d'un désir secret d'enfant dans le feu de la passion qui nous rend, un temps, déraisonnable. S'ensuit l'inévitable désarroi émotionnel auquel toute femme, de par sa condition, est seule à faire face. J'ai, comme tant d'autres femmes, fait le choix difficile mais réfléchi de l'avortement. Un choix dont on ne parle pas, même ici, en Occident, de peur d'être fustigée.

Grossesse, voile, niqab ou burqa, n'ont pas fini d'asservir les femmes. Femmes qui ne sont pas loin de rejoindre le rang des criminels. Dans trop de pays, l'homme n'a pas à apprendre à maîtriser ses pulsions, par respect pour lui, la femme doit cacher son visage, sa féminité, sa maternité criminogènes.

Merci à la Suisse de nous laisser ce droit sur notre matrice, sur notre destin, sur notre vie et d'avoir la décence de ne pas nous soumettre à nouveau à la question.

 

Lire aussi l'interview de Béatrice dans le Matin du 31 janvier 2010, dont est extrait le texte ci-dessous. Une femme que je remercie pour son courage et dont les propos, j'espère, mèneront beaucoup de lecteurs à réfléchir avant de signer l'initiative :

"J'avais beau être assez au courant  des moyens de contraception, c'est arrivé quand même. Ca a été très dur à chaque fois, je n'oublierai jamais. J'étais toute seule, les pères ne m'ont jamais accompagnée à l'hôpital, je n'ai rien dit à mes amis. J'avais peur qu'ils me jugent". Que pense-t-elle de l'initiative qui vise à radier les coûts de l'interruption de grossesse de l'assurance de base ? "Lorsque je suis tombée enceinte de ma première fille, à 17 ans, j'étais mal informée, même si j'étais assurée: je croyais que je devrais payer 2000 francs de ma poche pour me faire avorter. J'ai cherché l'argent, le temps a passé et il était trop tard pour interrompre la grossesse. Ma fille est née, je n'ai pas pu travailler, et j'ai touché l'assistance sociale. La plupart de celles qui veulent se faire avorter sont des jeunes femmes seules sans situation, comme je l'étais à l'époque. Vous croyez vraiment que l'on va faire des économies en supprimant le remboursement des IVG par les caisses ?"

Commentaires

J'ai appris à l'école, dans les années quarante du siècle dernier, que la Terre supportait du temps de Jésus environ 600.000.000 d'humains. En 1850 de notre ère, elle supportait un milliard. Cent ans plus tard, 2.250.000.000. A l'heure actuelle soixante ans plus tard, environ 7,5 milliards.
C'est complètement cinglé. Et il se trouve d'augustes hommes d'Etat et penseurs qui affirment que l'humanité va disparaître parce que le taux de natalité redescend ici ou là. la religion acuelle n'est pas celle de Jésus ou du Bouddha ou de Mohammed, c'est celle de la croissance. tout doit croître. Et l'humanité croît comme un cancer qui finira bien par détruire son hôre, avant de se détruire elle-même.

Écrit par : J.C. Simonin | 31/01/2010

eeeeh ouais! on se surpeuple nous-mêmes!

non seulement on se reproduit comme des rats, des lapins, des cekevouvoulé,

sans se poser de questions - tant que ça résoud celle de:
tiens-donc, mais pourquoi en fait?

mais comme on n'est pas des zanimos, on fait mieux!

on casse la branche, on la surpollue bien profond,
on toxifie tout le reste, et pour les autres!

et comme on y pense pas, on a même fabriqué des doses pour les zôtes générations. Un de ces jours, on saura que les eaux potables, les terres, les bouteilles plastiques nous gavent depuis des lustres de molécules déviantes qu'on ne saura pas contrer.

Et l'instinct de reproduction féminin refusera de reproduire ou cherchera en vain le reproducteur masculin non déviant.

Écrit par : na...ya | 31/01/2010

comment peut-on revenir en arrière, après toutes les souffrances endurées par les femmes afin de libérer l'interruption de grossesse.....
Expliquez-moi comment des jeunes filles avec des moyens précaires ou même des mères de famille,,,,, elles vont avoir recours à des moyens auxiliaires très dangereux?????

je viens d'entendre sur la TSR " mise au point" une personne pour l'initiative, vraiment j'ai honte d'être une femme lorsque l'on entant la masse de bêtises qu'elle a peu dire en 5 minutes...... j'espère que ses filles, si elles en a ,n'auront jamais de problèmes de ce genre.... Si l'avortement n'est pas une maladie alors la grossesse non plus .... donc on devrait aussi la bannir des prestation des assurances de base...Je ne souhaite de mal a personne, mais je ne peux accepter les dires de cette femme..

pour ma part, j'ose espérer que l'on ne va pas revenir au années 72-76 , date où j'ai dû, pour des raisons médicales, subir un avortement remboursé par mon assurance de base, alors que les deux jeune filles, qui se trouvaient hospitalisées pour le même acte, ont subis toutes sortes de brimades d'humiliations avant de pouvoir pratiquer cet acte, alors que moi, j'ai été traité avec beaucoup de précaution ,de compation car pour moi l'interruption était la seule solution ,pour pouvoir soigner mon cancer du Col de l'utérus....

est ce que la personne qui aura l'argent va être bien traité et l'autre devra subit certaines humiliations, parce qu'elle aura recours à des aides sociales pour y parvenir???????

Nous ne devons pas signer cet initiative , d'autre part elle n'a pas le soutien des partis politiques, ni de droite ni de gauche......

de plus cela ne va pas faire baisse les coût de la santé , mais je pense les augmenter par d'autres problèmes ( dépressions, abandons d'enfants, etc )

Écrit par : Eliane | 31/01/2010

Bonsoir Zébulon, grand manitou du MHG, je ne laisse pas souvent de commentaires, mais je tiens à souligner la qualité de ce blog et des sujets abordés, il en est souvent de même pour les commentaires, excellente continuation, amitiés, Pat

Écrit par : Patrick Hulliger | 31/01/2010

En bref: plutôt qu'agir de manière à responsabiliser et informer les jeunes filles (dont les mamans ont mené le combat pour obtenir le droit à l'avortement ET à la contraception, donc détiennent les informations nécessaire à l'éducation de leurs enfants au sujet de la prévention...), il vous semble préférable de laisser perdurer une situation permettant à chaque jeune fille, femme, d'agir avec légèreté quant à la contraception.

Une question d'argent, donc.

Bien loin de tout sens des responsabilités ou conscience.

Dans les cas où la future maman dans le besoin et désireuse de pratiquer une IVG, non remboursée par la LaMal,ne pourrait pas régler la facture de l'intervention, elle ne serait en aucun cas dans l'impossibilité de subir une IVG, mais devant un commandement de payer - et devant ses responsabilités financières.

Ce qui pourrait l'inciter, par la suite à recourir à d'autre moyens de contraception que l'avortement.

l'avortement n'est pas une maladie.

Les cas médicaux ou de détresses seraient pris en charge.

Il existe des complémentaires "maternité".

Tout comme les soins dentaires, non couverts par l'assurance de base,et couverts par des complémentaires.

Il est évident que d'autres traitements bien plus onéreux devraient aussi être remis en question.(abus d'alcool,de médicaments, drogues, psychothérapies "de confort"etc...)

Sans tenir compte des aspects moraux, mais en ne regardant que l'aspect purement social, il n'est pas juste que l'ensemble des assurés contribuent au paiement de frais médicaux qui auraient pu être évités dans la majorité des cas, par de simples mesures de contraception.

Le combat féministe ne visait pas à obtenir seulement un droit à l'avortement, mais surtout un droit à la contraception.

Revendiquer, ok!
S'assumer, assumer notre corps et nos élans aussi.

Bonne soirée

Écrit par : Mireille Luiset | 01/02/2010

Félicitation Madame le député pour votre courageuse prise de position.
Je suis triste que ce combat des années 70 se repose dans les mêmes termes aujourd'hui.
Parole d'homme...

Écrit par : Ghethev | 02/02/2010

Il est scandaleux pour plusieurs raisons de soustraire l'IVG des frais médicaux élémentaires sous prétexte qu'une femme n'avait qu'à ... d'autant plus qu'on pourrait se poser légitimement la question de la responsabilité masculine dans tel événement.

En outre, c'est oublier les combats d'une grande dame politique, Simone Veil, en la matière, devant un parterre d'hommes narquois. Ses arguments font référence. On dirait un retour en arrière vertigineux ....

Nulle femme n'avorte de gaîté de coeur; le corps de la femme lui appartient mais en plus enfanter doit être un choix et non la résultante d'un simple processus biologique; le monde regorge déjà de millions d'enfants non désirés et la surpopulation est un vrai problème, faire des nouveaux malheureux paumés est vraiment inutile sans compter les drames psychologiques, financiers et sociaux engendrés.

Cette initiative doit être combattue avec véhémence tant pour sa bêtise que pour ses conséquences. La "solidarité entre patients" en prendrait aussi un sale coup, étant donnée qu'on ne peut décider de payer au gré de sa sensibilité ceci ou cela : par exemple, il ne me viedrait pas à l'esprit de vouloir dire "je ne veux pas payer les sidéens, les tuberculeux, etc

Écrit par : Micheline Pace | 02/02/2010

Chère Micheline,

Se poser la question quant à la responsabilité de l'homme...oui, évidemment.

Donc aussi tenir compte de l'envie d'être papa? Et non plus simplement le "tiers payant" pour les frais annexes d'une IVG non souhaitée par le futur-et-refusé-papa, mais imposée par la future-non-maman?

Car l'homme n'a aucun moyen de préserver un enfant souhaité mais refusé par la femme, qui dispose librement de son corps, mariée ou non.

La femme est moins esclave de ses élans physiques que l'homme, et à l'âge de raison (^_^) est capable de gérer sa sexualité et sa contraception - ceci même à l'insu de son partenaire.

De plus, le préservatif existe et...le risque d'un comportement peu responsable n'est pas seulement une grossesse non désirée.(mais le propos n'est pas là)

Demander le beurre, l'argent du beurre, la vache et la laitière qui va avec, c'est un peu abuser.

Tout le monde est d'accord pour se plaindre de l'augmentation du coût de la santé - personne n'accepte d'agir de manière plus responsable.

À notre époque, il n'est plus excusable de négliger les moyens de contraception et d'avoir recours à une IVG "de secours", laissant des séquelles tant psychiques que physique.(et n'oublions pas que l'homme peut aussi avoir de la peine à surmonter une non-naissance!)

Des femmes ayant eu recours à l'IVG et souhaitant par la suite avoir un enfant, ont des fausses-couches successives, voir n'arrivent plus à mener une grossesse à terme.(ce qui entraîne aussi des frais élevés d'examens médicaux etc...)

Prendre conscience des frais découlant d'une IVG ou devoir contracter une assurance complémentaire peut inciter à plus de réflexion.

Et je me répète;Personne ne crie à l'injustice quant au non remboursement des frais dentaires par l'assurance de base, alors que l'impact de l'état dentaire sur l'ensemble de l'organisme est important.

La sexualité est un sujet sensible, le droit d'enfanter ou non aussi.
Mais il est important de réaliser qu'à notre époque, il est très facile de prévenir une grossesse non désirée. (sauf évidemment dans les cas dramatiques, viol ou grossesse d'une ado, risques pour la mère et/ou l'enfant)

Nous ne vivons plus dans les années '70, nos droits à la contraception sont acquis, à nous de ne plus abuser d'une liberté à risque: l'IVG.

Amitiés

Écrit par : Mireille Luiset | 02/02/2010

@Mireille Luiset

Sage raisonnement, j'y adhère! Merci

Écrit par : Inside | 02/02/2010

Il est incroyable qu'après tant de luttes dans les années 70, on soit réduit une fois encore à défendre ce qui apparaît comme le droit élémentaire de disposer de son propre corps. Et cette initiative n'est que le sommet de l'iceberg : en grattant bien, on trouvera une opinion plus extrêmiste dont le but ultime est l'interdiction de l'avortement. Aux Etats-Unis et ailleurs, ces gens sont sortis du bois depuis quelques années déjà. Et ils pratiquent une stratégie de la terreur !

Imaginez qu'on impose aux mâles une interdiction de porter les cheveux longs... quelle réaction aurions-nous ? Bien entendu, une levée de boucliers instantanée. De quoi avons-nous si peur que nous ne laissions pas les femmes décider pour elles-mêmes ce qu'elles souhaitent faire de leur corps ?

Bref - une initiative à ne surtout pas signer.

Écrit par : Dédé | 03/02/2010

Je viens de parcourir les commentaires et je constate, des avis divergeant, mais je pense que chacun(e) exprime son ressenti, mais il ne faut pas accepter cette initiative, car nous allons très vite nous retrouver confrontés à des cas dramatiques, bien plus coûteux qu'une simple IVG, nous rencontrons déjà de gros problèmes lorsqu'une jeune fille désire mettre un terme à sa grossesse, sans que les parents soient informés, de ce faite son assurance ne participera pas aux frais, c'est à elle de trouver le financement ce qui n'est pas toujours facile ni réalisable........ d'ou des grossesses non voulues. avec tous les problèmes que cela va engendrer, donc des frais pour les assurances.....

Je pense que si cette initiative devait malheureusement aboutir et de là a un vote par le peuple et son acceptation , il faudra revoir le prix de l'intervention, sachant que nous arrivons à des différences de prix si c'est l'assurance qui règle la note ou si c'est la personne, (comme les femmes migrantes qui souvent n'ont pas d'assurance) va du simple ou double voir triple......, comment expliquer cela .???????

Pour ce qui est de l'assurance complémentaire, tout le monde ne peut se le permettre, avec des primes qui grèvent déjà beaucoup le budget d'une famille modeste...

Écrit par : Eliane | 03/02/2010

Je viens de parcourir les commentaires et je constate, des avis divergeant, mais je pense que chacun(e) exprime son ressenti, mais il ne faut pas accepter cette initiative, car nous allons très vite nous retrouver confrontés à des cas dramatiques, bien plus coûteux qu'une simple IVG, nous rencontrons déjà de gros problèmes lorsqu'une jeune fille désire mettre un terme à sa grossesse, sans que les parents soient informés, de ce faite son assurance ne participera pas aux frais, c'est à elle de trouver le financement ce qui n'est pas toujours facile ni réalisable........ d'ou des grossesses non voulues. avec tous les problèmes que cela va engendrer, donc des frais pour les assurances.....

Je pense que si cette initiative devait malheureusement aboutir et de là a un vote par le peuple et son acceptation , il faudra revoir le prix de l'intervention, sachant que nous arrivons à des différences de prix si c'est l'assurance qui règle la note ou si c'est la personne, (comme les femmes migrantes qui souvent n'ont pas d'assurance) va du simple ou double voir triple......, comment expliquer cela .???????

Pour ce qui est de l'assurance complémentaire, tout le monde ne peut se le permettre, avec des primes qui grèvent déjà beaucoup le budget d'une famille modeste...

Écrit par : Eliane | 03/02/2010

Je tiens à relever un point: heureusement, les mouvements féministes (féminins tout court) ont depuis longtemps permis à certaines femmes ou très jeunes filles, l'accès à l'IVG.
En 1975, une ado de 15 ans s'est retrouvée devant ce choix douloureux, sans pouvoir envisager l'appui de sa famille - le Dispensaire des Femmes (dénomination de l'époque) l'a accueillie et l'intervention fut pratiquée en toute sécurité sans frais ni information à la famille.

Autre chose: Les femmes migrantes qui ne seraient actuellement pas au bénéfice d'une assurance sont actuellement lourdement pénalisées - l'initiative peut être l'occasion d'ouvrir le débat sur un sujet important; les tarifs pratiqués "à la tête du client" et bien loin du rôle d'assistance de la part du médecin et totalement injustifiables.

Il est souvent évoqué le droit au respect du corps de la femme, à son intégrité.

L'IVG est une atteinte à l'intégrité corporelle et psychique de la femme.

Les séquelles peuvent être graves, voir dramatiques.

À notre époque, 10'000 IVG en Suisse, c'est en tout cas 8'000 interventions qui auraient pu, du être évitées par une prise de conscience des conséquences et des risques, par une meilleure gestion de la contraception.

8'000 femmes marquées dans leur âme, dans leur chair.

Qui ose aborder le sujet des femmes ayant eu recours à des IVG "de confort" (pour des raisons professionnelles ou autres ) et qui par la suite n'arrivent plus à mener une grossesse souhaitée à terme? Leur sentiment de culpabilité, leurs angoisses, les problèmes de couple?

Tous ces "dommages collatéraux" de l'IVG.

Et pour rester sur un plan purement financier: Les coûts engendrés par des grossesses à risques, fausses-couches à répétitions, thérapies...

Non, l'IVG n'est pas un acte banal, anodin.

Le fait qu'il soit pris en charge par l'assurance de base le banalise, le légitime...

Les femmes se sont battues pour des droits; pour moi, le véritable progrès fut le droit à la contraception.

Celui qui donne véritablement le droit à la femme de disposer de son corps, de ses envies de maternité.

Le droit à l'avortement est un droit, oui.

Un droit qui à un prix que trop de femmes ne connaissaient pas avant de se trouver devant la "facture" et que beaucoup n'auraient pas accepté...

Écrit par : Mireille Luiset | 03/02/2010

@ Inside : pov fille, ce n'est pas de votre faute,
vous êtes née avec un handicap : être musulmane.
@Madame Luiset : Planquée derrière des poncifs de votre âge et bien plus, vous dites n'importe quoi, comme souvent.
La grossesse n'est pas une maladie:
A quand le non remboursement des soins obstétriques par l'assurance de base?
La Khônerie est une maladie non remboursée, raison pour laquelle elle est rarement soignée.
Sauf dans certain bénitiers, et on en voit le résultat!

Écrit par : csny | 04/02/2010

Chère madame Meissner
Bien que n'étant pas souvent de votre bord
- Je suis plutôt PDC, sauf quand ils déconnent, et LÀ, ILS DECONNENT! -
Je tiens à vous féliciter pour votre attitude intelligente,
cohérente et généreuse.
Soyez assurée que nous sommes nombreux à vous soutenir
dans votre juste position
Un père de DEUX filles - ô combien - VOULUES.

Écrit par : csny | 04/02/2010

@csny
Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour votre délicieuse politesse ^_^

Vous avez DEUX filles ô combien voulues...

J'en suis ravie.

Qu'auriez-vous pensé de l'IVG si votre tendre moitié, suite à une IVG, se soit trouvée devant la souffrance de ne plus pouvoir combler votre besoin de paternité?

ça n'arrive qu'aux autres, je sais....

Écrit par : Mireille Luiset | 05/02/2010

@csny

P.S.

En tout cas, merci!
Je vais enfin pouvoir expliquer à une personne très chère qu'elle est simplement victime d'un hoax honteux propagé par des "grenouilles de bénitiers" coincées.(et de gynécos mal informés)

C'est vrai, j'avoue, je suis vieux-jeu: je suis pour la prévention des grossesses non désirées alors que l'IVG est si pratique et rassurante.


De plus, elle a le mérite de tester la relation,les intentions du partenaire, la fertillité...

C'est un acte anodin, la preuve? C'est remboursé par l'assurance de base, tout comme une grippette.

Allez, merci encore de m'avoir ouvert les yeux, il faut vivre avec son temps.

Écrit par : Mireille Luiset | 05/02/2010

Madame vous citez comme exemple une femme qui a subi des avortement.
Pour le premier c'est une erreur de jeunesse ok.elle était mal informée et bien qu'assurée elle n'a pas avorté , ok.
MAIS OU TROUVEZ VOUS QUE cette femme soit un exemple et mérite vos remerciements?
Elle tombe enceinte de partenaires multiples, et n'a pas tiré leçon de sa premiere experience.
Visiblement elle n'a jamais rien compris a la contraception et use de l'avortement comme moyen de contraception.
Je ne vous suis pas sur ce chemin.
Madame la députée, vous me decevez!

Écrit par : cessna | 07/02/2010

Je tombe sur ce sujet par hasard, le titre m'ayant attiré et j'hésite entre le rire et les larmes en lisant les propos de certaines et certains.

@Dédé le plus amusant.
En 1975 est passé la loi S. Veil et à ce jour le nombre d'avortement n'a pas changé.(en France, pour la Suisse je n'ai pas les chiffres)
Alors, le droit élémentaire de disposer de son propre corps, les femmes nous ont prouvé qu'elles l'avaient et en usaient et abusaient selon leur gré.

@Mirielle Luiset, ma pôvre, baissez les bras! Vous êtes une femme, vous savez qu'on ne fait pas entendre raison à qui ne veut pas entendre!

@cnsy
Vous avez de la chance! votre moitié a accepté de garder deux bébés. Alors que c'est son corps et qu'elle peut en disposer selon ses envies.
Sinon, vous auriez pu faire une croix sur vos ravissantes fillettes.

Rembourser des avortements, c'est dans la logique des féministes.Réclamer la contraception et ne pas être capable de s'en servir aussi.

@Eliane
Un peu confus, votre discours, mais plein de bons sentiments.Totalement contradictoire, mais mignon tout plein. Car ça va changer quoi aux problémes des gamines enceintes à l'insu de leurs parents, puisque de toute façon, l'assurance ne paiera pas!

Bon débat, et amitié

Écrit par : Dany | 08/02/2010

"tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se case"

Écrit par : troll | 08/02/2010

Parler au nom des femmes pour donner un avis tout personnel, c'est tendancieux.

C'est votre avis, assumez-le.
C'est VOTRE vécu, pas celui de toutes les femmes.
Je ne suis pas d'accord avec votre optique et pourtant je suis une femme.
Ma mère pouvait se sentir concernée par ce débat, mais c'est un combat d'arrière-garde de féministes rétrogrades.

Les femmes plus jeunes sont plus responsables de leurs actes et même si je fais la bêtise de tomber enceinte d'un homme qui n'est pas le bon, au fond de moi j'en suis consciente et prête à assumer les conséquences.

Restez modeste, et parlez en votre nom, pas à notre place.

Écrit par : virgule | 09/02/2010

Virgule,

Etant moi-même une jeune femme je vous adresserai le même reproche que vous faites à la tenancière de ce blog...ne parlez pas pour moi, et pour toutes les autres jeunes filles qui ne sont pas de votre avis et sont prêtes à monter au front pour ce combat, qui effectivement devrait être d'arrière-garde. Ce qui est rétrograde c'est de revenir sur des acquis obtenus au prix de luttes particulièrement longues pour des motifs dits "moraux", pas le contraire.

Si nous pouvons aujourd'hui être "plus responsables" de nos actes, comme vous dites, c'est bien grâce aux vilaines féministes des années 70's qui se sont battues pour une contraception libre et une information diffusée. Si vous êtes prête à assumer d'élever un enfant, peut-être né d'un flirt d'un soir, grand bien vous fasse. Tout le monde n'est malheureusement pas dans cette situation, ni matériellement, ni psychiquement. Réjouissez-vous donc de votre situation, mais restez modeste.

Écrit par : Audrey | 09/02/2010

Audrey
-pour une contraception libre et une information diffusée!
tout a fait d'accord.
là n'est pas la question.
user du droit à l'avortement comme moyen de contraception,non!

à notre âge on est conscientes des risques et des moyens de les éviter, si vous avez un flirt d'un soir encore plus!

ne me dites pas que vous n'avez pas d'amies qui ont joué avec le feu sachant qu'elles pouvaient régler le prob' facilement!
un flirt d'un soir et risquer le sida? très peu pour moi.

vous me conseillez de rester modeste?
pourquoi ce conseil? vous avez oublié de vous adresser de la même maniere envers les "pro remboursement"
etrange,non?

Écrit par : virgule | 09/02/2010

Virgule,

là n'était effectivement pas la question, reste qu'avant de rejeter au diable les dites "féministes rétrogrades" de votre première intervention il faudrait aussi se souvenir que sans elles nous n'en serions pas là. Le fait même qu'on revienne sur la question de l'avortement tout juste 8ans après sa dépénalisation prouve que ce féminisme ne saurait être rétrograde. Je remarque que notre génération a vite fait d'oublier un passé pourtant très récent en Suisse pour renvoyer le féminisme au Moyen Age.

Je ne connais pas de personne non qui ait usé de l'avortement comme moyen de contraception. Sachant le temps, l'énergie que cette démarche prend, et les troubles qui s'ensuivent durant les jours et semaines suivantes (des saignements notamment), je doute sérieusement que quiconque en use "comme moyen de contraception", à moins d'être sérieusement masochiste. Cela arrive généralement une fois, parfois deux en une vie, très rarement plus. A noter également que le taux d'IVG en Suisse est le plus bas d'Europe, qu'il a encore baissé depuis sa dépénalisation. Preuve qu'il n'est sûrement pas vu comme un moyen de contraception.

Se protéger oui, reste qu'aucune protection n'est infaillible: les préservatifs craquent, la pilule peut s'oublier une journée, et la pilule du lendemain n'est pas efficace à 100%, sans compter qu'elle est à prendre en dernier recours vu ses effets particulièrement néfastes en cas de récidive.

Le fait est que je vous ai "conseillé" de rester modeste parce que vous adoptiez un ton moralisant: "Je suis capable de l'assumer donc tout le monde peut le faire", "nous les jeunes filles ne sommes pas comme la génération d'avant". Je n'ai pas entendu ce genre de remarque de la part des "pro remboursements" comme vous dites, juste le rappel de la prise de positions de nombreuses femmes. Et effectivement elles sont nombreuses, le dire ne signifie pas parler au nom de toutes. Je vous rappelle juste que la notion de "responsabilité" n'appartient pas à un camp ou à l'autre. Certains estiment qu'être responsable c'est de ne pas mener une grossesse à terme lorsque l'on en a pas les moyens. D'autres pensent qu'être responsable est de garder l'enfant en toute situation. Chacune son choix, chacune sa position morale. Le deuxième est pris en charge par la collectivité au travers de l'assistance sociale notamment lorsque les moyens économiques manquent, bien que tous n'approuvent pas moralement ce choix. Il doit en être de même pour l'IVG. La solidarité n'est pas à sens unique et la notion de "responsabilité" est loin d'être univoque.

Avant d'être une position morale, soutenir le remboursement de l'avortement est une position pragmatique, qui tient compte de l'existence d'une réalité et se donne les moyens pour que cette réalité ne provoque pas de drames (avortements sauvages).

Écrit par : Audrey | 09/02/2010

Je ne suis pas une femme, heureusement. Mais je suis d'accord avec cette initiative de l'UDC. J'en ai assez de payer pour des bonnes femmes incapables de prendre la pilule ou de faire attention à ne pas se faire engrosser.

Écrit par : Géo | 09/02/2010

Audrey.
ça va le chalet?
Vos interprétation selon vos envies de mes paroles,je n'ai pas dis de garder un bébé à n'importe quel prix mais que j'assume mes actes - MES actes, ok? J'ai une franchise élevée comme beaucoup d'étudiantes et/ou étudiants.

Mais oublier de lire @Micheline et ses imprécations:"Cette initiative doit être combattue avec véhémence tant pour sa bêtise que pour ses conséquences.
(ceux qui ne pensent pas comme elle sont bêtes!)

Oublier aussi @Eliane, @Zébulon etc, pour qui les femmes qui avortent sont soit des migrantes, soit des miséreuses ou des victimes!
@Zébulon encore, qui se justifie "J'ai, comme tant d'autres femmes, fait le choix difficile mais réfléchi de l'avortement "
Réfléchir avant au lieu de céder à un coup de passion, ça aurait semblé plus sage!
Celles qui pensent avec leur tête sont donc des déviantes?
Mieux de faire comme BB et se réchauffer avec des z’animaux !
Allez votre mauvaise foi et partialité coupe tout dialogue

Écrit par : virgule | 10/02/2010

Le summum de l'esprit des pro remboursement.

@Dédé, qui compare le port des cheveux longs pour les hommes et l'avortement.

Tirons la chasse, c'est mieux!

Écrit par : cessna | 10/02/2010

Virgule,

Oui je crois que le chalet va très très bien même, cette simple parole: "Réfléchir avant au lieu de céder à un coup de passion, ça aurait semblé plus sage!", digne d'une mère la pudeur est pourtant très claire sur ses aspects moralisants... On peut être dans une relation stable, prendre sa contraception et tomber enceinte à 20ans au tout début de ses études supérieures. Etant étudiante, vous devriez savoir comme moi qu'il est très difficile de poursuivre certaines études en devant assumer un enfant, que ce soit économiquement ou en terme de temps. On peut aussi avoir un copain sérieux à 17ans et se retrouver en mauvaise posture tout en ayant pris ses précautions. Toutes les jeunes filles de cet âge-là n'ont pas les moyens immédiats (dans un délai de 12 semaines) "d'assumer". Si vous êtes capable pour votre part de vous occuper d'un nourrisson, d'avoir un travail au moins à 50% et de terminer votre médecine avec tout cela vous êtes très très forte. Si vous êtes également capable en tant qu'étudiante qui s'assume financièrement d'allonger 1'500 d'un claquement de doigt c'est que vous avez trouvé un vraiment bon petit job. Chapeau à vous.

Vous assumez vos actes c'est très bien, je crois que par ici tout le monde en fait de même étant entendu "qu'être responsable", "s'assumer", n'a pas la même signification pour tout le monde. Vous devriez pourtant comprendre que la définition que vous vous donner d'assumer vos actes est justement personnelle et ne devrait donc pas donner lieu à des jugements de valeur.

Oui...penser qu'on diminuera le nombre d'avortement rien qu'en faisant payer, je dirais qu'il faut vraiment être assez con. Aussi con que ceux qui imaginent que la pénalisation permet d'enrayer le problème. Il y a eu moins d'avortements en 2008 qu'avant son autorisation en 2001. Donc aussi moins d'avortement depuis qu'il est remboursé...les faits sont là. Pour autant je n'ai pas ici entendu de jugement de valeur sur celles qui faisaient l'autre choix ou celles qui savent qu'elles feraient l'autre choix si cela arrivaient. C'est ce qui vous distingue des autres.

Les femmes qui avortent sont effectivement pour moitié des personnes qui ne possèdent pas la nationalité suisse. Aucune mauvaise foi donc, juste des faits.

Etre partiale, et bien oui évidemment. Prendre position revient de facto à être "partiale", on a tout de même dû vous apprendre cela à l'université non? Ensuite il y a les faits statistiques, que vous pouvez retrouvez sur ce site http://www.svss-uspda.ch/. Un site pro-choix mais qui ne fait que reproduire les données fédérales de l'OFS et des cantons.

Je ne sais pas si stigmatiser à tout va est vraiment signe de "penser avec sa tête". Il y a beaucoup de morale dans votre discours, et donc beaucoup d'émotion. Penser avec sa tête c'est d'abord ne pas se concentrer autour de son nombril lorsqu'il s'agit de se positionner sur un objet politique mais réfléchir de manière pragmatique. Une approche pragmatique de l'avortement ne peut qu'arriver à la conclusion qu'il faut éviter les situations dramatiques.

Écrit par : Audrey | 10/02/2010

@Audrey.
Vous vous relisez, des fois ?
Vos attaques contre virgule sont simplement ridicules.
Réglez-vous un conflit perso avec cette personne ? Si c’est le cas, un blog n’est pas le meilleur lieu.

Et franchement, quand je lis l’acharnement à défendre le remboursement de « peanuts » comparé à d’autres prestations tout aussi résultantes « d’accidents » et non remboursés, (chirurgie plastique, dentaires, dermatologiques etc…) je m’étonne.

Il faut avoir bien de l’énergie à perdre pour autant s’offusquer d’une broutille face aux véritables problèmes en Suisse.

Écrit par : Fufute | 11/02/2010

Audrey

PATHETIQUE !

Prenez votre calculette et voyez par vous-même l’enjeu.

Une grande partie des moins de 35 ans optent pour une franchise élevée (2'500.- max)

Des familles monoparentales aussi.

Des femmes au minces revenus.

QUI sont concernées par ce remboursement ?

Bye

P.S.

Fufute, c’est gentil, mais non, je n’ai aucuns liens d’aucunes sortes avec Audrey, merci Seigneur ;)))

Écrit par : virgule | 11/02/2010

@ Fufute

J'ignorais que désormais on appelait "attaques" les débats où les personnes ne sont pas d'accord. Mais promis, je ne sortirai plus mon fusil à statistiques ;-)

p.s.: la chirurgie réparatrice est remboursée, pour les soins dentaires c'est uniquement parce que les dentistes refusent d'entrer dans la LAMAL et voir ainsi leurs revenus sensiblement diminuer...

Écrit par : Audrey | 11/02/2010

"Etant étudiante, vous devriez savoir comme moi qu'il est très difficile de poursuivre certaines études en devant assumer un enfant, que ce soit économiquement ou en terme de temps."

" Si vous êtes capable pour votre part de vous occuper d'un nourrisson, d'avoir un travail au moins à 50% et de terminer votre médecine avec tout cela vous êtes très très forte."

J'étais prête à voter contre, mais là...si c'est par "accodement" qu'on avorte, je ne suis pas d'accord! Pas d'accord avec cet esprit égoïste. Virgule a bien raison de soulever la responsabilité des jeunes-filles, bien plus averties en conception, d'autant qu'elles vont très jeunes chez le gynéco. En revanche, le remboursement devra l'être uniquement pour des raisons médicales ou des cas de viol!

En cas de commission du corps médical, je ne crois pas que des arguments de ce type passeront la rampe!

Écrit par : Patoucha | 11/02/2010

erratum: si c'est par "accomodement"

Écrit par : Patoucha | 11/02/2010

oups :) "accommodement" désolée!

Écrit par : Patoucha | 11/02/2010

@Patoucha

Si vous lisez les avis péremptoires des dames mûres qui ont vécu les années 70's, vous comprendrez pourquoi elles ne sont pas au fait de l'actualité quant à la contraception et en sont restées aux vieilles méthodes de l'avortement.

En se battant pour l'IVG (et non l'IMG) elles tentent de se disculper et justifier de leurs actes passés.

Tellement loin du vécu des jeunes femmes qui,elles, sont concernées par la contraception.

Et savent assumer bien moins égoïstement leur corps.

De plus, à voir le nombre de nos ainées frappées par la réalité biologique et ayant raté l'occasion de fonder une famille ou d'enfanter à force de privilégier leurs "droits à la liberté de leur corps" et de leurs ambitions ou carrières, certaines d'entre nous n'ont pas envie de suivre ce modèle.

Hé oui, nous sommes fortes, très fortes, pour reprendre les mots d'Audrey ;)

La baisse significative du nombre d'avortements chez les jeunes femmes ayant une formation est le signe qu'il est possible de prévenir, plutôt que se trouver devant "un choix douloureux".

Virgule a raison quant aux bénéficiaires de ces remboursements.Mais celles qui le revendique le plus fortement, désolée de le dire, ne sont plus concernées!

Écrit par : Ny-va | 12/02/2010

@troll.................................OU PAS! MDR

Écrit par : Dany | 12/02/2010

Audrey.

Quel "fusil à statistiques "?

Si vous parlez du site svss, il n'est pas relevant!

Mais ce que je relève dans vos commentaires, c'est votre choix dans les arguments dont vous tenez compte ou non,auquels vous répondez (en les déformant, souvent) ou non, et surtout le choix de commentaires que vous attaquez ou non ;)

Débats style Tariq Ramadan!

Ce n'est pas le genre que j'apprécie le plus.

Écrit par : Fufute | 12/02/2010

@Ny-va .

"Mais celles qui le revendique le plus fortement, désolée de le dire, ne sont plus concernées!"

pas pour toutes! La plus revendicatrice n'était pas encore née en 70 ni à la mi- 80 :) Une promenade sur les blogs où elle a sévi et où elle sévit encore vous donnera une petite idée.... Je vous cite un billet chez hommelibre "La fille facile" entre autres....

@ Fufute

"(en les déformant, souvent)"

Fufute, n'est pourtant pas Patoucha! :)

Audrey excelle dans ses idées extrémistes, mais s'en défend. Nous avons eu droit à une propagande inouïe sur la votation des minarets contre le Oui et sur le féminisme outrancier dans la lignée de Simone de Beauvoir!

NB: Pour retrouver des commentaires sur les blogs, rendez-vous sur la page Actu ou Genève de la TdG "Tapez votre recherche ici" rectangle à droite sur la ligne bleue, et entrez "commentaires + pseudo".

Écrit par : Patoucha | 19/02/2010

"Si l'avortement n'est pas une maladie alors la grossesse non plus .... donc on devrait aussi la bannir des prestation des assurances de base..."

J'en ai un peu assez de lire cet argument absurde. La grossesse n'est pas une maladie, mais son absence serait la plus terrible maladie à laquelle pourrait être confrontée l'humanité puisqu'elle disparaitrait à plus ou moins court terme! Rembourser les frais liés à la grossesse, ça coule de source. C'est un acte qui prépare l'avenir de notre société. L'avortement est par contre un acte qui va dans le sens inverse.

Je connais des femmes qui ont choisi de ne pas avoir d'enfant lorsque ça s'est présenté, pour des raisons qui à posteriori peuvent paraître futiles. Puis elles n'ont plus eu l'occasion et finissent par se sentir très mal arrivées à la quarantaine parce qu'elles se rendent compte qu'elles ont gâché quelque chose. Ce mal-être que l'avortement peut provoquer, personne n'en parle. Pourtant il est réel.

Audrey: "Etant étudiante, vous devriez savoir comme moi qu'il est très difficile de poursuivre certaines études en devant assumer un enfant, que ce soit économiquement ou en terme de temps."

Et bien si vous êtes étudiante, c'est probablement que vous avez une famille qui veut votre bien. Si un accident devait arriver, j'espère que vous commenceriez par discuter avec la famille. Il est possible qu'ils soient d'accord de faire comme ça se faisait avant, prendre collectivement l'enfant en charge jusqu'à ce que vous soyez capable de l'assumer complètement.

On parle souvent de ces jeunes filles qui ne peuvent pas parler à leurs parents. Mais j'ose croire que c'est à notre époque une toute petite minorité et qu'on n'en est plus à rejeter une fille parce qu'elle a "fauté"! Le problème si on laisse une jeune fille décider seule, même avant la majorité, c'est qu'elle prendra la décision d'avorter pour ne pas avoir à en parler, alors que justement, le dialogue suffit souvent à régler le problème.

Ah et pour toutes celles (et tous ceux) qui trouvent incroyable de revenir sur un tel droit, je rappelle que ce droit n'est pas remis en question. Peu de monde souhaite une réintroduction de l'interdiction de l'avortement. Ce qui est demandé, c'est que les personnes qui y ont recours l'assument financièrement. Car comme le dit Virgule, il revient à chacun d'assumer les risques pris.

Audrey: "Se protéger oui, reste qu'aucune protection n'est infaillible: les préservatifs craquent, la pilule peut s'oublier une journée, et la pilule du lendemain n'est pas efficace à 100%, sans compter qu'elle est à prendre en dernier recours vu ses effets particulièrement néfastes en cas de récidive."

Assumer les risques, ça veut aussi dire assumer les risques liés à la contraception. Je pense que tout le monde est au courant aujourd'hui que la contraception n'est pas efficace à 100%. Si on a pris le risque, c'est parce qu'on pensait que l'intérêt de la chose surpasse ces risques. Donc quand des accidents se produisent on ne peut pas dire "Je ne savais pas". On se retrouve alors dans une situation où on doit faire un choix entre une grossesse et un avortement. Et c'est de ce choix là qu'on doit assumer les conséquences.

Écrit par : Kad | 20/02/2010

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