24/10/2013

L'UDC pour toutes les familles

La garde des enfants par des tiers, signifie dans l’immense majorité des cas, placer son enfant à la crèche. A Genève, une place de crèche coûte environ 40'000 francs par an. Seule une part minime du montant est payée directement par les parents concernés. Le reste, soit près de 90% du coût, est pris en charge par la collectivité, en clair, par les contribuables, qu’ils vivent seuls ou en couple, qu’ils aient ou non des enfants, qu’ils les placent en crèche ou qu’ils en assument eux-mêmes la garde.

Depuis janvier 2011, une déduction pour frais de garde vient aider fiscalement les parents qui font garder leurs enfants par des tiers. Ceux qui les gardent eux-mêmes n’en bénéficient évidemment pas. L’initiative pour les familles de l’UDC entend permettre à ces derniers de bénéficier d‘une déduction fiscale au moins égale à celle accordée aux parents qui confient la garde de leurs enfants à des tiers. Il ne s’agit donc pas d’un privilège accordé aux seuls parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants mais bien de réparer une injustice fiscale.

D’aucuns tentent de biaiser le débat en évoquant le droit aux femmes de travailler, leur contribution à la marche économique de la société,  le fait que dans la majorité des familles, les deux conjoints travaillent. L’argumentaire fallacieux va jusqu’à insinuer que l’initiative de l’UDC ne serait rien d’autre qu’une manière déguisée de confiner les femmes au foyer ! Ce choix prive peut-être la société d’un « travailleur » mais lui fait aussi économiser des places de crèches coûteuses, places qui, à l’heure actuelle, sont loin de couvrir l’ensemble des demandes. La société a donc aussi un intérêt à ce que tous les parents ne fassent pas peser la charge de la garde de leur enfant sur la collectivité surtout quand les moyens de cette dernière diminuent. Quant à l’Etat, il n’a pas à soutenir et à promouvoir unilatéralement un certain modèle familial uniquement.

Toutes les formes de famille méritent d’être prises en considération et respectées, y compris le couple qui renonce à un salaire pour s’occuper lui-même de ses enfants. L’organisation familiale doit pouvoir demeurer un choix personnel et responsable. Et le choix entre la garde familiale des enfants et la garde par des tiers ne doit pas en tous cas pas reposer sur une motivation fiscale. L'UDC est parfaitement d'accord avec ce principe et c'est bien pour cela, qu’avec son initiative pour les familles, elle entend accorder un allègement fiscal aux deux formes de garde des enfants.

Face à face du 24 octobre 2013

Les commentaires sont fermés.