25/05/2014

Espaces publics oubliés

Le Grand Conseil évoque les espaces publics : « Leur situation est catastrophique. Bel-Air, Cornavin ressemblent à des places du tiers-monde ». Dans C’est Bob du 24 mai, Marc Breton m’attribue cette affirmation car sans doute lui était-il inconcevable de l’imaginer dans une bouche autre qu’UDC. Et pourtant… Ravie d’avoir fait la une de votre rubrique, mais je ne suis pas l’auteure de cette phrase. Je suis convaincue pour ma part que la qualité des espaces publics d’une ville ne dépend ni de sa situation géographique ni de sa capacité financière. Ce sont les citoyens qui par leur fréquentation du lieu le décrètent agréable, fréquentable. Un square doté d’un seul arbre à la frondaison apaisante peut suffire pour que chacun s’y sente bien et ait envie d’y partager un moment de convivialité. Il peut s’agir d’un îlot de verdure sis en plein ville, d’un pont jeté d’une rive à l’autre, d’une place de marché animée. Tout espace, si petit ou si grand soit-il, peut devenir un espace public apprécié pour autant qu’il intègre une dimension émotionnelle. Cette dernière n’a pas de prix, mais certainement une âme, Genève aurait-elle perdu la sienne ?

Vu l’absence de retours autre dans la Tribune sur ce débat pourtant essentiel, permettez-moi d’en faire un par le biais de ce courrier et de vous inviter à retrouver l’intégralité de mon intervention sur mon site internet.

17:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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