19/11/2014

Rationnalisons oui mais pas comme ça !

Le PDC en mal de notoriété, remet la compresse en déposant pas moins de 3 motions "pour une utilisation rationnelle du sol..." demandant au Conseil d'Etat d'établir des listes de biens immobiliers (et de leurs affectations) détenus par les communes, les fondations, les caisses de pensions, l'Etat, etc. (et pourquoi pas les privés tant qu'il y est ?). Le PDC  demande d'examiner ainsi toutes les possibilités maximales de construire par démolition, reconstruction, surélévation etc. pour y créer le plus grand nombre de logements. Il oublie juste l'essentiel.

Tout député qui s'en donne la peine  trouvera pléthore de renseignement dans la masse des dossiers traités au parlement et dans bon nombre de réponses déjà apportées via un nombre tout aussi impressionnant de rapports en tous genre. En plus, tout parti politique peut connaître ou connait déjà les réponses du moment qu'il est présent dans les Conseils de Fondations immobilières et ...les Conseils municipaux ou administratifs.

Mais c'est tellement plus simple de se tourner encore et encore vers l'administration et de lui demander à elle de détacher des fonctionnaires pour faire le boulot pour répondre une énième fois, et poliment SVP! Sauf que parallèlement, les mêmes ne cessent de se plaindre que l'Etat est trop "gros", qu'il coûte cher, etc. 

Les dossiers en la matière ne manquent pas, la volonté de construire existe et même trop parfois. Ce qui manque, c'est établir des priorités, et de trouver sur celles-ci un consensus,  en fonction de ses moyens et de mettre les forces de travail nécessaires sur l'essentiel, sur les dossiers qui ont les meilleures chances d'aboutir. Et surtout ne pas oublier  les communes et les habitants car sinon, on ne plantera pas un clou.  Les liste ne suffisent pas, la concertation est essentielle. Au niveau des communes, la méthode du Conseil d'Etat de passer par dessus ceux qui vivent sur un territoire donné, à l'exemple du projet de loi fixant  la répartition des taches entre communes et canton, n'aboutira qu'à des prises de becs dans tous les domaines, y compris celui de l'aménagement. Et je crains que le Grand Conseil, une fois saisi de ce projet de loi, n'en rajoute une couche, mais... après les élections communales bien sûr...


Enfin, et en regard de la votation sur ECOPOP du 30 novembre prochain,  tant que le flot de nouveaux arrivants qui ne tarira pas pas, JAMAIS on ne construira assez pour les loger tous !
Cette agitation du parlement juste pour prouver qu'on existe m'énerve au plus haut point.

08/11/2014

Service civique universel

Pour une fois, je suis entièrement d'accord avec François Hollande qui imagine un service civique universel. Obligation qui s'adresserait à tous les jeunes lors de leur passage à l'âge adulte avec des aménagements en fonctions de leur situation professionnelle par exemple. Il est temps de repenser l'obligation de servir son pays ici aussi, cela fait longtemps que je le dit.

 

J’imagine un l’engagement personnel pendant physique du « système de milice » qui fait la force et la fierté de ce pays. Le principe : chaque jeune arrivé à l’âge adulte comprend l’utilité et est fier de consacrer quelques mois de sa vie au service de la collectivité, dans une version modernisée de l’obligation de servir, à la fois gage d’intégration et rite de passage. Une obligation s’appliquant sans distinction à tous les citoyens de ce pays, femmes et hommes, suisses et étrangers, dans des domaines aussi variés que la sécurité, le domaine social, culturel, agricole ou la protection de la nature

L’engagement social, sanitaire (dans les EMS notamment) et lié à l’environnement (aide aux paysans de montagne, aide en cas de catastrophe ou d’évènements importants) et la protection de la population sont aussi importants que l’engagement militaire.

L’obligation de servir dépasse largement le cadre purement militaire et joue un rôle social immense, un rôle utile pour celui qui en bénéficie mais aussi pour celui qui le joue ! En se mettant au service de la collectivité à l’entrée de l’âge adulte, les jeunes gens apprennent à devenir responsables. Dans un monde de plus en plus dur, où le système éducatif actuel n’atteint pas tous ses objectifs, il est temps de mettre les jeunes en face de leurs obligations envers une société qui assure leur formation, les soutient en cas de besoin et tout au long de leur vie.

Plutôt que de réserver cette contribution au fonctionnement de la société au seul service militaire, il conviendrait au contraire de l’étendre aux femmes ou, pour certaines fonctions, aux étrangers et de l’adapter aux besoins (assurer plus de sécurité et de bien-être par exemple). Il y a des droits mais aussi des devoirs liés à la vie en société qui passent par l’engagement personnel chacun : la force d’une société n’est rien d’autre que la volonté de chacun de ses membres de s’engager à la faire vivre. La première étape on la fait rarement de sa propre initiative, il faut parfois l’imposer (serait-on allé à l’école si elle n’était obligatoire ?).  Convaincu du bien-fondé de l’investissement, on le continue de soi-même.

Au final, l’obligation de servir la collectivité et ses semblables est une cause extrêmement noble, moderne et sociale.

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06/11/2014

Au secours Swisstopia !

J’appelle au secours les  25 élèves motivés qui ont répondu et gagné le concours d’idées lancé par la Confédération « Comment voyez-vous le pays en 2035 ». Le projet Swisstopia des étudiants de l’Hepia a le mérite de concrétiser par l’image des pistes d’urbanisation basées que la qualité de vie que j’ai moi-même exploré et que je soutiens :

Une nouvelle façon de vivre ensemble privilégiant la qualité de vie et les rencontres, grâce à des espaces partagés, côté rue et côté jardin, c’est exactement le sens du projet des habitants Semailles à Lancy, repris  par ma motion 2115. Bien qu’adoptée de justesse au Grand Conseil, elle est encore loin de trouver un écho sur le terrain. Ce projet de développement alternatif du quartier se heurte en effet à  des résistances à tous les niveaux de par la remise en question de l’approche urbanistique qu’il implique. 

Des jardins sur les toits (pour se nourrir ou ses loisirs), voilà encore une motion qui traîne à l’ordre du jour du Grand Conseil depuis des lustres. Sans parler de mon projet de loi proposant une affectation du sol différente en fonction des niveaux (étages) permettant de travailler, de se loger, de partager les espaces de vie active et de loisirs. Cette vision urbaine d’un village reconstruit à la verticale n’a suscité que des sarcasmes avant d’être balayée sans qu’aucune réflexion ne puisse être entamée. En politique, il ne faut surtout pas espérer bousculer un mode de penser et de faire bien bétonné. Heureusement, les étudiants ne s’entravent pas de carcans et osent nourrir l’aménagement du territoire d’utopie.

Leur vision Swisstopia,  appliquée à Genève, devrait impérativement guider les Ateliers que l’Etat organise prochainement dans la foulée la Journée du logement du 2 octobre 2014. Leurs idées mettraient au défi les participants, urbanistes et architectes étatiques en premier qui, depuis des lustres, façonnent notre cité à coups de plans de quartiers figés et de barres d’immeubles hideuses. Et qui, chaque fois que l’on propose de modifier quoi que ce soit, invoquent une législation trop complexe pour espérer pouvoir la changer de fond en comble (sic). A l’instar de Churchill, peut être ces étudiants réussiront-ils car ils ne savent pas encore que c’est impossible.

Hepia/ Swisstopia

Voir l'article de la Tribune de Genève du 1er novembre 2014

19:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)