11/10/2008

Laïcité quand tu nous tiens!

Soli Pardo propose que la constituante se penche avant tout sur les 3 lettres d'origine chrétienne qui ornent notre écusson cantonal." Ce sera une des vraies questions à résoudre par l'Assemblée constituante en matière de laïcité, question fondamentale, très éloignée des gadgets que beaucoup placent sous la rubrique "laïcité"."

Je ne suis attachée à aucune église, ni a aucune religion. Je vis depuis bientôt un demi siècle dans un canton qui porte sur ces armoiries un signe extérieur de religion, gasp. Mais celà n'a en rien affecté ma vie jusqu'à présent, et à moins que demain ce signe m'oblige à respecter un code religieux quelconque, je ne vois pas en quoi nous devrions perdre du temps pour en débattre dans le cadre de la constitution. Gardons notre temps pour des enjeux dont l'issue aura des incidences réelle sur notre vie et notre cadre de vie.

Christina Meissner

Tiens à propos, j'ai entendu dire que des parents s'étaient plaint auprès du DIP du fait que leurs enfants, inscrits à l'école publique de Genève, avaient entonné en 2007 des chants à caractère religieux lors du concert de Noël à la cathédrale St Pierre. Pour éviter de les froisser, cette année tout chant à conotation un tant soi peu religieuse sera banni de la cérémone à la cathédrale. Je ne peux pas croire que le politiquement correct nous empoisonne au point de nous faire accepter sans protester l'abandon de nos traditionnels chants de Noël et ce dans une cathédrale... Bon celui qui a commenté cette note a sans doute raison, ce n'est après tout probablement qu'une rumeur, attendons de voir à Noël.

09/10/2008

PAV, qui croire ?

Comme bien d'autres genevois intéressés par le paysage que nous réserve la ville de demain et notre place dans celui-ci, j'ai fait un tour à la présentation du projet Praille Acacias Vernets (PAV) hier à Uni Dufour.

Allez, commençons par dire merci à notre Julie car c'est bien à elle que l'on doit la série d'articles et la présentation d'hier soir. 

Par contre, je ne suis pas sûre d'en savoir davantage sur le projet après qu'avant la présentation mais là Julie, n'y est pour rien.

A part sur le plan - où par définition il fallait bien positionner les objets et leur affecter une fonction-, à entendre les porteurs du projet, tout était possible sur le périmètre.

Les tours, le principe est acquis mais si vous en voulez plus ?  aucun problème. Les logements prévus sont en nombre insuffisant ? (ça c'est bien vrai), on en prévoira davantage. Le zonage est trop rigide ? on va mixer tout ça. Il faut sortir le traffic du périmètre pour cause de nuisance ? On privilégiera la mobilité douce. Les véhicules des entreprises doivent pouvoir accéder au périmètre pour préserver leur activité ? On en tiendra compte.  L'Etat doit garder la main sur les terrains pour conserver la maîtrise de l'aménagement  mais  a besoin d'argent pour construire donc de liquidité. On y réflechit justement et tout est possible. Il n'y a pas assez de parcs, de places ? En fait, on en fera davantage en fonction des opportunités. Et sortir la Drize et l'Aire de leur galerie souterraine pour couler à l'air libre ? Et pourquoi pas. La culture se sent bien à la parfumerie et rêve d'y rester ? Aucun problème, on prévoit justement le partage de l'espace avec un nouvel hotel de police. Masterplan vous dites ? Au final pour moi, rien n'était clair.

Et je me demande encore comment les porteurs du projet intégreront toutes les idées  issues d'un processus participatif qui semble  lui aussi, bien flou. Reste que nous possédons aujourd'hui un processus participatif bien réel, c'est la votation populaire. Soumettre le projet au verdict du peuple aura le mérite de forcer les porteurs du projet à fixer les grands principes (financiers, hauteur, mixité, affectation) et de légitimer (si le peuple y adhère) la dépense de tant d'énergie et d'argent pour autre chose que du vent.

Zébulon me trouve bien pessimiste, lui, il adore le projet, adore Rodger qui défend les bisons, et dit  que pour que tout soit possible, il suffit de poser les idées les unes sur les autres en mille feuille. Traduit sur le périmètre, celà donne un beau mélange de plein de tout à tous les étages. Par exemple l'eau des rivières en façade s'écoulant à travers des parois végétalisées, des parcs d'agrément au 50ème étage, des serres avec des tomates sur les toits, ou bien des panneaux solaires en façade et des parcs sur les toits. Evidemment lui, c'est la nature qui l'intéresse alors il en met partout, il laissse le soin aux  humains de rêver la place qu'ils se réservent à tous les étages pour travailler, vivre ensemble ou chacun chez soi et surtout pour magaziner. Bref, d'après lui hier soir, nous autres humains manquions sérieusement d'imagination.

 

27/09/2008

La qualité de notre vie dépend de celle de notre environnement naturel

C Meissner.jpgLa qualité de la vie de l’Homme dépend clairement de celle de son environnement et notamment de la nature qui en fait partie. Je suis très attachée à la bonne qualité de vie qui caractérise encore aujourd’hui notre canton. Sa préservation dépend des moyens que nous nous donnons au niveau légal et la constitution en fait partie.

Les quartiers de villas contribuent au moins autant qu’une bonne partie de l’espace agricole à la préservation d’un environnement naturel de proximité où il fait bon vivre et se ressourcer. L’objectif n’est pas de les détruire mais de s’engager à renforcer leur intérêt pour l’Homme comme pour la nature. Pour une nature diversifiée et proche où il fait bon vivre et se ressourcer comme gage de qualité de vie.

 

Christina Meissner

Pic-Vert

11:06 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)