12/08/2010

Afrique et fric

L’Afrique, succombe face au fric

Pour des raisons différentes pays riches et pays pauvres recourent à la manne financière venue d’ailleurs pour assurer leur train de vie. Je crains qu’en Afrique le seul moteur de la vente des terres arables soit l’appât du gain de gouvernements corrompus. Dans un continent si riche en biodiversité mais à l’équilibre écologique fragile, cette conquête étrangère du sol échappant à tout contrôle aura des résultats catastrophiques qui ne s’arrêteront pas aux frontières de l’Afrique. Par le ciel (climat) ou par la terre (réfugiés) nous paieront tous le prix la mainmise de quelques nations assoiffées de croissance débridée. La Chine et les pays du Golfe ne s’embarrassent pas des droits de l’homme, des plantes ou des animaux pour produire et détruire. Face à cette politique de la terre brûlée, nos démocraties occidentales, n’ont aucune chance.

Genève succombe face au fric

L’écart se creuse entre riches et pauvres au niveau planétaire mais aussi dans notre pays qui se distinguait pas une prédominance de sa classe moyenne.

Avec près de 6'000 personnes de plus depuis le début de l’année, Genève a accueilli deux fois plus de personnes qu’en 2009 et ce n'est pas fini. Dans un précédent article je dénonçais l’assaut des entreprises à haute valeur ajoutée, dont les emplois ne profiteraient pas aux genevois. La Tribune révèle aujourd’hui la conquête tout aussi massive de nos terres par les plus riches de la planète. Les conséquences au niveau des prix des terrains et donc du logement ne feront qu’augmenter la frustration grandissante d’une population autochtone laissée pour compte. A quoi joue donc notre gouvernement élu démocratiquement ?

Il se plie à des lois supranationales qui nous interdisent de lier l’emploi au logement et nous obligent à accueillir toute personne qui obtiendrait un travail sans se préoccuper de savoir où il habite. Pendant ce temps, la précarisation de la population se poursuit, et la nécessité de financer un filet social augmente, d’où l’accueil de toujours plus de riches (entreprises ou personnes) pour maintenir à flot un canton qui sombrerait autrement bien vite dans la pauvreté.

Un cercle infernal qui s’arrêtera sans doute seulement lorsque disparaîtra le dernier mètre carré.

Commentaires

Je ne peux que souscrire à votre analyse, chère collègue.

Tout autre commentaire serait superflu.

Il est temps que l'UDC s'engage vraiment sur cette voie

Écrit par : Le Plébéien | 12/08/2010

Avec chaque année plusieurs milliers de nouveaux habitants à Genève, la crise du logement est impossible à résoudre...

Genève doit avoir une politique de développement plus retenue et raisonnée. Ceux qui promeuvent une Genève internationale, qui a "les yeux plus gros que le ventre", sont dans l'erreur. Il est temps que les milieux économique et politique s'en rendent compte. En effet, une partie grandissante de la population ne souscrit pas ou plus à ce projet démesuré.

Les verts genevois l'ont compris depuis longtemps déjà !

Écrit par : Dolorès | 12/08/2010

Mais l'UDC s'est déjà engagée dans cette voie, je crois. Il y a eu une proposition d'un UDC à la Constituante pour abolir les forfaits fiscaux, qui attirent pareillement des personnes fortunées à Genève, qui n'apportent rien au canton puisqu'elles bénéficient de ce statut à constion qu'elles ne travaillent pas..

Écrit par : Andres Gomez | 12/08/2010

Il faudrait prevenir que Geneve grandisse. Le charme de cette ville est qu'elle n'est pas trop grande encore. Il est tellement agreable de la voir d'un avion, avec toute la verdure environnante. Le Canton est trop petit et si on continue a declasser, on n'aura plus d'agriculture, nos reserves naturelles vont disparaitre, et on ne pourrai plus trouver de sentier dans la nature. Je crois dans la philosophie de Schumacher dans son livre, "Small is Beautiful - Petit est beau". Il est beaucoup plus facile de gerer une petite ville qu'un grand metropole. Egrik

Écrit par : corvert | 14/08/2010

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