22/04/2010

A quand un jour sans viande à Genève ?

Isabelle Chevalley rappelle dans le Matin d'hier  "qu'on ne peut pas être mauvais partout: rouler en grosse voiture, manger de la viande chaque jour et prendre l'avion". C'est vrai, il faut choisir et à tout prendre, je préfère me passer d'un kilo de viande que de renoncer à me laver pendant un an, de même que se passer de viande pendant trois jours serait plus facile comme mesure contre le réchauffement climatique que de remplacer tous les équipements électromagnétiques du pays (référence à l'article qui mentionnait la Grand Bretagne en l'occurrence).

J'adhère totalement à l'initiative d'un jour sans viande (et sans poisson) par semaine. Il est urgent de modifier nos habitudes alimentaires boulimiques et destructrices, pour notre santé et pour notre avenir. Si les adultes n'arrivent pas à imaginer comment le steak de leur assiette peut avoir un effet dévastateur sur l'Amazonie, et modifier en conséquence son menu, l'enfant lui le pourrait pour autant qu'on l'y sensibilise. Loin de moi l'idée de traumatiser nos chères têtes blondes à coup d'images choc à la Greenpeace, quoi que, mais nous nous devons d'ouvrir leurs horizons culinaires lorsqu'ils sont encore réceptifs et de manière ludique. Se retrouver devant un plat d'algues en salade ou de  larves d'insectes croustillantes, et s'en réjouir ? Une question d'habitude mais il faut les prendre tôt.  Nous sommes ce que nous mangeons. Moi, je suis plutôt fruit (mais oui, pomme ou poire par exemple) et vous ? boeuf, veau ou porc peut-être ? :)

Demain, j'attaque le chocolat à l'huile de palme ! :(

 

20/04/2010

20 avril, la valse des avions recommence dans le ciel européen

4 jours de calme, de chants d'oiseaux, de joyeux bourdonnements d'abeilles, que du bonheur, j'ose avouer qu'en tant que riveraine, j'ai apprécié cette parenthèse sans avions. Bonheur bien égoïste diront tous ceux qui coincés malgré eux à l'autre bout du monde désespèrent de rentrer chez eux. Pour tous ceux là oui, j'ai eu bien des pensées émues, car personne ne méritait de faire les frais des frasques d'un fumeux volcan. D'un autre côté, j'aimerais bien savoir combien de tonnes de carbone a-t-on ainsi évité de rejeter  ? Ce calcul mériterait d'être fait au moins autant que celui des coûts, sans aucun doute gigantesques, qui accablent nos compagnies d'aviation aujourd'hui. Demain, c'est à nos gouvernements que l'économie demandera des comptes. Et je n'ose imaginer l'énergie que nous dépenserons à rechercher le coupable. Alors que le coupable au final, c'est nous tous autant que nous sommes. Malgré nos belles paroles, nos sommets laborieux, nous ne parvenons toujours pas, de nous-mêmes à mettre un frein à notre frénésie dévoreuse d'énergie. A ce propos, regardez une journée de traffic arérien dans le ciel mondial http://www.youtube.com/watch?v=o4g930pm8Ms&feature=re...

Ce grounding forcé  devrait nous inciter à réfléchir, à saisir l'opportunité de la crise pour prendre des décisions, à changer le cap pointé droit dans le mur. A-t-on véritablement besoin de de tous ces déplacements effrénés ? Nos moyens de communication ne pourraient-ils remplacer plus d'une rencontre à commencer par celle de Mexico, suite pathétique à n'en pas douter du sommet de Copenhague. Et combien sommes-nous à avoir renoncé aux voyages d'agrément à l'autre bout de la planète, ou aux longs week-ends arrosés au kérosène ?

J'aurai tellement aimé qu'on parvienne volontairement à dégager ne serait-ce qu'un jour dans l'année le ciel des avions, la planète aussi sans doute. A défaut de choisir l'agenda de notre propre gré, je crains bien que ce soit elle qui nous impose le sien demain plus encore qu'aujourd'hui.

11/04/2010

Moja Polska

Hier, la Pologne a perdu son Président, et tant d'autres partis eux aussi honorer la mémoire des leurs. Mon père a combattu pour que Varsovie reste libre, et c'est à lui que je pense le coeur immense de nostalgie. Et à ma mère cette autre combattante, partie le 10 avril 2009, pour un dernier voyage, elle qui les aimait tant et qui avait tant aimé mon père. Je partage aujourd'hui, la douleur et le chagrin qui accablent la Pologne. Les plaines de cette terre que je porte en moi seront  à jamais cernées de mélancolie. Ma mère aurait sans doute trouvé les mots justes, je ne peux qu'en offrir le souvenir.

"Pourrait-on retenir le reflet
d'un miroir
sur le dur visage
des lendemains lourds et secrets ?

Si dans le ciel
un vague mirage
un seul instant les trahissait.

Si dans l'air du soir
l'ombre mouvante touchait chacun de leur pas,
en redisant aux âmes errantes
tout ce qu'ils ne nous livrent pas?

Alors oui, dans le matin glacé,
on verrait les étoiles de givre
offrir l'écho perdu 
traversé par les demains
tragiquement ivres.

O Seigneur,...

tu prendras d'un seul coup
l'agonie,
l'hostie,
l'hérésie, les amours qui meurent
un reflet ténu d'espoir.

S'enroulant autour du monde
les églises polonaises
attendent le jour du Seigneur,
en cachant sous couleur grise,
une grande foi
une grande peur !"

 

21:44 Publié dans Femmes | Tags : pologne, patrie, famille | Lien permanent | Commentaires (1)