13/07/2011

La Suisse ne peut pas accueillir toute l'Europe

L'euro se casse la figure, les européens (personnes morales et physiques) cachent leurs économies en Suisse. Leurs gouvernements les traquent pour évasion fiscale, les européens se réfugient en Suisse. On ne saurait leur en vouloir, à leur place, nous ferions de même. Mais la Suisse ne peut pas accueillir toute la population européenne sans mettre en péril toute la population du pays, étrangers réfugiés compris ! Car l'Europe toujours plus exsangue, au lieu de régler ses problèmes à l'interne, préfère chercher des noises à autrui et l'argent là où il se trouve, en Suisse.

L'UDC peut se réjouir, enfin tout le monde s'accorde pour reconnaître ce qu'il y a 10 ans elle était seule à prédire: la libre circulation des personnes a entraîné une forte immigration, une pression sur les logements, sur les emplois et sur les salaires. Maigre consolation, car personne n'ose remettre en cause, l'immigration.

Au contraire, à l'exception de l'UDC et d'Ecopop, les politiques s'accordent pour ne surtout pas remettre en question l'immigration. Pour répondre à la pénurie de logements causée par les nouveaux arrivants, parti libéral-radical en tête, propose d'accélerer les déclassements, densifier partout, construire en ville, construire sur la zone villa, construire sur la zone agricole. Et il n'y a guère que les politiciens (bien logés pour pas cher...) pour prétendre que le logement que l'on construit sera pour les genevois. Dernier exemple en date, la villa du 9 rue Amiel, rasée pour accueillir de la PPE de haut standing (1 million de francs le 3 pièces). Pour des genevois ? Certainement pas, car les privilégier dans la construction et dans l'attribution du logement, serait bien sûr discriminatoire.

Parler de préférence nationale est devenu politiquement incorrect. Mais créer 4'000 emplois par année alors que le marché du logement ne le permet pas, et construire toujours plus cher, ça c'est porteur et ça rapporte ! A ce propos lire le blog de mon collègue député Edouard Cuendet

Avenir-Suisse reste persuadé que "les bénéfices de l'immigration dépassent largement les coûts" et propose de densifier l'habitat plutôt que de freiner l'immigration. Sans aucun doute les promoteurs et autres accros à la haute finance y trouveront leur compte mais le genevois "moyen" lui, cherchera encore longtemps ces fameux bénéfices. Il ne trouve plus de logement décent, ou s'en fait éjecter, et aujourd'hui on lui demande gentiment de travailler plus pour gagner moins !

Profitons de l'été dans la zone euro, la rentrée sera rude, très rude...


Commentaires

C’est bien beau de faire dans la démagogie. Sauf qu’en essayant de dresser la classe moyenne et pauvre genevoise contre la classe supérieure et les immigrants vous n’apportez rien de constructif, au contraire.

Et ne venez surtout pas nous dire que la fermeture des frontières et les replis sur nous même sont des solutions, alors qu’à l’inverse cela ne ferait qu’apporter des nouveaux problèmes, encore plus graves.

Maintenant que certains genevois moins bien nantis doivent se pousser du centre ville pour laisser leur place à ceux capable de payer des plus hauts loyers, c’est bien sur regrettable mais en même temps c’est une réalité partagée par les habitants de toutes les grandes villes de la planète. Je me rappelle d’amis parisiens qui, en 1983 (!), me faisaient déjà part de leurs frustrations par rapport à une situation semblable.

Alors continuez à croire et à tenter de nous faire croire que l’UDC possède la solution à cette situation si cela vous chante mais, il y a un moment où il vous faudra bien admettre que vos réponses locales ne peuvent rien contre des réalités globales.

Écrit par : Vincent | 13/07/2011

C'est vrai que les socialistes, eux, ne sont pas du tout démago hein, sous couvert de solidarité, ils préfèrent taxer directement la classe moyenne et accueillir à bras ouverts des immigrés qui n'ont aucune formation et qui seront tôt ou tard à NOTRE charge. C'est nettement mieux, n'est-ce pas ?

Vous, les Vincent et autres belles âmes, les révoltés de la première heure contre l'UDC, ce grand Satan version suisse, semblez bien résignés face à la mondialisation néo-libérale impérialiste US, cet autre Satan, que vous combattiez avec force détermination il y a encore quelques années...'oh on y peut rien, tant pis autant rien faire et laisser la situation pourrir, moi suis bien à l'abri dans mon quartier bobo'.

Vous êtes navrants de manichéisme politique, et surtout incroyablement inconséquent. Il y a autre chose à faire que de critiquer l'UDC, dans la politique suisse. Et je me réjouis d'entendre les problèmes 'encore plus graves' si on faisait un tout petit plus attention aux flux migratoires économiques, gardez vos 'facho' et 'xénophobe' pour quelqu'un d'autre, merci.

Donc si je comprends bien, laissons la Suisse romande devenir Rio, Tokyo, Moscou, vu que c'est le commun de toutes les grandes villes. Une suggestion, comparez la population de Genève avec le grand Paris...et réfléchissez un peu, avant de poster des commentaires aussi mal argumentés.

Écrit par : Courant alternatif | 13/07/2011

Courant alternatif;
L’idée n’est pas d’être résigné mais juste réaliste et même ….pragmatique.

D’autant que je ne compare rien, j’explique juste que les villes qui ont du succès et qui fonctionnent économiquement se trouvent tôt ou tard face à ce défi voulant qu’il est difficile d’empêcher le prix des logements d’augmenter avec ce que cela signifie pour celles et ceux qui n’ont plus les moyens de vivre dans leur ville.

C’est regrettable mais j’ai bien peur, effectivement, qu’il n’y ait pas vraiment de solutions censées. Maintenant, si vous savez comment se sortir de cette situation sans remettre en cause le dynamisme économique de notre ville, je serais curieux de vous lire.

Quant à me traiter de socialiste, de révolté et autre manichéen, si cela peut vous conforter dans vos positions (même si en l’occurrence vous vous fourvoyez), tant mieux pour vous...

Écrit par : Vincent | 13/07/2011

J'avoue, j'y suis allé un peu fort dans la caricature, mais j'ai trouvé suspect que votre langage se rapproche drôlement des socialistes et des indignés de tout poil (repli sur soi, etc.). Veuillez donc m'en excuser.

Cependant, je ne suis toujours pas d'accord avec vous : même si vous vous estimez pragmatique, votre position donne justement du crédit à l'UDC, pour ne pas la citer. En étant pragmatique et donc résigné face à la mondialisation, vous alimentez le discours 'regardez-les, ils vendent la Suisse au Grand capital, etc' enfin je ne vais pas vous apprendre les ressorts du discours populiste.

Alors c'est pour cela que je vous trouvais un peu injuste, dans votre critique : Zébulon, me semble-t-il, ne roule ni pour l'UDC, ni pour le mythe d'une Suisse virginale, paisible, etc. Je pense que comme vous, elle se réclame du bon sens, sauf qu'il n'est pas dans la direction que vous semblez choisir.

J'aimerais tout de même avoir votre avis sur les risques 'encore plus graves' d'une non pas fermeture, mais plus grande régulation des flux migratoires. Au plaisir de vous lire et veuillez m'excuser, à nouveau, pour mon coup de sang.+

Écrit par : Courant alternatif | 13/07/2011

"Profitons de l'été dans la zone euro, la rentrée sera rude, très rude..."
Svp, passez donc vos vacances dans votre petit paradis que vous tenez tant à protéger de l'envahisseur.

Merci

Écrit par : eric | 13/07/2011

L'initiative Ecopop propose peut-être le début d'une solution.

En tout cas, je ne souhaite pas que la Suisse ressemble dans quelques années au canton de Zoug.

Écrit par : ji | 13/07/2011

L'initiative Ecopop propose peut-être le début d'une solution.

En tout cas, je ne souhaite pas que la Suisse ressemble dans quelques années au canton de Zoug.

Écrit par : ji | 13/07/2011

Dommage, Eric a failli gagner un point Godwin...

Écrit par : Courant alternatif | 13/07/2011

Mais c’est justement parce que la régulation des flux migratoires est aujourd’hui déjà très compliquée à gérer que, pour beaucoup, la tentation est grande de procéder effectivement à une fermeture.

Sauf qu’encore une fois le problème est global et qu’aucune solution locale sans concertations avec nos voisins et les différents pays concernés n’est susceptible d’apporter des véritables solutions à long terme. Certes à court terme (4 ans le temps d’une législature) on donnera l’impression d’avoir tout réglé. Sauf que ceux qu’on aura soit refoulés soit sortis par la porte risque bien de rentrer par la fenêtre. Et une fois isolé diplomatiquement et donc dans l’impossibilité de les refouler, on en fait quoi ? On construit des prisons ? des camps ?

Non, l’immigration en provenance des pays les plus démunis est un problème trop important et trop grave pour le laisser entre les mains de démagogues en tout genre. D’autant que c’est un gros souci partagé (différemment il est vrai) par tous les pays riches de la planète. Voilà pourquoi, si des solutions existent, c’est au niveau de cette même planète qu’elles devront être mise en place, en toute rationalité et donc sans recours à un nationalisme exacerbé synonyme de conflits….

Parce ce qui est certain et j’espère que nous serons d’accord au moins là-dessus, c’est que se contenter de refiler la patate chaude à nos voisin, ce n’est en aucun cas une option….

Écrit par : Vincent | 13/07/2011

"....et donc sans recours à un nationalisme exacerbé synonyme de conflits…."
L'époque a changé et vouloir toujours dessiner le diable sur la muraille ne fait pas avancer la problématique.

Pourquoi ne pas avoir ce courage de dire NON, comme les Danois en ce moment!
La solution est peut-être là....et la Suisse a toute sa liberté pour le faire, alors que les Européens sont ligotés.

La barque est pleine, il faut oser le dire.....l'UDC avait prévenu et aujourd'hui on ne lui reconnait même pas ce mérite d'avoir eu en son temps, et au bon moment, la vision négative d'une UE mal fagottée!

C'est à tour de bras que les gens signent l'initiative Ecopop. C'est une évidence pour tous que les bornes sont déjà largement franchies et qu'il est impossible de laisser le droit de détruire notre pays à tous ces européens invasifs. Facile de fuir avec armes et bagages ce qu'ils ont plébicités pendant des années en se rabattant en Suisse et exigeant quasiment qu'on leur bâtissent des lieux au détriment de notre qualité de vie et au bradage de nos ressources naturelles. C'est vraiment un comble et cela s'appelle une adhésion forcée, voire une colonisation tacite! (L'histoire ancienne de ces pays colonisateurs est éloquente.)

Merci Monsieur Christoph Blocher de nous avoir fait prendre conscience du danger qu'était l'UE en 1992. Depuis 20 ans nous avons échappé à cette dictature qui est au bord de l'implosion. Nous ne devons donc pas accepter de se faire coloniser par cette invasion débridée qui ne cherche qu'à protéger ses intérêts, au détriment des nôtres, une fois encore!

Écrit par : Corélande | 13/07/2011

"....et donc sans recours à un nationalisme exacerbé synonyme de conflits…."
L'époque a changé et vouloir toujours dessiner le diable sur la muraille ne fait pas avancer la problématique.

Pourquoi ne pas avoir ce courage de dire NON, comme les Danois en ce moment!
La solution est peut-être là....et la Suisse a toute sa liberté pour le faire, alors que les Européens sont ligotés.

La barque est pleine, il faut oser le dire.....l'UDC avait prévenu et aujourd'hui on ne lui reconnait même pas ce mérite d'avoir eu en son temps, et au bon moment, la vision négative d'une UE mal fagottée!

C'est à tour de bras que les gens signent l'initiative Ecopop. C'est une évidence pour tous que les bornes sont déjà largement franchies et qu'il est impossible de laisser le droit de détruire notre pays à tous ces européens invasifs. Facile de fuir avec armes et bagages ce qu'ils ont plébicités pendant des années en se rabattant en Suisse et exigeant quasiment qu'on leur bâtissent des lieux au détriment de notre qualité de vie et au bradage de nos ressources naturelles. C'est vraiment un comble et cela s'appelle une adhésion forcée, voire une colonisation tacite! (L'histoire ancienne de ces pays colonisateurs est éloquente.)

Merci Monsieur Christoph Blocher de nous avoir fait prendre conscience du danger qu'était l'UE en 1992. Depuis 20 ans nous avons échappé à cette dictature qui est au bord de l'implosion. Nous ne devons donc pas accepter de se faire coloniser par cette invasion débridée qui ne cherche qu'à protéger ses intérêts, au détriment des nôtres, une fois encore!

Écrit par : Corélande | 13/07/2011

"....et donc sans recours à un nationalisme exacerbé synonyme de conflits…."
L'époque a changé et vouloir toujours dessiner le diable sur la muraille ne fait pas avancer la problématique.

Pourquoi ne pas avoir ce courage de dire NON, comme les Danois en ce moment!
La solution est peut-être là....et la Suisse a toute sa liberté pour le faire, alors que les Européens sont ligotés.

La barque est pleine, il faut oser le dire.....l'UDC avait prévenu et aujourd'hui on ne lui reconnait même pas ce mérite d'avoir eu en son temps, et au bon moment, la vision négative d'une UE mal fagottée!

C'est à tour de bras que les gens signent l'initiative Ecopop. C'est une évidence pour tous que les bornes sont déjà largement franchies et qu'il est impossible de laisser le droit de détruire notre pays à tous ces européens invasifs. Facile de fuir avec armes et bagages ce qu'ils ont plébicités pendant des années en se rabattant en Suisse et exigeant quasiment qu'on leur bâtissent des lieux au détriment de notre qualité de vie et au bradage de nos ressources naturelles. C'est vraiment un comble et cela s'appelle une adhésion forcée, voire une colonisation tacite! (L'histoire ancienne de ces pays colonisateurs est éloquente.)

Merci Monsieur Christoph Blocher de nous avoir fait prendre conscience du danger qu'était l'UE en 1992. Depuis 20 ans nous avons échappé à cette dictature qui est au bord de l'implosion. Nous ne devons donc pas accepter de se faire coloniser par cette invasion débridée qui ne cherche qu'à protéger ses intérêts, au détriment des nôtres, une fois encore!

Écrit par : Corélande | 13/07/2011

@ courant alternatif

"Zébulon, me semble-t-il, ne roule ni pour l'UDC"

Pour rappel, Madame Christina Meissner est députée UDC au Grand Conseil...

"accueillir à bras ouverts des immigrés qui n'ont aucune formation"

C'est inexact, puisque nombreux sont les européens qui immigrent en Suisse et qui disposent justement d'une formation. Cela étant, c'est un détail puisque je suis d'accord qu'un problème existe.

"qui seront tôt ou tard à NOTRE charge"

Bof. Il est quand même incontestable que l'immigration présente également des avantages, ne serait-ce que sous l'angle économique. Certes, la situation n'est pas la même aux zones frontalières et personne - à ma connaissance - ne nie le problème. Mais vous démontrer méconnaître justement le problème en réduisant le problème de l'immigration, qui plus est européenne, aux personnes sans formation et ses conséquences financières qui ne sont pas forcément négatives, loin de là.

Ce qui est également évident, sauf pour vous apparemment, c'est que la question de l'immigration est complexe et multiple et dépend d'autres questions importantes également. Y voir uniquement des problèmes qui plus est des problèmes qui ne sont même pas conformes à la réalité ne va pas faire avancer le débat en vue de trouver des solutions concrètes et efficaces aux problèmes bien réels qui se posent, particulièrement en zones frontalières.

"manichéisme politique"

Il est piquant de constater que certains défendent des valeurs libérales et luttent simultanément contre l'immigration. Car toute régulation de l'immigration est un obstacle au libéralisme. Perso, je me trouve bien plus cohérent, m'enfin...

Enfin, c'est faire preuve de simplisme que de penser que la régulation (et a fortiori l'élimination) de l'immigration telle que réclamée par l'UDC serait une solution aux problèmes invoqués ici. Tout d'abord et ne pour prendre que cet exemple, c'est quand même un raisonnement foireux que de mettre uniquement sur le dos de l'immigration les problèmes de logement à Genève. Juste pour votre information, il existe d'autres villes en Suisse, certaines plus grandes que Genève, qui sont également confrontées aux problèmes de l'immigration et qui ne rencontrent pas les mêmes problèmes de logement ou alors pas dans la même intensité. Et surtout, c'est faire preuve d'une grande naïveté de ne pas saisir le problème de la libre circulation avec tout ce que cela implique dans nos rapports, économiques ou non, avec l'Europe.

Juste une petite anecdote pour se rendre compte du fait que la Suisse, dont fait partie encore Genève, ne pèse pas lourd en Europe. Il m'est arrivé dans le cadre de mon activité professionnelle de constater que certains représentants à Bruxelles ignoraient jusqu'à l'existence de la Suisse et, à défaut de pouvoir même la situer vaguement sur la carte de l'Europe, s'étonnaient surtout que l'on ait le droit de parfois simplement participer en tant qu'auditeur... Et je vous rappelle que le domaine n'avait pas une grande importance, du moins d'un point de vue politique. Lorsque le domaine est plus important, je doute donc que la Suisse pèse plus lourd. Pour rappel, la politique du Conseil fédéral est, sauf erreur de ma part, de continuer sur la voie des bilatérales tant que l'on dispose encore d'un minimum d'écoute et de capacités de négociation en Europe. Ainsi, même sans encore savoir si oui ou non il faut réguler / éliminer l'immigration en Suisse, vous ne pouvez pas nier quand même que notre marge de manoeuvre vis-à-vis de l'Europe est déjà fortement limitée. Nous pouvons être indignés de cette situation et de notre dépendance à l'Europe et bien vous en fasse. Le fait est qu'il serait dommage que l'indépendance réclamée par l'UDC et par de nombreux citoyens suisses - prétention légitime que je partage également sur le principe - ne doit pas nous faire oublier que notre arrogance et notre fierté de rester indépendant ne pèsent pas bien lourd dans la balance européenne. Il serait plus intelligent de se la jouer plus fino. Je crains donc personnellement, avant même d'entrer dans le fond du débat de savoir s'il faut ou non réguler ou pas l'immigration, que si nous remettions en question de la sorte la libre circulation, c'est toutes nos relations avec l'Europe qui s'en trouveraient péjorées. Il ne faut pas oublier que si nous entretenons officiellement des relations amicales avec les pays européens, ces relations n'ont rien d'amicales mais elles existent car elles sont conformes aux intérêts des pays européens. Mais nous ne sommes qu'une cacahuète à l'apéro européen. Votre coup de sang ne doit donc pas vous empêcher de saisir le problème dans toute sa globalité.

Écrit par : Ngabo | 13/07/2011

@ Corélande

"Pourquoi ne pas avoir ce courage de dire NON, comme les Danois en ce moment!"

Une grande différence entre le Danemark et la Suisse est que la première est membre de l'Union européenne et la seconde non. Les pays européens ont à mon avis moins de moyens de pression contre le Danemark que contre la Suisse, si elle devait aller dans le même sens.

"alors que les Européens sont ligotés."

Ils sont justement sur les crocs. Je doute que cela aille dans le sens de nos intérêts également et qu'ils se montrent plus tolérants dans ces circonstances.

"cela s'appelle une adhésion forcée, voire une colonisation tacite!"

Ok. Imaginons que l'on vous suive et que l'on résiste à toute dépendance à l'Europe: on ferme les frontières, on s'isole, on est indépendant, on est neutre, c'est super. Pensez-vous sincèrement, ne serait-ce que sous le seul angle économique, nous puissions vivre en autarcie?

Écrit par : Ngabo | 13/07/2011

@ Corélande

"Pourquoi ne pas avoir ce courage de dire NON, comme les Danois en ce moment!"

Une grande différence entre le Danemark et la Suisse est que la première est membre de l'Union européenne et la seconde non. Les pays européens ont à mon avis moins de moyens de pression contre le Danemark que contre la Suisse, si elle devait aller dans le même sens.

"alors que les Européens sont ligotés."

Ils sont justement sur les crocs. Je doute que cela aille dans le sens de nos intérêts également et qu'ils se montrent plus tolérants dans ces circonstances.

"cela s'appelle une adhésion forcée, voire une colonisation tacite!"

Ok. Imaginons que l'on vous suive et que l'on résiste à toute dépendance à l'Europe: on ferme les frontières, on s'isole, on est indépendant, on est neutre, c'est super. Pensez-vous sincèrement, ne serait-ce que sous le seul angle économique, nous puissions vivre en autarcie?

Écrit par : Ngabo | 13/07/2011

@Ngabo et Vincent : c'est la première fois que je visitais le blog de Zébulon dont j'ignorais l'appartenance politique. Je comprends beaucoup mieux, du coup, certains de vos propos. Je trouve simplement dommage de condamner quelqu'un par avance pour sa simple appartenance politique. Je ne suis pas, pourtant, ni sympathisant ni membre de l'UDC. Mais, et je parle surtout pour Ngabo qui doit être le même que sur les forums d'Infrarouge, votre intervention dans une discussion qui ne vous concernait pas, votre ton professoral et votre mépris pour certaines catégories de personnes n'ayant pas votre bagage intellectuel montre bien de quel coté de la balance politique vous vous situez.

Loin de moi l'idée de dire 'fermons les frontières, tout sera réglé'. Je dis simplement qu'accuser de démagogie la proposition de réguler (et non, ça ne veut pas dire stopper, au cas où) l'immigration économique, (qui est nettement plus facile à maitriser que l'illégale, au passage) n'est PAS, parce que cela vient de l'UDC, à jeter sans aucune forme de discussion.

Bien entendu que cela ne règlera pas le problème, mais c'est une proposition. Les relations entre la Suisse et l'UE sont déjà si complexes...j'aimerais bien savoir à quel point l'apport du travail 'immigré' rapporte réellement à la population suisse, et non pas seulement aux entreprises multinationales qui paient des impôts certes élevés, mais dérisoires par rapport aux bénéfices qu'elles engrangent...

Écrit par : Courant alternatif | 13/07/2011

@ courant alternatif

"votre intervention dans une discussion qui ne vous concernait pas"

Quelle discussion à laquelle j'aurais participée ne me concerne pas?

"votre mépris pour certaines catégories de personnes"

à quelles catégories de personnes?

Écrit par : Ngabo | 13/07/2011

Ngabo....Ok! Nous avons la preuve par les faits depuis 20 ans.....alors on peut encore en faire largement autant.....!

Ceci d'autant plus que l'UE va s'effondrer et qu'une fois au fond du trou il faudra qu'elle revoie ses statuts de fond en comble.....et il faudra certainement en venir à un Confédéralisme à la Suisse!

La preuve est faite, refaite. La Suisse par son système de péréquation soutien les cantons faibles et maintien son UNION FEDERALE, alors que l'UE n'a pas d'harmonisation politique, fiscale, salariale....etc....et de fait coule inévitablement!

Notre statut "équilibré" nous permettrait largement de dire non quand on le veut et ne pas se laisser imposer quelques règles que ce soient, dès lors que nous n'en voulons pas. (pour cela il faudrait des CF avec de la poigne...mais ceux-là on les éjectent.....!)
De même que pour l'immigration, nous pourrions en avoir une "choisie" et comme les immigrés d'antan, nous serions ainsi satisfaits de par et d'autre et ceux arrivés, installés et insérés seraient reconnaissants à l'image de ceux qui les ont précédés et qui aujourd'hui s'ils sont naturalisés, votent UDC!

Écrit par : Corélande | 13/07/2011

@ Corélande

L'UE va mal, c'est vrai. Mais je ne comprends pas en quoi le fait que l'UE aille mal change le fait que la Suisse, qu'on le veuille ou non, dépende de l'Europe. En fait, il est même dans notre intérêt que l'UE, ou du moins ses pays membres, ne s'effondre pas totalement. Car même si je suis d'accord avec vous sur le fait que le système helvétique est équilibré et préférable, je doute que nous connaissions le même équilibre lorque l'UE se sera totalement effondrée. Espérons que cela n'arrive pas. En outre, ça va leur faire une belle jambe, à l'Europe, qu'on se laisse imposer ou non leurs règles. ça ne va pas changer ou résoudre leurs problèmes justement. En définitive, si la Suisse suivait votre conseil de "dire non quand on le veut", elle risque bien tôt ou tard de transformer un jour son "non" en un ultime barroud d'honneur sonnant le glas de son équilibre et de son confort. Je n'ai donc pas le temps, ni l'envie, de débattre sur la question de fond car je sais que nous ne serons pas d'accord. Par contre, j'ai bon espoir que l'on puisse arriver quand même à un terrain d'entente sur la question de savoir si la Suisse, si elle suivait tous vos conseils, ne prendrait pas le risque de se retrouver dans une situation encore moins enviable qu'aujourd'hui. Il n'y a donc effectivement pas besoin d'apporter la preuve que l'UE va si mal. Par contre, cela ne permet pas non plus de fonder une opinion raisonnable quant à savoir ce que la Suisse doit faire désormais avec cette UE carbonisée. Faut-il s'isoler et dire non comme vous le souhaitez? Ou faut-il, comme je le pense, chercher à négocier le plus possible et admettre certains "sacrifices" afin que le résultat final soit plus satisfaisant? La question est en tout cas légitime selon moi.

Écrit par : Ngabo | 13/07/2011

L'Europe n'est pas le centre du monde, nous avons commercé depuis la nuit des temps avec le monde entier, et nous continuerons car nous sommes un pays qui est encore reconnu pour la qualité de son travail rendu!
Les nouvelles du jour, avec la Russie le confirment. L'Australie, l'Asie et le Bric sont aussi nous clients depuis longtemps et encore plus maintenant.

Alors vouloir sauver avec des milliards un panier percé qui l'a voulu par manque de vision à long terme n'est pas judicieux.
Mieux vaut un bon bailout, cela permettra qu'ils se remettent en question et sur une meilleure voie politique et économique.

Bien sûr que nous ressentirons la secousse, ne serait-ce qu'au niveau des euros que nous avons bêtement emmagasinés à la BNS, comme les dollars d'ailleurs, car les states suivent le même chemin que l'europe!

Vivre à crédit est une imbécilité, et il temps que tout s'effondre pour que tout le monde le comprenne enfin, et que nous puissions repartir sur de bonnes bases......comme la Suisse sait le démontrer depuis 8 siècles.

Pour moi les faits sont les faits et je me fous royalement de toutes les théories condescendantes et de la pâte nutella tolérance.

Écrit par : Corélande | 14/07/2011

@ Corélande

"L'Europe n'est pas le centre du monde, nous avons commercé depuis la nuit des temps avec le monde entier"

Les membres de l'UE sont les principaux partenaires de la Suisse, à la fois en raison du poids économique et politique de l'UE et de leur proximité géographique et culturelle. La Suisse gagne un franc sur trois au travers des échanges avec l'UE. 60 % des exportations suisses vont dans l'UE, 80 % des importations en proviennent. Il est donc fantasmagorique de croire que la Suisse peut se permettre le luxe de ne pas poursuivre sa politique "européenne" et il est totalement farfelu de croire sérieusement que l'on pourrait compenser une péjoration de ce partenariat avec l'Europe en faisant plus de commerces avec la Russie, l'Australie et l'Asie.

"car nous sommes un pays qui est encore reconnu pour la qualité de son travail rendu!"

C'est notre point fort et notre point faible également, car cela n'est pas un acquis et il faut sans cesse être au top, car ça pousse fort derrière et les autres sont bien moins chers...

"Bien sûr que nous ressentirons la secousse"

Et pas qu'un peu!

"Vivre à crédit est une imbécilité, et il temps que tout s'effondre pour que tout le monde le comprenne enfin, et que nous puissions repartir sur de bonnes bases......comme la Suisse sait le démontrer depuis 8 siècles."

L'endettement des pays n'est pas le seul problème ici, loin de là, et je ne vois pas ce que la question de l'endettement vient faire avec la question de savoir ce qu'il faut faire de nos relations avec l'Europe et plus précisément avec la libre circulation.

"il temps que tout s'effondre pour que tout le monde le comprenne enfin, et que nous puissions repartir sur de bonnes bases...."

Malheureux! Si tout s'effondre, je doute même que vos arrières-petits-enfants puissent ressentir les "effets positifs" de cet effondrement.

"depuis 8 siècles"

Espérons qu'en cas d'effondrement, il ne faudra pas plusieurs siècles pour repartir. ;-)

"Pour moi les faits sont les faits et je me fous royalement de toutes les théories condescendantes et de la pâte nutella tolérance."

Je ne conteste pas que vous vous arrêtiez à certains faits et c'est bien là justement le défaut de votre raisonnement. Il faut justement prendre tous les faits et non pas "zoomer" sur les seuls faits et problèmes liés à la libre circulation et se contenter de constater que l'UE va mal et que la Suisse est mieux. Il faut surtout prendre compte le fait que justement, les problèmes liés à la libre circulation s'inscrivent dans un cadre plus large. Le fait que l'UE aille mal et la Suisse aille mieux est certes une constatation plutôt pertinente, mais cette constatation ne fait pas avancer le schmilblick.

Écrit par : Ngabo | 14/07/2011

La Suisse n'a pas été mieux durant huit siècles, tout au contraire, ce n'est qu'au siècle dernier que les suisses ont arrêté d'avoir à immigrer à se vendre comme mercenaires ou comme journaliers sur les plantations du Brésil ou de Dordogne, parce qu'ils crevaient de faim chez eux. Alors avant de songer à "tout arrêter", Corrélande, faudrait peut-être commencer par relire quelques bons bouquins d'Histoire.
Pour le reste, la Suisse va mieux aussi en (très) grande partie à cause de sa politique fiscale et de sa puissance financière, acquise sur le dos de l'UE (et pas que de l'UE). La chasse aux fortunes des pays émergents actuellement ouverte par nos banques n'aura qu'un temps, celui que les dits pays s'alignent sur les exigences des Etats-Unis et de l'UE.
Le jour où l'UE décide vraiment de récupérer son argent (celui de ses citoyens), nous sommes morts. Loin de moi l'idée de traiter l'UE de dictature comme vous le fait, c'est même tout le contraire. Mais songez à la manière dont la Suisse a su éviter l'attaque nazie durant la guerre, en lâchant suffisamment de lest, tout en maintenant une défense active, pour qu'Hitler n'ait pas intérêt à occuper le pays. Ce qu'il aurait fait sans coup férir en quelques mois, à l'exception de quelques poches de résistance bien inutiles dans les Alpes...
La Suisse alors a lâché énormément de lest. Cela pourrait aller à mon avis jusqu'à l'adhésion, qui nous protégerait mieux, à mon avis. Quant à se réjouir des problèmes européens, qui très probablement vont se solder par une intégration accrue, c'est carrément suicidaire. Nous sommes le coeur de l'Europe. Elle peut sans trop de problème se bricoler une assistance artificielle, mais un coeur ne peut survivre sans son corps.

Écrit par : Philippe Souaille | 14/07/2011

Et dire que l'auteur de ce billet est d'origine polonaise! Les pires pour les étrangers sont les étrangers de votre espèce!

Écrit par : tiensdonc | 14/07/2011

Corélande, vous êtes drôle. Il y a 35 ans, à l'époque de Schwarzenbach et sans doute encore aprés, vous auriez été contre les "tchinks" les "portos" et les "espingouins"... Aujourd'hui vous opposez ces exemples d'intégration réussie aux immigrés modernes et autres expats. Mais c'est toujours les mêmes à-priori stériles à l'égard de l'étranger.

Écrit par : Saint-Juste | 14/07/2011

Amusez-vous bien, le ridicule ne tue pas!

Evoluez pendant 8 siècles ne veut pas dire toujours être le premier, mais c'est toute la construction qu'il y a un amont qui donne le résultat d'aujourd'hui!
C'est là le problème des "analystes-précédents" oublier que ce qui est là maintenant est aussi là, grâce à tous ceux qui nous ont précédés.

Bien sûr qu'il faudrait encore argumenter avec les colonisations antérieures des
pays européens, des conséquences.....etc!
Mais je ne perds pas mon temps pour des utopies, je suis dans le réel et suis contente de ne pas faire partie de cette génération - sucettes - qui ne peut
pas entendre ou discuter sans avoir un bonbon dans la bouche pour amortir les vérités qu'elle ne veut pas entendre.
Certainement une suite logique d'une éducation laxiste et peu conscience de
la responsabilité générationnelle que chaque citoyen a lorsqu'il évolue dans une société communautaire.

Belle vacances et que les brillants rayon du soleil vous éclaire un peu!

Écrit par : Corélande | 15/07/2011

@ PS

"Pour le reste, la Suisse va mieux aussi en (très) grande partie à cause de sa politique fiscale et de sa puissance financière, acquise sur le dos de l'UE (et pas que de l'UE). La chasse aux fortunes des pays émergents actuellement ouverte par nos banques n'aura qu'un temps, celui que les dits pays s'alignent sur les exigences des Etats-Unis et de l'UE."

A moins que ce ne soit les Etats-Unis et l'UE, qui s'alignent sur les pays que vous dites émergents. Auquel cas...

Écrit par : CEDH | 15/07/2011

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