24/02/2011

Assistants administratifs pour la police ou pour le Conseil d'Etat ?

Qu'il s'agisse de sécurité  ou de logement, force est de constater que qui que soit l'auteur des courriers adressés au Conseil d'Etat ou Conseillers d'Etat, les réponses se font attendre. Notre gouvernement est-il si sûr de ses prérogatives, de ses solutions, de ses décisions qu'il n'ait plus besoin de répondre aux problèmes bien réels des citoyens ? A l'ère de la communication, le dialogue, le vrai, est plus que jamais indispensable dans une démocratite directe. Il fait défaut, c'est regrettable.

21/02/2011

La police au bureau, les criminels dans les rues et les citoyens…en péril ?

Des Roms squattent le Centre Médical  Universitaire, vols et actes de vandalisme sont perpétrés à Uni-Mail;  les entrées d' entreprises comme l'UBS  au Pont d'Arve servent d'abris aux sans abris ; l'espace vert sous le collège Voltaire est rempli d'une faune qui n'a rien à voir avec la biodiversité mais plutôt à avec la joyeuse multiculturalité genevoise formée de dealers, drogués, clandestins, mendiants, etc.; les entrées de quasi tous les immeubles situés dans le quartiers urbains populaires sont squattés par les mêmes. Quand on laisse faire, ils finissent par s'enhardir, monter dans les étages, agresser nos aînés (cf Tribune du 18 février). Etudiants, collégiens, employés,  toute la population se trouve confrontée quotidiennement au phénomène et privée de "ses" espaces. Que fait la police ? Elle enlève son uniforme  et abandonne le terrain, démotivée par le manque de moyens et étouffée par le travail administratif.

Le problème, c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas que la police qui est démotivée. J'entends de plus en plus d'habitants dire que c'est la fatalité, qu'on ne peut rien faire. Même la comnseillère d'Etat en charge de la sécurité et de la police, Isabel Rochat, dit que l'insécurité à Genève est "endémique" (est dite endémique d'une région une espèce qui y vit de tout temps ou une maladie si elle y sévit de manière permanente). Les partis socialistes et libéraux répondaient le 17 février  à la Tribune que s'ils n'avaient pas amené de solutions alors qu'ils sont aux commandes depuis des années, c'est parce qu'il n'y en avait pas.

Non l'insécurité à Genève n'est pas une fatalité, l'insécurité n'est pas endémique, elle est récente, elle a une cause : l'ouverture des frontières.

Merci aux autorités d'agir et vite ou de laisser la place aux partis qui sont prêts à agir !

Afin d'obtenir des réponses j'ai déposé ce jour deux interpellations urgentes au Conseil d'Etat :

Et ma collègue de parti Céline Amaudruz en a déposé une autre :

  • Le Conseil d'Etat envisage-t-il de déloger du CMU les Roms et autres individus errants qui s'adonnent à la mendicité, à commettre des vols et des dommages à la propriété ?

 

11/02/2011

Laisserons-nous l'arme au soldat ou au malfrat ?

Même si des moutons noirs, il y en a partout, face à une arme, ma confiance va au premier pas au second, et vous ?

 

08:36 Publié dans Politique | Tags : arme, armée | Lien permanent | Commentaires (9)

09/02/2011

DCTITANIC

DCTItanic2.jpgLors de la journée du logement organisée le 11 novembre 2010, le maître mot de Mark Muller était "accélérons" ! Touché ! Avec le DCTI, on coule à pic !

Dans mon blog du 12 novembre 2010 écrit à cette occasion, je terminais ainsi "A Genève, le problème c'est qu'on ne tient compte que de l'objectif ou de l'objet et non du processus, il est pourtant un facteur essentiel de réussite". Je ne croyais pas si bien dire, mais il est vrai qu'alors déjà, Mark Muller avait été la source d'une grande inspiration.

De l'autisme obstiné au cynisme triomphant, après avoir épuisé cette gamme de procédés perdants, Mark Muller ferait bien de se mettre enfin à l'écoute de ses fonctionnaires et des genevois. Une "task force" pourquoi pas mais le peuple attend surtout d'un magistrat qu'il retrousse ses manches et aille lui-même au front.

Ce naufrage ne fait plus rire plus personne. Redressez la barre ou coulez avec le navire mais vite !

 

00:11 Publié dans Politique | Tags : mark muller, dcti | Lien permanent | Commentaires (1)

03/02/2011

Le suisse va-t-il déposer l'arme à gauche ?

A propos de l'initiative socialiste « pour la protection face à la violence des armes », lancée en 2007 et soumise au peuple le 13 février 2011.

« Chaque année environ 300 personnes sont tuées en Suisse par des armes à feu. Ce sont 300 de trop. »

Grâce à l'acceptation de l'initiative, ce nombre diminuera, ou du moins c'est l'objectif recherché. Comme de nombreuses études démontrent que la probabilité que des suicides et des homicides survienne, augmente avec l'augmentation de la disponibilité des armes à feu, plus d'armes à la maison, permettra d'éviter des gestes impulsifs aux conséquences mortelles.

J'ose l'espérer et donc, j'attends des initiants d'avoir l'honnêteté, si leur initiative passe, de nous resservir les statistiques après coup, en février 2012. Nous serons ainsi fixés une fois pour toutes.

Reste que je ne peux m'empêcher de croire, sans doute à tort, que la criminalité et le suicide étant des phénomènes inhérents à notre société humaine, l'Homme n'hésitera pas à recourir à tout autre moyen à disposition pour  parvenir à ses fins avec, sans doute, de meilleures chances de se rater et donc d'améliorer la statistique...

Mais combattre la violence de l'Homme est un combat autrement plus difficile que de s'attaquer à l'objet de cette dernière, l'arme et encore pas toutes les armes, les armes à feu et surtout celles du citoyen soldat, le seul qui ait véritablement reçu une instruction adéquate et responsable par rapport à l'usage d'une arme à feu. Du moins je l'espère, n'ayant moi-même jamais eu à servir sous les drapeaux.

L'initiative permettra de rapatrier à l'arsenal 1/10e des armes en Suisse, c'est une estimation, car personne ne connait évidement pas le nombre d'armes non déclarées ...

A Genève : 200 armes ont été déposées volontairement à l'arsenal. Sur 7'000 militaires équipés, c'est peu mais par rapport à la capacité d'accueil de l'arsenal, c'est beaucoup.

Si j'imagine encore possible le retour de l'arme de service à l'arsenal, je me réjouis du casse tête annoncé au niveau technique et financier que le stockage, le nettoyage mais aussi le réajustement de l'arme à chaque usage impliqueront. Au fait, où donc l'appelé (de Zurich p. ex.) affecté à Genève p. ex.,  ira-t-il chercher son arme ? Ou va-t-il la ramener ?

Si l'initiative permet de soustraire l'arme du citoyen soldat en service, comment s'y prendra-t-on pour rapatrier à l'arsenal toutes les autres armes, la  plupart des armes n'étant pas déclarées ?

L'acceptation de l'initiative fixera les conditions cadre pour les nouveaux conscrits ou acquéreurs mais ne changera rien pour ceux qui possèdent, légalement ou illégalement, une arme à feu aujourd'hui. Compte tenu de la durée de vie d'un être humain, c'est dans 60 ans qu'on verra se déployer les effets sur toutes les armes non déclarées. Et ce, à condition qu'il n'y ait point un effet d'attrait malsain qui se développe, comme pour tout ce qui est interdit avec pour corollaire l'émergence d'un marché noir incontrôlable. N'oublions pas que l'industrie de l'armement est l'une des plus juteuse et profitable de cette planète.

On peut douter des statistiques de la police française à propos des 500 armes lourdes (mitrailleuse, lance roquette, explosif) qui entrent chaque semaine dans les banlieues des grandes villes. On ne doute plus depuis le braquage de la Banque Migros de Thônex, de la capacité des malfrats à en faire usage.

J'avoue être attachée à la souveraineté du peuple, à la démocratie directe et même à l'arme à la maison. L'initiative acceptée, le changement de paradigme sera de taille puisqu'on passera d'un Etat de confiance à un Etat de défiance.

C'est un fait, le contrôle du citoyen par l'Etat est de plus en plus fort. De l'achat d'une voiture à la possession d'un coin de terre, la dérive de ce contrôle de l'Etat sur le citoyen peut aller très loin, jusqu'au totalitarisme.

Etes-vous sûrs que l'Etat aujourd'hui exerce ce contrôle avec succès ?

Je fais partie d'une génération qui sans doute a toujours exprimé une certaine méfiance, voire une certaine défiance à l'égard de l'Etat tout puissant. Je constate que la nouvelle génération est davantage prête à abandonner ses libertés fondamentales au profit de l'Etat.

C'est sans doute mieux ainsi, car dans le monde de demain, notre nombre de plus en plus écrasant pour la planète, nécessitera un contrôle toujours ferme des citoyens par l'Etat pour éviter un chaos généralisé.

Je persiste à croire, pour ma part, que le sauvetage de la planète passera par la responsabilisation du citoyen.

Dimanche 13 février, le citoyen soldat déposera l'arme et moi j'en verserai une.

 

02:05 Publié dans Politique | Tags : arme. armée | Lien permanent | Commentaires (0)