27/04/2015

Des riverains condamnés à disparaître ?

L’aéroport s’adapte à sa croissance débridée titrait la Tribune. Et les riverains ? Comme tant d’espèces confrontées à un changement trop rapide de leur habitat, sont-ils condamnés à disparaître ?

Tôt ou tard, les Genevois devront  décider si la croissance sans limite de leur aéroport justifie le sacrifice d’une partie de leur territoire, habitants actuels et futurs compris.

Le bruit des  235'000 mouvements prévus (atterrissages et décollages) toucheront un territoire plus vaste et ce, malgré les avancées technologiques. De fait, Bellevue, Genthod, Versoix, Vernier, Aire-la-Ville Cartigny, perdront une grande part de leurs surfaces constructibles pour du logement. Qu’on ne vienne pas ensuite nous demander de déclasser de nouvelles zones villas si on brade sans broncher plus de 400'000 m2 de terrains constructibles !

Le Grand Saconnex et Meyrin aussi subiront indirectement la croissance de l’aéroport. Les zones villas sises le long de l’avenue Louis Casai, des chemins des Terroux et du Jonc,  et  Cointrin sont vouées à être transformées en immeubles. Si c’est pour compenser les 400’000m2 perdus dans les communes subissant les bruit des avions, on peut se demander où est le gain en nombre de logements ? 

La croissance aéroportuaire a aussi un coût financier. Ce sont les ouvrages aéroportuaires qui font aujourd’hui augmenter la dette de l’Etat. Et ce n’est pas fini. Tout compris, les travaux d’agrandissement rendus nécessaires pour accueillir 25 millions de passagers, friseront  les 2 milliards.

Et puis, il y a le coût payé en termes de qualité de vie ?  Au-delà du fait que les habitants de la rive droite ont aussi le droit de dormir la nuit, 25% des oxydes d’azotes émanent aujourd’hui de l’aéroport et les cas de maladies respiratoires sont en augmentation.

Enfin, en admettant qu’en bétonnant les dernières surfaces vertes et en expédiant l’aéroclub et l’aviation d’affaires à la Blécherette, l’aéroport parvienne à absorber le surplus de trafic sur le tarmac, comment diable allons-nous faire pour absorber sur les routes le surplus de trafic qui conduira ces  25 millions de passagers  à l’aéroport ?

Je suis presque née dans un avion et j’apprécie toujours de les voir atterrir ou décoller depuis ma terrasse, le bruit n’a plus rien à voir avec celui des Caravelles et l’isolation phonique fait des miracles. Mais pas question de revoir le spectacle toutes les 90 secondes 650 fois par jour et jusqu’à tard dans la nuit car le nombre d’atterrissages après 23heures ne cesse d’augmenter.  La croissance a des limites, il faudra bien se résoudre un jour, à  l’admettre.

A travers la pétition lancée par les associations d’habitants des communes touchées par les nuisances nocturnes, nous souhaitons que le débat ait lieu dès maintenant et nous voulons être associés aux discussions notamment sur la planification sectorielle aéroportuaire (PSIA) qui nous inquiète.

Pétition pas d'avions entre 23h et 6h du matin : signer et faire signer

Pour en savoir plus

 

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17/04/2015

Ca carbure pas vraiment à l'ombre des citernes...

Eh bien depuis 2011, date des premiers blogs et actions sur les citernes de Blandonnet eh bien, le titre est toujours aussi approprié au vu de la réponse du Conseil d'Etat du 17 avril  à ma question 309A du 8 avril 2015 . D'étude en étude, petit récapitulatif des paroles, paroles....:

Citernes de Vernier

  • 2011 : Pétition pour le déplacement des citernes du site de Blandonnet et autres actions (Acceptée)
  • M1966A rapport de minorité sur motion de Christo Ivanov. Débarrassons Vernier de ses citernes ! L'invite modifiée  à présenter un projet d'éloignement des seules citernes du site de Blandonnet et leur regroupement sur les autres sites existants ayant été  intégrée dans la motion 2043, le 16 mars 2012, comme le proposait mon rapport, la motion a donc été retirée. La réponse du Conseil d'Etat à cette motion laisse par ailleurs plus qu'à désirer motion 2043A.
  • Dès lors , j'ai déposé une QUE58A  Citernes de Blandonnet, 1 an après qu'a donc fait le Conseil d'Etat ? Et en 2015, 3 ans après, une nouvelle question écrite  QUE309A Citernes de Blandonnet : trois ans après, qu’a donc fait le Conseil d’Etat ? Bonne nouvelle, l'Etat continue à étudier et à négocier... comme il y a 3 ans...
  • Voir tout le dossier

Blogs de 2011 :

  • Les citernes de Blandonnet situées aujourd'hui en plein cœur urbain sont-elles sûres pour les habitants, employés et milliers de personnes qui les côtoient quotidiennement ?
  • Sachant que le risque existe, quel est-il ?
  • Peut-on les déplacer, une étude a déjà répondu par l'affirmative, pourquoi ne le fait-on pas ?

Textes parlementaires, municipaux, interpellations, etc.  n'ayant permis d'obtenir au mieux que des réponses partielles aux questions susmentionnées, le 1er février,

1.       Une initiative communale était lancée pour demander moins de citernes pour plus de sécurité pour les habitants de Vernier.

2.       Un courrier partait aux autorités cantonales pour demander l'organisation d'une table ronde réunissant tous les acteurs afin d'informer la population sur les risques et les possibilités de déplacement des citernes de Blandonnet.

Résultat :

1.       L'initiative a réuni quelques 800 signatures, insuffisant pour la déposer, largement suffisant pour témoigner  de l'intérêt et de l'inquiétude légitime de la population. Le 1er avril, l'initiative s'est muée en pétition déposée à l'attention du Conseil municipal de Vernier.

2.       Le 4 avril, enfin, la réponse de la conseillère d'Etat (datée du 29 mars) arrive. Elle prend bonne note de ma demande d'organiser une table ronde et porte à ma connaissance qu'une commission, Carbura-Vernier, aura lieu (comme chaque année depuis 20 ans) et qu'il conviendrait de porter à l'ordre du jour de cette commission mes préoccupations. Le jour même, j'ai donc effectué la demande en question.

Le 12 avril aura lieu la séance du conseil municipal et le 11 mai la réunion Carbura-Vernier. D'ici là, à moins d'un tsunami, la patience est de mise à l'ombre des citernes.

Blog du 19 juillet 2011

Blog du 25 février 2011

07/04/2015

Luc nettoyeur

Une semaine plus tôt, on aurait pu croire à un poisson d’avril, mais non. C’est bien une histoire où les poissons sauvent  leur peau,  mais pour de vrai, la plage des Eaux-Vives qu’on croyait ensablée dans les méandres de l’administration, ressort  pour de vrai, grâce au Conseiller d’Etat Barthassat. Et quelle plage, celle du WWF ! Tel l’intrépide Léon d’un film français bien connu, notre Conseiller d’Etat, Barthassat n’a peur de rien et ressort, les uns après les autres, les cadavres de projets laissés à la postérité par ses prédécesseurs. Un vrai nettoyeur… Après la réouverture de la rue de l’Ecole de Médecine et  la réouverture de l’ancienne route de Vernier, le voici, intrépide, qui embraye sur le projet de la plage des Eaux Vives.  J’en suis ravie à plus d’un titre, d’abord parce que j’ai toujours cru que le projet du WWF était le seul qui soit acceptable car il apporte un plus pour la nature  et ensuite,  en tant qu’auteure d’une motion qui demandait que  le projet du WWF  qui soit choisi comme compensation à l’éventuelle traverse de la rade. Eh oui, j’avais osé comme disait alors un journaliste de notre chère Julie. La rade étant tombée à l’eau et la plage du WWF étant ressortie du bac à sable, je pourrais retirer ma motion pour le plus grand bonheur pour notre président du Grand Conseil qui verra ainsi son ordre du jour un peu plus épuré. Quant au Conseiller d’Etat, il lui restera cependant un écueil de taille pour parvenir à ses fins : a-t-on encore l’argent pour investir dans une plage  alors que tant d’écoles décrépies méritent qu’on les rénove ? Et puis avant de faire trempette, je lui conseille de faire attention durant son nettoyage de printemps à ne pas confondre l’acide de Léon avec l’Ice bucket de son challenge, ça pourrait faire mal !

Léon et Luc.jpg

21:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/03/2015

Elections municipales du 19 avril 2015

Candidate sur la liste UDC No 4 aux élections du Conseil municipal de Vernier

CM Vernier.jpg

 

ImagecvUDC Vernier.jpg

17:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

18/03/2015

Au secours, les normes vont nous tuer encore plus sûrement que les accidents contre lesquels elles sont supposées nous protéger

Après les prescriptions de constructions imposées pour protéger le climat, voilà qu'arrivent celles visant à nous protéger contre les risques majeurs et je ne compte même pas toutes les normes de sécurité (électriques, incendie, etc). Celui qui pensait encore pouvoir construire à Genève, verra bientôt ses espoirs anéantis. Le coût de la construction alourdi des normes deviendra prohibitif.

Après les limites à la construction de logements imposées par le bruit des avions, le passage d'un pipeline ou celui du chlore par le rail, faudra-t-il aussi tenir compte du passage de matières dangereuses  transportées par la route ?

Le droit relatif au transport de marchandises dangereuses par route et celui concernant le transport de ces marchandises par le rail concordant pour l'essentiel, le long des routes concernées, on ne pourra construire que des immeubles (si on peut encore en construire) dont les fenêtres ne pourront pas s'ouvrir Belle perspective en matière de qualité de vie pour les futurs habitants !

A Genève, le territoire devient tellement contraint que l'on serait bien inspiré de dresser un plan des derniers lieux raisonnablement encore qualifiables de vivables.

Ces restrictions drastiques deviennent prohibitives en terme de coût et inacceptables en termes de qualité de vie. On pourrait même les qualifier de discriminatoires pour ceux qui habitent dans des bâtiments existants qui eux ne vont pas pour autant être démolis alors même que les risques sont potentiellement les mêmes. Ces habitants-là sont-ils « moins indispensables » que les futurs habitants ?

Entre la volonté de construire et celle de sécurité, on atteint les limites de la quadrature du cercle et...gare à celui qui envisagerait de rénover son bâtiment ! Je prédis que lassés par tant de contraintes, bien des propriétaires plutôt que de rénover au prix fort préfèreront laisser pourrir sur pied leur bâtiments. On a déjà un beau précédent avec les normes drastiques imposées aux bâtiments patrimoniaux.

Je me réjouis de la réponse qui sera donnée à la question que je viens de poser au Conseil d'Etat...
QUE substances dangereuses.pdf

15:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)