10/08/2010

Conseil fédéral : le théâtre de guignol ça suffit !

Il est temps de redonner dans ce pays un sens au mot Politique, à savoir la volonté de servir le bien commun de la nation. Les calculs politiques et les basses manoeuvres auxquels on assiste depuis quelques semaines et qui vont occuper les médias encore pendant des mois, n'intéressent pas le peuple. Au contraire, il s'agit d'un écran de fumée destiné à éviter de se préoccuper des vraies questions et des problèmes des citoyens. Ce jeu désinvolte des partis politiques ne respecte pas le jeu démocratique et vide de sa substance les élections fédérales de 2011.

L'UDC a lancé une initiative pour élire le Conseil fédéral par le peuple, l'actualité lui donne plus que jamais raison, il est  temps de la signer !

19/07/2010

Un cluster de medtech... les termes sont anglo saxons, les entreprises, appartements et jobs aussi !

Un francs suisse stable, une économie florissante, des conditions fiscales attractives, des charges sociales raisonnables, un cadre de vie agréable situé au centre le l’Europe et relié au monde entier. Notre magnifique région n’est pas prête de perdre l’immense popularité dont elle jouit. Quoi qu’on en dise, nos atermoiements sur les minarets, notre non adhésion à l’Europe, nos projets d’agglo et autres « genevoiseries », le monde s’en fout, seul le business compte.

Un cluster de medtech extrêmement performant, derrière ces mots tirés d’un article de la Julie du 19 juillet, se cache une région, la nôtre, devenue la référence mondiale en matière de technologies biomédicales innovantes. La liste d’attente des entreprises souhaitant s’installer se décline en dizaines, les emplois en centaines et le chiffre d’affaires en milliards. Idem pour les commodities , le trading, etc.

Il ne faut pas se leurrer, si les termes sont anglo-saxons, les entreprises, les appartements et les jobs le seront aussi ! Depuis le début de l’année, le nombre de permis frontaliers accordés a augmenté de 300% (440 au premier semestre 2009 contre 1’300 en 2010). Quant à la population résidente, elle a augmenté durant ce même premier semestre 2 x plus vite qu’en 2009, qui explosait déjà les records et pas à cause des naissances ! Alors, quand le gouvernement dit qu’il veut doubler le nombre de chômeurs placés par l’Etat et construire du logement pour les genevois, c’est un miroir aux alouettes où seuls quelques pigeons se verront plumés de leurs derniers deniers.

06/07/2010

Voulons-nous une armée de pros qui coûte plus cher?

Le GSSA vient de lancer une nouvelle initiative, remplacer l'armée de milice par une armée de professionnels. Idée relayée aujourd'hui par la Tribune mais sans qu'il ne soit à aucun moment fait mention du coût de cette armée de pro. Et pourtant tout est là:

Avec le budget actuel de l'armée de milice vous avez le matos et les hommes pour 3,7 milliards de francs.

Partant du principe qu'un professionnel coûte environ 150'000 CHF (charges sociales de l'employeur comprises) et qu'il faut bien réserver la moitié du budget pour équiper les troupes et en assurer le fonctionnement, l'armée de pros qu'on nous propose et composée d'environ 12'000 hommes, contre 200'000 aujourd'hui.

12'000 hommes, 200'000 hommes mais pour faire quoi ? On pose la question du modèle d'obligation de servir alors que la question à laquelle il faut répondre est : quelles sont les missions et les prestations que l'on  attend de l'armée pour faire face aux risques et dangers d'aujourd'hui. En fonction de ces réponses en découleront les moyens à mettre en oeuvre et donc les effectifs nécessaires et donc le modèle d'obligation de servir en découlera de fait.

Le choix de l'indépendance de la Suisse passe aussi par là. Une armée de 12'000 hommes n'a de sens que dans le cadre d'une alliance des forces qui dépasse largement nos frontières. Je ne suis pas sûre que nous soyons politiquement prêts à ce choix, d'ailleurs serait-il moins cher ? Le niveau d'exigence de dépenses militaires au sein de l'OTAN est de 2% du PIB, aujourd'hui, la Suisse n'en dépense que 0,9%  pour son armée.

Aux politiques de prendre leurs responsabilités et de répondre clairement à cette question. Pour ma part, l'armée de milice garde tout son sens.

 

23/06/2010

La belgitude nous guette

« On ne peut plus continuer comme ça. Le pays est bloqué depuis 3 ans. Les partis traditionnels ne se mettent d’accord sur rien…. Ce que nous voulons, c’est une Belgique qui fonctionne. » De tels propos, on peut les entendre aussi dans les rues de notre pays.

Les membres du Conseil fédéral parlent-ils encore ensemble ? Ont-ils encore une vision politique commune  ou une vision politique tout court ? Et les partis, savent-ils encore faire autre chose que d’attiser le feu ?  La victoire du N-VA, parti autonomiste flamand et les réflexions belges devraient nous faire réfléchir.

Au risque démenti de scission du pays qui depuis trop longtemps s’entredéchire et se cherche une identité nationale (mais qui croit encore aux démentis ?) d’autres opposent une opportunité de mettre enfin tous les politiques face à leurs obligations. Et d’imaginer même une coalition des extrêmes (N-VA et PS) rendue inévitable par le vote sanction du peuple. (mais qui croit encore à la coalition UDC et PS après le fiasco du vote sur l'UBS ?  Voir commentaire ci-dessous)

Ici aussi les politiques, trop occupés à se chercher des noises, oublient que le peuple les a élu afin qu’ils trouvent des solutions aux problèmes de logement, d’emploi, de transport, de sécurité, d’intégration, de qualité de vie, etc. Montrons-nous capables d’écouter l’autre, de communiquer et de travailler ensemble pour le meilleur et non pas pour le pire. Il est urgent d’éviter la belgitude.

 

Le fiasco du vote sur l'UBS

La Confédération se tient à disposition des autorités fiscales américaines pour examiner et traiter de demandes administratives complémentaires « si ces demandes se fondent sur un ensemble de circonstances et de faits équivalents à ceux de l’UBS. » Vous l'avez deviné, cet extrait est tiré de l’accord UBS/Etats-Unis signé par la Suisse. La suite est donc annoncée par les Etats-Unis. Inutile d’être devin pour s’imaginer que bien d’autres pays, ne manqueront pas de s’engouffrer dans la brèche ouverte et acceptée par le Conseil national la semaine passée. Les Etats Unis et l’UBS ont gagné à cause de l’abstention de l’UDC. Le parti du peuple s’inclinant devant la grande finance ? Le parti de l’indépendance de la Suisse, s’inclinant devant une puissance étrangère ? Où est la fière et insoumise UDC qui seule contre tous se battait contre l’adhésion à l’Europe ? On nous prédisait alors un avenir encore bien plus sombre qu’en cas de refus de l’accord avec les Etats-Unis. Mais l’UDC a cru en la Suisse et ne s’est pas laissé impressionner, le peuple l’a suivi et la Suisse a vécu depuis 1992 dans la prospérité.

Aujourd’hui, l’UDC a plié, face aux pressions et à la logique froide de la finance. Elle, le parti du peuple, ne l’a pas écouté et n’a même pas voulu que ce dernier s’exprime.

La droite portera la responsabilité de cet accord et l’UDC avec, à l’exception remarquable de quelques courageux collègues qui ne se sont pas laissés impressionner, qui ont refusé de retourner leur veste face au diktat zurichois, et qui ont voté non avec… les socialistes.

22/06/2010

Cétacé, le huis clos n’augure rien de bon

Le huis clos, au lieu de calmer les esprits ne fait que les échauffer. On l’a vu vendredi à Genève pour l’affaire Kadhafi. J’ai naïvement pensé que le huis clos avait été décidé par les chefs de groupe pour éviter de mettre de l’huile sur le feu en discutant ouvertement d’une motion MCG alors que l’affaire doit encore être jugée par un tribunal et que la partie peut avoir des conséquences très graves. Après avoir vécu ce huis clos et ses suites immédiates, force est de constater que l’objectif est loin d’être atteint. La discussion avortée en huis clos a laissé plus d’un parlementaire frustré et amer ; la déclaration du président, au nom de tous soi disant, mais dont nous n’étions pas au courant, nous a laissé pantois. La méthode n’a pas fait taire le MCG, bien au contraire, on n’a pas fini de laver notre linge sale sur la place publique. Vendredi, la démocratie directe à pris un sale coup, Kadhafi est bien le seul qui doit en rire.

Reste à espérer que les cétacés, dont la chasse se décide à huis clos aujourd’hui lors de la 62e session de la commission baleinière, aient pour les défendre des partisans aussi pugnaces que certains de nos politiques à Genève. Personnellement je leur enverrai bien notre « Stauffer », quitte à risquer la guerre de la baleine avec le Japon, la Norvège et l’Islande.