20/07/2012

Le canton passe en force à Challendin

En matière de conférence de presse, quand les associations appellent à la concertation, aucun média ne s'y intéresse, mais quand l'Etat passe en force, tous se pressent. Le « sang des batailles » fait vendre pas les appels au dialogue. Ainsi, même les propos retenus sont soigneusement triés pour transformer le miel en fiel.

Le nouveau Conseiller d'Etat responsable de l'urbanisme, François Longchamp, a décidé de balayer d'un coup de conférence de presse, le 19 juillet 2012, tout un travail issu de la concertation et d'un processus démocratique. Le choix des moyens et des mots ce jour-là ont été d'une brutalité inouïe pour ceux qui connaissent le dossier. En vérité, le projet immobilier que le magistrat qualifie « des opposants » a été conçu par les propriétaires, les promoteurs, les habitants du chemin de Challendin, les associations locales et la commune tous ensemble. C'est le conseil municipal qui l'a voulu répondant ainsi à la volonté populaire qui avait rejeté le projet de l'Etat. Après  4 mois, de travail en commun, un accord entre tous a été trouvé, garantissant une construction rapide de logements, les opposants potentiels étant ...tous signataires de l'accord.

150 logements « ce n'est pas suffisant » dit le magistrat alors que le projet de l'Etat en compte 227. Mais traduits en termes de mètres carrés, il en va tout autrement et dans un PLQ, faut-il le rappeler, c'est la superficie et le pourcentage et non pas le nombre qui  importe.

Quand le magistrat prétend que le projet « des opposants » a pour seul but d'empêcher la construction, il omet de préciser que les promoteurs  (régie Naef, CGI, etc.) sont signataires de l'accord et il les qualifie donc, de fait, d'opposants à la construction !

Quand le magistrat justifie qu'il  passe en force car il « faut construire pour nos enfants » il se garde bien de dire que ces logements il ne pourra pas les destiner à ces enfants.

Le magistrat prétend qu'accepter le projet des « opposants » obligerait l'Etat à 6 ans de procédure. C'est au contraire en bafouant  un projet soutenu par tous, sauf l'Etat, que ce dernier se tire une balle dans le pied,  déterre la hache de guerre et enterre le logement.

 

04/07/2012

Chroniques hérissonnes 2011

Sylvia 10dec.jpg Comme l'an dernier, les hérissons recueillis durant l'hiver ont pu retrouver la liberté avant fin mars. Et comme l'an passé à la mi avril, le centre était bien calme avec 2 pensionnaires seulement, mais plus pour longtemps. Les naissances ont donné plein de petits hérissons aventureux et certains ont rencontré bien des ennuis. Les voitures, les tondeuses et autres débroussailleuses, la disparition des  coins sauvages ou en friche des jardins et parcs notamment. Soyez sympa, pensez aux hérissons et autres animaux sauvages qui partagent notre territoire, levez le pied et faites attention à eux.

Novembre 2011 à mars 2012 - Chroniques herissonnes 59 à 79.pdf

Juillet à novembre 2011 - Chroniques herissonnes 27 à 58.pdf

Janvier à juin 2011 - Chroniques herissonnes 1 à 26.pdf

 

13:40 Publié dans Politique | Tags : hérissons | Lien permanent | Commentaires (0)

03/07/2012

Merck Serono, constat d'impuissance du parlement

Rajout du 3 juillet 2012

Dans le Courrier des lecteurs du 3 juillet, Anne Emery-Torracinta relève et regrette que lors de sa dernière session avant l'été, le Grand Conseil n'ait pas soutenu son ultime résolution destinée à appuyer les employés de Merck-Serono. Elle oublie cependant de mentionner qu'elle n'est pas la seule à avoir déposé des textes dans ce sens. L'UDC soussignée l'a aussi fait, plus d'une fois elle aussi, et de manière encore plus forte, en déposant des motions et non des résolutions. En effet, les résolutions ne sont que des déclarations non contraignantes tandis que les motions demandent au Conseil d'Etat d'agir. Et ce dernier est tenu d'y répondre.  Ces motions de l'UDC ont toutes été renvoyées au Conseil d'Etat et notamment celle « pour un pôle de recherche en biotechnologies », anticipant ce que les employés, ainsi que vous-même, ont également proposé ...par la suite. Dès lors, seul l'Exécutif peut agir. Le  Grand Conseil, ne peut guère faire davantage à son niveau que l'y enjoindre et il l'a fait maintes fois.

Vous n'êtes point devenue Conseillère d'Etat, Mme Torracinta, mais du coup, vous pourrez être d'autant plus attentive, tout comme moi d'ailleurs, à l'action qui sera réellement engagée cet été par notre Conseil d'Etat.

 

Ce qui c'est passé depuis le 11 mai, soit un mois après mon précédent blog sur le sujet

(avec un retro clin d'oeil photographique des plus cyniques...)

MerckBerk.jpg

Les employés ont  réfléchi, discuté ensemble et sont arrivés avec des propos

itions soumises le 5 juin à la direction de Merck Serono. Il proposent lun centre suisse d'expertise en biotechnologies, demandent à la direction de Merck Serono d'investir 100 millions dans un fonds d'innovation et aux pouvoirs publics de s'impliquer via des partenariats entre le nouveau pôle de compétences, l'université, les hôpitaux et l'EPFL.

Parmi ces proposition, il est réjouissant de constater, au passage, qu'elles rejoignent celle de la motion UDC 2085 (accceptée le 10 mai et renvoyée au Conseil d'Etat pour agir), à savoir, renforcer un pôle de compétence en biotechnologies (titre de la motion) à travers un plan d'action concerté entre Conseil d'Etat genevois et Confédération  et en dotant de moyens financiers la recherche y relative et les instituts qui la pratiquaient tels les universités et hautes écoles spécialisées.

Le 6 juin, le Conseil d'Etat a communiqué  sur la création d'une task force composée des autorités fédérales et cantonales, des représentants du personnel de Merck Serono et de leurs syndicats et de membres du milieu académique issus du domaine des sciences de la vie. Les dirigeants de Merck Serono seront également invités à y siéger, même si, lors de discussions préalables, ils ont indiqué ne pas souhaiter y prendre part. Face à un communiqué si laconique, il y a de quoi rester sur sa faim. Un plan d'action, un agenda et des objectifs auraient été les bienvenus car le temps presse. Raison pour laquelle le PS a fait une nouvelle résolution pour demander, ce qui avait déjà été demandé, un mois plus tôt notamment par la motion de l'UDC seul texte contraignant pour le Conseil d'Etat. cf blog du 11 mai ci-dessous).

Le jeudi 7 juin, en votant l'urgence et en renvoyant au Conseil d'Etat 2 nouveaux textes, le Grand Conseil a réitéré son soutien aux employés de Merck Serono (nouvelle résolution socialiste R701) et son souci de voir le Conseil d'Etat plus actif auprès des entreprises (nouvelle motion de l'UDC M2089).

Et depuis? Depuis,rien. Force est de constater notre impuissance de parlementaire.C'est aux exécutifs d'agir et tant le Conseil d'Etat genevois que le Conseiller fédéral Schneider Amman sont loin de communiquer suffisamment sur leur action  face au risque de plus grand licenciement que Genève ait connu.

Mais il n'est jamais pas encore trop tard pour agir. Mes pensées aujourd'hui vont aux employés.

28/06/2012

Grand Genève, à quand la CUGE ?

A l'heure de la signature de la charte du « Grand Genève », il est temps de s'interroger sur comment atteindre un véritable partage transfrontalier des responsabilités et des financements. La démarche, initiée il y a dix ans, de se lancer dans un projet d'agglomération, a permis et permettra de toucher les fonds de la Confédération dédiés aux grands projets. Dès lors, pourquoi ne pas  faire de même auprès de la France en revendiquant le statut de communauté d'agglomération urbaine du Grand Genève. C'est un outil français que Genève a utilisé  pour la renaturation des cours d'eau transfrontaliers, le contrat de rivières, faisons de même en matière d'agglomération, elle aussi, transfrontalière.

J'appelle la nouvelle gouvernance du projet d'agglo, à lancer une étude sur l'intérêt de créer une communauté urbaine genevoise avec un cœur transfrontalier  (la future CUGE) dotée de financements véritablement transfrontaliers. Cette démarche française a le mérite d'exister et d'être particulièrement intéressante lorsqu'il s'agit de passer du projet à l'opérationnel et nous remplissons les conditions pour poser notre candidature.

En effet, l'objet d'une communauté urbaine d'agglomération est de créer un espace de solidarité pour favoriser l'élaboration et la conduite de projets communs dans des domaines tels que le développement local, l'urbanisme, le logement et la politique de la ville...

Les compétences suivantes s'imposent aux communautés d'agglomération :

  • développement économique,
  • aménagement de l'espace communautaire,
  • équilibre social de l'habitat,
  • politique de la ville,
  • transport urbain.

Elles doivent par ailleurs exercer au moins trois des six compétences suivantes :

  • création ou aménagement d'entretien de voirie,
  • assainissement,
  • eau potable,
  • protection et mise en valeur de l'environnement
  • action sociale d'intérêt communautaire,
  • équipements culturels et sportifs.

Les communautés urbaines actuelles sont fondées par la loi française du 12 juillet 1999 (dite loi Chevènement) dont le but est de répondre aux problèmes spécifiques des grandes agglomérations. Cette loi prévoit qu'elles soient constituées d'un ensemble de plus de 500 000 habitants, à sa création, ayant au moins une ville de plus de 50 000 habitants, d'un seul tenant et sans enclave. Ces conditions restrictives ne s'appliquent pas aux communautés urbaines existant à la date de publication de la loi.

Le champ des compétences de la communauté urbaine implique notamment un transfert obligatoire de certaines compétences et donc un partage des responsabilités :
- développement et aménagement économique, social et culturel,
- aménagement de l'espace (Schéma cohérence territoriale - SCOT -, Plans locaux d'urbanisme - PLU -, Zone d'activité concertée - ZAC-, réserves foncières, organisation des transports urbains...),
- gestion de l'habitat social,
- politique de la ville,
- services d'intérêt collectif : eau, assainissement, cimetières, abattoirs, marchés d'intérêt national,
- protection et mise en valeur de l'environnement et du cadre de vie.  

Le transfert d'autres compétences est subordonné à la reconnaissance de l'intérêt communautaire par la majorité des 2/3 du conseil de la communauté urbaine. Il n'est pas inintéressant de noter que  la communauté urbaine est dotée d'une fiscalité propre. Or c'est bien dans ce domaine qui pénalise notre beau projet d'agglo et ses objectifs de rééquilibrer enplois et logements de part et d'autre de la frontière....

Il existe actuellement 16 communautés urbaines en France autour des villes suivantes :
Alençon, Arras, Bordeaux, Brest, Cherbourg, Creusot-Montceau, Dunkerque, Le Mans, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Nancy, Strasbourg, Toulouse.

 

20/06/2012

Transfert de fonds et projets transfrontaliers à sens unique ?

Conditionné à la signature du projet d'agglo2, un fonds pour financer les projets transfrontaliers sera créé. Côté projets, ils sont tous situés sur le territoire français. Côté Genevois, on ne fait que financer à hauteur de 240 millions d'euros. Un fonds transfrontalier pour financer des projets transfrontaliers ne devrait-il pas inclure aussi des projets côté genevois et une contribution financière française ?

Vu que les projets français s'élèvent à 700 millions d'euros et visent, pour beaucoup d'entre eux, à résorber les problèmes d'engorgement des routes par le trafic individuel (ferroviaire hors CEVA, parkings relais, etc.). Vu que la traversée de la rade (initiative de l'UDC qui vient d'aboutir) répond au même besoin, s'adresse aux mêmes usagers et coûtera l'équivalent en francs, pourquoi ne pas inclure ce projet-là dans la liste ? Mode de transport et mobilité transfrontalière abordés de manière parfaitement complémentaire et équilibrée, on peut rêver...