Politique - Page 11

  • L’immigration en chiffres : tout va très bien, Madame la marquise…

    Imprimer

    Personne n'aime reconnaître avoir eu tort. En 2002, le gouvernement a prétendu que seules quelques 8’000 personnes immigreraient avec l'ouverture des frontières.  A l'exception de l'UDC, tous les partis l'ont cru , le peuple aussi et il a voté oui à la libre circulation des personnes. Dix ans plus tard, face à la réalité des chiffres qui sont dix fois supérieurs, s'être fourvoyé à ce point parait inimaginable et admettre de s'être trompé d'autant plus difficile.

    Alors on préfère jouer à la méthode Coué.Tout va très bien, la réalité importe peu, car seule la représentation que nous nous en faisons est à même de nous rassurer.

    Mais comment démontrer de manière convaincante que l'accueil de 80'000 personnes de plus par an, soit l'équivalent d'une ville comme Lucerne, ne pose pas de problème pour le pays accueillant ? Mieux vaut critiquer celui qui ose  prétendre le contraire.

    Face aux faits qui ne trompent pas, il ne reste aux adversaires de la réalité que la diabolisation de l'UDC. UDC qui une fois de plus est le seul parti à écouter le peuple et oser dire tout haut ce que celui-ci ressent qui ne va pas.

    Ce ne sont pas les faits qui posent problème mais celui qui les dénoncent: l'UDC

    Pour enfin discuter sereinement du problème, faudrait-il que l'UDC seule clame haut et fort que l'immigration sans limite est un bienfait pour le pays? Ne pose aucun problème au niveau des infrastructures? N'alourdit pas la facture sociale? Suffirait-il que soit ce soit l'UDC qui affirme que plus de demandes pour un nombre moindre de logements n'entraîne pas de hausse de loyers? Que plus de demandeurs d'emplois pour le même nombre d'emplois n'entraîne pas de dumping salarial?

    Personne n’y croirait ! Parce que quoiqu’en pensent les adversaires de l’UDC, les chiffres et le ressenti quotidien ne trompent personne, pas même les Verts tessinois...

    Merci à la Tribune de Genève de les avoir publiés ce mardi 14 janvier, hélas seulement sur sa version papier, la voici pour les blogueurs

    TdG 14 janvier 2014 Immigration chiffres.pdf

    Le 9 février, osons le OUI à l'initiative de l'UDC

    Lien permanent Catégories : Politique 5 commentaires
  • Femme encore et toujours

    Imprimer

    Avortement remboursé par la LAMAL, le peuple s'est déjà clairement prononcé sur le sujet

    Pour rappel:

    Blog publié le 9 janvier 2014

    J'avais publié le blog ci-dessous le 8 mars 2012, jour de la Femme. Alors que le peuple devra se prononcer sur l'initiative contre le remboursement de l'avortement le 9 février, il me parait nécessaire de le republier, pour réaffirmer mon NON clair à cette initiative rétrograde et complètement déconnectée de la réalité. D'aucuns croient qu'il suffirait de prendre une assurance complémentaire pour couvrir les frais. Certes, mais une grossesse non désirée étant par définition non planifiée, il faudrait que cette assurance, comme la pilule du lendemain, soit prise après les faits....

    Aucune économie ne sera faite en supprimant le remboursement des IVG par les caisses car les conséquences d'un avortement pratiqué dans la clandestinité sont bien plus coûteuses pour la femme,  et pour la société en général. quant à mettre au monde un enfant non désiré, ce n'est pas la conception que j'ai d'une humanité responsable.

    En tant que femme, je voterai NON sans état d'âme

    Blog du 8 mars 2012

    Quasi 2 ans plus tard, l'initiative a abouti, inutile de préciser que je ne l'ai pas signée. En ce jour de la femme, il m'était nécessaire de réitérer mon opposition à cette mainmise sur le corps des femmes.

    Réactions de femmes à propos de l'initiative contre le remboursement des avortements par les caisses maladie. (blog du 31 janvier 2010)

    Alors que notre planète croule déjà sous le poids démographique insoutenable que lui impose l'être humain, augmenter le nombre de naissances, de surcroît non désirées, va à l'encontre du bon sens et est indigne d'une société égalitaire et de notre espèce sensée être dotée de raison.

    Il faut au contraire décupler les efforts pour l'éducation des femmes (des hommes aussi...), pour un planning familial responsable, pour que  la naissance d'un enfant demeure un choix. Et que ce choix devienne un choix réfléchi au regard de l'empreinte que celui-ci marquera sur notre environnement.

    On a beau être au courant des moyens de contraception, les utiliser, personne n'est à l'abri d'un oubli, voire même d'un désir secret d'enfant dans le feu de la passion qui nous rend, un temps, déraisonnable. S'ensuit l'inévitable désarroi émotionnel auquel toute femme, de par sa condition, est seule à faire face. J'ai, comme tant d'autres femmes, fait le choix difficile mais réfléchi de l'avortement. Un choix dont on ne parle pas, même ici, en Occident, de peur d'être fustigée.

    Grossesse, voile, niqab ou burqa, n'ont pas fini d'asservir les femmes. Femmes qui ne sont pas loin de rejoindre le rang des criminels. Dans trop de pays, l'homme n'a pas à apprendre à maîtriser ses pulsions, par respect pour lui, la femme doit cacher son visage, sa féminité, sa maternité criminogènes.

    Merci à la Suisse de nous laisser ce droit sur notre matrice, sur notre destin, sur notre vie et d'avoir la décence de ne pas nous soumettre à nouveau à la question.

     

    Lire aussi l'interview de Béatrice dans le Matin du 31 janvier 2010, dont est extrait le texte ci-dessous. Une femme que je remercie pour son courage et dont les propos, j'espère, mèneront beaucoup de lecteurs à réfléchir avant de signer l'initiative :

    "J'avais beau être assez au courant  des moyens de contraception, c'est arrivé quand même. Ca a été très dur à chaque fois, je n'oublierai jamais. J'étais toute seule, les pères ne m'ont jamais accompagnée à l'hôpital, je n'ai rien dit à mes amis. J'avais peur qu'ils me jugent". Que pense-t-elle de l'initiative qui vise à radier les coûts de l'interruption de grossesse de l'assurance de base ? "Lorsque je suis tombée enceinte de ma première fille, à 17 ans, j'étais mal informée, même si j'étais assurée: je croyais que je devrais payer 2000 francs de ma poche pour me faire avorter. J'ai cherché l'argent, le temps a passé et il était trop tard pour interrompre la grossesse. Ma fille est née, je n'ai pas pu travailler, et j'ai touché l'assistance sociale. La plupart de celles qui veulent se faire avorter sont des jeunes femmes seules sans situation, comme je l'étais à l'époque. Vous croyez vraiment que l'on va faire des économies en supprimant le remboursement des IVG par les caisses ?"

    Lien permanent Catégories : Politique 39 commentaires
  • Escalade ou dégringolade ?

    Imprimer

    15 décembre 2013, commémoration de l’Escalade, j‘ai le privilège, en tant que cheffe de groupe parlementaire, d’être à la tribune officielle et j’en profite pour saluer Ueli Maurer, président de la Confédération. Le cortège de la plus grande manifestation médiévale d’Europe  défile devant nous. Tambours et fifres, la fête est chaude et belle. Plus tard, je rejoins mon mari. Comme chaque année, son association a préparé le vin chaud pour  accueillir la Compagnie 1602 à la fin de 3 heures de commémoration, exaltante pour les visiteurs éreintante pour les participants. Comme chaque année, je sers le vin chaud, je sers des mains, l’ambiance est à la fête. Merci à tous ceux qui s'impliquent année après année pour les commémorations qui caractérisent Genève, et qui réchauffent le cœur de ses visiteurs.

    21h30, les derniers costumés s’en vont, fin de la fête, je retourne vers ma voiture parquée dans les quartiers proches de la vieille ville.  Une dizaine de putes ont pris place au coin des rues, plusieurs m’accostent, moi, une femme ! A les regarder de plus près, il s’agit plutôt de travestis . « J’ai froid, j’ai faim, ne voudriez-vous pas m’accompagner jusqu’à chez moi à Plainpalais » . Non vraiment non, la fête est finie, la désillusion me gagne. Genève, celle que j’ai connue jadis, je ne la reconnais plus. La belle Escalade s’est transformée en une belle dégringolade le 15 décembre 2013.

    Lien permanent Catégories : Politique 2 commentaires
  • Fiat lux ?

    Imprimer

    Le Conseil d'Etat a reconnu l'existence de nos frontières naturelles sans pour autant en tirer l'évidence qui en découle: la limite de nos ressources et donc le nécessaire frein à notre croissance. Frein ne veut pas dire arrêt mais juste ralentir le temps de pouvoir digérer, intégrer  et agir sur les effets induits par un développement que nous ne maitrisons plus.

    L'environnement et l'énergie ont donc été les grands perdants du discours de Saint-Pierre. Oublier ainsi l'essentiel n'a rien de rassurant de la part d'un canton qui se veut être exemplaire à l'échelle planétaire.

    Gageons que le Conseil d'Etat se rattrapera au niveau de son programme de législature pour révéler sa vraie nature et celle de notre futur...

    Une place pour tous ? Pas si sûr

    TdGDiscoursStPierre11dec2013.pdf

    Lien permanent Catégories : Politique 0 commentaire
  • Hommage aux conseillères et conseillers d'Etat

    Imprimer

    Michèle Kunzler, Isabel Rochat, Charles Beer, David Hiler, Pierre François Unger

    Hommages prononcés par Christina Meissner, cheffe de groupe UDC au Grand Conseil le 29 novembre 2013 Lire la totalité des hommages

    Extraits :

    Isabel Rochat

    La réforme de la police était un dossier gigantesque. C’est grâce au travail que vous avez initié, que votre successeur peut agir aujourd’hui.

    David Hiler

    Vous faites partie d’une génération de Verts non dogmatiques qui ont marqué le Conseil d’Etat.Comme l’UDC, vous avez toujours voulu un budget équilibré. L’UDC reconnait vos efforts pour le travail accompli, un bon travail, agrémenté d’un sacré pointe de créativité.

    Charles Beer

    Vous avez su montrer une grande indépendance. Vous avez personnifié le fait qu’un Conseiller d’Etat n’est plus au service de son parti mais de la République.

    Pierre-François Unger

    On dit qu’un bon manager, c’est celui qui sait déléguer afin de rester, lui, toujours libre et disponible. A croire ce que d’autres disent, vous avez parfaitement réussi ! Sans doute que les Urgences hospitalières vous ont appris le métier.

    Michèle Kunzler

    C’est vous qui avez fait œuvre de pionnière pour remettre la nature au centre. Puisse celui qui vous succède ne pas l’oublier. Bien au-delà du potager urbain, ou de quelque plantation d’arbres les pieds dans le bitume, c’est bien de l’espace vital oh combien malmené de l’être humain dont vous vous êtes souciée tout au long de votre mandat. Puisse votre successeur parvenir à maintenir cette nature au cœur des préoccupations comme vous avez su le faire et ne pas tuer notre infini.

    Lire la totalité des hommages

    Lien permanent Catégories : Politique 0 commentaire