10/05/2011

Cherpines, dire non pour que le gouvernement nous prenne en considération

Il y a 12 ans, j'approuvais dans le cadre de la commission d'aménagement du territoire, le plan directeur cantonal 2001 qui préconisait entre autres, le déclassement des Cherpines. A l'époque, on envisageait une croissance modérée et des déclassements ciblés pour y répondre.

Les dix années qui ont suivi l'adoption du plan directeur 2001 ont bouleversé toutes les prévisions. L'ouverture des frontières, l'attrait fiscal et l'effet « boule de neige » ont fait exploser le nombre de nouveaux venus. Dotés de moyens dépassant largement ceux des résidents, hedgefunds, traders en tous genre, multinationales, fondations, et bien d'autres entreprises plus discrètes mais non moins bien dotées, se sont précipités  à Genève et dans leur sillage, leurs employés venus d'ailleurs. Acculé par des prix prohibitifs, le genevois s'est retrouvé contraint à l'exil, expulsé par le congé-vente ou la vente contrainte.

Dire oui aujourd'hui au Cherpines, c'est accepter que cette situation discriminatoire perdure et empire. Car plus on construit, plus on attire du monde. La libre circulation nous asphyxie à coups de bouchons et nous expatrie à coups de béton. Exit le Genevois.

Les 3000 logements des Cherpines, ne suffiront même pas à couvrir les besoins des nouveaux arrivants annuels.  Déclassera-t-on 58 hectares annuellement ? Sous couvert de densification de tout ce qui est construit ou constructible, c'est exactement ce que prévoit de faire pour les 30 prochaines années le nouveau plan directeur cantonal. Mais au final, il y aura toujours un déficit de logement. Les flux migratoires se poursuivant de plus belle, il faudra encore déclasser pour le besoin des autres.

Alors que dire non aux Cherpines, c'est contraindre le gouvernement à mesurer l'ampleur du désarroi du genevois moyen, c'est le forcer à trouver des solutions privilégiant d'abord ceux qui durant des années ont construit Genève tout en contribuant à préserver la qualité de vie. Une qualité (de vie) qu'à force de vendre au plus offrant, le gouvernement actuel nous fera perdre à tout jamais.

Le 15 mai 2011, je dirai non aux Cherpines.

 

11 mai: Parce que la préservation des terres agricoles est vitale, mon collègue de l'UDC, Eric Leyvraz, votera lui aussi non au déclassement des Cherpines. Se nourrir ou se loger ? Croître ou périr  ? Telles sont les questions de base que ce déclassement devrait nous amener à débattre.

 

 

19/04/2011

Merci aux électeurs de Vernier !

Merci à tous les électeurs verniolans qui m'ont permis  de récolter 42 % des suffrages, c'est un score magnfique est une première pour une candidate UDC à Genève. Hélas, la liste adverse était plus forte. Durant ces 4 ans, c'est au conseil municipal que je me battrai pour défendre les idées qui ont toujours été les miennes :

La sécurité des habitants, individuelle, collective et industrielle (citernes, industries chimiques) ou aérienne liée à l'axe d'approche de l'aéroport.

Préserver les zones villas contre leur déclassement en zone industrielle et de manière générale, faire les bons choix en matière d'aménagement du territoire pour concilier logements, emplois, sécurité et mobilité, et défendre la qualité de vie de notre commune.

Et bien sûr veiller à un développement qui ne dépasse pas les capacités de notre territoire en termes de ressources naturelles et qui préserve une nature riche et diversifiée même et surtout à Vernier !

 

 

 

 

 

14/04/2011

Etrangers, votez pour les élections administratives du 17 avril !

Alors que les pays arabes se soulèvent pour réclamer plus de démocratie, quel modèle donnons-nous ?  Nous avons l'immense et, sans doute, unique privilège au monde de pouvoir nous prononcer sur tous les sujets, mais le taux de participation reste désespérément bas.

Citoyens, exprimez-vous, choisissez vos autorités, exercez vos droits politiques de manière responsable. Ce message s'adresse tout particulièrement à ma commune, Vernier, que je ne souhaite pas voir couronnée ce dimanche de championne de l'abstentionnisme*, alors même que nous avons bénéficié d'une couverture médiatique considérable, que les partis politiques ont fait très fort pour surprendre l'électeur..., que les candidats ont redoublé d'efforts pour être sur le terrain du matin au soir, pour aller à la rencontre des citoyens et que les enjeux sont de taille.

Les droits démocratiques ne s'usent que si on ne les utilise pas !

*Les électeurs étrangers représentent 34,5% des électeurs (un record cantonal) et c'est à Vernier qu'on enregistre le taux de participation le plus faible: 32,9%, contre 39% au niveau cantonal et 43,26% en Suisse.  L'enquête sur le sujet du Vernier bondy blog est révélateur: Les facteurs susceptibles d'expliquer le faible taux de participation spécifiquement à Vernier sont le nombre d'électeurs étrangers, l'âge, le niveau professionnel, le chômage, les faibles revenus de l'électorat, ses fréquents déplacements hors de la commune, la situation géographique et démographique (nombre et origine des habitants).

Dans le "classement des communes", en terme de revenu brut par habitant, Vernier est la commune la plus pauvre de Genève. Elle accueille la plus forte concentration de personnes à l'aide sociale (6,1% des habitants dépendent de l'Hospice général, 1,4% touche le revenu minimum cantonal d'aide sociale). 19,75% du parc immobilier est constitué de logements sociaux - le taux le plus élevé du canton. Vernier atteint régulièrement le plus haut taux de chômage enregistré dans les communes: 8,5% en juin dernier, contre 6,3% pour le canton.

Tous les candidats à une élection communale devraient effectuer une distribution nocturne dans les boîtes à lettres de leur commune. Les rencontres, les entrées d'immeubles et les boîtes à lettres sont terriblement révélatrices des véritables conditions de vie.

 

08/04/2011

Vivement le 1er mai !

Le Conseiller d'Etat, François Lonchamp, a promis à la commission de l'économie un état des lieux et des propositions pour répondre au problème du chômage et de son traitement actuel à Genève. Tant mieux, car il y a urgence et les réponses du gouvernement genevois du 10 mars à mes 6 interpellations urgentes du 28 janvier (IUE 1133, 1134, 1135, 1136, 1137, 1143) ne laissaient pas transparaître d'innovations en la matière.

Quant notre Conseiller d'Etat en charge des finances, David Hiler, dit qu'il est nécessaire de continuer à accepter l'implantation d'entreprises étrangères (qui ne viennent que pour des raisons fiscales et emploient 80% de personnel étranger) car ce sont elles qui permettent de financer notre système social , (c'est-à-dire d' «entretenir » nos chômeurs  et autres citoyens tombés à l'assistance publique faute d'avoir trouvé un emploi), je me dis qu'il y a vraiment quelque chose de pourri dans le système.

La colère des citoyens demandeurs d'emplois est légitime. Ce sont eux qui sont pénalisés par la croissance trop rapide de Genève.  Le chômage baisse... en Haute-Savoie.
Force est de constater que ce sont surtout les entreprises  privées (et non l'Etat ou les communes) qui ne jouent pas le jeu en matière d'embauche au niveau local. Ma commune, Vernier, montre l'exemple et j'en suis fière mais il faut cependant souligner que même Ikea a recruté des français pour ses postes clé...
Pour avoir moi-même testé, côté employeur, l'aide aux entreprises offerte par l'office cantonal de l'emploi pour recruter des chômeurs,  force est de constater que c'est plutôt « aide-toi toi-même ! ».

Il est donc urgent que le Conseil d'Etat joue son rôle non seulement  d'employeur en matière d'embauche dans ses propres services mais de gouvernance en matière d'emplois sur l'ensemble du territoire qu'il est sensé gérer au bénéfice des citoyens genevois qui l'ont élu.

 

13:21 Publié dans Politique | Tags : emploi, chômage, genève | Lien permanent | Commentaires (1)

28/03/2011

Nucléaire : opposition de façade, une belle mascarade

Contrairement à un accident dans tout autre type de technologie, les maladies, la mort, en un mot le mal nucléaire est sournois, ne se voit mais est légué pour toujours à l'ensemble des générations futures.  Ce concept même nous dépasse et c'est bien là le malheur.

J'ai fait partie dans les années '70 des militants de la première heure. Autant contre Verbois nucléaire que contre le surgénérateur de Malville, il fallait à l'époque, s'opposer fermement à toute nouvelle centrale nucléaire. Sur ce point, mon opinion n'a pas changé.

Quant aux centrales existantes, elles polluent déjà, ne serait-ce que par leurs déchets radioactifs dont on ne sait toujours pas que faire. Alors tirer la prise comme les anti-nucléaires le réclament aujourd'hui, ne changerait pas grand-chose au danger.

Je suis pour sortir du nucléaire, mais seulement après avoir tenté ne serait-ce qu'un seul jour de « tirer la prise ». Juste pour voir à quel point notre société basée sur le tout électrique s'en sortirait.

Qui depuis la catastrophe de Fukushima a cessé de surfer sur le net pour un rien au lieu d'ouvrir un bouquin pour trouver l'info recherchée ? Personne, car nous vivons branché électrique mais déconnecté de la réalité. Et pourtant le web, c'est du nucléaire, mais produit ailleurs, loin des yeux, loin du coeur...

Qu'on cesse de me rabattre les oreilles avec des « éteignez la lumière avant de quitter une pièce », « ne laissez pas vos appareils en stand-by et la planète sera sauvée... ».  7,5 millions de suisses tireraient la prise qu'on ne sauverait en rien une planète alourdie chaque jour de nouveaux consommateurs qui se comptent par centaine de millions.

Mais le mot décroissance est tabou, surtout si on l'attribue à notre population humaine. Tant qu'on n'aura pas fait le choix au niveau planétaire, de moyens contraceptifs autrement plus humains et efficaces que la massue pour réguler notre nombre, nous irons droit dans le mur. Il ne sera alors plus nécessaire d'éteindre la lumière après notre passage, la nature, elle, n'a pas besoin du nucléaire pour demeurer éclairée.