12/11/2010

Le syndrome genevois

Le syndrome genevois c'est un mélange entre 2 fables: la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf et Perette et le pot à lait.

Genève veut tout et encore plus : les organisations internationales, les multinationales, les cleantechs, les hedgefunds, le centre du cerveau, etc.

et pour les obtenir Genève échafaude toutes sortes de plans sur la comète :

  • Réaliser le CEVA implique de déplacer l'OCAN (service des autos), mais l'espace qu'on préconise est déjà convoité dans le cadre d'un autre projet, le PACA Bernex, et pour réaliser cette urbanisation (logements), il faudra déplacer le stand de tir (et la décharge cantonale aussi peut être ?)... et pour les mettre où ?
  • Réaliser le PAV (Praille Acacias Vernets) implique de déplacer les entreprises qui s'y trouvent pour les mettre ailleurs. Mais comme les zones industrielles sont saturées, il faudra en  créer de nouvelles. Mais pour faire ces dernières, il faudra déclasser la zone villas (comme à Vernier) ou la zone agricole (comme à Colovrex ou aux Cherpines).
  • Pour réaliser le centre du cerveau, il faudra déplacer le dépot TPG,...
  • Et je ne mentionnerais pas l'Usine à gaz, qui porte si bien son nom.

Et comme on veut tout faire, partout, pour hier, on se prend les pieds dans le tapis: oppositions, pétitions ou référendum à la première occasion, par manque de concertation et... de retards en recours, les coûts prennent l'ascenseur, (scénario optimiste) ou tout l'édifice s'écroule (scénario pessimiste). Est-ce seulement en matière d'aménagement du territoire que le syndrome frappe ? Hélas non, pour le procès de la BCG, on s'est aussi pris les pieds dans le tapis, comme auparavant avec la loi sur les chiens, la loi sur la fumée, le procès Mikhailov ...

On dit que l'histoire ne se répète jamais mais quelquefois elle repasse les plats et à Genève, on est imbattable pour y mettre les pieds.

Je fais le pari que dans les 5 ans, qui viennent, cette fuite en avant effrénée et aveugle se terminera dans le mur pour une cause ou une autre, par exemple la bulle immobilière qui finira bien par nous éclater à la "gueule". Vu sa taille à Genève, ça risque de faire mal. Mais pour l'instant on avale, on avale jusqu'à l'indigestion.

A Genève, le problème c'est qu'on ne tient compte que de l'objectif ou de l'objet et non du processus, il est pourtant un facteur essentiel de réussite.

Note inspirée par la journée du logement organisée le 11 novembre ou le maître mot de Mark Muller était "accélérons" !

 

09:59 Publié dans Politique | Tags : croissance, crise | Lien permanent | Commentaires (3)

09/11/2010

Quand les écolos tendent la main aux promos

Pour le WWF, il n'y a pas de développement durable sans densification du milieu urbain (magazine de novembre 2010). Le WWF oublie que la biodiversité a besoin d'espaces pour vivre. L'intensification des pratiques agricoles, l'urbanisation du territoire font que c'est dans le milieu urbain que se rencontre aujourd'hui la biodiversité. Mais pas n'importe où, dans les grands parcs et ...les anciens quartiers de villas n'en déplaise au WWF ! C'est donc bien dans la ville qu'il faut préserver des espaces ! Le vrai choix, le seul qui préserve les ressources dans un territoire exigu tel que le nôtre est celui de freiner la croissance démographique.

Interrogé sur la question de savoir si en 2025 Genève aura construit les 2500 logements par an dont elle a besoin, Benoit Genecand, de la Chambre genevoise immobilière (CGI), lors d'une conférence à l'Institut national genevois a répondu, oui :

1.    car la croissance est une bénédiction

2.    car on a les moyens de le faire en ville, sur la zone villa ancienne

3.    Mais que l'on n'aura pas pour autant résolu la crise du logement. Il sera toujours rare car entretemps, on aura continué à attirer des entreprises.

+ 10'000 habitants par an dans la région genevoise

Ne faut-il pas plutôt renoncer à l'accueil par centaines de multinationales qui amènent des employés par milliers dans notre région. Employés qu'il faudra bien loger, au détriment des habitants genevois qui, contrairement à ces nouveaux venus, ne bénéficient pas du soutien financier de leur employeur pour louer ou acheter des logements devenus hors de prix vu la demande.

Croissez et multipliez jusqu'à l'étouffement

Se responsabiliser, adapter son mode de vie et le nombre de ses enfants à ses ressources, consommer moins, prôner le mieux plutôt que le plus, en bref, renoncer  à la croissance, le tabou est toujours d'actualité, toute tendance confondue !

 

02/11/2010

L'UDC aime la Suisse

L'UDC aime les suisses et les étrangers qui s'intègrent, travaillent et respectent nos lois. C'est pour que ces derniers puissent vivre encore longtemps paisiblement dans notre pays qu'il faut renvoyer ceux qui n'ont pas choisi de vivre dans le respect des autres.

Personne ne souhaite que la Suisse devienne une plaque tournante de la petite et grande délinquance, voter l'initiative de l'UDC pour le renvoi des criminels étrangers c'est dire fermement qu'ici, le crime ne paie pas.

01/11/2010

Le parti socialiste se met hors jeu

Nul besoin d'un congrès extraordinaire du PS pour savoir si le PS doit rester au gouvernement. En votant lors de son congrès du 30-31 octobre à Lausanne, l'abolition de l'armée, le parti socialiste est devenu de facto un parti de l'opposition.

C'est en 1935 que les sociaux démocrates approuvent la défense nationale et choisissent de rejoindre la collegialité qui leur ouvre les portes du gouvernement jusqu'alors composé de partis bourgeois. Le premier socialiste, Eric Nobs, sera élu au Conseil fédéral en 1943 et la formule magique qui détermine la répartition des sièges au Conseil fédéral entérinera en 1959 la présence du PS au gouvernement aux côtés de l'UDC, du PRD et du PDC.

C'est donc bien lorsque les socialistes se sont ralliés à la logique de la défense nationale qu'ils ont été acceptés au Conseil fédéral. En rejetant cet élément, ils se mettent de fait dans l'opposition.

On peut discuter de la forme de l'armée, mais opter pour sa suppression pure et simple revient à supprimer une des fonctions même de l'Etat (défense nationale). Ce n'est pas digne d'un parti gouvernemental. Le PS vire à gauche toute, qu'il en assume les conséquences et ne présente pas de candidat au Conseil fédéral aux prochaines élections. Quant aux autres partis, qu'ils en tirent également les conséquences en ne réélisant pas un socialiste.

 


22/09/2010

Du logement à la Région, construisons la Grande Genève !

Le Genevois ou Grande Genève est une réalité non seulement géographique mais quotidienne. Faisons en sorte que les frontières nationales y correspondent.

En laissant les régions voisines françaises rejoindre volontairement la Suisse nous résoudrions les problèmes de logements et de déplacement, qui empoisonnent la vie tant des français que des genevois. Intérrogés sur la question, les habitants tant français que suisses le désirent et c'est normal. Voyez plutôt:

Emplois: Un franc suisse fort, une fiscalité attractive, la stabilité politique, le droit du travail, attirent les entreprises. Résultat:  toujours plus d'emplois.

Logement: Des lois sur l'aménagement du territoire et la construction strictes, bloquent la construction de logements à Genève. L'arrivée massive d'étrangers qualifiés pour les emplois créés pour lesquels nous, de la région ne sommes pas qualifiés !!!  et le  manque de place, font qu'on ne construira  jamais assez de logements à Genève, c'est mathématique. Le prix, l'espace mais aussi le plus grand pouvoir des communes françaises, entrainent inexorablement les Genevois à s'exiler. Qu'ils soient locataires, désireux de devenir propriétaires ou propriétaires, (y.c. les propriétaires de villas expropriés), les genevois ne peuvent plus se payer les prix exorbitants genevois, et s'installent en France voisine.

Résultat: Des dizaines de milliers de frontaliers rejoignent Genève tous les matins pour y travailler en pestant sur les bouchons, des dizaines de milliers de genevois rejoignent la France voisine tous les soirs pour y dormir en pestant sur le logement.

Le déséquilibre entre logement et emplois est flagrant, inacceptable et invivable !

A qui la faute ? A l'existence de cette satanée frontière qui scinde artificiellement le territoire, et sépare artificiellement ses habitants. Pourtant la géographie, l'histoire, la langue, tout nous unit profondément.

Mais tant que nous serons rattachés à des pays différents, la législation nous séparera et creusera toujours plus le déséquilibre de notre région. Le projet d'agglomération n'y changera rien, car il ne prévoit pas de changer la fiscalité des entreprises, ni celles du travail et encore moins celle de la souveraineté nationale.

Permettre aux régions françaises voisines de rejoindre la Suisse est dès lors une excellente idée, pas étonnant que les habitants y adhèrent reste à convraincre les élus du peuple, de suivre le peuple....

 

15:18 Publié dans Politique | Tags : logement, genève, région | Lien permanent | Commentaires (6)