23/03/2010

Délocalisons l'incarcératiom

Notre canton frontière, qui plus est, riche, attise les convoitises comme l'actualité des brigandages, braquages et cambriolages en tout genre ne cessent de le démontrer. Les peines encourrues, en cas d'arrestation, et nos prisons même surpeuplées  sont moins dures, beaucoup moins dures que dans la plupart des autres pays. Tant qu'à risquer l'arrestation, autant que ce soit ici plutôt qu'ailleurs... ce n'est pas demain la veille que Champ Dollon désemplira. Pour devenir moins "attractif" il est donc indispensable de durcir le code pénal au niveau fédéral, et j'appelle nos parlementaires nationaux à travailler rapidement dans ce sens pour soulager Genève. Mais combien de temps faudra-t-il pour ce changement législatif ? Et pour ce qui est des structures d'incarcération, oui, il faut en construire davantage, mais on sait à quel point la construction est un processus lent et complexe à Genève.

En attendant, ne pourrait-on pas utiliser pour les personnes jugées, les infrastructures disponibles ailleurs en Suisse (Tessin, Valais) et pourquoi pas, même au delà de nos frontières nationales. Quant on sait ce que coûte un détenu à Genève, où il faut 1 surveillant pour 2 détenus, on aurait tout avantage à passer des accords  avec d'autres pays pour désengorger nos prisons et par la même occasion, rendre ainsi le séjour potentiel  certainememt moins "agréable".

 

Commentaires

Délocaliser ... vous ressassez Madame ! U.D.C. - M.C.G. bien du pareil au même.

Écrit par : Pierre-André Dupuy | 23/03/2010

"Délocaliser" les délinquants...
Excellente idée!
À creuser, car toutes les autres pistes semblent tourner en rond!
Comme si c'était à malin plaisir que chacun émet de superbes idées, projets et solutions, jamais appliquées.
Si je ne m'abuse, les décisions d’expulsions sont exécutées dans 70% des cas à Zürich – mais pour Genève, le chiffre serait de 2% !

À croire qu’à Genève, ce ne sont pas les solutions qui manquent, mais bien la VOLONTE de les mettre en pratique.
Chacun report la responsabilité sur l’autre.
Alors qu’il est facile de « remonter le fil » pour trouver la tête qui immobilise tout le système .

Car en chaque département existe une hiérarchie !

Amitiés

Écrit par : Mireille Luiset | 29/03/2010

Pour mémoire:

Le Pouvoir judiciaire réunit toutes les instances chargées de rendre la justice à Genève (ministère public, tribunaux, instruction et commissions de recours). Selon le principe de la séparation des pouvoirs, il remplit sa mission en toute indépendance et ne reçoit aucune instruction ou injonction du pouvoir législatif (Grand Conseil) ou du pouvoir exécutif (Conseil d'Etat).

L'organisation et la gestion administratives du pouvoir judiciaire sont assurées par une Commission de gestion. Présidée par le procureur général, qui en est membre de plein droit, la Commission de gestion est par ailleurs composée d'un magistrat d'une juridiction civile, d'un magistrat d'une juridiction pénale, d'un magistrat d'une juridiction administrative et d'un membre du personnel. Les trois magistrats sont élus par la Conférence des président-e-s de juridiction. Ils ne sont éligibles qu'à la condition d'exercer leur charge à plein temps. Le membre du personnel, qui doit également travailler à temps complet, est élu quant à lui par le personnel du pouvoir judiciaire (art. 75A de la loi sur l'organisation judiciaire; LOJ; E 2 05).


Les membres de la Commission de gestion sont en l'état les suivants :

M. Daniel ZAPPELLI procureur général, président de la Commission de gestion
M. Philippe LE GRAND ROY membre du personnel (élu le 4 novembre 2009)
M. Louis PEILA magistrat d'une juridiction pénale (élu le 2 novembre 2009)
M. David ROBERT magistrat d'une juridiction civile (élu le 2 novembre 2009)
Mme Doris WANGELER magistrate d'une juridiction administrative (élue le 2 novembre 2009)
M. Raphaël MAHLER secrétaire général du pouvoir judiciaire (voix consultative)


^_^ Rendons à César ce qui appartient à César.

Écrit par : Mireille Luiset | 29/03/2010

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