13/10/2011

100'000 habitants de plus, coûtera aux communes 5 milliards de francs !

Inutile de chercher ce  chiffre exorbitant dans le futur plan directeur cantonal 2030. La volonté affirmée de construire  +50'000 logements pour accueillir + 100'000 habitants n'est accompagnée d'aucun montage financier. Aux communes de se débrouiller, une fois le plan adopté, pour financer les infrastructures impliquées.

Lors d'un débat très instructif organisé le 12 octobre par l'Association de Sauvegarde de Confignon, le maire de Bernex a soupiré que le développement de sa commune était « inéluctable » dès lors que le tram et l'autoroute en font un pôle de prédilection. Les constructions se feront principalement sur de la zone agricole et les infrastructures induites coûteront 0,5 milliard à Bernex, le coût de 1'000 logements revenant à 100 millions.

Pour sa part, le maire de Confignon a rappelé que les infrastructures communales qui accompagneront la future zone industrielle des Cherpines coûteront à elles seules 125 millions, et que la commune n'avait dès lors pas l'argent permettant d'assumer en plus toute la densification prévue par le nouveau plan directeur.

Résignés, les 2 élus ont rappelé que les communes  n'avaient aucun pouvoir car l'adoption du Plan directeur, revenait au seul Grand Conseil.

S'il est vrai que le pouvoir en aménagement du territoire est cantonal, j'ose prétendre que si les conseils municipaux de toutes  les communes urbaines et suburbaines touchées par la densification à outrance préconisée par le Plan directeur 2030, refusent le projet présenté, le signal devrait être suffisamment clair pour que le Grand Conseil, refuse à son tour un projet qui n'aurait pas évolué suite au NON des communes vers un projet plus raisonnable et plus respectueux des habitants.

Eh oui, j'ai la naïveté de croire en la démocratie directe. En ces temps d'élection, Chers Elus, n'oubliez pas que vous représentez les habitants de votre commune, écoutez-les et battez-vous pour défendre leurs intérêts !

 

04/10/2011

Salerno vs Serono, le faux débat

Si Sandrine Salerno a sans doute tort de cracher dans la soupe « qui nourrit la politique sociale de Genève depuis  20 ans », la mine assurée de la droite libérale, n'a rien de rassurant.  Affichée sur une pleine page de la Julie d'aujourd'hui, l'image de ces 4 défenseurs des milieux économiques, martelant à l'envi que nous aimons nos multinationales, et surtout leur argent, est tout aussi trompeuse. Cet amour du fric,  fait fi d'une réalité : Genève, vit sur un trop grand pied, dépense sans compter et  espère par le biais de courbettes échapper au couperet.

Le monde asiatique émergeant,  pas plus que la vieille Europe vacillante, ne nous fera de cadeau. Autour du dernier pain, les pauvres, comme les riches se battront pour le dernier morceau. La dure réalité, c'est que nous sommes plus de sept milliards à pulluler sur terre, à piller la planète et à foncer à tombeau ouvert.  Plutôt que d'en découdre en luttes fiscales pour maintenir nos acquis, profitons du débat pour revoir notre train de vie, social aussi, pour admettre que nous sommes dans un monde fini (finissant ?), pour réfléchir sereinement à nos vraies valeurs  et engageons-nous à les préserver.

Je me réjouis déjà du débat test sur le budget cantonal !

 

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25/09/2011

0 CO2 et 100% Courant vert

Mise à jour du 25 septembre 2011

Peugeot ION SOS Hérissons.jpg

Ca y est je l'ai ma petite Peugeot Ion, édition spéciale Hérisson, bien sûr !  Espérons que ce petit hérisson "électrique" sur fond rouge "Lipstick" sensibilise autant les élus que le public, à la nécessité de faire le pas en faveur des voitures 100% électriques ! Une électricité pour ma part 0 % nucléaire,  100% Vitale Vert, et que je produis aussi indirectement, grâce à mes panneaux solaires.

 

 

 

 

BLog écrit le 15 mars 2011

Alors que certains élus lorgnent sur les 4X4 et que certaines élues méprisent le Salon international de l'auto, d'autres en profitent pour découvrir les nouvelles technologies et se mettre au vert.

Le 8 mars, journée de la femme, j'ai profité du salon de l'auto pour aller admirer les belles carrosseries et trouver celle de mes rêves.

Elle était là, attendant son premier acheteur, la petite Peugeot Ion.  J'ai craqué et  fait le grand pas du tout électrique. Pas juste une touche de vert pour l'image, une voiture 0 émission CO2. Et tant qu'à faire, j'ai aussi opté pour du courant électrique SIG Vitale Vert. Elue Verte ? Pas du tout, députée UDC, consciente des enjeux de demain mais réaliste. Il y aura encore des voitures sur nos routes, elles seront plus propres et silencieuses, mais elles seront toujours là, par nécessité. Plutôt que de faire de l'anti-bagnole primaire, quand ce n'est pas carrément du sexisme, merci aux élus de tous les partis de travailler à rendre la circulation et la conversion au tout électrique solaire de préférence, possible pour tous !  C'est bon pour l'image, ça soigne des cauchemars et c'est bon pour la planète.

 

10/09/2011

Chroniques hérissonnes

J'aurais bien des choses à dire, tant l'actualité nous accable de nouvelles peu réjouissantes. Notre manière de vivre, notre ville, nos rues et nos parcs ne sont plus sûrs et le manque de réactivité des exécutifs face à une situation qui se dégrade pour tous, tous les jours un peu plus, est stupéfiante. Mais tout cela, je l'ai déjà écrit à maintes reprises... Dure, dure la rentrée, pleine de crises annoncées et la triste date anniversaire du 11 septembre ne fait rien pour arranger les choses comme le souligne d'ailleurs de manière désabusée mais tellement vraie le journal Vigousse de cette semaine. Pour ceux qui ne seraient pas abonnés, voici un extrait de l'article "La planification du désastre" : "... quel enseignement en avons-nous tiré? Rien! ... L'être humain n'a manifestement qu'une destinée : planifier sa propre destruction. Et comment s'y prend-il? Il se prépare des catastrophes et il laisse venir... fasciné comme devant un volcan qui commence à cracher, on reste là, imbéciles malheureux, à se dire qu'il n'est pas possible qu'on finisse ensevelis. On le sera. Peut-être qu'un jour des touristes du futur viendront visiter les restes de ce que fut notre civilisation; ils se demanderont comment ces gens-là ont pu être assez bêtes pour se laisser piéger ainsi. Ils prendront quelques photos, puis rentreront chez eux en attendant le prochain désastre."

Alors je laisse la plume à Zébulon qui meurt d'envie de vous raconter des histoires sympathiques ou parfois tristes,  de petites bêtes qui piquent. Celles qui partagent son quotidien et le mien.

Chroniques herissonnes4.pdf

 

 

16/08/2011

Welcome to Geneva

Tandis que les forces publiques s'efforcent de maintenir l'image de Genève, que les contribuables genevois casquent et paient la facture,  l'ONU appelle à ne plus sortir seul la nuit et les malfrats de toute sorte se frottent les mains. Ils ne risquent pas grand chose et nos prisons jouissent d'une trop bonne réputation dans le milieu.

  • Agressé le 16 juillet, un mois plus tard, aucune arrestation n'a eu lieu. A propos de l'agression d'un jeune américain fils de diplomate le 16 juillet. «C'est un miracle qu'il soit encore vivant si l'on considère le nombre de jeunes (9) qui l'ont agressé. Gratuitement», reconnaît Jean-Philippe Brandt, qui dit tout ignorer de l'identité des agresseurs. Genève comparée au Bronx? Toujours est-il que Roland L'Allier a immédiatement recommandé à tous les employés genevois de l'ONU, surtout les Américains, la plus grande prudence: «C'est un rappel certes malheureux, mais néanmoins nécessaire: personne, nous répétons bien, personne ne doit se déplacer seul tard dans la nuit, au centre de Genève.»" Le Matin Dimanche du 14 août 2011.
  • Libérés provisoirement depuis plus d'un an, deux Jamaïcains devaient comparaître devant la Cour correctionnelle le 9 mai dans le cadre d'une affaire de tentative de meurtre, le duo d'accusés a été reconduits en prison le 4 mai. Ils sont désormais poursuivis également pour viol aggravé contre une femme aux Pâquis. Tribune de Genève du 15 aout 2011.
  • Malgré la gravité des soupçons, on le libère sous caution dans l'attente du procès et il en profite pour commettre un nouveau délit
  • 6 mois pour retrouver un jeune braqueur, 2 jours pour le libérer.
  • Après avoir été entendu, le tireur, âgé de 21 ans, a été relâché. Il sera convoqué ultérieurement par le Ministère public.
  • Des mois de traque au bonneteau, pour délivrer juste quelques amendes (jamais payées)
  • Des dizaines d'enlèvements de campements illégaux, des tonnes de déchets, et tout cela pour recommencer la semaine suivante.
  • 30 bureaux cambriolés au mois de juillet dont ceux des missions diplomatiques dont ceux de l'Inde, de la Somalie, de la Ligue arabe, des mendiants à tous les coins de rue, des parcs souillés , des amas d'imondices, des vols, des agressions, des violences, à quand des pillages ?...

Nos quotidiens relatent jour à près jour, braquages, agressions, cambriolages, bonneteau et campements sauvages qui font courir les forces de l'ordre nuit et jour et pour quel résultat ?

    Les risques encourus en cas de vol, agression, cambriolage, et délits de toutes sortes sont tellement faibles que notre code pénal ne fait plus peur et c'est là le problème principal.

    Sa modification au niveau fédéral a pris tant d'années que les parlementaires d'alors ont laissé aux suivants le "pain sur la planche", et les nouveaux, une fois en place, ont naïvement pensé que les précédents l'avaient terminé et ont voté le texte. A Genève, nous n'avons pas fait mieux, nous avons laissé à un seul député le soin de décortiquer le code et... nous l'avons voté sans en imaginer toutes les conséquences. En tant que députée de milice non spécialisée en la matière, je reconnais volontiers mon erreur, et suis prête, au vu du désastre de nos rues, à me remettre à l'ouvrage. Mais ce que je ne comprends pas c'est que le personnel de l'administration et de la justice, qui baigne dans le sujet, n'a rien vu venir.  J'en suis d'autant plus choquée que ce sont eux qui en paient au quotidien les conséquences. Mais peut être n'ai-je rien compris: arrêter, passer des heures de procédure administrative pour au final relâcher et éventuellement asséner une amende qui ne sera jamais payée, n'a rien de motivant. Du coup on n'arrête plus, résultat: moins de boulot et des prisons  moins pleines, que du bonheur ! Etait-ce la vraie finalité ? Je n'ose l'imaginer, car pendant ce temps, Genève (et pas seulement son image !) se dégrade inexorablement et c'est toute la population (et pas seulement les touristes) qui en pâtit.

    A mes interpellations urgentes du 18 mars 2011 IUE 1166-A,  IUE 1167-A Conséquence  du nouveau code de procédure pénale. La police au bureau, les criminels dans les rues et les citoyens en péril ? le Conseil d'Etat répond qu'il se « laisse entre 6 mois et 1 année pour évaluer les effets du nouveau code procédure pénale et qu'au terme de cette période, il conviendra d'examiner les possibilités permettant d'absorber l'augmentation reconnue du travail administratif (entre 10 et 30%) et d'augmenter les effectifs de police ». Pas un mot pour durcir les peines, seule mesure à même d'être dissuasive.

    Maintenant qu'il ne s'agit plus de simples citoyens mais de fils de diplomate, que l'image de la Genève, ville paisible, est mise à mal au niveau international et que l'inquiétude de la Confédération se concrétise, le problème de la sécurité sera-t-il enfin pris au sérieux par les politiques au pouvoir qui jusqu'à présent niaient le problème ? Durcira-t-on enfin les sanctions ? Aura-t-on enfin le courage de mettre en cause le système au-delà des effets ? Je crains que non, car reconnaître le problème c'est admettre l'échec de notre société.

    Pendant ce temps, après une semaine d'émeutes, le gouvernement britannique prend des mesures sans précédent pour « s'attaquer au lent effondrement moral du pays ». Outre 3000 personne qui auront à comparaître pour pillage, vol ou recel avec de sévères peines, le premier ministre enclenche la suppression des allocations sociales pour les parents d'adolescents émeutiers et l'expulsion de leur logement social s'ils en habitent un (Tribune de Genève du 16 août). Même l'UDC n'a pas osé évoquer une telle mesure, alors qu'en Grande Bretagne,  70% des citoyens y sont favorables !

    « Si les minorités arrivantes ne respectent plus les valeurs civilisationnelles de la majorité locale, alors le chaos se déchaîne, avec ses agressions, ses incendies et ses pillages... Un idéal commun de vivre ensemble reconnu par tous, laïque, mais inspiré par la spiritualité autour de droits mais aussi de devoirs, est indispensable dans tous société, surtout en temps de crise » Ce n'est pas de moi mais d'un abbé, Alain René Arbez.