Politique - Page 21

  • Merck Serono, constat d'impuissance du parlement

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    Rajout du 3 juillet 2012

    Dans le Courrier des lecteurs du 3 juillet, Anne Emery-Torracinta relève et regrette que lors de sa dernière session avant l'été, le Grand Conseil n'ait pas soutenu son ultime résolution destinée à appuyer les employés de Merck-Serono. Elle oublie cependant de mentionner qu'elle n'est pas la seule à avoir déposé des textes dans ce sens. L'UDC soussignée l'a aussi fait, plus d'une fois elle aussi, et de manière encore plus forte, en déposant des motions et non des résolutions. En effet, les résolutions ne sont que des déclarations non contraignantes tandis que les motions demandent au Conseil d'Etat d'agir. Et ce dernier est tenu d'y répondre.  Ces motions de l'UDC ont toutes été renvoyées au Conseil d'Etat et notamment celle « pour un pôle de recherche en biotechnologies », anticipant ce que les employés, ainsi que vous-même, ont également proposé ...par la suite. Dès lors, seul l'Exécutif peut agir. Le  Grand Conseil, ne peut guère faire davantage à son niveau que l'y enjoindre et il l'a fait maintes fois.

    Vous n'êtes point devenue Conseillère d'Etat, Mme Torracinta, mais du coup, vous pourrez être d'autant plus attentive, tout comme moi d'ailleurs, à l'action qui sera réellement engagée cet été par notre Conseil d'Etat.

     

    Ce qui c'est passé depuis le 11 mai, soit un mois après mon précédent blog sur le sujet

    (avec un retro clin d'oeil photographique des plus cyniques...)

    MerckBerk.jpg

    Les employés ont  réfléchi, discuté ensemble et sont arrivés avec des propos

    itions soumises le 5 juin à la direction de Merck Serono. Il proposent lun centre suisse d'expertise en biotechnologies, demandent à la direction de Merck Serono d'investir 100 millions dans un fonds d'innovation et aux pouvoirs publics de s'impliquer via des partenariats entre le nouveau pôle de compétences, l'université, les hôpitaux et l'EPFL.

    Parmi ces proposition, il est réjouissant de constater, au passage, qu'elles rejoignent celle de la motion UDC 2085 (accceptée le 10 mai et renvoyée au Conseil d'Etat pour agir), à savoir, renforcer un pôle de compétence en biotechnologies (titre de la motion) à travers un plan d'action concerté entre Conseil d'Etat genevois et Confédération  et en dotant de moyens financiers la recherche y relative et les instituts qui la pratiquaient tels les universités et hautes écoles spécialisées.

    Le 6 juin, le Conseil d'Etat a communiqué  sur la création d'une task force composée des autorités fédérales et cantonales, des représentants du personnel de Merck Serono et de leurs syndicats et de membres du milieu académique issus du domaine des sciences de la vie. Les dirigeants de Merck Serono seront également invités à y siéger, même si, lors de discussions préalables, ils ont indiqué ne pas souhaiter y prendre part. Face à un communiqué si laconique, il y a de quoi rester sur sa faim. Un plan d'action, un agenda et des objectifs auraient été les bienvenus car le temps presse. Raison pour laquelle le PS a fait une nouvelle résolution pour demander, ce qui avait déjà été demandé, un mois plus tôt notamment par la motion de l'UDC seul texte contraignant pour le Conseil d'Etat. cf blog du 11 mai ci-dessous).

    Le jeudi 7 juin, en votant l'urgence et en renvoyant au Conseil d'Etat 2 nouveaux textes, le Grand Conseil a réitéré son soutien aux employés de Merck Serono (nouvelle résolution socialiste R701) et son souci de voir le Conseil d'Etat plus actif auprès des entreprises (nouvelle motion de l'UDC M2089).

    Et depuis? Depuis,rien. Force est de constater notre impuissance de parlementaire.C'est aux exécutifs d'agir et tant le Conseil d'Etat genevois que le Conseiller fédéral Schneider Amman sont loin de communiquer suffisamment sur leur action  face au risque de plus grand licenciement que Genève ait connu.

    Mais il n'est jamais pas encore trop tard pour agir. Mes pensées aujourd'hui vont aux employés.

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  • Grand Genève, à quand la CUGE ?

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    A l'heure de la signature de la charte du « Grand Genève », il est temps de s'interroger sur comment atteindre un véritable partage transfrontalier des responsabilités et des financements. La démarche, initiée il y a dix ans, de se lancer dans un projet d'agglomération, a permis et permettra de toucher les fonds de la Confédération dédiés aux grands projets. Dès lors, pourquoi ne pas  faire de même auprès de la France en revendiquant le statut de communauté d'agglomération urbaine du Grand Genève. C'est un outil français que Genève a utilisé  pour la renaturation des cours d'eau transfrontaliers, le contrat de rivières, faisons de même en matière d'agglomération, elle aussi, transfrontalière.

    J'appelle la nouvelle gouvernance du projet d'agglo, à lancer une étude sur l'intérêt de créer une communauté urbaine genevoise avec un cœur transfrontalier  (la future CUGE) dotée de financements véritablement transfrontaliers. Cette démarche française a le mérite d'exister et d'être particulièrement intéressante lorsqu'il s'agit de passer du projet à l'opérationnel et nous remplissons les conditions pour poser notre candidature.

    En effet, l'objet d'une communauté urbaine d'agglomération est de créer un espace de solidarité pour favoriser l'élaboration et la conduite de projets communs dans des domaines tels que le développement local, l'urbanisme, le logement et la politique de la ville...

    Les compétences suivantes s'imposent aux communautés d'agglomération :

    • développement économique,
    • aménagement de l'espace communautaire,
    • équilibre social de l'habitat,
    • politique de la ville,
    • transport urbain.

    Elles doivent par ailleurs exercer au moins trois des six compétences suivantes :

    • création ou aménagement d'entretien de voirie,
    • assainissement,
    • eau potable,
    • protection et mise en valeur de l'environnement
    • action sociale d'intérêt communautaire,
    • équipements culturels et sportifs.

    Les communautés urbaines actuelles sont fondées par la loi française du 12 juillet 1999 (dite loi Chevènement) dont le but est de répondre aux problèmes spécifiques des grandes agglomérations. Cette loi prévoit qu'elles soient constituées d'un ensemble de plus de 500 000 habitants, à sa création, ayant au moins une ville de plus de 50 000 habitants, d'un seul tenant et sans enclave. Ces conditions restrictives ne s'appliquent pas aux communautés urbaines existant à la date de publication de la loi.

    Le champ des compétences de la communauté urbaine implique notamment un transfert obligatoire de certaines compétences et donc un partage des responsabilités :
    - développement et aménagement économique, social et culturel,
    - aménagement de l'espace (Schéma cohérence territoriale - SCOT -, Plans locaux d'urbanisme - PLU -, Zone d'activité concertée - ZAC-, réserves foncières, organisation des transports urbains...),
    - gestion de l'habitat social,
    - politique de la ville,
    - services d'intérêt collectif : eau, assainissement, cimetières, abattoirs, marchés d'intérêt national,
    - protection et mise en valeur de l'environnement et du cadre de vie.  

    Le transfert d'autres compétences est subordonné à la reconnaissance de l'intérêt communautaire par la majorité des 2/3 du conseil de la communauté urbaine. Il n'est pas inintéressant de noter que  la communauté urbaine est dotée d'une fiscalité propre. Or c'est bien dans ce domaine qui pénalise notre beau projet d'agglo et ses objectifs de rééquilibrer enplois et logements de part et d'autre de la frontière....

    Il existe actuellement 16 communautés urbaines en France autour des villes suivantes :
    Alençon, Arras, Bordeaux, Brest, Cherbourg, Creusot-Montceau, Dunkerque, Le Mans, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Nancy, Strasbourg, Toulouse.

     

  • Transfert de fonds et projets transfrontaliers à sens unique ?

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    Conditionné à la signature du projet d'agglo2, un fonds pour financer les projets transfrontaliers sera créé. Côté projets, ils sont tous situés sur le territoire français. Côté Genevois, on ne fait que financer à hauteur de 240 millions d'euros. Un fonds transfrontalier pour financer des projets transfrontaliers ne devrait-il pas inclure aussi des projets côté genevois et une contribution financière française ?

    Vu que les projets français s'élèvent à 700 millions d'euros et visent, pour beaucoup d'entre eux, à résorber les problèmes d'engorgement des routes par le trafic individuel (ferroviaire hors CEVA, parkings relais, etc.). Vu que la traversée de la rade (initiative de l'UDC qui vient d'aboutir) répond au même besoin, s'adresse aux mêmes usagers et coûtera l'équivalent en francs, pourquoi ne pas inclure ce projet-là dans la liste ? Mode de transport et mobilité transfrontalière abordés de manière parfaitement complémentaire et équilibrée, on peut rêver...

     

     

  • Stauffer, premier à Vernier

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    Stauffer sort premier dans les communes suburbaines, le Conseil d'Etat ferait bien de se demander pourquoi. A titre personnel, je pense que nous lui donnons notre voix, car le Conseil d'Etat ignore la nôtre.

    Les habitants de Vernier, Onex, Meyrin, Lancy ne se reconnaissent plus dans les partis de l'Entente ou de l'Alliance rose-verte et se rallient aux seuls partis qui les défendent tant au niveau communal que cantonal, l'UDC et le MCG.

    A Pierre Maudet de relever le défi en matière de sécurité et de qualité de vie, et à François Longchamp de poursuivre ce qu'il a initié en matière de logement et d'aménagement. Genève a besoin d'un gouvernement non partisan, oeuvrant d'abord pour ses habitants.

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  • Merck Serono, l'UDC l'a fait, au Conseil d'Etat d'agir !

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    Echos du parlement - 11 mai 2012

    Merck1mai2012.JPGC'est hélas lorsque les catastrophes surviennent que l'être humain réagit, enfin. Sentant que tôt  ou tard, nous serions touchés, tant le groupe socialiste que le groupe UDC, avaient déposés en novembre 2011 des textes demandant à notre gouvernement et à la Confédération d'anticiper, de prévenir plutôt que guérir. Mais voilà, rien ou trop peu a été entrepris. Aujourd'hui le mal est fait et c'est dans l'urgence qu'il faut réagir.

    Et réactions il y a eu. Des parlementaires de gauche, des Verts et même UDC (enfin je parle pour moi) ont manifesté leur solidarité en étant présents aux côtés des employés. Puis UDC, PDC, Socialistes ont chacun tentés, à leur manière, de trouver comment, au mieux, pallier aux conséquences, en termes d'emplois, de recherche, et même de reprise de bâtiment et ont déposés des textes devant ce parlement.

    Avec ses invites, la résolution du groupe PDC (R692) demandait au Conseil d'Etat

    -     de maintenir l'industrie biotech à Genève;

    -     de préserver le bâtiment de Merck Serono pour l'industrie et/ou la recherche parce qu'il le vaut bien;

    -     à se coordonner avec la Ville, la Confédération et même les privés pour sauver des emplois ;

    -     à agir fiscalement pour alléger les jeunes entreprises, pensant sans doute à celles que les employés actuels seraient tentés de créer.

    -     à recommander la prolongation de la durée de la procédure de consultation.

     

    Avec ses invites, la résolution du groupe Socialiste (R693) demande au Conseil d'Etat, au Conseil fédéral et à la France voisine

    -  d'intervenir pour que Merck Serono ne ferme pas

    -  à faire de sorte que les droits des travailleurs soient préservés et eux aussi, que la procédure de consultation soit prolongée au-delà du 16 mai

    -  à œuvrer afin de développer à Genève un tissu économique durable et diversifié, ce qui est vaste mais de manière générale indispensable pour notre futur à tous.

     

    Avec ses invites, la motion du groupe UDC(M2085) conscient des limites de nos finances et de nos moyens cantonaux, se tourne résolument vers la Confédération pour demander à cette dernière,

    -      d'établir un plan d'urgence stratégique pour l'emploi dans les domaines de pointe et dans notre région plus spécifiquement.

    -      de renforcer notamment financièrement les programmes et pôles de recherche scientifiques actuels, cas ils pourraient accueillir et bénéficier des savoirs des chercheurs et techniciens encore présents sur notre territoire mais que nous perdrons immanquablement si rien n'est entrepris.

     

    Ces textes étaient complémentaires, car ils demandent d'intervenir à différents niveaux, ils visent à sauver l'emploi, la recherche et le tissu économique.

    Ils méritaient tous d'être soutenus par l'ensemble du parlement et ils l'ont été.  Un parlement qui a compris que l'objectif n'était pas de poursuivre la discussion en commission, mais de renvoyer d'urgence, le tout au Conseil d'Etat.

    En effet, les discussions en commission n'auraient servi que nos propres intérêts de parlementaires à mieux comprendre, à mieux saisir les enjeux, et au final  l'urgence. Un renvoi en commission n'aurait servi qu'à nous rendre compte que seul l'Exécutif  peut actionner des leviers que nous n'avons pas en tant que parlement.

    Notre rôle le 10 mai, était de donner un signal clair au Conseil d'Etat qui tient en une seule phrase :  A vous d'agir et vite !

    Les employés de Merck Serono, n'ont pas le temps d'attendre le fruit de nos discussions futures autour de projet de loi qu'il s'agira de déposer.  De nos intentions futures, l'employé bientôt chômeur n'en a cure. Pour lui le changement de vie c'est maintenant.

    A 23h, le 10 mai, le parlement a accepté l'urgence, a soutenu les 2 résolutions PS et PDC et la motion UDC et les a tous renvoyés au Conseil d'Etat.

    Ce dernier, dont le seul représentant était Pierre François Unger, a remercié le parlement pour son engagement. Il avait besoin d'un signal fort, et a remercié l'UDC de lui avoir donné ce signal. Car en effet, le seul texte qui dépasse la simple déclaration et qui donne l'obligation au Conseil d'Etat d'agir, c'est une motion et non pas une résolution. Et la seule déposée sur un sujet aussi important venait de l'UDC... Il nous a remercié de l'avoir déposée, a demandé au parlement un soutien unanime. Le parlement l'a donné, au-delà des clivages politiques. C'était une grande première, dans tous les sens du terme. Cela méritait d'être relevé. Et je  suis fière d'avoir œuvré pour que notre parlement agisse, et le fasse dignement et rapidement. Un grand merci !

    Au Conseil d'Etat de prendre le relais et de faire tout ce qui est en son possible pour donner un futur aux futurs ex-employés de Merck Serono.

    Voir aussi mon blog du 29 avril

    Au tour de Proctor et Gamble ?

     

     

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