Politique - Page 28

  • Pour des enfants désirés et assumés

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    L'initiative pour ne plus payer le remboursement de l'avortement vient d'aboutir et celle Pour les familles de l'UDC aussi. Je suis contre la première et pour la deuxième. D'aucun y verront une contradiction majeure, moi pas. Je suis pour la famille désirée et assumée.

    Dans la plupart des pays du monde, la femme n'est bonne qu'à faire des enfants et rester à la maison. En Occident, et en Suisse tout particulièrement, nous avons, en tant que femme, la chance d'avoir reçu une éducation, d'avoir accès aux soins, à l'information et au monde du travail. Cela ne signifie pas pour autant qu'il appartient dès lors à la société de tout assumer. Cela signifie tout simplement que nous avons le choix, un choix qui, il est vrai aujourd'hui, est aussi une question de moyens. Mais les moyens que l'on n'a pas soi-même, est-ce vraiment à la société de les assumer ? La crèche, l'instruction publique, les activités parascolaires, etc. que l'on ait ou pas d'enfant, nous les payons tous et pour la majeure partie avec nos impôts.

    Alors le premier choix, c'est au moins d'avoir des enfants désirés et le deuxième choix, c'est de s'assumer en tant que parent et de s'en occuper le plus possible soi-même.

    Laisser venir au monde un enfant non désiré pour l'abandonner à d'autres ensuite, je préfère donner à la mère la possibilité financière d'avorter.

    Déposer à l'aube le marmot à la crèche, trimer toute la journée, le reprendre 12 heures plus tard, l'affourager de malbouffe avant de l'installer  (et de s'installer soi-même) devant la TV ou de le laisser livré à lui-même. Tout cela pour recommencer, crevée, le même cycle, le jour d'après, n'est ni raisonnable, ni souhaitable pour l'équilibre de la famille comme pour celui de la société. Je préfère donner à la mère (ou au père d'ailleurs) la possibilité financière de rester à la maison.

    Faire des enfants pour que d'autres les éduquent, je ne suis pas pour et je m'assume.

    Il y a un an et demi déjà, j'écrivais un blog à propos de i. A cette époque, c'était le cri du coeur d'une femme pour que l'initiative avorte ! L'initiative a abouti et mes propos gardent tous leur sens, hélas... Voir le blog du 31 janvier 2010

  • Plan directeur cantonal 2030, la machine de guerre de Mark Muller

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    Le 8 juillet se terminait l'enquête publique sur le plan directeur cantonal 2030 (PDCn) un document fondamental qui engage l'Etat, les communes et de fait, les genevois qui devront vivre avec jusqu'en 2030. La plupart des genevois n'auront sans doute même pas réalisé qu'ils pouvaient s'exprimer sur ce document qui oriente l'aménagement de notre territoire cantonal soit que construire et où?

    Il faut dire que le laps de temps de l'enquête était court, le document volumineux et d'accès difficile pour le citoyen non spécialiste. J'espère pourtant que de nombreux citoyens auront pris la peine de s'exprimer car l'enquête publique est le seul moment durant tout le processus d'adoption où ils pouvaient donner leur opinion.

    Si dans le cadre de mon activité professionnelle (www.pic-vert.ch) les observations transmises sont restées très factuelles, à titre personnel, j'ai préféré laisser parler mon coeur et je n'ai pas été tendre avec ce plan directeur dont je n'approuve pas l'objectif prioritaire : accueillir à Genève  + 100 000 habitants (soit 25% de plus qu'aujourd'hui), + 50'000 emplois et logements d'ici 2030 ceci dans le but de rééquilibrer logements et emplois au niveau transfrontalier.

    Je ne partage pas l'enthousiasme du PDCn sur la concrétisation des mesures de part et d'autre de la frontière. Nos nations pourtant voisines, n'ont pas la même tradition politique, sociale, fiscale, environnementale, etc. Nous parlons la même langue et adorons d'ailleurs en faire usage, mais la mise en œuvre concertée de solutions partagées est un défi que nous peinons à vraiment vouloir relever et traduire en faits.

    Je suis totalement choquée de l'absence au niveau du PDCn de mesures concrètes à mêmes de préserver la biodiversité, de notre canton. Les faits sont pourtant implacables, malgré tous les efforts de renaturation entrepris, la biodiversité ne cesse de se dégrader. Il est évident que +100'000 habitants dans le canton et +200'000 au niveau du bassin transfrontalier vont péjorer notre environnement naturel, épuiser nos ressources et dégrader la qualité de vie de l'ensemble des êtres vivants de notre région.

    Depuis 7 ans, je réhabilite les hérissons. Plus d'une cinquantaine par année arrivent épuisés, blessés, empoisonnés et trop souvent mourants. Je constate chaque année à quel point la situation se péjore et je peux même, en fonction de leur provenance, dire où l'environnement se dégrade plus qu'ailleurs. Ils sont le reflet de notre nature mise à mal. Privés de leur habitat par la transformation trop rapide de nos quartiers, assoiffés et affamés par nos pratiques culturales, écrasés par nos véhicules trop nombreux, les hérissons sont chaque année plus nombreux à payer de leur vie notre mode de vie. Et ce que le hérisson subit, la plupart des espèces de notre faune sauvage aussi. Et ce que nous faisons subir à la nature, nous nous l'infligeons à nous-mêmes.

    Depuis mon enfance, je vois Genève se transformer, grandir, s'enlaidir, se salir, devenir de moins en moins sûre, de plus en plus chère. La classe moyenne vivait bien, pouvait même se payer une villa, l'argent et les surfaces pour y parvenir étaient encore suffisants. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Quant au PDCn, il stigmatise et vise à déloger la classe moyenne de ces villas, et  il ne prévoit pas de solutions pour reloger ces familles, qui ont travaillé, qui se sont investies et ont cru en Genève.

    Cette dégradation des conditions de vie, du pouvoir d'achat, de l'emploi, de la formation, etc. n'est pas une fatalité. Elle est due à l'accueil sans discernement d'un nombre de personnes supérieur à ce que notre territoire peut supporter. Elle est due à des orientations en matière de développement économique qui ne correspondent pas aux qualifications que notre système éducatif pourvoit. Elle est due à des politiques qui ont abandonné leurs citoyens de longue date. Sombre avenir pour nos enfants. Depuis que je suis devenue députée et conseillère municipale, je ne peux que constater, choquée, à quel point il ne s'agit pas là juste d'un « sentiment » mais bel et bien, hélas, d'une réalité. Le PDCn, ne fait qu'amplifier les phénomènes décrits ci-dessus, il ne fait que s'éloigner d'un développement durable, raisonnable, qualitatif et non quantitatif. L'option de base d'accueillir +100 000 habitants à Genève est une erreur. Le PDCn devrait au contraire rechercher les pistes pour orienter la croissance, pour aider véritablement et prioritairement les genevois. Politiquement incorrect ? Euro-incompatible ? J'ose le dire ouvertement, à force d'éviter le risque de toute forme de discrimination, c'est le citoyen de ce pays qui est discriminé.

    Le plus fort grief que je formule à l'encontre du PDCn, c'est de négliger totalement l'incidence en matière d'infrastructures, qu'implique la croissance de population annoncée. Nos hôpitaux ne peuvent plus prendre en charge les patients, il faudra donc en construire davantage. Les écoles de la rive droite sont saturées, il faudra en construire de nouvelles. Tous les réseaux (eau potable, voiries, électricité, eaux usées, etc.) sont en limite de capacité, le PDCn ne les mentionne même pas ! Aucune de nos infrastructures est capable de supporter l'accroissement de population annoncé et le PDCn ne parle quasiment pas des infrastructures, c'est inadmissible, irresponsable ! Dans les faits, l'Etat et les communes n'ont pas les moyens de financer toutes ces nouvelles infrastructures en plus des nouveaux logements nécessaires aux 100'000 habitants supplémentaires et notre territoire n'a pas la capacité requise. Pour rappel, les surfaces d'habitat et d'infrastructures utilisées par personne qui étaient encore de 382 m² au début des années 1980, a franchi aujourd'hui le seuil des 400 m²/personne. Ce chiffre est le maximum fixé par le Conseil fédéral dans la Stratégie pour le développement durable 2008-2011. C'est donc 40 millions de m2 qu'il faudra trouver ! Un casse tête et une levée de boucliers citoyens garantis. Ces raisons à elles seules auraient dû amener à orienter la réflexion, le concept et les propositions du PDCn dans une direction toute autre que celle proposée.

    Il n'est pas trop tard pour modifier et réorienter le concept, espérons que l'administration dans sa grande sagesse, tiendra compte de l'avis des nombreux citoyens qui auront pris la peine de s'exprimer.

     

     

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  • Que faut-il faire pour que Mark Muller ouvre les yeux ?

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    4 juillet Feuille d'Avis Officielle. Mark Muller devant l'assemblée générale de la Chambre Genevoise Immobilière s'exprime sur le plan directeur cantonal 2030. Il rappelle que l'objectif premier du plan directeur est le logement et que "le mot d'ordre est la densification". Densification de la zone urbaine, des zones industrielles, de la zone agricole et de la zone villas. Pour cette dernière, il « comprend les réactions très fortes des propriétaires ». Mais le Conseiller d'Etat ose ajouter qu'il « EST à la recherche de solutions AVEC les associations concernées afin que les propriétaires puissent vendre leur bien à un promoteur à un prix attractif ou se lancer directement dans une opération immobilière ». C'est tout simplement faux ! Jamais Mark Muller n'a  pris contact avec Pic-Vert qui est pourtant la plus grande association de propriétaires de villas du canton.  En date du 22 juin, Pic-Vert et 22 associations ont manifesté  publiquement lors d'une conférence de presse leur désaccord face au projet du plan directeur 2030 qui prévoit ni plus ni moins que de densifier TOUTES les zones construites. Les médias présents n'ont pour beaucoup, pas estimé nécessaire de relater l'avis des propriétaires de villas, véritables parias, qui pourtant financent une part non négligeable du ménage de l'Etat et des communes genevoises. En date du 24 juin, lasse de tant d'autisme, c'est moi en tant que députée estampillée Pic-Vert et non le Conseil d'Etat, qui ai déposé un projet de loi introduisant le principe du relogement du propriétaire dont le bien est sis en zone de développement. Tant de mauvaise foi méritait d'être dénoncée en attendant qu'enfin peut être, le Conseiller d'Etat entame le dialogue.

     

  • Construire la ville en ville, oui. Au détriment des communes suburbaines, Non !

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    Dans le supplément Immobilier de la Tribune du 28 juin, Christophe Aumeunier, secrétaire général de la Chambre Genevoise Immobilière, se réjouit du vote unanime du Grand Conseil pour le projet Praille-Acacias-Vernets (PAV). Il en profite de suite pour ajouter une petite phrase assassine : "d'autres (ndlr entreprises industrielles), qui génèrent des immiscions (bruits, trépidations, odeurs ou trafics de marchandises importants) pourraient s'établir au Bois-de-Bay ou dans de nouvelles zones industrielles à créer à Bernex et à Colovray (zone des bisons)."

    Même si, tout soudain, il ne mentionne plus les zones industrielles de Vernier pour délocaliser les entreprises qui font "tache" au PAV, par pure solidarité avec les autres communes visées, je m'insurge ! Au-delà du fait que nous ne sommes pas des poubelles, la zone de Bois de Bay n'est reliée à rien et celle de Colovray non plus. Quant à Bernex, déjà que les habitants ne veulent pas du service des autos,... Mais il est vrai que côté odeurs, ils sont déjà habitués.

    Expédier les industries à la périphérie, ce serait refaire les erreurs urbanistiques du siècle passé et amplifier les mouvements pendulaires entre zones industrielles et zones résidentielles qui en découlent aujourd'hui.

    Le vrai défi du PAV c'est  au contraire de parvenir

    • à réaliser la mixité logements et activités en intégrant les activités tertiaires et secondaires existantes
    • à superposer les usages dans un souci d'économie du sol
    • à réussir le pari de la verticalité plutôt que de se vautrer, une fois de plus, dans l'horizontalité dévoreuse de m2

    Défi, oh combien difficile pour une Genève au ras des pâquerettes mais que le projet de loi du PAV permet parfaitement de réaliser, pour autant que l'on en ait la volonté.

    En fait, si Mark Muller, faisait véritablement preuve de volontarisme au PAV, ce n'est pas 1 logement pour tout nouvel emploi qu'il construirait mais 2 logements. Là, on aurait vraiment une chance de résorber le déficit actuel et le PAV serait véritablement novateur et salvateur.

     

    Ah le PAV on en parle, on en parle... Au siècle dernier, Maurice Braillard voulait lui aussi reconstruire la ville en ville, de même que Zebulon en 2008

     

  • Pour le défilé des éléphants (août 2010, juin et septembre 2011)

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    Alors que le cirque Knie était encore en ville en 2010, j'ai déposé une résolution demandant que soient réinstaurés les défilé, petit déjeuner et salut des autorités qui avaient disparu depuis 2 ans. Cette résolution (R636) a été traitée et adoptée par une très large majorité du Grand Conseil le 9 juin dernier. L'ambiance était conviviale, tous les groupes souhaitant revoir cet évènement sympathique. Les jeux de mots n'ont pas manqué et l'un d'entre eux s'est retrouvé dans la rubrique d'un grand quotidien le samedi suivant. Les lettres de lecteurs n'ont pas manqué de fleurir, chacune y allant de sa propre interprétation du message lacunaire qui avait paru. Afin que chacun se base sur les documents originaux, j'ai donc décidé de les mettre sur mon blog. Je souligne toutefois que l'objet de la motion de concernait en rien le traitement des animaux, au demeurant tout à fait exemplaire au cirque Knie, mais un évènement particulier.

    (Ajout septembre 2011)

    Le 12 septembre 2011, le Conseil d'Etat a répondu à la résolution du Grand Conseil en faveur de la réintroduction du défilé des éléphants du cirque Knie dans les rues de Genève, tradition interrompue depuis 2009. Je remercie le Conseil d'Etat d'avoir répondu rapidement et positivement.

    De son côté, le cirque Knie a aussitôt informé notre gouvernement qu'il entendait perpétuer la tradition, en organisant et en finançant dès l'an prochain la parade des éléphants en Ville de Genève. Que la famille Knie en soit chaleureusement remerciée.

    L'épilogue de toute cette histoire serait plus belle encore si les édiles de notre Ville faisaient à leur tour un geste afin que le cirque Knie n'ait pas à supporter des charges financières largement supérieures à Genève, comparativement aux frais lui étant facturés partout ailleurs.

    Ce geste marquerait l'attachement de toutes les autorités à notre cirque national, attachement qui ne faisait pas de doute il n'y a pas si longtemps encore. J'ai souvenir que le mardi 31 août 1999, les autorités genevoises, Grand Conseil et Conseil d'Etat réunis, avaient reçu protocolairement la famille Knie à l'occasion d'une visite de courtoisie, et rappelé que Frédy Knie senior était né à Genève en 1920 alors que le chapiteau était dressé en nos murs. La courtoisie du siècle passé sera-t-elle au rendez-vous l'an prochain ?

    Je me réjouis de me laisser surprendre par nos autorités et rendez-vous tous ensemble avec les éléphants pour les traditionnels défilé, petit déjeuner et surtout salut des autorités en 2012 !

     

    Mon intervention au Grand Conseil le 9 juin 2011

    "Il était une fois une cité en fête lorsque le cirque national érigeait son chapiteau sur la place principale. Pour les enfants, c'était aussi le signe que la rentrée n'était pas loin, et que les grandes vacances tiraient à leur fin. Mais ils se réjouissaient, car avec le cirque venaient les éléphants !

    Ils se réjouissaient car les éléphants créaient l'évènement en défilant dans la cité, en prenant leur déjeuner sur la place du marché et en serrant la patte aux autorités, sorties tout exprès de leur tour d'ivoire, euh, de leur tour Baudet.

    Les enfants riaient de voir la tête des automobilistes bloqués au carrefour, tous surpris de laisser le passage à un 2 tonnes pas comme les autres.

    Ils restaient bouche bée lorsque d'une trompe experte, les éléphants engloutissaient en guise de tartine plusieurs pains, autant qu'eux-mêmes en cents petits déjeuners.

    Et ils étaient si fiers lorsque le président du Conseil d'Etat se prêtait au jeu des photos avec eux et bien sûr, les éléphants.

    Puis un jour, il n'y eut plus de défilé, de petit déjeuner et de salut des autorités. Pourtant, ni les éléphants ni les enfants n'avaient disparu. Que s'était-il passé ? Le monde avait changé.

    Les automobilistes étaient dorénavant bloqués quotidiennement et partout. Un éléphant en plus était devenu un éléphant de trop.

    Les commerçants ne voulaient plus dépenser leur argent en salades. Il fallait faire du chiffre car la concurrence dans les rues basses était devenue impitoyable.

    Quant aux autorités, quel l'intérêt de se montrer en vrai à l'heure du virtuel ? Les concitoyens n'avaient qu'à les voir par écran interposé. Tout comme les éléphants d'ailleurs. Quelle idée de les voir en ville alors qu'il suffit aujourd'hui d'un clic de souris.

    Et lâcher un éléphant dans la cité sans mesures d'accompagnement, de prévention, de précaution, de circulation ? Impossible. Sécurité oblige, adieu les éléphants ! Et la mémoire avec. Car la perte de cet évènement, c'est aussi celle du passé, de notre enfance et de notre cité.

    Or, la mémoire s'enrichit par des rituels communs s'appuyant sur des objets concrets, et quoi de plus concret qu'un éléphant ?

    Les enfants ont besoin d'extraordinaire pour alimenter leurs rêves, et de l'émotion d'une rencontre peu commune pour bâtir leur équilibre. Et comment espérer leur faire aimer l'éléphant s'ils ne l'ont jamais connu, et à travers ce dernier, leur permettre d'appréhender la nature et vouloir la préserver ?

    Oui, mais à quel prix ? Point n'est ici question de coût mais de volonté. Les sommes dépensées par Genève pour son stade, qui demeure désespérément vide, se comptent en dizaines de millions. Or, ce n'est pas parce que l'on a soutenu un éléphant blanc qu'il faut exclure de notre aide tous les autres.

     

    Mesdames et Messieurs les Députés, invitons le Conseil d'Etat à prendre toutes mesures et décisions afin que les sympathique défilé, petit déjeuner et salut des autorités par les éléphants du cirque Knie soient rétablis, en soutenant tous ensemble cette résolution."

     

    La résolution R636 R00636.pdf

     

     

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