16/02/2012

Citernes, la fin justifie-t-elle les moyens ?

Décidémment, on n'a pas fini de parler des citernes de Vernier (mise à jour du blog du 6 février)

Citerne.jpgL'UDC Vernier se bat de longue date pour que l'on n'oublie pas le sujet, voir à ce propos le blog

L'UDC au niveau cantonal se bat également mais se sent bien isolée face à des députés qui dans leur majorité refusent d'entrer en matière même partiellement sur le déplacement des citernes. En effet, la motion UDC M1966 a été balayée en commission et le sera sans doute tout autant en plénière lors du débat qui opposera mon rapport de minorité à celui de la majorité des députés.

Le Grand Conseil ne veut pas de la motion UDC pour déplacer les citernes, et propose une nouvelle motion (M2043) pour déplacer les stocks obligatoires loin de Genève. A la raffinerie de Cressier peut-être ? Mais les démarches devront se mener avec de nouveaux acteurs: la Confédération et le canton de Neuchâtel. C'est donc de la très lointaine musique d'avenir.  Le Conseil d'Etat  est en charge du dossier mais discute-t-il avec les pétroliers ? Il est permis d'en douter car il fait la sourde oreille aux appels répétés de Vernier quand Mark Muller répond par voix de presse qu"'il est illusoire de penser que sans les pétroliers, nous puissions trouver des solutions rapidement". Certes, il y a de quoi être desespéré mais de là à entamer une grève de la faim...

Pathétique image de la démocratie si finalement, il s'avère que ce soit là la seule manière d'obtenir enfin ce que nous demandons depuis trop longtemps : des explications transparentes sur la stratégie de l'Etat en matière de dépôts pétroliers, sous entendu qu'il en ait une...

Bon courage Stéphane !

 

11:35 Publié dans Politique | Tags : citerne, vernier, udc | Lien permanent | Commentaires (4)

14/02/2012

Locations de l'Etat, une vraie saga

Par le biais des journaux, on apprend que l'Etat a signé un bail de 15 ans (!)  avec un minimum de 120 mois avant résiliation pour loger ses services dans le nouvel immeuble SI Saint-Georges Center SA pour 5,2 millions  de francs par an. Au mètre carré le prix du loyer est d'environ 600 francs alors que le loyer moyen dans ce quartier est plutôt de 350 francs. Même les banques approchées ont refusé un tel loyer. L'Etat, magnanime n'a pas hésité à « sauver » le promoteur Thierry Barbier Müller. Celui-là même qui, en 2009, avait financièrement soutenu la campagne électorale du ministre en charge des constructions et de l'immobilier Mark Muller, en lui garantissant un retour sur investissement de 52 millions de francs en 10 ans soit autant que tout ce qu'il paie aujourd'hui par an pour tous ses loyers. L'Etat aurait pu racheter l'immeuble mais il a préféré le louer à un prix surfait !

D'où ma question déposée aujourd'hui au Grand Conseil:

Le Conseil d'Etat, qui a pour objectif de réduire les coûts des locaux loués par l'Etat, peut-il expliquer les conditions invraisemblables qu'il a acceptées au St-Georges Center ?

 

08/02/2012

Vol au-dessus des lois

La Chine ne veut pas payer la taxe carbone imposée à tous les vols traversant le ciel européen. Craignant les mesures de rétorsion du géant, le nain européen, sans doute, laissera faire, tandis que d'autres, la Suisse en tête des bons élèves, s'y plieront sans broncher, comme toujours et comme dans tant d'autres domaines. Soupir. Ce n'est pas comme ça qu'on sauvera la planète.

En matière de droit de polluer, notre comportement individuel n'a guère à envier à celui du géant. Le traffic aérien à Cointrin atteint des sommets: 13 millions aujourd'hui, 20 millions demain. Quand donc cesserons-nous de nous balader dans les airs pour un rien? Je suis stupéfaite de l'attitude de tant de Verts à vélo qui fustigent l'automobiliste qui a, encore, l'outrecuidance de se rendre au boulot en voiture alors que, pour des vacances, ces mêmes Verts n'hésitent pas à exploser leur quota de CO2 ! On pollue aujourd'hui davantage pour les loisirs que pour les déplacements professionnels, nous avons perdu tout sens des proportions.

J'ai grandi au milieu des avions, l'odeur du kérosène avait un air de famille. Il a depuis pris un goût amer, j'ai repris pied sur terre car les lointains voyages ne me font plus rêver. L'aéroport, ce passage obligé, est aujourd'hui truffé de files d'attente, de fouilles sécuritaires et de boutiques partout pareilles. On nous entasse dans des avions aux menus insipides pour rejoindre des pays en perte d'identité. La mondialisation a tout nivellé mais grâce à elle, j'ai redécouvert le plaisir des voyages de proximité, et mieux encore, de rester chez moi.

Il est vrai que j'ai la chance de vivre en villa et de profiter d'un jardin plein de vie. Ce privilège à un prix, celui épargné durant des années. J'ai choisi d'investir dans la pierre, plutôt que de m'envoler dans les airs.  A l'heure où l'on fustige le propriétaire, il serait bon de penser qu'à entasser des locataires dans des logements sans âme et sans jardin, le corollaire est que celui-ci n'aura en tête que de s'évader par tous les moyens, vers des espaces plus grands, plus verts et plus accueillants qui, forcément, du fait du développement urbain, se trouveront toujours plus loin.

C'est sans doute la raison qui pousse notre cher aéroport à cacher sa vision du territoire à ceux-là même qui s'en préoccupent. S'il leur venait de partager leurs vues, ils pourraient être surpris de leur concordance: on rase les villas situées trop près d'un aéroport toujours plus gourmand et on s'assure de fait, des futurs voyageurs en quête de jours meilleurs situés forcément, ailleurs.

J'affabule ? Mais alors pourquoi l'aéroport cache-t-il son plan directeur ? D'où les questions que j'ai posées le 6 février 2012 sous la forme de 2 interpellations urgentes au Grand Conseil :

Comment aboutir à un plan guide crédible si celui-ci ne tient pas compte du plan directeur de l’aéroport international de Genève ?

L’aéroport international de Genève est-il au-dessus des lois en matière d’aménagement du territoire?

 

 

 

03/02/2012

Quand la chasse s'érige en art mortel

Le président des chasseurs suisses, prétend que la chasse est un art nécessaire et un devoir public ! Quand l'artiste utilise le pinceau ou la plume, je veux bien croire au chef d'œuvre autodidacte, mais quand l'art se pratique au fusil, s'écrit avec du sang, et finit en nature morte, la moindre des choses et d'avoir pris des cours pour au moins viser juste. Or les chasseurs n'en veulent pas. Genève est cité en exemple d'une chasse qui ne veut pas dire son nom dans un canton qui l'a proscrite. Mais nos gardes-chasse sont instruits et formés au tir et de fait, légitimés à réguler une espèce en cas de dégâts aux cultures. Leur tableau de  chasse  est bien modeste en comparaison du  coup de main, et non de fusil, qu'ils donnent tout au long de l'année pour aider à la protection des animaux.

On ne peut pas en dire autant des chasseurs qui, pour nous faire avaler leur chevrotine, s'attaquent au loup, à l'ours et au lynx  au nom d'une chasse qu'ils qualifient faussement  de « durable pour le bien de l'écosystème ».  Il est temps  d'imposer des cours de tir aux chasseurs pour éviter qu'ils ne se retrouvent eux-mêmes dans la liste des nuisibles.

 

Un chasseur sachant chasser sans son chien et sans son fusil est un bon chasseur...

 

12:58 Publié dans Politique | Tags : chasse, nature | Lien permanent | Commentaires (1)

26/01/2012

Animal drame (titre inspiré d'un autre blog du jour)

Zeb.jpgL'affrontement des chasseurs et protecteurs des animaux sur la gestion des grands prédateurs pousse Zebulon, blagueur, hors du bois pour s'exprimer sur l'affaire Mark Muller. Zebulon trouverait vraiment dommage que l'homme politique soit condamné pour une histoire de comportement privé alors même que c'est sur sa politique qu'il devrait être jugé.

Le seul conseiller d'Etat a avoir été condamné par la justice est Jean René Fournier, et il l'a été sur sa politique, par rapport à sa manière de faire en matière de gestion des grands prédateurs. Il a écopé de 60 jours de travail d'intérêt général, avec sursis, pour violation de la loi sur la chasse. En 2006, il avait autorisé à tort le tir d'un loup, ce dernier avait de fait été abattu et comble du mépris, il avait osé aller jusqu'à empailler la pauvre bête et l'exposer comme un trophée.

Si l'inculpé Mark Muller devait être condamné à du travail d'intérêt général, Zebulon propose de l'affecter, sans sursis, aux soins des hérissons chassés de leur habitat, les quartiers  de villas, que le Conseiller d'Etat n'hésite pas à condamner par des déclassements à tout va.  Et le logement dans tout ça ? Eh bien, qu'il offre déjà le sien, répond Zebulon.