24/11/2010

Le PAVé dans la mare

Mark Muller veut du logement. Mais comment faire ? Là, ça patine. Du coup, pourquoi  ne pas lancer Genève dans les jeux olympiques d'hiver ! Le village olympique  pourra être recyclé en logement pour les genevois et la patinoire fera le bonheur du hockey club.

Et si on s'occupait de remplir les méga stades vides d'abord. C'est plus dur, et moins vendeur, hélas.

Mark Muller veut du logement et rêve de  tours, moi aussi, mais pas sûr qu'il les veuille à tout prix. Il parait que les terrains du PAV ne supporteraient pas les tours. Mince alors, mais comment ont-ils fait à Dubai ? Les terrains n'y sont sûrement pas meilleurs mais là bas, il y a de l'argent, et même quand on en n'a plus, il y en a encore. De quoi faire rêver les promoteurs genevois. Vraiment ? Pas sûr. Comme le suggère incidemment, Guy Mettan, ancien président du Grand Conseil,  les entreprises de la place, n'ont pas les moyens de se payer des tours à 100 millions et ne veulent surtout pas de la concurrence de groupes étrangers.

Voilà, notre Mark Muller bloqué et nous aussi (dans les bouchons en tous cas).

Allez, Mark Muller, je vous donne une piste que vous n'avez pas encore testée : le PAV dans la mare, alias, construire des tours dans la rade.

Aucun problème pour remblayer le lac, comme le prouve le projet de plage des Eaux-Vives.

Aucun problème pour trouver des financements, l'endroit se voit et les riches investisseurs étrangers sont  prêts à construire sans imposer de groupes étrangers (Krapunov pour Genève plage, le Qatar pour un pont, etc.).

Manhattan  sur Léman, assurera à chacun sa tour. Les 2 bras d'eau nécessaires pour le passage de l'eau du lac au Rhône assureront aussi une pléthore de ponts pour tous ceux qui rêvent de traverser la rade sans bouchons et une pléthore de rives  pour tous ceux qui rêvent de plage.

Et non, je n'ai pas besoin de sparadrap pour me faire soigner. Mon idée, vaut les vôtres, que je regrette de ne pouvoir découvrir lors de la présentation du PAV du 25 novembre. Je suis occupée à présenter l'intérêt des jardins naturels pour notre équilibre et celui de notre faune sauvage, on ne se refait pas.

 

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