12/06/2014

Football, une question qui fâche le jour de l'ouverture du mondial

A l'heure où les finances cantonales sont au plus mal, un jour après que le Conseil d'Etat ait déposé son programme de législature et alors que le Mondial démarre au Brésil, il me semblait pertinent de revenir sur une offre d'hébergement de la coupe de Suisse au stade de la Praille évoquée par notre gouvernement il y a quelques semaines. J'ai donc déposé une question au titre quelque peu provocateur au Grand Conseil, au risque d'en fâcher certains... mais quand les caisses sont vides, sonne l'heure des choix pour tous.

 

Football : pourquoi inviter les hooligans chassés par d’autres villes ?

D’après les données de l’Office fédéral de la statistique (OFS), les délits explosent aux abords des stades suisses. En 2013, le nombre de délits liés à la violence et survenus à proximité des stades a progressé de 13% par rapport à 2012. Les actes de violence à l’égard des forces de l’ordre ont progressé de 85% pendant ce laps de temps.

Face à ce déferlement de violences les cantons doivent mettre en place de lourds dispositifs de sécurité, avec les conséquences financières qui en résultent. A chaque derby explosif, les autorités sont contraintes de mobiliser leurs forces policières au risque de voir les biens publics et privés saccagés.

Les cantons et les villes refusent d’assumer seuls les coûts de la sécurité et souhaitent que les clubs de football ou de hockey, ou leur fédération respective, mettent la main au porte-monnaie. De leur côté, les clubs, dont beaucoup vivotent financièrement, soutiennent qu’ils ne peuvent pas assumer ces coûts.

Suite aux énièmes incidents en marge d’une finale de la coupe de Suisse de football, le Conseiller d’Etat en charge du département de la sécurité et de l’économie a proposé que Genève accueille au stade de la Praille l’explosive rencontre, sans toutefois s’étendre sur les coûts que Genève aurait à assumer. Pour mémoire, l’Eurofoot 2008 a engendré d’après la Cour des comptes un coût direct pour l’Etat de Genève et l’ensemble des entités publiques de 39,9 millions. La police a effectué des heures supplémentaires pour 9,4 millions alors qu’elles avaient été budgétées à hauteur de 4 millions.

Par ailleurs, le stade de la Praille ne se situe pas dans un quartier inhabité comme annoncé, mais dans le périmètre du PAV dont la description sur le site internet de l’Etat est la suivante : « Il se situe dans un tissu urbain, économique et social actif et vivant et ne constitue dès lors pas une friche. Sa vocation d'extension de la ville dense devra se réaliser dans un processus de mutation progressive. »

La population et la soussignée peuvent comprendre les impératifs de rentabilisation du stade de la Praille, mais émet quelques doutes quant à l’idée d’accueillir des rencontres dont personne ne veut à n’importe quel prix.

 

Mes questions sont les suivantes :

  1. La proposition d’organiser la finale de la Coupe de Suisse de football à la Praille relève-t-elle de l’effet de manche ou d’une proposition du Conseil d’Etat in corpore ?
  2. A combien le Conseil d’Etat évalue-t-il les coûts de l’organisation d’une finale de la Coupe de Suisse de football à la Praille en incluant la rémunération des policiers mobilisés (salaires, heures supplémentaires) et les prestations appréciables en argent ?
  3. L’accueil de rencontres sportives à risque telles que les finales de coupe de Suisse au stade de la Praille est-il compatible avec la vocation du PAV et avec l’état de nos finances cantonales ?

 

 

 

 

 

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25/05/2014

Espaces publics oubliés

Le Grand Conseil évoque les espaces publics : « Leur situation est catastrophique. Bel-Air, Cornavin ressemblent à des places du tiers-monde ». Dans C’est Bob du 24 mai, Marc Breton m’attribue cette affirmation car sans doute lui était-il inconcevable de l’imaginer dans une bouche autre qu’UDC. Et pourtant… Ravie d’avoir fait la une de votre rubrique, mais je ne suis pas l’auteure de cette phrase. Je suis convaincue pour ma part que la qualité des espaces publics d’une ville ne dépend ni de sa situation géographique ni de sa capacité financière. Ce sont les citoyens qui par leur fréquentation du lieu le décrètent agréable, fréquentable. Un square doté d’un seul arbre à la frondaison apaisante peut suffire pour que chacun s’y sente bien et ait envie d’y partager un moment de convivialité. Il peut s’agir d’un îlot de verdure sis en plein ville, d’un pont jeté d’une rive à l’autre, d’une place de marché animée. Tout espace, si petit ou si grand soit-il, peut devenir un espace public apprécié pour autant qu’il intègre une dimension émotionnelle. Cette dernière n’a pas de prix, mais certainement une âme, Genève aurait-elle perdu la sienne ?

Vu l’absence de retours autre dans la Tribune sur ce débat pourtant essentiel, permettez-moi d’en faire un par le biais de ce courrier et de vous inviter à retrouver l’intégralité de mon intervention sur mon site internet.

17:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2014

N’est pas tsar ou Poutine du Grand Genève qui veut….

Les votations du 18 mai ont occulté les objets traités lors de la session des 15-16 mai au Grand Conseil du canton de Genève. Leur analyse permet de tirer des parallèles incontestables. Tant les partis politiques dans leur large majorité que notre gouvernement ne sont plus en phase avec les préoccupations premières des citoyens. Leur vote montre clairement un désir de dire stop à la démesure, une demande de se concentrer sur les besoins primordiaux des citoyens de ce pays d’abord. L’argent durement gagné n’a pas à être dilapidé dans des projets dépassant les limites qu’elles soient économiques ou financières, nationales ou cantonales.

Au parlement, déclassements et aménagement furent au cœur des débats. Rapporteuse de minorité sur la quasi totalité des objets, je n'ai pas chômé

Vernier qui rit (PL 10843)

Le déclassement en zone 3 de développement (ZD3) des Corbillettes à Vernier, n’a pas été voté mais renvoyé en commission. En tant que rapporteuse de minorité, cette majorité obtenue, même pour des raisons différentes, grâce aux voix PLR me réjouis. Mon rapport demandait à ce que ce déclassement s’applique, conformément au plan directeur communal, au seul front de rue Louis Casaï, et que le processus participatif entamé avec les habitants se poursuive sur le reste du périmètre. Le PLR souhaitait quant à lui un déclassement de l’entier du périmètre mais non pas en ZD3 mais en zone ordinaire 3. La différence est de taille en terme financier. En zone ordinaire, nulle obligation de réaliser du logement dit social. Ainsi, en cas de vente, c’est le prix du marché qui s’applique et non celui contrôlé par l’Etat. Exit aussi le droit de préemption de ce dernier. Les habitants du périmètre ne seront pas lésés, les promoteurs non plus … A voir de plus près qui est propriétaire dans le secteur, on comprend mieux le vote du PLR.

Vernier qui pleure (PL 11003)

Les habitants de la presqu’île d’Aïre ont eu moins de chance. Le déclassement de la parcelle dite de la Bourdonnette, a été voté sans l’amendement demandé par la rapporteuse de minorité de respecter, dans une première phase, l’indice d’utilisation du sol négocié de 0,6. Remettre en question l’indice, c’était potentiellement permettre de construire autrement plus dense que le projet de logements pour personnes âgées déjà finalisé, négocié avec l’Etat et le promoteur et accepté par les habitants et la commune. L’autorisation de construire aurait pu être immédiatement déposée et la construction démarrer. Le parlement, dans sa large majorité, a préféré prendre le risque de s’opposer aux habitants et de repousser le projet de logement pour personnes âgées aux calendes grecques.

Le vote nominal a été demandé sur ces deux objets. Entre le dogmatisme de la Gauche, les fourberies du PDC et la défense d’intérêts financiers de PLR, il n’y eu guère de place lors de cette session pour une discussion centrée sur les enjeux et sur les intérêts réels des habitants.

C’est bien dommage, car quel que soit le projet, il ne peut se faire en passant par-dessus la volonté des habitants.  N’est pas tsar ou Poutine du Grand Genève qui veut….

09:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/04/2014

Office cantonal de l'emploi, le capitaine quitte le navire

Il y a deux mois, le Conseil d'Etat répondait à ma question sur quel bilan il tirait sur l'amélioration du système de placement des chômeurs par  l'Office cantonal de l'emploi 

Il est intéressant de relire cette réponse à l'aune du départ  du directeur cantonal de cet office pour se rendre compte qu'on en apprend davantage en lisant la presse qu'en questionnant le Conseil d'Etat en tant que députée.

15:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

Ma voiture 100% électrique contribue elle aussi à diminuer le bruit routier, merci de ne pas l’oublier.

Pour lutter contre le bruit lié au trafic, les autorités posent du revêtement phono-absorbant, proposent des mesures physiques d’isolation acoustique aux riverains et suggèrent aux automobilistes de changer de pneus.  Et pourquoi pas de changer de véhicule ?, Parmi les mesures présentées, quid  des véhicules 100% électriques. Si l’Etat prenait des mesures incitatives pour les favoriser, il ferait d’une pierre deux coups : le bruit du trafic diminuerait drastiquement de même que la pollution atmosphérique. Dans notre pays qui utilise l’énergie issue de sources majoritairement non nucléaires,la voiture 100% électrique est certainement une des solutions les plus efficaces.

Peugeot ion

Peugeot Ion

15:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)