22/09/2010

Du logement à la Région, construisons la Grande Genève !

Le Genevois ou Grande Genève est une réalité non seulement géographique mais quotidienne. Faisons en sorte que les frontières nationales y correspondent.

En laissant les régions voisines françaises rejoindre volontairement la Suisse nous résoudrions les problèmes de logements et de déplacement, qui empoisonnent la vie tant des français que des genevois. Intérrogés sur la question, les habitants tant français que suisses le désirent et c'est normal. Voyez plutôt:

Emplois: Un franc suisse fort, une fiscalité attractive, la stabilité politique, le droit du travail, attirent les entreprises. Résultat:  toujours plus d'emplois.

Logement: Des lois sur l'aménagement du territoire et la construction strictes, bloquent la construction de logements à Genève. L'arrivée massive d'étrangers qualifiés pour les emplois créés pour lesquels nous, de la région ne sommes pas qualifiés !!!  et le  manque de place, font qu'on ne construira  jamais assez de logements à Genève, c'est mathématique. Le prix, l'espace mais aussi le plus grand pouvoir des communes françaises, entrainent inexorablement les Genevois à s'exiler. Qu'ils soient locataires, désireux de devenir propriétaires ou propriétaires, (y.c. les propriétaires de villas expropriés), les genevois ne peuvent plus se payer les prix exorbitants genevois, et s'installent en France voisine.

Résultat: Des dizaines de milliers de frontaliers rejoignent Genève tous les matins pour y travailler en pestant sur les bouchons, des dizaines de milliers de genevois rejoignent la France voisine tous les soirs pour y dormir en pestant sur le logement.

Le déséquilibre entre logement et emplois est flagrant, inacceptable et invivable !

A qui la faute ? A l'existence de cette satanée frontière qui scinde artificiellement le territoire, et sépare artificiellement ses habitants. Pourtant la géographie, l'histoire, la langue, tout nous unit profondément.

Mais tant que nous serons rattachés à des pays différents, la législation nous séparera et creusera toujours plus le déséquilibre de notre région. Le projet d'agglomération n'y changera rien, car il ne prévoit pas de changer la fiscalité des entreprises, ni celles du travail et encore moins celle de la souveraineté nationale.

Permettre aux régions françaises voisines de rejoindre la Suisse est dès lors une excellente idée, pas étonnant que les habitants y adhèrent reste à convraincre les élus du peuple, de suivre le peuple....

 

15:18 Publié dans Politique | Tags : logement, genève, région | Lien permanent | Commentaires (6)

19/09/2010

Genève, cimetière des éléphants ?

A propos de la résolution pour le défilé des éléphants du cirque national suisse Knie.

Pour rappel, cette résolution de l'UDC invite  le Conseil d'Etat « à prendre toutes mesures et décisions afin que les sympathique défilé, petit déjeuner et salut des autorités par les éléphants du cirque Knie soient rétablis dès 2011 ».

Le cirque Knie réfute la question financière, évoque l'éléphante fugueuse Sabu et doute de la possibilité du rétablissement de cet évènement dans le futur. Le Matin me dit mal renseignée, à côté de la plaque, mais passe à côté de l'essentiel.

En fait, sécurité et coût son intimement liés et la place de l'éléphant dans les rues de Genève pose  la question, plus vaste, de la place que nous sommes prêts à accorder de la nature dans la ville mais surtout dans nos têtes.

Cette question ne date pas d'aujourd'hui. En 1820 déjà, un éléphant devenu furieux dut être abattu d'un coup de canon dans la tête. Le journal de Genève dans son édition du 15 mars 1827, s'émeut du sort d'un éléphant arrivé à cette période de l'année en espérant qu'il n'aura pas la même destinée que celui qui se trouve alors au musée d'histoire naturelle (abattu en 1820). En 1837, survint un évènement semblable, « miss Djeck » qu'on exhibait depuis le mois de mars, donna des signes d'agitation et fut amenée dans les fossés  de Rive avant d'être abattue trois mois plus tard d'un coup de canon, elle aussi. (Source :  Musée militaire genevois)

Jusqu'à ce que James Fazy les fasse tomber au 19e siècle, les anciennes fortifications de Genève démarquaient  l'espace de l'Homme, civilisé et sûr, de celui d'une nature sauvage et crainte. Cette frontière abolie, l'Homme s'est approprié tout l'espace. N'est-il pas en train de créer de nouvelles barrières, mentales cette fois, entre la nature qu'il idéalise et prétend aimer, bien souvent virtuelle, et celle qu'il tolère effectivement dans son quotidien, réduite à une chien, docile, tenu en laisse (sans crottes s'il vous plait...) et aux arbres, mobilier urbain que l'on change au gré des visions urbanistiques ?

Mais notre propre animalité s'accommode mal de notre quête d'humanité. Un éléphant dans la ville nous confronte à nous-mêmes, à la crainte mêlée de désir, au pincement d'adrénaline, à l'émotion intense qui pimente la vie rencontrée pour de vrai.  « Là où il y a les éléphants, il y a la liberté ... »  (Romain Gary, Les racines du ciel).

L'échappée inattendue de l'éléphant Sabu, dans la Banhofstrasse en est l'exemple parfait. Bestial ! On adore,  on a peur,  on en reveut, mais sans les risques. Merci au propriétaire d'assurer la sécurité  et d'en assumer le coût. Le cirque Knie aura-t-il encore  les moyens d'assurer  à la fois  le spectacle impromptu  et le coût de la sécurité que nous exigeons  aujourd'hui pour qu'un élément de nature exotique vienne titiller notre quotidien ?

A nous de savoir quelle rencontre avec la nature nous privilégierons  pour nos enfants, celle  du steak dans l'assiette, celle du vivant dans la savane ou, plus à la portée de tous, celle de  l'éléphant dans nos rues une fois l'an ?

Christina Meissner, députée UDC

 

14/09/2010

Lier emplois et logements, la recette impossible

Un franc suisse stable, une économie florissante, des conditions fiscales attractives, des charges sociales raisonnables, un cadre de vie agréable situé au centre le l'Europe et relié au monde entier.

Notre région n'en finit pas d'attirer quantité d'entreprises et quantité de travailleurs.  Depuis le début de l'année, le nombre de permis frontaliers accordés a augmenté de 300% (440 au premier semestre 2009 contre 1'300 en 2010). Quant à la population résidente, avec près de 6'000 personnes de plus depuis le début de l'année, Genève a accueilli deux fois plus de personnes qu'en 2009 et ce n'est pas fini.

Forcément, la construction de logement (1200 en 2009) n'arrive pas à satisfaire la demande. Les prix des terrains grimpent et ceux du logement aussi.

Ce déséquilibre chronique entre emplois et logements, creuse l'écart entre riches et pauvres et laisse la classe moyenne est exsangue.

Pour financer le filet social de plus en plus nécessaire pour pallier la précarisation de la population, Genève accueille toujours plus (de riches entreprises ou personnes) et maintenir ainsi à flot un canton qui sombrerait autrement bien vite dans la pauvreté.

Le cercle est infernal ! On ne peut pas attendre qu'il s'arrête avec la disparition du dernier mètre carré vert ou la colère grandissante d'une population autochtone laissée pour compte.

En tant que genevoise soucieuse du bien être des habitants du canton et de la préservation de notre milieu naturel, la croissance démographique et ses corollaires : crise du logement et urbanisation, m'interpelle. En tant que députée au Grand Conseil,  je cherche depuis des mois, sans doute comme d'autres,  LA solution.

Au mois de juin, j'avais trouvé ! Lier l'emploi au logement. Ne pas construire d'avantage de bureaux mais davantage de logements. Et pour rattraper le retard faire en sorte que :

-      la moitié des nouveaux logements construits soit destinée aux résidents,  le nombre de nouveaux permis de travail accordés ne pouvant pas dépasser par année  la moitié du nombre de logements créés l'année précédente.

J'étais plutôt fière de mon projet, j'ai vite déchanté.

La législation en vigueur, qu'elle soit cantonale ou fédérale et les accords bilatéraux, ne laissent aucune marge de manœuvre : nous n'avons tout simplement pas le droit de restreindre les permis de travail en fonction de la disponibilité des logements sur notre territoire.

Les accords bilatéraux nous interdisent de lier l'emploi (permis de travail) au logement et nous obligent à accueillir toute personne qui obtiendrait un travail sans se préoccuper de savoir s'il a trouvé un toit et où ce toit se situe.

Dura lex, sed lex

 

02/09/2010

Propriétaires de villas, le signal est clair : ce sera sans vaseline

Propriétaires de villas, vos partis traditionnels ont décidé de donner un signal politique fort pour le logement, vous déloger.

La gauche n'a jamais soutenu la propriété  à Genève, c'est un fait, ce qui est nouveau, c'est qu'en bloc, les PDC, les Radicaux et les Libéraux ne la soutiennent plus non plus. Manifestement ils sont passés à la collectivisation du sol. Ou peut être que, plus pragmatiquement, ils roulent pour les grands promoteurs immobiliers plutôt que pour les petits propriétaires.

Dorénavant, seuls 2 partis sont prêts à prendre la défense du petit propriétaire de villa genevois : le MCG et l'UDC.

Aujourd'hui, au Grand Conseil, nous étions les seuls à refuser le déclassement de la zone villa du chemin de l'Ancien-Puits à Lancy. Une quantité de déclassements sont à l'ordre du jour et nous serons les seuls à nous opposer au démantèlement systématique des zones villas de Bernex, Confignon, Meyrin, Onex, Plan-les-Ouates, Vernier, Veyrier, etc. Réfléchissez-y avant d'aller voter.

La morale de cette histoire, si vous désirez une maison individuelle, allez habiter en France !