21/11/2012

Aménagement du canton, après 1 an de présidence

Il y a un an, j'ai rejoint la commission d'aménagement du canton (CAC) et été élue à la présidence de la CAC pour un an. Ma première présidence en tant que députée...

Cette année de présidence s’achève pour moi aujourd'hui et je souhaitais faire un bref point de situation sur cette dernière.

Objets traités de novembre 2011 à novembre 2012

Durant ma présidence, sur un total de 59 objets :

  • 37 ont été traités
  • 18 ont été gelés par les auteurs même des textes (députés ou Etat)
  • 4 n’ont pas été traités, le temps a manqué...

J'ai tenté de traiter de manière équilibrée l’ensemble des textes sans tenir compte de leur origine, en accordant la priorité aux objets en fonction de leur lien avec l’actualité (p.ex Extension gare Cornavin), ou de leur forte influence sur le logement (p.ex. Grands Esserts) ou sur l’aménagement en général (p. ex. la densification ou rationalisation des zones industrielles ou des zones  villas).

La commission a siégé chaque semaine hormis durant les périodes de vacances. Elle n’a pas chômé, ce d’autant que pendant plusieurs mois, la durée a été portée de 2 à 3 heures par semaine.

L’organisation d’une séance consacrée à notre système d’information géoréférencé du territoire (SITG) me semblait pertinente du fait de la qualité de cette prestation et de son utilité en matière d’aménagement. Au final, ce n’est pas moins de 3 commissions du Grand Conseil qui ont participé à cette séance de présentation conjointe.

Il me reste un regret. Trop souvent, nous avons consacré de nombreuses heures à des auditions, pour finalement rejeter purement et simplement les textes qui les avaient suscitées. Non parce que le sujet était dénué d’intérêt ou le problème soulevé non avéré, mais sans doute davantage du fait de considérations purement politiques. A mon sens, sans doute peu politique… la commission d’aménagement ne doit pas simplement être une chambre d’auditions ou d’enregistrement de préavis. Elle doit aussi être un lieu de réflexion et de recherche de solutions aux problèmes complexes soulevés par l’aménagement d’un canton exigu et tellement sollicité comme le nôtre. Nous avons la chance d’avoir à nos côtés des personnes compétentes du département, à nous d’en profiter à bon escient. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire…

Je remercie toutes celles et ceux qui m’ont apporté leur soutien durant mon année de présidence, et notamment Mme Roberta Piccoli, le personnel du département qui accompagne les travaux de la CAC sans oublier M. Moglia dont les connaissances des dossiers étaient fort appréciées.

Je me réjouis de continuer à siéger en tant que simple commissaire, il y aura, dans les mois qui viennent fort à faire, la densification n'étant pas prête de cesser... notamment par le biais du nouveau plan directeur cantonal 2030 qui occupera bien des séances de 2013.

Christina Meissner, Bientôt ex-Présidente de la commission d’aménagement du canton

10:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2012

Pour plus de nature sauvage et moins de sauvagerie !

ours brun2.jpgEn Pologne et autres pays de l’Est, les bergers n’abandonnent pas  leurs moutons, ils vivent avec. Les ours et les loups, ils les connaissent, s’adaptent et acceptent leurs conditions de berger.  Il est grand temps que nos paysans fassent de même plutôt que de poser des pièges empoisonnés. Serions-nous à tel point intolérants, qu’il n’y ait pas de place pour un seul ours en Suisse ?  Sauvons M13 et avec lui le peu de nature sauvage qu’il nous reste. Signez l’initiative Pour la protection des grands prédateurs (ours, loup et lynx).

 

Les hasards de l'actualité:

Entre la visite d'un ours à l'école dans les Grisons et celle des dealers à l'école à Genève, je prèfère et de loin celle du plantigrade ! Pas vous?

20:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

31/10/2012

L’UDC et le mutisme des média

De l’UDC, les média relaient ses coups de gueule, mais ne mentionnent jamais le travail politique positif, mené à tous les niveaux au service des citoyens*. Ca me hérisse !

A Vernier par exemple, le combat pour rationaliser le stockage des hydrocarbures, pour moins de citernes et plus de sécurité, c’est celui de l’UDC et depuis des années, au Conseil municipal comme au Grand Conseil.  La Tribune du jour, revenant sur le sujet, cite notre maire et omet l’UDC  Stéphane Valente et la soussignée. Pas sympa.

L’UDC  de Vernier travaille sur tous les aspects qui permettent d’améliorer la sécurité des citoyens et se réjouit d’être suivie par les autres partis : la vidéo-protection des secteurs sensibles, l’engagement d’agents de police municipaux, la salubrité des lieux publics,  la lutte contre les incivilités, le projet de Police Population.  De ce travail conséquent, seul le site de l’UDC  pourra vous renseigner, vu le mutisme des média.

Faire descendre l’art dans la rue plutôt que de le confiner à des spectacles à la fréquentation élitaire et chère, proposer des fitness urbains ou encore des aménagements naturels au cœur de la cité,  voilà encore des implications concrètes de l’UDC de Vernier qui, malgré le soutien des autres partis, ne sont jamais relevées par les média.

L’UDC s’engage aussi sans relâche en matière d’aménagement ou de mobilité aux côtés des habitants face aux déclassements et aux nuisances que le canton veut nous imposer. A Vernier mais pas seulement, ce ne sont pas les enjeux qui manquent en la matière surtout du côté des zones villas, mais à nouveau, vous ne trouverez pas un écho dans les média sur le travail de fond mené par la soussignée.

Côté finances communales et budget, seul l’UDC se réveille pour demander de réduire les dépenses  et d’adapter le budget en conséquence. C’est l’objet du prochain Conseil municipal, mais je doute, une fois de plus, que nos propos reçoivent un quelconque écho.

Quoi qu’il en soit, l’UDC ne travaille pas pour les média mais pour les citoyens  et continuera à s’investir  sans compter pour améliorer leur quotidien.

*Un clin d'oeil tout de même à Pascal Descaillet... et parfois même au Courrier...

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12/10/2012

Au revoir Elisabeth

Elisabeth29aout (1).jpg

 

A Elisabeth Châtelain, députée au Grand Conseil qui démissionne aujourd'hui.

La première fois que j’ai entendu parler de toi, j’étais à Pro Natura, je me battais pour la sauvegarde la chouette chevêche et son habitat de prédilection, les vergers traditionnels de ta région. Toi, tu venais d’être élue à Plan les Ouates.

A l’époque, tu avais déjà compris que pour faire avancer un projet, il fallait se lancer dans l’arène politique. Je ne pensais pas alors que je t’y retrouverai 12 ans plus tard. En te côtoyant au Grand Conseil, j’ai appris à mieux te connaitre et à t’apprécier énormément.

Tu travailles dans la durée. La mobilité est un sujet crucial, les projets sont délicats et complexes. Les enjeux hautement politiques mais  tu y crois. Et pour défendre tes idées, tes convictions, tu n’as pas hésité à te mettre hors parti mais pas hors-jeu. 

Des moments difficiles, tu en as connu et comment ! Mais tu n’as jamais laissé transparaitre combien tu étais affectée, gardant le sourire envers et contre tous. J’ai souvent pensé à toi en soignant Elisabeth, la hérissonne qui porte ton nom. Ses blessures étaient graves, les soins quotidiens, mais, après bien des mois et beaucoup de patience, enfin guérie, elle a pu retrouver la liberté. C’est le hérisson qui est resté le plus longtemps en soin, et le seul à qui j’ai sauvé 2 fois la vie, à 3 ans d’intervalles. Elle vit aujourd’hui une deuxième vie, à ton tour de profiter d’une liberté retrouvée.

Profite de ta famille, de tes amis, de tes soirées et aussi de la vie différemment.  Tu n’en oublieras pas pour autant ton engagement de toujours pour la mobilité. Tu entres au Conseil d’administration de la Fondation des parkings. Tes compétences et tes convictions te permettront d’y mener un excellent travail, au service de la collectivité comme tu le fais déjà aux TPG.

Il existe dans cette République, des personnes de qualité, Genevoises et capables de surcroît,  pour occuper des postes à responsabilité dans les Conseils d’administration de nos régies publiques. S’il fallait encore le prouver, avec toi Elisabeth, la preuve est faite et bien faite. 

04/10/2012

40% d'habitants en plus ? Au secours Ecopop !

Il y a plus d'un an j'écivais déjà que la Suisse ne pouvait pas accueillir toute l'Europe et toute l'Afrique, alors préconiser sans sourciller 10 millions d'habitants pour la Suisse,un quasi doublement de notre population régionale,  et plus de 300'000 personnes de plus à Genève*, c'est une fois de plus faire fi des limites. Limites bien réelles de notre territoire,  de nos ressources financières et naturelles, de nos infrastructures déjà toutes saturées.

2011-04-22_Tagesanzeiger_HB-Zuerich.jpgDes limites bien réelles sur lesquelles à force d'être de plus en plus nombreux, même en consommant chaque fois moins par habitant, on finira pas se casser le nez, et tout le reste avec.

Mais quand donc aurons-nous le courage de dire NON et de chercher des solutions viables véritablement durables pour nous-mêmes et les générations futures? Nous n'avons qu'un pays, qu'une planète et je ne peux me résoudre à la voir crever sous le poids du nombre effréné d'humains vivant toujours plus mal.

Dans l'équation de la consommation des ressources quelles qu'elles soient, il y deux variables: la quantité consommée et la quantité de consommateurs. On ne mesure pas et on n'affronte pas les conséquences de l'augmentation de la population sur l'aménagement du territoire, le transport, les logements, les emplois. Il est politiquement plus...durable  de parler de conversion à la mobilité douce, de construction d'écoquartier plutôt que de clapiers, de libre choix plutôt que de planning familial, de respect de l'individu plutôt que de responsabilisation individuelle, de croissance plutôt que de décroissance.  Personne ne veut et n'aime être taxé de xénophobe ou de raciste pour avoir seulement osé évoquer le problème du nombre, quel que soit sa couleur ou son origine. Pour notre région, comme pour le pays et pour la planète, il est urgent de considérer et d'agir sur les 2 variables.

C'est ce que l'initiative Ecopop propose, à signer et renvoyer d'urgence d'ici au 8 octobre !

Argumentaire et site internet Ecopop

Si l'on se base sur les projections de l'OCSTAT et l'INSEE, Genève pourrait compter 618000 habitants en 2040, contre 466918 résidents en décembre 2011. Le calcul est rapide: Genève devrait alors construire de quoi loger près de 151ooo personnes ces 28 prochaines années (au rythme d'à peine 1500 logements par an, donc un siècle ne suffira pas et la place non plus d'ailleurs !). Un flux migratoire qui s'élèverait en moyenne à 5395 habitants par année. Soit largement plus que la dernière décennie.

22:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)