22/04/2010

A quand un jour sans viande à Genève ?

Isabelle Chevalley rappelle dans le Matin d'hier  "qu'on ne peut pas être mauvais partout: rouler en grosse voiture, manger de la viande chaque jour et prendre l'avion". C'est vrai, il faut choisir et à tout prendre, je préfère me passer d'un kilo de viande que de renoncer à me laver pendant un an, de même que se passer de viande pendant trois jours serait plus facile comme mesure contre le réchauffement climatique que de remplacer tous les équipements électromagnétiques du pays (référence à l'article qui mentionnait la Grand Bretagne en l'occurrence).

J'adhère totalement à l'initiative d'un jour sans viande (et sans poisson) par semaine. Il est urgent de modifier nos habitudes alimentaires boulimiques et destructrices, pour notre santé et pour notre avenir. Si les adultes n'arrivent pas à imaginer comment le steak de leur assiette peut avoir un effet dévastateur sur l'Amazonie, et modifier en conséquence son menu, l'enfant lui le pourrait pour autant qu'on l'y sensibilise. Loin de moi l'idée de traumatiser nos chères têtes blondes à coup d'images choc à la Greenpeace, quoi que, mais nous nous devons d'ouvrir leurs horizons culinaires lorsqu'ils sont encore réceptifs et de manière ludique. Se retrouver devant un plat d'algues en salade ou de  larves d'insectes croustillantes, et s'en réjouir ? Une question d'habitude mais il faut les prendre tôt.  Nous sommes ce que nous mangeons. Moi, je suis plutôt fruit (mais oui, pomme ou poire par exemple) et vous ? boeuf, veau ou porc peut-être ? :)

Demain, j'attaque le chocolat à l'huile de palme ! :(

 

Commentaires

Une fausse bonne idée ! D’abord parsqu’en matière de communication et d’éducation instaurer un jour sans poisson est contradictoire avec la journée du poisson voulue il y a une trentaine d’année dans les cantines, justement pour remplacer la viande et faire mieux connaitre les vertus de cet aliment ! Un jour avec un jour sans ?? Là, on nage !

Par ailleurs, éduquer nos enfants et certains parents passe par la diversité de nos aliments et NON l’interdiction. Ce que nous devons réapprendre c’est mangé de tout en respectant le fait qu’il y a des saisons pour les légumes et les fruits, réapprendre qu’il est anormal de trouver toute l’année tout les fruits et légumes, sans oublier que certain viennent de très loin.

Les fruits exotiques doivent également être acheminés en fonction des possibilités de la nature et non plus par une agriculture intensive. Instaurer des limites de pêche pour le thon rouge par exemple et varier l’arrivée des poissons de mer et de lac.

Quant à la théorie du tofu, je me permets de vous signaler que 85% de ceux-ci sont produit en Asie du Sud –est avec du soja transgénique !

Il ne s’agit donc pas de créer des journées avec ou sans, mais d’agir sur la diversification et le respect de la production ! Il est à la mode de créer ce type de journée, à croire que la bêtise humaine n’a rien d’autre à faire de plus réfléchit, nous voilà dans un effet de mode des plus stupide !
Il n'y pas a être plutôt fruit que viande, mais jouer la diversité !
L'équilibre plutôt que l'extrêmisme de l'interdiction !

Écrit par : Liv | 22/04/2010

Je serai plutôt entre lentilles, et légumes, mais aussi fruit.
C'est faux de dire qu'on peut responsabiliser les gens sans responsabiliser les entreprises. Elles sont très puissantes en matière de manipulation afin de déterminer nos méthodes d'alimentation.
Par contre à propos de "l'insect food", qui existe déjà, c'est aussi pour nous obliger, nous les pauvres, à nous serrer la ceinture. D'ailleurs en Thaïlande, le "cockroach" est pour les pauvres. C'est aussi utile pour les astronautes car les insectes se renouvelle vite dans les stations et autres fusées spatiales.
Il n'y a que le local food qui est bon, sain, et équilibre harmonieusement nos besoins et ce que nous offre notre environnement. Mais pour cela, responsabilisons nos dirigeants pour qu'ils interdisent les exportations de l'agro-alimentaire qui n'est qu'une industrie du profit à court terme, et qui depuis longtemps, sont en train d'écraser les producteurs (OGM terminator, insecticide, etc.) PS: au fait, saviez-vous que l'espérance de vie aux USA a chuté d'une année et demie? A cause de la malbouffe.

Écrit par : nick detou | 22/04/2010

Lettre du Département de l'intérieur s'adressant aux ménagères:
Alimentation:
Les bonnes soupes peuvent constituer un repas complet. Soupes diverses à base de pommes de terre et de légumes frais, soupes aux farines de légumineuses et la manière de les lier, soupes aux légumineuses-
Plats variés aux pommes de terre:
- cuisson de pommes de terre en robe des champs.
- plats dérivés de celles-ci: pommes de terre en sauce piquante ou sauce tomage, aux poireaux, ramequins aux pommes de terre, pâte à gâteau aux pommes de terre.
- Légumes de saison: Manger chaque légume en sa saison. Choucroute, choux rouges, légumes en sauce, légumes en gratin, ragoût de légumes, légumes secs, légumes crus et cuits en salade.

- Les potées

potées avec tous les légumes d'hiver, pomme de terre, viande fraîche, salée ou fumée, ragoût avec viande fraîche de mouton, de boeuf, de veau, de légumes de saisons.

C'était en 1942, lors de la deuxième guerre mondiale: Les ménagères doivent apprendre à économiser tout en VIVANT SAINEMENT.

Tiré du livre de Bovernier au fil du temps.

Un joli clin d'oeil n'est-ce pas!

Écrit par : oceane | 22/04/2010

Perso, j'ai toujours choisi de "manger local" au maximun.
Idem quant aux produits de saisons.
Et je préfére un poulet de la région au plat de tofu ou graines de soja exotiques ^^
C'est dans les gestes de tous les jours qu'il est le plus facile d'agir.

Écrit par : Mireille Luiset | 02/05/2010

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