24/02/2014

Rêves en rade ou quand les partis préfèrent couler les initiatives de l‘UDC à la réflexion constructive

Le projet combiné de port et plage des Eaux-Vives  est sensé voir le jour, là-même où aboutirait le projet de nouvelle traversée de la rade de l’UDC.  Les partis s’obstinent à refuser tout ce qui vient de l’UDC oubliant que, si le peuple accepte la traversée de la rade, il faudra bien trouver une solution répondant aux désirs de port, de plage et de mobilité des Genevois.

C’est ce que demande la motion « Sous les pavés, la plage » déposée par l’UDC : que l’on étudie la faisabilité de l’ensemble. Loin d’être un rêve en rade, la synergie des projets est tout à fait possible et pourrait même être une source d’économie de moyens. Mais pour ce faire, il faudrait d’abord que certains ôtent les œillères qui brident leur imagination.

C’est l’imagination qui a façonné la rade au cours de l’histoire, avec par exemple la création du Jardin Anglais, jardin qui devait d’ailleurs s’étendre à l’origine jusqu’à la jetée des Eaux-Vives. C’était il y a longtemps, depuis, on préfère les projets partiels aux visions d’ensemble. Ainsi, le projet de port et plage ne concerne que la partie sise entre le Jetée des Eaux-Vive et le Port Noir. Après le transfert des bateaux vers le futur port, qu’envisage-t-on en lieu et place, entre le Jardin anglais et la Jetée des Eaux-Vives ? Rien.

Pourtant, on pourrait profiter du projet pour repenser ce quai, avec des échoppes tout le long, installées sous le surplomb comme dans tant d’autres pays. Une animation bienvenue des quais. De même, le projet de traversée de la rade permettrait de repenser un projet de plage mieux intégrée, une liaison de mobilité douce, etc. 

Osons même le dire, cette traversée souterrain permettrait d'améliorer la situation actuelle et pas seulement du point de vue de la mobilité mais même de la nature en ville. Imaginer Château Banquet relié au parc de la Perle du lac grâce au tunnel d'accès de la traversée de la rade est parfaitement possible et irait encore plus loin que que juste "sauver" les parcs existants.  En effet, même si l'impact de cette traversée au niveau des quais sera quasiment nul, l'ouvrage étant souterrain tant au niveau du lac que des accroches en rive gauche et droite, rien n'empêche de réfléchir intelligemment à des mesures d'accompagnement et/ou compensatoires.

Il y a foison de possibilités, mais à Genève, on préfère ne pas voir l’évidence et tancer une fois de plus l’UDC qui dérange.

Enfin, concernant l’article paru aujourd’hui sur le sujet dans la Tribune de Genève, une correction s’impose. L’UDC a soutenu la pétition demandant la réalisation rapide de la plage car, contrairement à ce qui est dit dans l’article, ce vote n’est pas en contradiction avec nos autres prises de position ou projet. La pétition  demande de réaliser rapidement un accès à l’eau, ce qui est possible à moindre coût et rapidement au moyen de pontons tels que ceux qui agrémentent déjà la quai de Cologny. Ces réalisations légères ne prétéritent en rien  la concrétisation par la suite, de projets plus conséquents.

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09/02/2014

Votations du 9 février 2014

Un grand merci aux électeurs pour le soutien apporté à l’UDC et son initiative contre l’immigration de masse.  Il appartient maintenant au Conseil fédéral d'appliquer la volonté populaire et de prendre en compte ses préoccupations. Cela signifie, d'une part, que l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE doit être renégocié et que la priorité des travailleurs résidents doit être imposée sur le marché du travail, a compris à Genève.

Concernant la loi cantonale sur la densification sans limite maximale des zones de développement, l’UDC avait soutenu le référendum afin que le peuple se prononce. Avec son titre, « pour une utilisation rationnelle du sol », cette loi partait gagnante mais de là à s'imaginer que son acceptation facilitera la construction de logements, il ne faut pas se bercer d’illusions. Le vote négatif de Versoix sur un projet de densification très concret est sans appel, nous ne sommes pas prêts à nous laisser entasser comme des sardines. Le seul moyen de débloquer la situation sera de travailler sur des projets de qualité en concertation avec les habitants, ce que l’UDC réclame depuis longtemps !

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05/02/2014

Rationalisons l'usage du sol

En mars 2011, l'association Pic-Vert Assprop Genève plébiscitait la construction de tours dans le périmètre de Praille Acacias Vernets (PAV). Elle le faisait savoir par un communiqué et à travers son journal. On est en 2014 et le seul panneau qui annonce une construction au PAV, se trouve à la hauteur du carrefour de l'Etoile, il montre un immeuble de 4 étages. Pour rationaliser l'usage de notre territoire ce n'est pas gagné !

Pas plus qu'avec la loi de surdensification qui, sous prétexte de rationalisation, n'aboutira qu'à des barres d'immeubles dans lesquels nous nous retrouverons entassés sans avoir rien gagné en qualité.

Il est temps de travailler sur des immeubles, une architecture dynamiques et une urbanisation du futur qui fasse envie. Plus qu'un rêve, c'est une nécessité.

Acros Fukuoka Hakata green buildingEt parfois même une réalité (ci-contre Acros-Fukuoka-Hakata-green-building)

Ayons le courage de revendiquer de bons et beaux projets, plutôt que de nous soumettre à la contrainte de promoteurs qui, pour assurer leur marge, se complaisent dans à la médiocrité.

Osons voter NON à la surdensification (L 10965) le 9 février

Voir les dernières nouvelles de stopsurdensification :

Que pourra faire un promoteur si la loi 10965 est acceptée?

1) Sur les terrains avec des immeubles existants, il pourra demander une révision du Plan Localisé de Quartier afin de se conformer à la nouvelle loi en vigueur. Cela lui permettra de construire de nouveaux immeubles entre les immeubles existants, voire de surélever ses immeubles s'ils n'ont pas atteint la limite des gabarits actuels.
En Zone de Développement 2, un promoteur a le droit de construire un immeuble à 8 mètres de votre fenêtre...

2) Sur les terrains déclassés qui n'ont pas encore d'immeubles, il pourra construire au minimum 2x plus dense que ce qui s'est pratiqué à Genève ces 20 dernières années. C'est-à-dire 2x plus d'immeubles sur une même parcelle ou 2x plus haut en cas de dérogation accordée par l'administration cantonales de Genève.

3) Il pourra construire des immeubles de manière beaucoup plus dense, sans parcs ni de places publiques car la nouvelle loi impose des minima de densité mais pas de parcs, ni places publiques.
Le promoteur, de son côté, n'a aucun intérêt économique à créer un parc ou un place publique.
Si c'est l'Etat qui impose un parc publique, l'Etat ou plus vraisemblablement la commune devra dédommager le promoteur pour le terrain inutilisé, or ni l'Etat, ni les communes n'ont assez d'argent pour financier simultanément les écoles, les salles communales, les salles de sports et les parcs (comme dans l'exemple du PAV ou le financement des infrastructures publiques n'a toujours pas été trouvé).
Au final, on construira donc plus densément et sans verdure. 
 

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03/02/2014

Dumping salarial, qu'attend-t-on pour agir ?

La  loi entrée en vigueur le 15 juillet 2013  dite, de responsabilité solidaire, fait rêver. Enfin  un remède miracle rendant responsable en cas de dumping salarial autant le maître d’oeuvre que le maître d’ouvrage et que toutes les entreprises sous-traitantes éventuelles.

Sauf que dans les faits, comme le soulignent les syndicats, cette loi est inapplicable. Ils sont bien placés pour en juger par exemple, dans le cas des ouvriers polonais engagés par un sous-traitant, lui-même travaillant pour le compte du maître d’oeuvre ayant obtenu le mandat du maître d’ouvrage, les Hôpitaux Universitaires de Genève. Payés 8 euros de l’heure, logés en France voisine, ce sont ces ouvriers lésés qui devraient lancer la procédure, mais comment et avec quels moyens ? Doivent-ils attaquer le maître d’ouvrage ou l’entreprise qui les a engagés ? S’agit-il d’une procédure civile ou pénale ? Enfin, un ouvrier aura-t-il les moyens de mener la cause jusqu’au bout alors qu’il doit assurer sa subsistance dans des conditions plus que précaires ? Comme on l’a vu avec l’affaire de la Banque cantonale de Genève, les avocats peuvent faire trainer une cause jusqu’à prescription.

Pour que la peine infligée soit véritablement dissuasive, le dumping salarial doit devenir un délit et celui qui l’a commis, doit en être tenu personnellement responsable.

Evidemment, un tel choix équivaut à attaquer de front le droit du travail. Par leur réponse, les patrons de l’économie montreront s’ils veulent-il vraiment agir ou juste gagner du temps jusqu’à que la menace de l’initiative de l’UDC sur l’immigration de masse, puis celle sur le salaire minimal ait disparu de l’horizon pour pouvoir ensuite tranquillement retourner à leur business as usual …

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