27/04/2015

Une fois les élections passées, que reste-t-il de l’engagement responsable ?

L’engagement envers les générations futures doit se traduire dans les faits et surtout, sur le terrain. La responsabilité politique implique de tenir compte des fondamentaux : préserver des sols fertiles pour se nourrir ; pouvoir se loger et vivre dans un environnement sûr et sain …  où quelque nature subsiste car elle est indispensable à notre équilibre et à notre survie en tant qu’espèce, parmi tant d’autres ! A Genève, c’est très mal parti :

La Confédération vient de le rappeler fermement : notre canton va devoir préserver ses terres agricoles et revoir son plan directeur en conséquence. Ainsi, les nouveaux logements devront être implantés là où il y a déjà des habitations et donc, des habitants.  Or, la densification en matière d’habitat impliquera une utilisation rationnelle et rentable de chaque mètre carré, incompatible avec l’objectif du plan directeur de construire du logement en respectant la qualité de la vie et un développement durable. En effet :

Serons-nous encore prêts à partager le peu d’espaces résiduel avec les autres espèces ? A voir le tollé provoqué dernièrement par un hypothétique crapaud ayant osé s’installer sur un chantier destiné au logement, nul doute que les corridors biologiques couleront dans le béton et que le magnifique programme de « Nature en ville » aura du plomb dans l’aile….

Protéger l’être l’humain n’est pas non plus sans conséquences. Le long des routes ou voies ferrées sur lesquelles circulent des matières dangereuses, la construction de nouveaux logements sera de plus en plus difficile et coûteuse, voire impossible. Et dans les communes riveraines de l’aéroport, la sévérité accrue en matière de bruit due à l’augmentation du trafic aérien rendront inhabitables plus de 400'000 m2 actuellement constructibles !

Le terrain « habitable »  se réduit comme une peau de chagrin. En matière d’aménagement, le jeu des chaises musicales est bientôt terminé.

Prétendre préserver la qualité de la vie sans prendre en compte des limites de notre petit territoire relève de l’irresponsabilité vis à vis des générations futures. Mais remettre en cause la croissance est un tabou, je l’ai constaté à mes dépens chaque fois qu’en tant qu’élue, j’ai osé aborder la question.

Plan directeur cantonal, Tribune de Genève du 27 avril 2015, courrier des lecteurs

Questions déposées au Grand Conseil à propos de :

  • QUE 317 Transport de matières dangereuses par route : quelles conséquences sur la construction de logements?
  • QUE 270A Quel sort attend l’actuel plan directeur cantonal 2030 ?
  • QUE269A L’office cantonal des véhicules déménagera-t-il à Bernex avant 2020? La réponse me semble avoir été écrite avant que le couperet tombe depuis Berne. Ca vaudrait la peine de demander au Conseil d’Etat si sa réponse tient toujours… je vais poser la question…

 

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