Politique - Page 29

  • Riz jaune, deuxième service

    Imprimer

    En août 2010 j'écrivais déjà sur le syndrome chinois,  depuis,  la Chine a acquis les terres africaines pour nourrir sa population, de même que l'Amérique par le biais des bons du trésor et elle ne se gène pas pour mettre ses pieds en Europe par nombre d'acquisitions au gré des opportunités. La Grèce  exsangue est à vendre, la Chine sera sans nul doute acheteuse dans le but toujours identique d'assurer le bien être à long terme de sa propre population au nez et à la barbe des autres et plus particulièrement de nos démocraties bien pensantes. ... Pauvre vieille Europe, vendue à l'encan pour n'avoir pas osé prendre le parti de sa population (constat valable hélas aussi pour notre canton malgré les pressions subies par les genevois dans tous les domaines). Triste destin.

    Lien permanent Catégories : Politique 3 commentaires
  • Croître ou périr ? La réponse d'une pisse-froid de la décroissance

    Imprimer

    Croître ou périr  ?  Mark Muller, notre président du Conseil d'Etat, et les patrons genevois, de concert, nous prédisent le pire si nous ne choisissons pas "une croissance sans concession".  Et de désigner les coupables qui n'adhèrent pas à la doctrine :

    • Mark Muller dénonce les communes, et menace de redéfinir les compétences de celles-ci, histoire d'avoir une fois pour toutes les coudées franches.
    • Les patrons eux, désignent "les pisse-froid de la décroissance, une cohorte d'opposants aux motivations contradictoires"

    Le futur ? C'est le plan directeur cantonal 2030 qui le dessine : + 100'000 habitants pour Genève (et + 100'000 pour la France voisine) d'ici 2030 à caser sur les petites maisons de la couronne suburbaine, sur la zone villas (des communes suburbaines aussi pas celles des riches communes où l'usage individuel de milliers de m2 n'est pas remis en cause) et sur la terre agricole.  Et le conseiller d'Etat Mark Muller de prétendre que c'est pour "permettre aux Genevois de rester à Genève". Or, ces fameux Genevois que Mark Muller veut conserver, ils habitent justement là où le canton veut densifier, urbaniser, bétonner !

    Penser l'aménagement du territoire en trois dimensions*, voilà ce que devrait nous proposer le futur plan directeur cantonal, mais non, on planifie l'utilisation du sol en surfaces et non en verticalités, une fois de plus, une fois de trop.

    Croître ou périr ? A vaincre sans bataille on triomphe sans gloire. Je ne laisserai pas ce plaisir à ceux qui prônent la croissance sans concession. En tant que Pic-Vert, conseillère municipale et députée, je me battrai 3 fois pour défendre ceux qui à l'évidence ne se retrouvent pas dans ce futur plan directeur cantonal.

    *Aucun sous sol ou toit ne devrait rester sans usage dans les zone urbanisées. Plutôt que des parkings en surface, les mettre en sous-sol, plutôt que de remplir les zones industrielles de dépôts à 2 étages, permettre l'usage commercial des étages supérieurs, voir placer bureaux et industries au dessus des autoroutes plutôt que sur des terres agricoles. Utiliser les toits d'usine pour accueillir des cultures hors sol, au lieu d'être placées comme à Veyrier ou à la plaine de l'Aire sur de bonnes terres cultivables. Et pourquoi pas y mettre sur ces toits des terrains de foot aujourd'hui trop souvent en revêtement  synthétique. Pour le multi-usage les idées ne manquent pas !

     

  • Cherpines, dire non pour que le gouvernement nous prenne en considération

    Imprimer

    Il y a 12 ans, j'approuvais dans le cadre de la commission d'aménagement du territoire, le plan directeur cantonal 2001 qui préconisait entre autres, le déclassement des Cherpines. A l'époque, on envisageait une croissance modérée et des déclassements ciblés pour y répondre.

    Les dix années qui ont suivi l'adoption du plan directeur 2001 ont bouleversé toutes les prévisions. L'ouverture des frontières, l'attrait fiscal et l'effet « boule de neige » ont fait exploser le nombre de nouveaux venus. Dotés de moyens dépassant largement ceux des résidents, hedgefunds, traders en tous genre, multinationales, fondations, et bien d'autres entreprises plus discrètes mais non moins bien dotées, se sont précipités  à Genève et dans leur sillage, leurs employés venus d'ailleurs. Acculé par des prix prohibitifs, le genevois s'est retrouvé contraint à l'exil, expulsé par le congé-vente ou la vente contrainte.

    Dire oui aujourd'hui au Cherpines, c'est accepter que cette situation discriminatoire perdure et empire. Car plus on construit, plus on attire du monde. La libre circulation nous asphyxie à coups de bouchons et nous expatrie à coups de béton. Exit le Genevois.

    Les 3000 logements des Cherpines, ne suffiront même pas à couvrir les besoins des nouveaux arrivants annuels.  Déclassera-t-on 58 hectares annuellement ? Sous couvert de densification de tout ce qui est construit ou constructible, c'est exactement ce que prévoit de faire pour les 30 prochaines années le nouveau plan directeur cantonal. Mais au final, il y aura toujours un déficit de logement. Les flux migratoires se poursuivant de plus belle, il faudra encore déclasser pour le besoin des autres.

    Alors que dire non aux Cherpines, c'est contraindre le gouvernement à mesurer l'ampleur du désarroi du genevois moyen, c'est le forcer à trouver des solutions privilégiant d'abord ceux qui durant des années ont construit Genève tout en contribuant à préserver la qualité de vie. Une qualité (de vie) qu'à force de vendre au plus offrant, le gouvernement actuel nous fera perdre à tout jamais.

    Le 15 mai 2011, je dirai non aux Cherpines.

     

    11 mai: Parce que la préservation des terres agricoles est vitale, mon collègue de l'UDC, Eric Leyvraz, votera lui aussi non au déclassement des Cherpines. Se nourrir ou se loger ? Croître ou périr  ? Telles sont les questions de base que ce déclassement devrait nous amener à débattre.

     

     

    Lien permanent Catégories : Politique 6 commentaires
  • Merci aux électeurs de Vernier !

    Imprimer

    Merci à tous les électeurs verniolans qui m'ont permis  de récolter 42 % des suffrages, c'est un score magnfique est une première pour une candidate UDC à Genève. Hélas, la liste adverse était plus forte. Durant ces 4 ans, c'est au conseil municipal que je me battrai pour défendre les idées qui ont toujours été les miennes :

    La sécurité des habitants, individuelle, collective et industrielle (citernes, industries chimiques) ou aérienne liée à l'axe d'approche de l'aéroport.

    Préserver les zones villas contre leur déclassement en zone industrielle et de manière générale, faire les bons choix en matière d'aménagement du territoire pour concilier logements, emplois, sécurité et mobilité, et défendre la qualité de vie de notre commune.

    Et bien sûr veiller à un développement qui ne dépasse pas les capacités de notre territoire en termes de ressources naturelles et qui préserve une nature riche et diversifiée même et surtout à Vernier !

     

     

     

     

     

  • Etrangers, votez pour les élections administratives du 17 avril !

    Imprimer

    Alors que les pays arabes se soulèvent pour réclamer plus de démocratie, quel modèle donnons-nous ?  Nous avons l'immense et, sans doute, unique privilège au monde de pouvoir nous prononcer sur tous les sujets, mais le taux de participation reste désespérément bas.

    Citoyens, exprimez-vous, choisissez vos autorités, exercez vos droits politiques de manière responsable. Ce message s'adresse tout particulièrement à ma commune, Vernier, que je ne souhaite pas voir couronnée ce dimanche de championne de l'abstentionnisme*, alors même que nous avons bénéficié d'une couverture médiatique considérable, que les partis politiques ont fait très fort pour surprendre l'électeur..., que les candidats ont redoublé d'efforts pour être sur le terrain du matin au soir, pour aller à la rencontre des citoyens et que les enjeux sont de taille.

    Les droits démocratiques ne s'usent que si on ne les utilise pas !

    *Les électeurs étrangers représentent 34,5% des électeurs (un record cantonal) et c'est à Vernier qu'on enregistre le taux de participation le plus faible: 32,9%, contre 39% au niveau cantonal et 43,26% en Suisse.  L'enquête sur le sujet du Vernier bondy blog est révélateur: Les facteurs susceptibles d'expliquer le faible taux de participation spécifiquement à Vernier sont le nombre d'électeurs étrangers, l'âge, le niveau professionnel, le chômage, les faibles revenus de l'électorat, ses fréquents déplacements hors de la commune, la situation géographique et démographique (nombre et origine des habitants).

    Dans le "classement des communes", en terme de revenu brut par habitant, Vernier est la commune la plus pauvre de Genève. Elle accueille la plus forte concentration de personnes à l'aide sociale (6,1% des habitants dépendent de l'Hospice général, 1,4% touche le revenu minimum cantonal d'aide sociale). 19,75% du parc immobilier est constitué de logements sociaux - le taux le plus élevé du canton. Vernier atteint régulièrement le plus haut taux de chômage enregistré dans les communes: 8,5% en juin dernier, contre 6,3% pour le canton.

    Tous les candidats à une élection communale devraient effectuer une distribution nocturne dans les boîtes à lettres de leur commune. Les rencontres, les entrées d'immeubles et les boîtes à lettres sont terriblement révélatrices des véritables conditions de vie.

     

    Lien permanent Catégories : Politique 4 commentaires