25/12/2011

Chroniques hérissonnes 7

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80 hérissons recueillis en 2011. Hélas tous n'ont pas pu être sauvés.

Chroniques herissonnes 1à26.pdf

Chroniques herissonnes 27à79.pdf

 

Joyeux Noël et bonne année  à toutes et tous !!!

 

Et si un petit film vous dit, cliquez ici

20:13 Publié dans Politique | Tags : hérissons | Lien permanent | Commentaires (0)

16/12/2011

Frustrée du budget 2012

Aujourd'hui, les propositions de coupes ou d'augmentation de budget se sont succédées, les motions d'ordre aussi, jusqu'à nous priver de débat. Ainsi, une fois de plus, les mêmes prestations ont échappé à la critique : l'aménagement et les investissements notamment.

Si je salue la réalisation d'un budget par prestation qui permet d'appréhender ces dernières pour ce qu'elles sont et ce qu'elles coûtent réellement, force est de constater aussi les limites du parlement de milice que nous sommes. Face au déficit grandissant, l'Etat a demandé aux hauts fonctionnaires, des départements, d'offices et  de services de revenir sur le métier, de se pencher chacun sur leur budget  pour parvenir à des coupes supplémentaires mais réfléchies, supportables, acceptables. Ce travail a pris du temps et a mobilisé nombre de personnel en interne et a abouti àla présentation à l'arraché d'un nouveau budget à la commission des finances. Et nous voici, aujourd'hui réunis pour relever le défi. D'aucuns prétendront être capables à nous 100, de faire mieux en un jour, que les autres en 100 et la commission des finances en en 10. Je ne suis pas membre de la commission des finances, et ne me sens l'âme d'une apprentie sorcière. En ce sens, le souci est partagé par le reste de l'UDC. Mais d'autres formations n'ont pas eu peur d'annoncer tout et son contraire, je ne prendrais en exemple que les amendements annoncés par le MCG qui, s'ils avaient été acceptés, auraient creusé le déficit de 82 millions...

Mais amender à la hache telle ou telle ligne budgétaire, c'est jouer un jeu dangereux. Le budget est un mikado dont le Grand Conseil  ne voit pas la plupart des pièces imbriquées. Sagement, l'UDC a préféré, et c'est une première, ne pas s'adonner à ce jeu irresponsable.

On ne peut à la fois vouloir la sécurité, et refuser les budgets, la justice et lui couper l'herbe sous les pieds, refuser la hausse d'impôts et mais aussi le budget. Le ninisme a vécu, l'UDC l'a compris et... à la surprise générale a voté le budget.

Ce qui n'empêchera pas l'UDC de rester attentive car les investissements consentis sont conséquents et plus que suffisants. Charger la barque dans les mois à venir serait téméraire alors même que partout la mer est en colère.

Alors quid de la frustration ?

Pour ma part, j'aurais souhaité m'exprimer sur une politique publique dévoreuse de deniers, celle de l'aménagement du territoire. Je n'ai pas pu le faire, faute de débat, alors je me rattrappe par mon blog interposé.

Genève vit sur un trop grand pied, Genève vit au-dessus de ses moyens et tôt ou tard finira par se casser le nez. Notre politique d'aménagement du territoire a des conséquences budgétaires sur toute une série de politiques publiques. Le projet de plan directeur cantonal nous engage à construire partout, en même temps, pour 100'000 nouveaux habitants 50'000 logements de plus, le tout pour un prix démesuré et des besoins non avérés. Et l'administration s'active à cet objectif via les PSD (projets stratégiques de développement). Les conséquences de cette hyperactivité programmée c'est une pléthore d'études, de projets, de mandataires cachés dans des crédits d'études, des crédits d'investissement ou de construction.

On oublie que les investissements ont des répercussions sur le fonctionnement de l'Etat (chaque projet mobilisant nombre de fonctionnaires qui, du coup, ne peuvent plus faire le travail de base). Alors on engage des "agents spécialisés" (12) pour compléter les équipes, et assurer le suivi, des études à la réalisation des projets, dans les différentS domaines touchés de fait par les projets du DCTI , le département en charge de l'améangement et qui se trouve sous la responsabilité de Mark Muller. Au cœur du système, dans les services urbanistiques qui engendrent ces PSD,  c'est 16 agents qu'il faudra engager sans compter les coûteux honoraires versés à d'innombrables mandataires via d'autres rubriques.

Enfin, une fois les projets terminés, ce sont les coûts de fonctionnement qui prendront le relais et viendront gonfler les dépenses générales. La boucle est bouclée. Pour répondre aux besoins de vision démesurée du gouvernement, nous creusons le déficit et reportons la charge de la dette aux calendes grecques.

En matière d'aménagement, nous n'avons pas eu le courage d'admettre que nous ne pourrons jamais tout faire à la fois et surtout de le faire bien. Nous avons suivi un gouvernement qui s'obstine à ignorer ses limites et celle de notre territoire et tente de faire rentrer une baleine dans une boite de sardines. Me trouvant être une de ces sardines, j'ai plus que moyennement apprécié, et accepté, cette occupation étouffante de mon territoire.

 

19:16 Publié dans Politique | Tags : budget | Lien permanent | Commentaires (0)

29/11/2011

"neinsager" ou juste précurseurs ?

Les communes croulent sous les modifications de zones. Il y a celles d'hier, celles d'aujourd'hui et celles de demain (Plan directeur cantonal). Les habitants,  souvent, et les communes, pas toujours, se battent avec les moyens du bord pour se faire entendre mais ce n'est pas facile.

En ville de Genève, à La Chevillarde, il a fallut aller jusqu'au tribunal contre l'Etat pour faire respecter la loi! On ne passe pas impunément de 60% de logements sociaux à 30%, en vidant au passage de sa substance la loi (LGZD). Pic-Vert le dénonçait déjà en septembre 2010, soit il y a plus d'un an !  Le tribunal a confirmé que les PLQ adoptés ont force obligatoires et doivent être respectés tels qu'ils ont été adoptés. L'entrée en vigueur de la nouvelle Loi pour la construction de logements d'utilité publique n'a pas autorité pour les modifier ce que le DCTI contestait.

A Chêne Bougeries,le projet immobilier du chemin Challendin, a été soumis au vote des habitants, le 27 novembre, car le référendum lancé par les associations a abouti. Et les habitants ont suivi en disant non à la destruction de leur cadre de vie. Les habitants seront ils entendus ? J'ai des doutes quand je vois les énormes  moyens déployés par certains pour défendre leur cause qui n'est pas celle des habitants.

A Lancy, les habitants se battent pour être auditionnés par leur commune sur des PLQ qui dessinent des blocs  au dessus de leur maison sans aucune concertation. Et la pétition lancée pouir sauver le plateau de St-Georges du béton a déjà récolté plus de 2000 signatures.

De Vernier à Veyrier, d'Onex à  Thônex, commune et habitants se battent pour préserver leur territoire de toutes les croissances, ou nuisances dans le cas de Vernier, que le canton essaie de leur imposer. Mais le canton (Conseil d'Etat et Grand Conseil) reste sourd et muet à ces appels.

Le Grand Conseil a, en moins de 2 mois, 2 fois déjà été appelé par le Conseil d'Etat a rejeter les recours de communes (Thônex, Chêne Bourg, Grand Saconnex) qui avaient l'outrecuidance de demander par ce biais à être entendues. Comment peut-on en arriver là, où est le dialogue ?

L'objectif est clair, il reste à Mark Muller un peu plus d'un an pour faire passer le plus possible de projets aux coûts démesurés pour la collectivité mais très lucratifs pour certains. Défend-il réellement les intérêts publics ou seulement un intérêt privé ?

Si Pic-Vert et les associations partenaires, tentent avec leurs maigres moyens depuis des mois d'informer population et conseils municipaux des enjeux du Plan directeur cantonal, dans le même temps les milieux immobiliers font de même avec des moyens autrement plus conséquents pour défendre leur gagne pain.

Au parlement des voix s'élèvent depuis longtemps pour dénoncer une fuite en avant faisant fi des habitants, mais faute de majorité, elles ne font pas le poids.

Quand enfin, c'est dans le camp même du magistrat Mark Muller que des voix s'élèvent pour remettre en question la spirale infernale, les médias se réveillent et relaient le message. Non, je n'irai pas dire merci à son propre parti car y a de quoi être fachée d'être une fois de plus affublée du qualificatif de "chantre" et non de  "puissant relais".

"neinsager" ou juste précurseurs ? L'avenir donnera raison à ceux qui prônent pour plus de prudence, plus de bon sens et moins de luxe et de lucre.

 

 

08/11/2011

Pour un accueil centralisé des réfugiés

La Suisse a jusqu'à présent fait le choix de répartir dès leur arrivée les réfugiés à travers tout le pays. Un pays aux mœurs inconnues, une vie et des rues aux tentations infinies, le tout avec des moyens dérisoires qui poussent au délit. Le résultat, c'est la fracture sociale, le désarroi total et une perte d'image pour tous. Mieux vaudrait opter pour un centre d'accueil unique pour les réfugiés arrivant en Suisse. On pourrait même y adjoindre l'office fédéral en charge afin que proche du terrain, il gagne en efficacité.

Plutôt que d'attendre à ne rien faire durant la procédure, qui ne devrait pas dépasser l'année, les demandeurs d'asile pourraient apprendre une langue, un métier ou même exercer le leur. Ils repartiraient du centre avec de meilleurs atouts pour ici ou ailleurs.

Une personne dont la vie est réellement en danger, acceptera sans hésiter de troquer quelques mois de liberté pour la  sécurité, pas celle qui ne vient que pour profiter du système et vivre en marge de la légalité. Le coût des infrastructures ainsi regroupées dépassera de fait, ceux aujourd'hui cachés et induits au travers des centaines de structures éparpillées. Mais les vrais réfugiés, notre société, et même nos deniers  ont tout à y gagner.

 

06/11/2011

Ces mots qui trahissent nos maux

Comme chaque dimanche, le Matin pimente le déjeuner. Au fil des pages, des phrases interpellent et alimentent la réflexion. Celles qui m'ont marquées aujourd'hui sont issues du premier cahier, mais j'aurais pu en citer davantage, tant il y aurait matière à relever :

Daniel Rosselat à propos des entreprises qui licencient: "Les entreprises en difficulté n'hésitent pas à faire appel à l'Etat. Alors, quand elles n'en ont pas mais prennent des décisions qui pèsent sur les collectivités publiques, il est normal que l'Etat s'en mêle."

Un père à propos des jeunes suite à une fusillade :" Ils veulent tout, tout de suite. Ils n'ont pas forcément le goût du travail. Ils recherchent l'argent facile. Quand on ne travaille pas, on fait des conneries. Moi, j'ai travaillé toute ma vie et je n'ai jamais eu de problèmes. Ce constat est valable pour tout le monde, Kosovar ou pas."

L'opinion de Marc Bonnant: "Les locaux calcinés de Charlie Hebdo sont la parfaite métaphore de l'avenir de nos libertés si nous laissons à l'Autre le soin de les borner et si nous intériorisons ses interdits pour en faire nos tabous."

J'ai quand même trouvé un mot sur la nature, dans ce Matin dimanche : Les bêtes de nos zoos suisses vivent de mieux en mieux contrairement au dernier rhino du Vietnam, décimé écorné comme tant d'autres pour assouvir les besoins de virilité d'humains trop crétins pour mériter de se reproduire.

Soupir

 

 

18:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)