22/09/2013

Plan directeur cantonal (suite et fin)

 

Voilà plus de 2 ans de travail sur plan directeur canton s'achèvent.

Le plan directeur a été accepté le 20 septembre 2013 par 64 oui (PLR, PDC, Socialistes, Verts) contre 19 non (UDC, MCG).

Beaucoup de choses ont été dites durant ces 2 jours de débats, je reproduis ci-après mes déclarations d'entrée et de conclusion, histoire de mettre un point final, mais choisi à ce dossier.

Final est un bien grand mot puisque sur le terrain, le travail continue. Quoiqu'en pensent les élus dans leur bulle, les Genevois, eux, sont loin d'accepter une croissance effrénée. Le vote sur le plan directeur cantonal leur échappe, mais au niveau local, ils se battent et continueront à se battre par le seul moyen qu'ils ont à leur disposition,  le référendum, en attendant qu'enfin on décide de passer à un mode de développement plus participatif.

Le dernier en date, le référendum contre la décision des élus à Lully a non seulement abouti, mais la population a suivi les référendaires.  Espérons que les élus fassent preuve de bon sens et prennent enfin la mesure de la colère qui gronde dans les campagnes, dans les quartiers suburbains et même en ville.  Quant aux électeurs, je leur rappelle que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient. Faites votre choix entre des partis gouvernementaux qui vous baratinent depuis des lustres et vous ont mis dans le pétrin actuel. Ou votez pour qu’on vous écoute, qu’on tienne compte de vos besoins, et qu’on vous accorde  enfin la priorité.

 


Déclaration d’entrée de Christina Meissner, rapporteure de minorité UDC sur la résolution relative au plan directeur cantonal 2030

19 septembre 2013

Processus

La première version date de mai 2011. Lors de l’enquête publique, 31 communes sur 45 ont refusé le plan.

La version soumise aux députés, c’est celle de février 2013, tient-elle compte des remarques des communes ?

Pour le savoir, il aurait fallu entendre ces communes, la commission (CAC) ne l’a pas fait. Après avoir refusé d’auditionner la société civile, elle a même été jusqu’à décider de ne pas auditionner les communes !

Elle a préféré s’en remettre aux réponses apportées par l’Etat, agissant ainsi en chambre d’enregistrement de l’Exécutif

Si vous trouvez ça normal, nous pas !

Pour l’UDC, ce manque de respect des communes et des habitants, est inacceptable

 

Sur le Fond

Le PDCn c’est un concept et des mesures

Le Plan directeur est un acte majeur. Contraignant, il fixe l’aménagement et donc l’orientation que nous désirons pour  le développement de notre canton pour les 15 ans à venir au minimum. De l’aménagement découlent le logement, les emplois, la mobilité, tout ce qui influe sur notre vie et sa qualité.

 

Le concept

Basé sur la croissance,

Il table sur l’accueil de 100'000 nouveaux habitants d’ici 2030.

Quoiqu’en dise M. Longchamp, ces habitants ce ne seront pas nos enfants.

Ce sont majoritairement des Européens qui fuient la crise et d’autres qui fuient la misère du monde.

Les statistiques sont implacables.  Voyez plutôt : en une année la croissance démographique a été de :  

+5’978 étrangers

+ 153 suisses.

Le plan directeur est établi par le gouvernement, ce dernier devrait d’abord répondre aux besoins  de ses concitoyens.  Y répond-il ?

 

Les mesures préconisées concernent le logement, l’emploi, la mobilité.

Répondent-elles aux problèmes des genevois d’aujourd’hui ?

La réponse est non, voici pourquoi :

 

Logement

Les Genevois en cherchent et n’en trouvent pas

Le plan directeur2030 préconise la construction de 50'000 logements pour " loger 100'000 habitants"

L’idée que la construction de nouveaux logements seule puisse détendre le marché est fausse. Cela serait vrai si, parallèlement, la forte immigration économique actuelle pouvait être contrainte ou conduite. Or ce n’est pas le cas, loin de là.

Les logements prévus ne serviront pas à loger « nos enfants », mais une population importée.

 

15’000 logements ont été construits de 2000 à 2010 (1’430/an)

En dix ans, le déficit cumulé a été de 10'000 logements

Jamais Genève n’a réussi à construire plus de 1’500 logements par an et on prétend nous faire croire qu’on arrivera à en construire 2’500 !

En 2030, c’est un déficit de 30'000 logements qui nous attend (10'000 logements issus du déficit actuel + les 20'000 issus de notre incapacité à construire davantage que 1’500 logement par an)

En 2030, le nombre de logements construits ne suffira même pas à loger les nouveaux arrivants. Prétendre que nous devons construire pour loger nos enfants est un argument totalement fallacieux. C’est la crise absolue qui nous guette !

 

Emploi

Notre canton a toujours eu plus d’emplois que d’habitants pour les occuper, il a toujours fait appel à l’étranger pour occuper ses emplois surnuméraires. Seulement voilà, l’appel d’air a pris les proportions d’une tempête pour les Genevois en quête d’emploi. Le nombre de frontaliers a doublé en 10 ans et ils viennent de plus en plus loin.

D’une part, la crise économique européenne amène toujours davantage de personnes à venir chercher du travail sur notre territoire et donc à trouver où se loger. D’autre part, les actions volontaristes des autorités vis-à-vis de l’attrait économique de notre canton induisent une immigration qui provoque et contribue encore plus à la distorsion et à l’assèchement du marché de l’emploi en plus de celui de l’immobilier local.

La concurrence est de plus en plus rude, les cas de dumping salarial se multiplient.

Loin de donner la préférence cantonale, de choisir les entreprises qui veulent vraiment s’investir à long terme pour le canton, loin de rééquilibrer les emplois au niveau régional, Le PDCn préconise toujours davantage d’emplois à Genève qu’en France voisine et aucune mesure contraignante.

 

Mobilité

Il sied de relever que le document « Mobilités 2030 » fait partie intégrante du  plan directeur cantonal et que l’adoption de ce dernier entraine de facto l’adoption de « Mobilité 2030 ».

Genève étouffe

Nous sommes coincés dans les bouchons ou dans le bus.

Avec l’augmentation de la population prévue + 200’000 habitants d’ici à 2030, soit 1'7 millions d’habitants dans l’agglomération, une explosion des demandes de mobilité est prévue:

C’est un accroissement de 20% des déplacements Soit 350'000 déplacements de plus à gérer chaque jour auxquels il faut ajouter les déplacements liés aux emplois depuis l’extérieur du canton.

Le plan préconise de faire monter dans les bus et trams les automobilistes (et les marchandises) aujourd’hui coincées dans les bouchons.

+ 143% dans un tram, je vous laisse imaginer les sardines.

Mais, le PDCn prévoit plus de trams, plus de trains, plus de tout sauf que la plupart des mesures sont prévues pour après 2030.

 

Coût des mesures

Le concept multimodal tel que présenté aujourd’hui représente environ 10-12 milliards CHF

Ajoutez-y les milliards qu’il faudra dépenser pour équiper les nouvelles zones prévues pour l’habitat sur les Cherpines, sur Bernex, etc

Et nous voilà avec une dette qui prendra des proportions gigantesques (elle est déjà de 30’000/habitant). En effet, le canton n’a pas aujourd’hui la capacité de payer les investissements autrement qu’en s’endettant. Le budget 2014 présenté ce matin en est la preuve.

Quand on n’a pas les moyens, on modère ses ambitions.

Le problème c’est nous sommes incapables d’admettre nos limites, financières et territoriale.

Cette attitude est irresponsable et en aucun cas durable.

Seulement voilà, le plan directeur, c’est un gros paquebot, un Titanic. Une fois lancé, il est bien difficile de l’arrêter. Le capitaine Longchamp a repris la barre alors que les icebergs s’accumulaient sur la route. La commission d’aménagement a préféré lui faire confiance plutôt que de vérifier si le plan était sensé. Les passagers des ponts inférieurs, à  savoir la population, n’ont rien à dire, ce sont les 100 députés de ce parlement qui décideront de leur sort.

Certains, qui quittent le navire cet automne, n’auront aucun mal à voter pour un plan qu’ils n’auront pas à assumer,

Foncer droit dans l’iceberg, vous trouvez ça normal, nous pas.

Après avoir  soutenu sans fléchir les bilatérales, sans vouloir entendre parler de mesures compensatoires, après avoir nié de l'idée de frontière, au nom du dogme du libre-échange, juste pour faire des affaires et en laissant de côté la légitime souffrance d'une partie de la population genevoise, les PLR, PDC et Verts acceptent les yeux fermés un plan qui qui ne répond pas aux besoins des habitants.

Le bétonnage des terres agricoles et des zones habitées se fera au détriment des habitants.

Si vous trouvez ça normal, nous pas.

Cette croissance non maîtrisée n’est ni durable ni soutenable, ce projet de plan directeur cantonal n’est rien d’autre qu’une fuite en avant. Il ne nous fait pas Envie

C’est avec le souci de défendre les besoins en logements, emplois, mobilité et qualité de vie des Genevois, de tous les Genevois que l’UDC vous demande de refuser ce plan directeur 2030. 

 

 

Christina Meissner, rapporteur de minorité UDC sur la résolution relative au plan directeur cantonal

 

 

Conclusion

20 septembre 2013

J’aimerai en guise de conclusion revenir sur certains points évoqués hier au cours des débats.

Il a été dit, notamment par M. Longchamp, que les communes acceptaient ce plan.

En réalité, lors de l’enquête publique de 2011, 31 communes sur 45 n’ont pas accepté ce plan.

Certaines n’ont pas manqué d’exprimer, en direct avec le Conseiller d’Etat  ou auprès de la commission d’aménagement, ce qui pour elles n’allaient pas et elles ont même été jusqu’à faire des propositions alternatives. Résultat pour ces dernières (Avusy, Chêne-Bougeries, Perly, etc), elles se sont retrouvées avec et les mesures de l’Etat et celles, alternatives, qu’elles proposaient. Belle récompense.

Mais au final, comme personnes n’a demandé aux conseils municipaux d’émettre un nouveau préavis sur le nouveau plan de 2013, celui que nous traitons aujourd’hui, la seule position officielle des communes et celle émise par préavis sur le plan de 2011, à savoir, un préavis négatif pour 31 d’entre elles. Excusez-moi mais je n’appelle pas ça une acceptation.

Il a été dit que l’UDC pratiquait la multiplication des pains. En l’occurrence, c’est vous, PLR, Verts, PDC qui faites miroiter aux Genevois, qu’ils sortiront des bouchons et trouveront à se loger.

La vérité c’est que jamais Genève n’a réussi à construire 2’500 logements par an, et que toutes ces « raquettes ferroviaires » et traversée lacustre sont remises aux Callandes grecques.

La vérité c’est que le gouvernement n’a pas l’argent, qu’il refile la patate chaude des grands chantiers aux suivants et que même pour les investissements prioritaires, il est obligé de s’endetter, sur le dos des Genevois.

La vérité c’est aujourd’hui, l’afflux des étrangers qui fuient la crise  européenne. Ils sont prêts à tout pour trouver du travail, même au prix du dumping salarial. Et vous ne proposez rien pour le juguler.

L’UDC est réaliste et propose le retour au contingentement via son initiative sur l’immigration de masse.

Hier aux Etats, l’initiative UDC a été balayée par tous les partis. Des partis qui oublient que les patrons de PME romands sont favorables à l’initiative UDC.  Des partis qui oublient  que les citoyens attendent de de vraies réponses à leur souffrance en matière de transport, de travail, de logement.

Si chaque année la Suisse absorbe par l’immigration plus de 70'000 personnes, soit la moitié de la population de notre canton. Genève pour sa part accueille à elle seule plus de 20'000 nouveaux migrants, dont la statistique, allez savoir pourquoi, n’en retient que 6’000 contre une croissance autochtone de 153 personnes.  

Quand Monsieur Longchamp rappelle qu’il y a 100'000 enfants entre 0 et 19 ans qu’il faudra loger dans les 15 ans, il oublie que dans le même laps de temps, on meurt aussi, et que ces morts libèrent des logements, et que fort heureusement tout le monde ne vit pas seul ! Le nombre de logement que nous construisons par an suffirait largement pour loger nos enfants sans l’afflux massif venu de l’étranger.  

La vérité Monsieur Longchamp, c’est que sans immigration souveraine  et choisie, sans préférence cantonale pour les logements et pour les emplois, nos enfants n’en auront pas  et que nous hypothéquons le futur de nos enfants.

Pour conclure, Mesdames et Messieurs les Députés, vous voterez un plan contraignant, basé non sur la durabilité mais sur la croissance, qui nie les problèmes de financement, qui nie la frontière, qui oublie les Genevois et qui ne résistera pas à la confrontation du terrain, demain.

Christina Meissner, rapporteure de minorité UDC sur la résolution relative au plan directeur cantonal 2030

 

Le plan directeur a été accepté le 20 septembre 2013 par 64 oui (PLR, PDC, Socialistes, Verts) contre 19 non (UDC, MCG)

 

Blog du 10 septembre 2013

L’aménagement du territoire, c’est comme un navire de grande dimension, le faire changer de direction demande de l’anticipation car, quand on voit l’obstacle, c’est déjà trop tard. François Longchamp a pris le gouvernail du DCTI(tanic), renommé depuis DU, alors que celui-ci se trouvait en plongée dans l’océan glacial de la révision du plan directeur cantonal 2030 (PDCn). Il y avait des icebergs partout (préavis négatif de 31 communes sur 45). Non seulement, il n’a pas ralenti mais a augmenté la vitesse car il fallait coûte que coûte arriver le 19 septembre à la validation du PDCn par le Grand Conseil. Plongés dans la nuit, la majorité des députés de la commission d’aménagement, n’ont pas vu le navire foncer droit sur les écueils et n’ont pas activé l’alarme. Les passagers genevois cantonnés dans les ponts inférieurs, n’ont pas voix au chapitre alors qu’ils risquent la noyade. Les élus aussi, aux prochaines élections…

Les mesures préconisées, loin d’améliorer la situation, la péjorent. Manifestement, Genève n’a pas les moyens de ses ambitions, les mesures du plan directeur cantonal 2030 ne nous amènent pas la qualité de vie, la préservation des espaces naturels et agricoles qui font l’attrait de Genève. Elles ne règlent pas le problème du logement et ne libèrent pas Genève de ses bouchons.

Cette croissance non maîtrisée n’est ni durable ni soutenable, ce projet de plan directeur cantonal n’est rien d’autre qu’une fuite en avant. Raison pour laquelle, au nom de l’UDC, j’ai rédigé un rapport de minorité qui appelle à refuser ce projet.

Voici pourquoi le plan directeur 2030 ne répond pas aux besoins des Genevois

21:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

21/07/2013

Lettre à Françoise

A propos de plage, d’arrogance et d’ignorance, lettre à Françoise Chappaz, secrétaire générale du WWF Genève, suite à l’article paru dans Le Matin Dimanche du 21 juillet 2013

Chère Françoise,

J’ai fait ta connaissance en 1990. A l’époque, j’étais secrétaire générale de Pro Natura et toi, du WWF à Genève. Tu étais une verte environnementaliste aguerrie par tes combats contre le nucléaire et Malville. J’étais une verte naturaliste novice prête à me battre pour sauver quelques vergers et leurs chouettes face à l’autoroute qui les menaçaient. Tu avais déjà une réputation de dame de fer.  S’agissant de territoire, nos caractères bien trempés auraient pu nous entrainer dans une rivalité extrêmement dommageable pour cela même que nous défendions. Alors plutôt que l’affrontement, j’ai choisi la négociation avec à la clé, la répartition du territoire en fonction des compétences. A toi l’environnement avec, au centre, l’humain. A moi celui avec, au centre, la nature. Nos forces ainsi orientées ont permis à nos énergies d’être investies au mieux et à nos associations de gagner bien des batailles. A l’époque, Christian Grobet était Conseiller d’Etat et il était champion en matière de négociation.

On ne peut pas en dire autant du Conseil d’Etat actuel. Voilà 3 ans que je défends les propriétaires habitant leur logement dans le combat territorial qu’ils mènent face à l’arrogance de l’Etat. Voilà 3 ans que je me heurte à une absence totale d’ouverture, de fin de non-recevoir de toute idée novatrice et de toute velléité participative.  Alors, l’attitude de ce Conseil d’Etat dans le dossier de la plage des Eaux-Vives ne m’étonne pas, hélas.

Qu’a-t-il fait alors même qu’il savait depuis le début du projet qu’il était délicat, qu’il nécessiterait une analyse fine, susciterait des oppositions et une nécessaire discussion ? Fort du vote en 2009 du Grand Conseil, l’Etat s’est replié sur lui-même. Quand recours il y a eu, l’Etat n’a surtout pas négocié avec les opposants mais a attendu, confiné dans ses bureaux, le verdict du Tribunal. Ce dernier a reconnu le recours du WWF et remis en question la manière dont l’Etat avait traité le dossier. Certain de son bon droit, l’Etat va sans doute s’enferrer dans la contestation du recours, surtout ne pas négocier et tenir le WWF à l’écart.

Et d’aucuns s’étonneront des blocages, de la recourite, de la fronde des uns ou des autres… Il est temps de mettre les égos de côté et d’entamer le dialogue, la négociation, en face à face et non plus par avocats interposés. C’est ainsi et seulement ainsi que l’on parviendra à un projet ménageant la nature, intégrant les besoins humains et tenant compte des potentialités réelles de notre territoire et de nos finances.  C’est un sacré défi qui nécessitera  beaucoup d’énergie. Et l’énergie, Françoise connait.

Chère Françoise, je m’en vais saluer de ta part les éléphants d’Afrique, ça me changera de ceux  que je côtoie en politique !

 

Christina Meissner, une députée, plus verte que les Verts qui n’ont de vert que la rage pro vélo qui les fait pédaler dans le vide de leur ignorance sidérale de la nature.

Précédent blog relatif à la plage des Eaux-Vives

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28/06/2013

Challendin, le Grand Conseil a tranché dans le vif

Notre conseiller d’Etat François Longchamp a-t-il eu une enfance malheureuse à Chêne-Bougeries qu’il s’acharne à ce point sur cette dernière ? Le traitement du projet du chemin Challendin en donne une démonstration édifiante. Voyez plutôt :

Le 19 juillet 2012, le nouveau Conseiller d'Etat responsable de l'urbanisme, François Longchamp, a balayé d'un coup, tout un travail issu de la concertation et d'un processus démocratique, du choix des habitants, du conseil municipal et administratif de la commune de Chêne Bougeries.

Le choix des moyens et des mots utilisés ce jour-là ont été d'une brutalité inouïe, les arguments ont été tronqués, les interprétations biaisées. Le projet immobilier que le magistrat qualifiait alors « des opposants » a été conçu par les propriétaires, les promoteurs, les habitants du chemin de Challendin, les associations locales et la commune tous ensemble. C'est le conseil municipal qui l'a voulu répondant ainsi à la volonté populaire qui avait rejeté le projet de l'Etat. Après  4 mois, de travail en commun, un accord entre tous a été trouvé, garantissant une construction rapide de logements, les opposants potentiels étant ...tous signataires de l'Accord de Challendin.

En refusant en juillet dernier l’Accord Challendin, l’Etat a déterré la hache de guerre poussant de fait, commune et habitants à s’opposer à la décision de l’Etat.

Face à l’opposition de la commune au diktat de l’Etat, l’Etat s’est alors tourné vers le Grand Conseil pour la lever. Il appartenait aujourd’hui au Grand Conseil de trancher.  Lourde responsabilité.

Suivre l’argumentaire de l’Etat, et voter la résolution 719? Ou respecter le choix des habitants et de leur commune ? Le Grand Conseil se contente trop souvent d’être une chambre d’enregistrement en confiant  à l’Exécutif  le pouvoir qui lui revient

Le sujet est complexe, il est dès lors indispensable de l’examiner en commission pour que le Grand Conseil se prononce en connaissance de cause et en aucun cas de le voter sur le siège, comme le souhaiterait le Conseiller d’Etat Longchamp. Le groupe UDC a donc demandé le renvoi en commission pour examen approfondi.

Le Grand Conseil, a l’exception du MCG et de l’UDC a voté la résolution 719. Dès lors, le choix de l’UDC de respecter la volonté populaire, s’est traduit par un refus de la résolution. Nous étions minoritaires comme le vote nominal le prouvera.

Textes précédents sur le même sujet

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27/06/2013

Verbois: Le Grand Conseil traîne les pieds

Tel est le titre choisi par l'Info pêche No 66 qui rappelle que j'ai déposé voici déjà 3 mois une motion demandant à l'Etat de se déterminer face au futur des vidanges et à la sécurisation du site de la Jonction.

Une année mois pour mois après la dernière vidange de Verbois et avant qu'on ne doive à nouveau en décréter une autre faute d'avoir pris les mesures nécessaires pour les éviter, il serait temps que le Grand Conseil se penche sur les enjeux liés aux vidanges de Verbois. Au-delà des conséquences catastrophiques potentielles qu'une reprise des vidanges entraînerait pour la faune aquatique, il en va aussi de la sécurité des biens et des personnes  du côté du site de la Jonction. Enjeu qui à ce jour n'a toujours pas été pris sérieusement en main par nos édiles. Raison pour laquelle je demanderai que ma motion M2140 déposée le 1er avril soit traitée lors de la session du 27-28 juin. Le parlement a refusé de le faire. Plutôt que d’attendre que le Grand Conseil parvienne au point 82 de l’ordre du jour et s’en saisisse, il faudra pour cela des mois, j’ai décidé de la transformer en question écrite.. Lire la suite sur mon site web

Merci aux pêcheurs pour l'écho fait à ma motion dans l'Info pêche No 66  de juin 2013

Précédents blogs sur le même sujet

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25/06/2013

SIG et la saga des comptes de l'Etat

Premier épisode: Le Conseil d’Etat et le Grand Conseil désavoués sur la manière cavalière dont ils se sont servis de manière unilatérale dans la caisse des SIG pour éponger le déficit cantonal (L10900). Les communes n’ont pas apprécié et le Tribunal leur a donné raison. L’arrêt du Tribunal Fédéral  du 10 juin 2013 est clair: l’Etat doit rembourser à SIG la part de redevance prise en trop, 60 millions. Ce n’était pas légal, indigne d’une bonne et juste gouvernance.

Deuxième épisode: Le Grand Conseil doit se prononcer le 27 juin sur les comptes et la gestion de l’Etat 2012. Va-t-on  comme la logique le voudrait, grever les comptes 2012 des 60 millions, et voir le déficit augmenter d’autant ? Va-t-on laisser les comptes 2012 tels que présentés et grever les comptes suivants (2013) des 60 millions et refiler la patate chaude aux Conseil d’Etat et Grand Conseil suivants ? L’administration cantonale nous fait toute une théorie sur le fait que

« Si les comptes 2012 devaient à nouveau être bouclés en juin 2013, ils devraient intégrer tous les éléments connus actuellement en plus de la redevance extraordinaire à rembourser au SIG. Il faudrait revoir toutes les estimations des états financiers (revenus fiscaux, provisions, etc.) et intégrer tous les évènements intervenus depuis la publication des comptes par le Conseil d’Etat avec, par exemple, la constatation en avril 2013 d’un écart de valeur de 81 millions sur les actifs immobiliers à transférer à la CIA. Ainsi, un deuxième bouclement des comptes 2012 en juin 2013 aurait à priori pour conséquence de diminuer le déficit 2012 et d’accroître le déficit prévu au budget 2013. »

Donc que l’on grève les comptes 2012 ou 2013 des 60 millions, dans tous les cas, le déficit est « garanti » et en 2012 et en 2013. Le choix du Grand Conseil finalement n’aura que peu d’importance. Mais le fait qu’il y ait deux ans de suite un déficit en a une, et de taille, c’est l’enclenchement du mécanisme de frein à l’endettement. Le peuple devra se prononcer sur les budgets futurs et choisir entre plus d’impôts ou moins de prestations pour équilibrer le budget.

Cependant, le Grand Conseil n’est pas à une Genferei près et je ne doute pas une seconde qu’il cherchera et trouvera, avec l’aide du gouvernement actuel,  un moyen de bidouiller les comptes pour éviter de donner la parole au peuple.

Pour rappel, seule l’UDC prône depuis des années pour des comptes équilibrés, seule l’UDC rappelle au moment du budget qu’elle refusera des comptes déficitaires et seule l’UDC, in fine, refuse tant un budget que des comptes déficitaires.

A près de 50’000 CHF de dette par habitants bébés compris, ça suffit.

Il en va de la bonne gouvernance et du respect des citoyens qui paient leurs impôts. Certes 30% n’en paient pas  et 4% des plus riches fournissent le 40% % des entrées fiscales. C’est bien là tout le problème de Genève, la déresponsabilisation gagne du terrain à tous les niveaux: après moi le déluge.

Jeudi 27 juin, il s’agira  surtout de se prononcer sur cette gouvernance de l’Etat plus que de savoir quels comptes on plombe un peu plus. J’ai la conscience tranquille face aux 60 millions à rembourser puisque je suis la seule, avec Eric Leyvraz (UDC ) et Roger Deneys (S), à avoir refusé ce racket. Regarder à ce propos dans les cordes du 19 juin 2013

et le Mémorial du 15 décembre 2011 dont je publie la prise de parole de notre député UDC aux finances Eric Leyvraz.

M. Eric Leyvraz (UDC). Monsieur le président, je reviendrai un peu sur ce qu’a dit M. Deneys. Si l’on prend 40 ou 60 millions aux Services industriels pour les reverser dans la caisse de l’Etat… L’Etat est actionnaire à 55% des Services industriels et je doute de la légalité de cette position. Je me réjouis de voir l’ACG demander sa part du gâteau. En effet, si l’on prend 60 millions pour l’Etat, l’ACG, avec 45% des actions, pourrait très bien demander 50 millions. Ces positions que l’on prend maintenant sont tout à fait inacceptables. Pour n’importe lequel d’entre vous qui serait à 45% actionnaire d’une entreprise, si son associé, actionnaire à 55%, lui disait: «Je prends quelques millions, parce que moi j’ai besoin d’argent, et pas toi», eh bien je pense que ce serait tout à fait inacceptable ! Et je me réjouis de voir la réaction de l’ACG.

http://www.christinameissner.com/sig-et-la-saga-des-comptes-de-letat/

11:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)