23/11/2010

Demain, j'arrête le lard et le cochon

Ca fera du bien à la planète et même à ma cellulite, avant les fêtes, ça compte !

En interdisant à nos producteurs de recycler intelligemment les restes de nos restaurants en alimentant les cochons, l'Europe, encore elle, nous impose de manger du porc engraissé au soja du Brésil, toujours lui.

Or ce soja, transgénique, est cultivé en lieu et place de la forêt tropicale. Pour faire court, en jetant dorénavant 200'000 tonnes de déchets de table à la poubelle, on transforme la biodiversité en cervelas.

Cette décision irresponsable, contraire à tout bon sens, à toute diminution de notre empreinte climatique est révoltante.

La Suisse a fini par plier face à un enième accord avec l'Union européenne pour garder un marché de 500 millions de consommateurs ...de porc. Il y a de quoi changer de religion. Impossible cependant de se rattraper sur le mouton: le blanc fait le bonheur du loup, et des valaisans, et le noir celui de l'UDC.  Une seule solution pour réduire notre destructive boulimie de produits carnés, manger moins de viande.

 

19/11/2010

Quand le parlement fait le jeu des promotteurs à l'insu de son plein gré

 

Le rapport de de la commission ad hoc du Grand Conseil, terriblement succinct pour un tel changement de politique sur les zones de développement, le manque de curiosité des députés, allié à un mutisme suspect ont de quoi laisser coi !

La « petite » modification acceptée en commission puis en plénière sans broncher, à savoir la modification de l'art 2 al1 lettre b de la loi générale sur les modifications de zones (LGZD)  propose que pour les objets à édifier dans les périmètres de développement de la 5e zone résidentielle l'art 5 ne soiit plus applicable.

Or l'art 5 lettre b de la dite loi stipule que les bâtiments d'habitation destinés à la vente dans ces périmètres répondent, à un besoin prépondérant d'intérêt général. Mais voilà, cet article ne s'appliquera plus.

Les objectifs de la LGZD ne seront donc plus atteints. Comme le rappelle le DCTI lui-même dans le rapport, les objectifs cette loi sont des objectifs sociaux, à savoir de favoriser la mise sur le marché de logements d'intérêt général et non pas de construire de l'habitat groupé ou villas, à des prix exorbitants qu'aucun genevois ne peut se payer.

Que la droite travaille pour la promotion immobilière passe encore, mais que la gauche s'y mette aussi, ne laisse vraiment plus d'espoir pour les genevois sans toit.

 

 

16:10 Publié dans Politique | Tags : constructions | Lien permanent | Commentaires (2)

17/11/2010

Les expatriés (ou expropriés?) de la zone villa

Le supplément IMMOBILIER de la TdG du 16 novembre 2010 apporte une information intéressante. Il s'agit des prix  de l'immobilier en France. Les prix des appartements  neufs dans la zone frontière sont de 50% plus hauts en zone frontière que  la moyenne de ceux des départements français concernés. En ce qui concerne les maisons anciennes et les terrains, les prix doublent en zone frontière. Cela signifie simplement que la politique genevoise qui consiste à déclasser les zones villas en zone suburbaine pour construire des immeubles ne sert qu'à expatrier les contribuables "intéressants" au delà des frontières de la République. Un auto goal donc, mais chacun peut avoir une autre interprétation !

TDG - Immobilier - mardi 16 novembre 2010.pdf

16/11/2010

Entre grand banditisme et multinationales, seule la légalité des pratiques diffère

Impossible de faire accomplir une tâche sociale à un détenu pour payer sa dette envers la société, ou de contraindre un chômeur à accepter un travail rémunéré. Agir de la sorte est assimilé à du travail forcé et donc contraire aux Droits de l'Homme ou Droits humains comme on dit aujourd'hui.

Attirer des entreprises à coup de conditions fiscales alléchantes, laisser ces dernières engager du personnel,  venu d'ailleurs, pour fermer ensuite boutique et lâcher les travailleurs sur le pavé, c'est humain, légal et même couramment pratiqué. Privatiser les bénéfices et socialiser les pertes, on n'a pas fini de pleurer l'incohérence de notre société....

Marre de payer des impôts tandis que d'autres se tirent avec l'argent.  Marre des multinationales qui, comme DHL, engrangent le blé et larguent les amarres, et ceux qui bossent avec. Entre grand banditisme et multinationales, seule la légalité des pratiques diffère.

 

12/11/2010

Le syndrome genevois

Le syndrome genevois c'est un mélange entre 2 fables: la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf et Perette et le pot à lait.

Genève veut tout et encore plus : les organisations internationales, les multinationales, les cleantechs, les hedgefunds, le centre du cerveau, etc.

et pour les obtenir Genève échafaude toutes sortes de plans sur la comète :

  • Réaliser le CEVA implique de déplacer l'OCAN (service des autos), mais l'espace qu'on préconise est déjà convoité dans le cadre d'un autre projet, le PACA Bernex, et pour réaliser cette urbanisation (logements), il faudra déplacer le stand de tir (et la décharge cantonale aussi peut être ?)... et pour les mettre où ?
  • Réaliser le PAV (Praille Acacias Vernets) implique de déplacer les entreprises qui s'y trouvent pour les mettre ailleurs. Mais comme les zones industrielles sont saturées, il faudra en  créer de nouvelles. Mais pour faire ces dernières, il faudra déclasser la zone villas (comme à Vernier) ou la zone agricole (comme à Colovrex ou aux Cherpines).
  • Pour réaliser le centre du cerveau, il faudra déplacer le dépot TPG,...
  • Et je ne mentionnerais pas l'Usine à gaz, qui porte si bien son nom.

Et comme on veut tout faire, partout, pour hier, on se prend les pieds dans le tapis: oppositions, pétitions ou référendum à la première occasion, par manque de concertation et... de retards en recours, les coûts prennent l'ascenseur, (scénario optimiste) ou tout l'édifice s'écroule (scénario pessimiste). Est-ce seulement en matière d'aménagement du territoire que le syndrome frappe ? Hélas non, pour le procès de la BCG, on s'est aussi pris les pieds dans le tapis, comme auparavant avec la loi sur les chiens, la loi sur la fumée, le procès Mikhailov ...

On dit que l'histoire ne se répète jamais mais quelquefois elle repasse les plats et à Genève, on est imbattable pour y mettre les pieds.

Je fais le pari que dans les 5 ans, qui viennent, cette fuite en avant effrénée et aveugle se terminera dans le mur pour une cause ou une autre, par exemple la bulle immobilière qui finira bien par nous éclater à la "gueule". Vu sa taille à Genève, ça risque de faire mal. Mais pour l'instant on avale, on avale jusqu'à l'indigestion.

A Genève, le problème c'est qu'on ne tient compte que de l'objectif ou de l'objet et non du processus, il est pourtant un facteur essentiel de réussite.

Note inspirée par la journée du logement organisée le 11 novembre ou le maître mot de Mark Muller était "accélérons" !

 

09:59 Publié dans Politique | Tags : croissance, crise | Lien permanent | Commentaires (3)