25/06/2013

SIG et la saga des comptes de l'Etat

Premier épisode: Le Conseil d’Etat et le Grand Conseil désavoués sur la manière cavalière dont ils se sont servis de manière unilatérale dans la caisse des SIG pour éponger le déficit cantonal (L10900). Les communes n’ont pas apprécié et le Tribunal leur a donné raison. L’arrêt du Tribunal Fédéral  du 10 juin 2013 est clair: l’Etat doit rembourser à SIG la part de redevance prise en trop, 60 millions. Ce n’était pas légal, indigne d’une bonne et juste gouvernance.

Deuxième épisode: Le Grand Conseil doit se prononcer le 27 juin sur les comptes et la gestion de l’Etat 2012. Va-t-on  comme la logique le voudrait, grever les comptes 2012 des 60 millions, et voir le déficit augmenter d’autant ? Va-t-on laisser les comptes 2012 tels que présentés et grever les comptes suivants (2013) des 60 millions et refiler la patate chaude aux Conseil d’Etat et Grand Conseil suivants ? L’administration cantonale nous fait toute une théorie sur le fait que

« Si les comptes 2012 devaient à nouveau être bouclés en juin 2013, ils devraient intégrer tous les éléments connus actuellement en plus de la redevance extraordinaire à rembourser au SIG. Il faudrait revoir toutes les estimations des états financiers (revenus fiscaux, provisions, etc.) et intégrer tous les évènements intervenus depuis la publication des comptes par le Conseil d’Etat avec, par exemple, la constatation en avril 2013 d’un écart de valeur de 81 millions sur les actifs immobiliers à transférer à la CIA. Ainsi, un deuxième bouclement des comptes 2012 en juin 2013 aurait à priori pour conséquence de diminuer le déficit 2012 et d’accroître le déficit prévu au budget 2013. »

Donc que l’on grève les comptes 2012 ou 2013 des 60 millions, dans tous les cas, le déficit est « garanti » et en 2012 et en 2013. Le choix du Grand Conseil finalement n’aura que peu d’importance. Mais le fait qu’il y ait deux ans de suite un déficit en a une, et de taille, c’est l’enclenchement du mécanisme de frein à l’endettement. Le peuple devra se prononcer sur les budgets futurs et choisir entre plus d’impôts ou moins de prestations pour équilibrer le budget.

Cependant, le Grand Conseil n’est pas à une Genferei près et je ne doute pas une seconde qu’il cherchera et trouvera, avec l’aide du gouvernement actuel,  un moyen de bidouiller les comptes pour éviter de donner la parole au peuple.

Pour rappel, seule l’UDC prône depuis des années pour des comptes équilibrés, seule l’UDC rappelle au moment du budget qu’elle refusera des comptes déficitaires et seule l’UDC, in fine, refuse tant un budget que des comptes déficitaires.

A près de 50’000 CHF de dette par habitants bébés compris, ça suffit.

Il en va de la bonne gouvernance et du respect des citoyens qui paient leurs impôts. Certes 30% n’en paient pas  et 4% des plus riches fournissent le 40% % des entrées fiscales. C’est bien là tout le problème de Genève, la déresponsabilisation gagne du terrain à tous les niveaux: après moi le déluge.

Jeudi 27 juin, il s’agira  surtout de se prononcer sur cette gouvernance de l’Etat plus que de savoir quels comptes on plombe un peu plus. J’ai la conscience tranquille face aux 60 millions à rembourser puisque je suis la seule, avec Eric Leyvraz (UDC ) et Roger Deneys (S), à avoir refusé ce racket. Regarder à ce propos dans les cordes du 19 juin 2013

et le Mémorial du 15 décembre 2011 dont je publie la prise de parole de notre député UDC aux finances Eric Leyvraz.

M. Eric Leyvraz (UDC). Monsieur le président, je reviendrai un peu sur ce qu’a dit M. Deneys. Si l’on prend 40 ou 60 millions aux Services industriels pour les reverser dans la caisse de l’Etat… L’Etat est actionnaire à 55% des Services industriels et je doute de la légalité de cette position. Je me réjouis de voir l’ACG demander sa part du gâteau. En effet, si l’on prend 60 millions pour l’Etat, l’ACG, avec 45% des actions, pourrait très bien demander 50 millions. Ces positions que l’on prend maintenant sont tout à fait inacceptables. Pour n’importe lequel d’entre vous qui serait à 45% actionnaire d’une entreprise, si son associé, actionnaire à 55%, lui disait: «Je prends quelques millions, parce que moi j’ai besoin d’argent, et pas toi», eh bien je pense que ce serait tout à fait inacceptable ! Et je me réjouis de voir la réaction de l’ACG.

http://www.christinameissner.com/sig-et-la-saga-des-comptes-de-letat/

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05/06/2013

Des arbres remarquables

Au temps de la mort des forêts, certains disaient, "pendez les écolos pendant qu'il reste encore des arbres". Les forêts ont suvécu, les écolos aussi mais ils se dépêchent dorénavant de couper les arbres !

A Plainpalais, il faut qu'ils soient alignés, taillés, droits de la cîme aux racines. Du mobilier urbain, ni plus, ni moins.

Pourtant, quoi de plus beau qu'une forme originale, différente. Quoi de plus remarquable, que ce tremble à l'écorce argentée, que cet arbre penché ou cet autre qui a étendu ses branches au delà de l'espace autorisé. L'arbre dans la ville, entre béton et bitume, il se débat mais survit. Respect pour lui. Il est là depuis si longtemps qu'on ne le remarque plus, jusqu'à qu'un jour l'ombre ait disparu et que les oiseaux se soient tus.

Optimiser les conditions de travail des chalands certes nécessitera d'en sacrifier mais pourquoi les sacrifier tous? Si l'on pouvait faire l'effort d'en sauver quelques-uns, alors je demanderais que ce soient ceux-là. Merci pour eux !

Tilleul Av Mail.jpg

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27/05/2013

Démocratie directe, clé du bonheur

Tout le monde le reconnait, la solution se trouve dans davantage de démocratie participative

Lorsqu’interrogée sur le lien qui unit les Suisses, qui ne partagent ni une langue, ni une religion communes, qui vivent dans des cantons aux histoires et coutumes très différentes,  ma réponse a toujours été, notre lien, c’est la démocratie directe. Nous la pratiquons tous et nous y sommes tous très attachés. Une étude scientifique  démontre aujourd’hui le lien  entre le niveau de démocratie d’un pays et la joie de vivre de ses habitants (cf Tribune du 27 mai et  Le bohneur, l’approche économique, de Bruno Frey et Claudia Frey Marti). Enfin !

Les Français face à tant de défilés contre le mariage gay mais pas seulement feraient bien de s’en inspirer...

A Genève, nous avons choisi malheureusement, dimiter nos voisins français et de centraliser les pouvoirs en matière d’aménagement, et le résultat c’est que ça ne va pas. Notre gouvernement devrait lui aussi l'admettre et redonner davantage de compétences au niveau local. C’est exactement dans ce sens que j’ai déposé devant le Grand Conseil, le 28 janvier 2013, un projet de loi 11112  pour une meilleure répartition des compétences en matière d’aménagement territorial. Il réclame une démocratie participative dans l’élaboration des plans localisés de quartier. La Cour des comptes est arrivée à la même conclusion par le biais d’un rapport déposé le 8 février 2013, les communes commencent elles aussi à le reconnaître. Ainsi Vernier a soutenu mon Projet de loi allant dans ce sens (cf Tribune du 27 mai), d’autres communes le feront aussi car c’est du bon sens que de donner du sens au mot démocratie au niveau le plus proche du peuple, là où il habite !

09:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

24/05/2013

Sauve-toi toi-même et le ciel t’aidera

Au Sénégal, le poisson est de retour sur les étals ! Les pêcheurs ne reviennent plus bredouilles de journées perdues à gagner un filet volé par une déferlante de chalutiers ratissant jusqu’à la dernière protéine aquatique au moyen de filets dérivants monstrueusement démesurés.  Le nouveau gouvernement a cessé de brader ses eaux territoriales aux bateaux usines étrangers pour les rendre aux piroguiers sénégalais et à leur méthode de pêche raisonnable.

La pêche nourricière n’a jamais aussi bien porté son nom tant grâce à elle c’est toute une nation qui revit. Les hommes reviennent de l’exil, ils retrouvent leur métier, leur vie, leur famille et leur dignité.

Ce ne sont ni les nations étrangères, elles-mêmes à la solde de leurs multinationales, ni nos œuvres caritatives palliatives, ni nos velléités de sauver du naufrage les réfugiés victimes de nos propres pillages qui ont permis d’aboutir à ce succès. Les sénégalais ont retrouvé leur moyen de subsistance en se débarrassant démocratiquement d’un leader corrompu  pour le remplacer par un gouvernement à l’écoute de ses citoyens et de leurs besoins.

La morale de cette histoire est double : on n’est jamais sauvé que par soi-même et on ne peut prendre davantage que ce que la nature a à nous offrir.

Il est toutefois nécessaire, d’agir ici et maintenant pour le bien collectif (sauver les forêts tropicales, les mers et la planète entière et les êtres qui la peuplent. L’action la plus efficace et la moins chère dans tous les sens du terme, est de diminuer notre propre consommation de protéines animales. J’ai bien dit diminuer et non cesser, car tout est une question de nombre, d’équilibre et de responsabilité individuelle.

C’est vendredi, le jour du poisson alors pensez-y

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22/05/2013

Rêves en rade

topelement.jpgLa plage des Eaux Vives ? Je me rappelle très bien de cette première séance en 2009, en tant que députée au Grand Conseil  face à un Conseiller d'Etat, tongs à la main! Mémorable moment bien lointain. La plage à Robert, alias Bobby plage, est toujours en rade à cause d'un recours du WWF. On peut s'en lamenter, ou au contraire s'en réjouir. Peut être qu'après tout, ce recours a permis de prendre le temps nécessaire à  l'initiative UDC sur la traversée de la rade d'aboutir. Si le peuple dit oui, les travaux pourront être combinés et leurs coûts réduits. Plutôt que de faire et défaire, pour une fois que l'on pourrait faire d'une pierre deux coups et joindre l'utile à l'agréable. A Genève, ce serait plutôt novateur comme démarche ! Nos finances ne s'en porteraient que mieux et ça ce n'est pas du luxe !

10:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)