08/04/2011

Vivement le 1er mai !

Le Conseiller d'Etat, François Lonchamp, a promis à la commission de l'économie un état des lieux et des propositions pour répondre au problème du chômage et de son traitement actuel à Genève. Tant mieux, car il y a urgence et les réponses du gouvernement genevois du 10 mars à mes 6 interpellations urgentes du 28 janvier (IUE 1133, 1134, 1135, 1136, 1137, 1143) ne laissaient pas transparaître d'innovations en la matière.

Quant notre Conseiller d'Etat en charge des finances, David Hiler, dit qu'il est nécessaire de continuer à accepter l'implantation d'entreprises étrangères (qui ne viennent que pour des raisons fiscales et emploient 80% de personnel étranger) car ce sont elles qui permettent de financer notre système social , (c'est-à-dire d' «entretenir » nos chômeurs  et autres citoyens tombés à l'assistance publique faute d'avoir trouvé un emploi), je me dis qu'il y a vraiment quelque chose de pourri dans le système.

La colère des citoyens demandeurs d'emplois est légitime. Ce sont eux qui sont pénalisés par la croissance trop rapide de Genève.  Le chômage baisse... en Haute-Savoie.
Force est de constater que ce sont surtout les entreprises  privées (et non l'Etat ou les communes) qui ne jouent pas le jeu en matière d'embauche au niveau local. Ma commune, Vernier, montre l'exemple et j'en suis fière mais il faut cependant souligner que même Ikea a recruté des français pour ses postes clé...
Pour avoir moi-même testé, côté employeur, l'aide aux entreprises offerte par l'office cantonal de l'emploi pour recruter des chômeurs,  force est de constater que c'est plutôt « aide-toi toi-même ! ».

Il est donc urgent que le Conseil d'Etat joue son rôle non seulement  d'employeur en matière d'embauche dans ses propres services mais de gouvernance en matière d'emplois sur l'ensemble du territoire qu'il est sensé gérer au bénéfice des citoyens genevois qui l'ont élu.

 

13:21 Publié dans Politique | Tags : emploi, chômage, genève | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je ne sais pas si ce blog est une réaction à l'article sur David Hiler et les Finances de Genève (TdG, aujourd'hui, le 8 avril), mais je sais que les paroles des hommes politiques peuvent varier selon l'audience!
En février 2011, parlant au Chambre de Commerce Suisse, Monsieur Hiler a dit que, suite à l'arrivée de Brevan Howard et Blue Crest Capital (hedge funds), il n'y a plus de place à Genève. Pour citer ce qu'il est censé avoir dit
"The influx of money managers and their families has led to traffic congestion and a shortage of houses, offices and school places"
Ces employés étrangers, et leurs familles, viennent parce qu'ils peuvent négocier leurs impôts: pour en citer un
"In Switzerland, by contrast, life is sweet. All that is required is a deal with the local canton to pay a flat yearly forfait (forfeit). Happily for bankers, it is all negotiable: the better connected your tax lawyer is with the local canton official, the better your deal."
Et maintenant je vous invite à (re)lire l'article dans ce journal d'aujourd'hui!

Écrit par : Mike Gerard | 08/04/2011

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