20/12/2010

Aménagement : la démarche dont Vernier aurait dû s'inspirer

Tandis que les autorités de Vernier subissent la dictature de l'Etat en matière d'aménagement, d'acquisition foncière et de circulation, Bernex réaménagera sa rue principale avec ses habitants. Gouverner c'est prévoir. L'anticipation bernesienne laisse un goût d'amertume en rive droite, là où les projets d'aménagement bouleversent le territoire depuis des décennies.   Croire qu'à force, les résidants  finissent par se résigner est une erreur.

La colère gronde et finit par éclater.  Qu'il s'agisse de trafic routier, d'achat de parcelles ou de nouvelles zones industrielles, Vernier en a assez de voir son territoire pris pour une poubelle, et se rebelle.

Une pétition  et une résolution demandant respectivement à la commune et à l'Etat de consulter les habitants avant de prendre des mesures de circulation unilatérales ont été déposées la semaine dernière. Faire la sourde oreille risque de coûter cher aux élus d'aujourd'hui, le scrutin électoral de 2011, risque bien de leur être fatal.

 

13/12/2010

Assez d'être tondus !

Tandis que la droite s'en met plein les poches, la gauche vous les vide.

Dans les communes aisées, les villas se vendent à prix d'or, 5, 10, 74 millions de francs, pour le genevois,  la flambée des prix est vertigineuse  et l'acquisition impossible.

Dans les communes pauvres, la situation est tout autre, les propriétaires sont contraints de vendre à prix cassés pour permettre la construction de logements abordables pour  des genevois obligés à s'entasser les uns sur les autres, acculés par une concurrence déloyale exercée sur les emplois et les terres par des étrangers autrement plus friqués.

Un exemple parmi, hélas, tant d'autres,  un couple de Lancy est obligé de vendre pour raison de santé le fruit du labeur de toute une vie. Ils avaient trouvé preneur pour leur villa au prix du marché, à 1'300'000 francs. Mais, faute d'être à Cologny,  ils devront vendre à moindre prix. Dans la zone de développement, qui ne touche bizarrement que les communes déjà pénalisées par pléthore de nuisances, l'Etat  exerce son droit de préemption, considère le prix comme excessif et rechigne à débourser plus d'1 million francs. Une sous enchère que l'Etat justifie par le fait qu'il doit construire du logement social mais qui lèse le propriétaire démuni d'alternative.

Ghettos de riches d'un côté, ghetto de pauvres de l'autre, la classe moyenne, qui formait le ciment d'une société équilibrée, disparaît en silence. Cette situation est écœurante, dangereuse et inacceptable.

Raison pour laquelle je me bats pour défendre la classe moyenne qui a construit Genève  et qui en a assez d'être tondue !

 

10:54 Publié dans Politique | Tags : logements, ghettos | Lien permanent | Commentaires (1)

07/12/2010

La mort en direct

A propos d'un jugement emprunt d'humanité sur l'euthanasie (Tribune de Genève du 7 décembre 2010)

L'attitude de mes parents face à la mort était on ne peut plus différente, mon père ne voulait pas en parler alors que ma mère avait réglé de son vivant jusqu'au faire part de son décès.

Leur heure venue, mon père ne voulait  pas mourir, au contraire de ma mère qui ne supportait plus la décrépitude de son corps.

J'aurais tout fait pour que mon père puisse encore vivre car je l'aimais et le respectais profondément. Impuissants, les médecins ont soulagé ses douleurs des jours durant et il est mort dans mes bras.

La détermination inébranlable de ma mère heurtait le corps médical  formé à sauver des vies et le dialogue fut  très difficile. J'ai tout fait pour que sa volonté  d'en finir soit respectée et je n'aurais pas hésité à administrer moi-même la piqûre létale à ma mère car je l'aimais et la respectais profondément.

Vivre la mort en direct de mes parents m'a appris mieux que toute dissertation, que ce qui compte par-dessus tout, c'est le respect  du choix personnel, de vivre ou de mourir.

 

09:30 Publié dans Politique | Tags : euthanasie | Lien permanent | Commentaires (2)