26/05/2010

Champ Dollon explose, moi aussi !

L’article sur Champ Dollon, conjugué à l’interview du directeur de l’office fédéral des migrations ou à celui du procureur du canton de Neuchâtel concentrent à eux seuls toutes les frustrations sur une situation qui s’empire de jour en jour en matière de sécurité. J’exprime ici mon ras le bol face à la naïveté dont nous faisons seuls preuve.

« 37% des détenus restent moins que 8 jours à Champ Dollon, 10% 1 seule nuit ».

Donc 47% des prisonniers restent 8 jours au maximum. Malgré cela, « Avec la chaleur et les beaux jours les frustrations augmentent » ,..« Les prisonniers refusent de remonter dans leur cellule » et ce n’est pas la première fois. Il paraît qu’ «un plan se met en place avec mobilisation et moyens supplémentaires». Réponse disproportionnée alors qu'une solution  simple consisterait en la suppression de la promenade pour au moins les fauteurs de trouble voire même pour le 47% des prisonniers, ceux là restant moins 8 jours à l’ombre. Pas dramatique comme mesure pour un lieu qui ne devrait pas être un lieu de villégiature.

«Les trafiquants de drogue Africains et Albanais constituent 50% des prisonniers.» Soit il y a une quantité énorme de délinquants en tout genre qui alimente ce turnover incroyable, soit ce sont les mêmes qui aiment tant nos prisons qu’ils reviennent plusieurs fois remplir à craquer les cellules.

Solution gouvernementale "Cento rapido": voter un crédit d’urgence pour construire 100 cellules de plus pour 24,9 millions. Soit 249'000 francs par cellule ! A vrai dire ce ne sont pas les cellules qui coûteront cher, mais les salles de sport, de détente, d’informatique que, paraît-il, le droit fédéral nous impose. Au rythme actuel (500 détenus en 2008, 600 à mi 2010), avec 100 places de plus, on devrait être bon pour 18 mois avant de revoter 25 millions de francs pour 100 cellules de plus…

Le problème, n’est pas le besoin de salle de sport, mais le nombre de détenus par cellule ! C’est donc bien des cellules qu’il faut construire pour que la majorité de prisonniers retrouve un peu de place dans les leurs et pour laisser les poches du contribuable souffler un peu.

A propos, combien coûte un prisonnier aux Genevois (qui attendent que l’on se préoccupe de construire pour eux aussi un logement, qui cherchent du travail, ont des enfants qui mériteraient de bonnes conditions d’enseignement, ou un parent malade sur un lit d’hôpital, ou en attente d’une place en EMS.) Ou sont nos priorités ?

Sur la sécurité bien sûr. « On a vu arriver 120 détenus de plus à Champ Dollon en 4 mois ». Et le travailleur de Champ Dollon de dire que l’opération menée actuellement par la police pour sécuriser nos rues est une erreur. Mais quel message passons-nous si l’on n'incarcère pas les trafiquants de drogue (qui constituent 50% des prisonniers) ?

La réponse se trouve un peu plus loin dans la Tribune, selon le directeur de l’office fédéral des migrations «95,5% des requérants nigérians utilisent la filière de l’asile pour s’adonner à des activités illégales, dont le trafic de drogue ».

Toujours dans le même journal, décidémment très instructif, le procureur du canton de Neuchatel avoue que «jusqu’à une peine de 6 mois, le Code pénal nous force à infliger des jours-amendes. Inutile de dire que c’est de la rigolade pour les délinquants.» et que « les peines de travail ne peuvent être infligées que si la pesonne l’accepte.» L’accepte ?

Le problème est bien là :

Notre droit pénal n’est pas assez ferme, et cela se sait à l’Est comme au Sud.

Tant que l’on relâchera dans la rue les requérants d’asile en attendant de s’occuper d’eux, une part succombera à la tentation du deal, de l’argent facile et viendra remplir nos prisons, une fois, deux fois, trois fois. A ce jeu là, c’est fatalement l’arrêteur et non l’arrêté qui finit par se lasser, et cela se sait.

Tant que les prisons seront accueillantes et elles le sont encore, même dans des conditions de surpopulation carcérale chronique, elles ne feront pas peur à tous ceux pour qui «ailleurs c’est pire».

Le jour où nous aurons le courage d’accepter le principe même de centre de détention, l’eldorado helvétique et ce faisant genevois, en prendra un coup et deviendra subitement moins attirant.

Le jour où nous aurons renforcé notre droit pénal, allongé les peines pour les récidivistes et obligé véritablement les condamnés à payer leurs dettes envers la société par un travail concret au service de cette dernière, les délinquants réfléchiront à deux fois avant de recommencer leurs méfaits.

Soyons clair, il ne s’agit pas d’un message haineux contre les étrangers. J’ai toujours aimé le côté multiculturel de Genève, et jamais souhaité la fermeture des frontières (un contrôle à ces dernières, si). Genève a une tradition d’accueil mais elle s’adresse aux étrangers qui respectent nos lois.

Celui qui véritablement souhaite intégrer notre pays, qui aura dans son propre pays subi l’innommable, comprendra qu’il faille montrer patte blanche avant d’entrer, histoire qu’une fois dedans, il ne se retrouve pas à nouveau en enfer.

Commentaires

On pourrait commencer par offrir des conditions de détention différentes selon que la personne emprisonnée est résidente en Suisse ou non.

En tous les cas, l'initiative sur le renvoi des criminels étrangers va faire un tabac. Et je propose pour tout étranger expulsé qui revient illégalement sur le territoire suisse une peine automatique de 10 ans de travaux forcés. C'est moins grave qu'une balle mortelle dans la poitrine (cf. Martigny) et c'est moins dur que les lois californiennes qui prévoient la perpétuité dès la 3me condamnation.

Mais comme nos dirigeants fédéraux et cantonaux sont incompétents, les citoyens de notre pays n'ont pas fini d'en baver: criminalité en hausse, niveau de vie en baisse...

Écrit par : Johann | 26/05/2010

Il est incomprehensible qu'il y ai de gens qui ne veulent pas renvoyer les criminels etrangers et qu'il soit necessaire de voter sur cette question. Les Suisses sont quandmeme plus importants que les criminels. Notre vie est devenu l'enfer avec la peur constante, meme pendant la journee, sans parler du soir et de la nuit. On ne peut plus se promener dans le parc des Eaux-Vives a cause de tous les dealers africains, la belle promenade le long du Rhone au-dessous de St. Jean est fini a cause des Albanais qui vendent les drogues, le bord du Lac entre le Pont de la Machine et Geneve Plage est plein d'Arabes qui vendent la drogue et. On ne peut pas se detendre dans les rues de Geneve car elles sont plein de voleurs. Geneve est le pire pour la criminalite mais on a renvoye que 10 criminels en 2009, contre 100 pour le Canton de Vaud. Pourquoi? Est-ce que nos autorites ont ete menaces par les criminels? Corvert

Écrit par : corvert | 29/05/2010

Eh oui! Genève, est à la traine pour mettre de l'ordre dans la ville... Je pense que notre gouvernement n'a pas assez de volonté et toujours faire du social, faire le gentil avec tous ces criminels, là, il faut dire STOP et en effet tous les renvoyer dans leur pays!!!

je pense qu'il est grand temps que le peuple puisse se prononcer sur l'initiative UDC ( sur le renvoi des criminels étrangers) car si rien n'est fait nos rues vont devenir le champ de bataille de bandes rivales, et nous les habitants légaux ne pourront plus mettre le nez dehors sans risque de prendre un coup de couteau ou une balle perdue....
Quel avenir allons-nous offrir à nos enfants??????

Écrit par : Eliane | 30/05/2010

J'ai oublie de dire qu'il faut de nouveau fermer nos frontieres et les controler. Schenger est un veritable desastre. Corvert

Écrit par : corvert | 30/05/2010

Corvert!

C'est ce que l'UDC a demandé à ses délégués le 1er mai lors de son assemblée à Naefels!!!!

et j'espère que nous arriverons à faire bouger les choses,

Écrit par : Eliane | 30/05/2010

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