12/04/2018

Densité urbaine doit rimer avec qualité

La densification d'une ville doit être compensée par un regain de qualité des habitats et des espaces verts. Si la densification de Genève est un fait (voir la Tribune de ce jour) il est nécessaire de soigner d'autant plus la qualité des espaces. Qu'il s'agisse de logements ou d'espaces extérieurs, il est temps de prendre en compte les nouveaux modes de vie. Lors l'être humain se sent bien dans son environnement immédiat, il ne ressent plus le besoin pour se ressourcer de s'exiler en dehors de la ville voire encore plus loin grâce à des vols toujours meilleur marché dont l'impact n'est pas compensé.

Le futur gouvernement et le futur parlement seraient bien inspirés de s'engager véritablement sur une voie verte et durable. Pour l'Exécutif, le discours de Saint Pierre devrait en être le reflet. Pour le Législatif, la validation du plan directeur cantonal 2030, l'occasion de confronter ce dernier aux objectifs qu'il annonce. Entre une croissance incontrôlée et une décroissance indifférenciée, le chemin est hasardeux mais pas impossible.

Gageons qu’en 2030, Genève aura enfin véritablement compris l’importance du cadre de vie et que les valeurs patrimoniales existantes seront intégrées dès la planification de tout projet.

Ayant ainsi lutté contre l’enlaidissement grâce à la préservation de son environnement agricole, bâti, et naturel, Genève sera devenue la ville la plus verte au monde.

Pour rappel, voici les pistes que j'énonçais en janvier de cette année, lire la suite

11:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

10/04/2018

Silence on coupe

L’arrivée du printemps, selon que l’on soit humain ou animal, n’a pas la même intonation. Bruit des tronçonneuses pour les uns, gazouillis étourdis d’amours pour les autres lire la suite et voir les images

20:14 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2018

Les échanges commerciaux à tout-va menacent directement la vie sauvage

C’est un fait connu, la surpêche, la déforestation entrainent une érosion spectaculaire de la biodiversité au niveau planétaire. Nos gouvernements n’en n’ont cure. Importer de la viande d’Amérique du sud, de l’huile de palme d’Indonésie ou de Malaisie, on ne compte plus le nombre de marchés que le conseiller fédéral PLR Schneider Amman a dans son viseur. Les impacts seraient dévastateurs tant pour la biodiversité et les populations indigènes des pays producteurs que pour nos propres produits agricoles.  

Alors que d’aucuns ne pensent qu’en termes de marché, de libre échange, de profit immédiat, d’autres se préoccupent du futur de notre planète. Ainsi une vaste étude a permis d’identifier les routes économiques ayant le plus grand impact sur la faune sauvage (voir vidéo).

Mais l’information doit devenir encore plus accessible et se trouver à l’endroit même où elle est directement utile, là où s’effectue l’acte d’achat. Un étiquetage des produits en fonction des risques qu’ils entraînent pour la biodiversité permettrait aux consommateurs de choisir en connaissance de cause des produits respectueux de la biodiversité dans leur vie quotidienne.

Si les gouvernements n’en veulent pas, reste que grandes chaines de distribution de notre pays pourraient procéder à l’étiquetage des produits sans attendre.

Les zones à protéger représentent au final qu’un faible effort demandé : Par exemple, 5% des aires marines les plus affectées par la consommation américaine concentrent  60% des habitats des espèces menacées. Alors qu’est-ce qu’on attend pour bien faire ?

13:12 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)