21/10/2009

Office du tourisme ou république bananière ?

A propos de l’article « François Bryand s’occupera du concept touristique de 2015 » Tribune de Genève du 21 octobre 2009.
Objectifs, travail et budget sont indissociables. A force de rechercher les économies sous le seul angle budgétaire on en oublie que le travail se fait par des personnes que l’on engage pour leur compétence à atteindre des objectifs fixés.
Un bel exemple est celui de l’office du tourisme dont la direction ne s’intéresse qu’aux évènements majeurs,  et ne « vend » Genève que sous l’angle du jet d’eau, à l’ombre du mur des réformateurs. Cela fait des années que des voix s’élèvent pour rappeler qu’au delà de la ville de congrès, notre canton est doté d’une campagne d’une beauté au moins équivalente à celle de la rade,  que tous les touristes ne viennent pas de loin et ne se déplacent pas qu’en masse, qu’il faut développer l’offre au profit des familles en diversifiant et en valorisant le tourisme vert de proximité. Produits du terroir, dégustation-vente à la ferme, promenades didactiques à la découverte de la nature ou des cultures, circuits à pied, à vélo, à cheval ou en âne, visites de fabriques emblématiques aux noms prestigieux, tout est là pour étoffer l’offre, sauf la volonté de le faire.
Une fiduciaire Berney&Associés mandatée par Genève tourisme pour analyser l’organisation de Genève tourisme, a fait part de ses critiques et émis des recommandations. Genève tourisme n’ayant pas les moyens financiers pour mettre en oeuvre « la vision du tourisme souhaitée pour Genève à l’horizon 2015 » c’est… la fiduciaire qui est sollicitée et qui mandate… le directeur démissionnaire de Genève tourisme pour faire le boulot ?!
Il n’est pas acceptable que des gens soient mandatés pour faire le travail qu’ils n’ont pas fait avant alors qu’iles étaient payés pour le faire. Avec de telles pratiques, ne nous étonnons pas si des citoyens optent pour des votes de contestation dans ce canton.

23:49 Publié dans Politique | Tags : tourisme, politique | Lien permanent | Commentaires (1)

12/10/2009

MERCI

Merci à tous ceux qui m’ont témoigné leur confiance en m’accordant leur voix lors des élections du Grand Conseil 2009 et m’ont ainsi permis d’être élue.
Merci à mes amis, à mes collègues de travail ou des milieux associatifs. Merci aux habitants des communes de Vernier et d’Avusy et à tous ceux des autres communes qui me connaissant m’ont apporté leur voix. Merci aux électeurs ont choisi la liste UDC et à ceux qui m’ont rajoutée sur une liste de leur choix en tablant sur ma capacité de travail dans un esprit consensuel pour Genève d’abord. Je resterai à votre écoute et oeuvrerai pour les enjeux qui nous tiennent à cœur.
Une pensée encore pour les femmes qui ont partagé la liste avec moi et tous les instants inoubliables qui jalonnent une campagne, pour quelques hommes aussi qui m’ont appuyée dans mes choix et, à Zebulon, le hérisson frippon qui m’a permis d’utiliser son blog.

06/10/2009

Choquée et désolée

Lundi, en ouvrant la Julie, j'ai été totalement choquée par la publicité de mon propre parti. Si je me suis engagée comme candidate UDC, c'est pour défendre les valeurs suisses. Insulter son voisin n'en fait certainement pas partie. Nous vivons dans une région unie géographiquement, écologiquement, historiquement, culturellement. la résolution de nos problèmes passe par le dialogue, pas par la guerre, fut-elle des mots. C'est ensemble et non l'un contre l'autre que nous devons travailler à la construction d'une région qui nous tient à coeur. Amis français, sorry pour celui qui en salissant votre image n'a fait que salir la nôtre.

 

02/10/2009

Genève doit croître pour ne pas dépérir

En 2030, Genève aura atteint 1 million d'habitants. Le concept d'agglomération est indispensable pour assurer la croissance de Genève. Cette affirmation des "experts" de la Tribune de Genève du 2 octobre 2009, me laisse perplexe.

Alors que les problèmes de logements, d'emplois, de circulation, de sécurité ne cessent de s'amplifier, la croissance de Genève est prescrite comme seul remède. C'est pourtant cette même croissance qui, au niveau planétaire, est responsable de la surpopulation, de la faim, de la misère, de l'érosion des terres et des ressources. Comment se pourrait-il alors que le poison planétaire soit un remède pour Genève ?

Ne faudrait-il pas plutôt mettre un frein à cette croissance quantitative ?

Contrairement à Monsieur Genecand, je ne me sens pas enserrée par la zone agricole. Loin de m''étouffer, cette dernière ma rassure. Ouf, il nous reste ainsi de quoi garder les pieds sur terre, faire pousser nos racines et qui sait, peut être même nous nourrir demain.

28/09/2009

CEVA, il est urgent d'écouter les Genevois

Lors de l'assemblée générale de l'UDC, au cours de laquelle le projet était présenté, j'ai été surprise par le nombre de questions qui demeuraient encore sans réponses. J'imagine dès lors que les riverains  s'en posent encore davantage. Pour lever les doutes qui se transforment souvent en opposition, il est indispensable d'aller à la rencontre du public, des riverains, des opposants et de dialoguer.

Sur le site internet du CEVA, les réponses aux questions ne sont pas assez précises, on occulte la part de financement français, on ne précise pas les impacts, ni les compensations. La direction de projet CEVA a, parait-il, traîté un grand nombre de charges liées à l'autorisation fédérale mais ne communique pas réellement sur le contenu de sa réponse à l’Office fédéral des transports. Et le dialogue avec les opposants ne passe-t-il que par avocats interposés ?

Les difficultés qui entravent l'acquisition de terrain  pour un projet d'utilité publique, plaident à elles seules pour ce parcours réservé depuis 100 ans à cette construction ferroviaire. Mais au delà de cette considération pratique, il ne fait aucun doute que la liaison Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse (CEVA) est le maillon qui manque à la colonne centrale reliant les 2 réseaux ferroviaires qui desservent Genève. Mais les Genevois connaissent-ils vraiment l'étendue potentielle de ce réseau ? La ligne du pied du Jura qui relie Bellegarde à Divonne n'est quasi pas utilisée, qui étudie sa  connection au réseau suisse ? La ligne du Tonkin qui  relie  St Gingolph à  Annemasse est en voie d'embroussaillement certain, qui financera sa réhabilitation ? Pourquoi y a-t-il si peu de passagers sur la ligne Eaux-Vives Annemasse actuelle ? Pour nourrir le CEVA de passagers, ce sont ces lignes qu'il faut réhabiliter, connecter ou reconnecter, desservir de manière optimale. Or, des financements et engagements français concrets,  personne ne parle, pas plus que de la construction des parkings d'échange aux gares desservies en France voisine.

Dès lors, toute l'oppositoon au CEVA se focalise sur l'aspect financier, sur un crédit complémentaire, alors que le projet est étudié depuis des années. Une fois de plus, les Genevois se sentent pris en otage : payer les surcoûts (combien encore ?) ou ne rien avoir du tout.

Si l'Etat tient au CEVA,  qu'il prenne en considération toutes les questions que se posent les Genevois.

Il est grand temps qu'un projet aboutisse à Genève.

 

12:16 Publié dans Politique | Tags : ceva, train, mobilité | Lien permanent | Commentaires (2)