05/02/2014

Rationalisons l'usage du sol

En mars 2011, l'association Pic-Vert Assprop Genève plébiscitait la construction de tours dans le périmètre de Praille Acacias Vernets (PAV). Elle le faisait savoir par un communiqué et à travers son journal. On est en 2014 et le seul panneau qui annonce une construction au PAV, se trouve à la hauteur du carrefour de l'Etoile, il montre un immeuble de 4 étages. Pour rationaliser l'usage de notre territoire ce n'est pas gagné !

Pas plus qu'avec la loi de surdensification qui, sous prétexte de rationalisation, n'aboutira qu'à des barres d'immeubles dans lesquels nous nous retrouverons entassés sans avoir rien gagné en qualité.

Il est temps de travailler sur des immeubles, une architecture dynamiques et une urbanisation du futur qui fasse envie. Plus qu'un rêve, c'est une nécessité.

Acros Fukuoka Hakata green buildingEt parfois même une réalité (ci-contre Acros-Fukuoka-Hakata-green-building)

Ayons le courage de revendiquer de bons et beaux projets, plutôt que de nous soumettre à la contrainte de promoteurs qui, pour assurer leur marge, se complaisent dans à la médiocrité.

Osons voter NON à la surdensification (L 10965) le 9 février

Voir les dernières nouvelles de stopsurdensification :

Que pourra faire un promoteur si la loi 10965 est acceptée?

1) Sur les terrains avec des immeubles existants, il pourra demander une révision du Plan Localisé de Quartier afin de se conformer à la nouvelle loi en vigueur. Cela lui permettra de construire de nouveaux immeubles entre les immeubles existants, voire de surélever ses immeubles s'ils n'ont pas atteint la limite des gabarits actuels.
En Zone de Développement 2, un promoteur a le droit de construire un immeuble à 8 mètres de votre fenêtre...

2) Sur les terrains déclassés qui n'ont pas encore d'immeubles, il pourra construire au minimum 2x plus dense que ce qui s'est pratiqué à Genève ces 20 dernières années. C'est-à-dire 2x plus d'immeubles sur une même parcelle ou 2x plus haut en cas de dérogation accordée par l'administration cantonales de Genève.

3) Il pourra construire des immeubles de manière beaucoup plus dense, sans parcs ni de places publiques car la nouvelle loi impose des minima de densité mais pas de parcs, ni places publiques.
Le promoteur, de son côté, n'a aucun intérêt économique à créer un parc ou un place publique.
Si c'est l'Etat qui impose un parc publique, l'Etat ou plus vraisemblablement la commune devra dédommager le promoteur pour le terrain inutilisé, or ni l'Etat, ni les communes n'ont assez d'argent pour financier simultanément les écoles, les salles communales, les salles de sports et les parcs (comme dans l'exemple du PAV ou le financement des infrastructures publiques n'a toujours pas été trouvé).
Au final, on construira donc plus densément et sans verdure. 
 

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03/02/2014

Dumping salarial, qu'attend-t-on pour agir ?

La  loi entrée en vigueur le 15 juillet 2013  dite, de responsabilité solidaire, fait rêver. Enfin  un remède miracle rendant responsable en cas de dumping salarial autant le maître d’oeuvre que le maître d’ouvrage et que toutes les entreprises sous-traitantes éventuelles.

Sauf que dans les faits, comme le soulignent les syndicats, cette loi est inapplicable. Ils sont bien placés pour en juger par exemple, dans le cas des ouvriers polonais engagés par un sous-traitant, lui-même travaillant pour le compte du maître d’oeuvre ayant obtenu le mandat du maître d’ouvrage, les Hôpitaux Universitaires de Genève. Payés 8 euros de l’heure, logés en France voisine, ce sont ces ouvriers lésés qui devraient lancer la procédure, mais comment et avec quels moyens ? Doivent-ils attaquer le maître d’ouvrage ou l’entreprise qui les a engagés ? S’agit-il d’une procédure civile ou pénale ? Enfin, un ouvrier aura-t-il les moyens de mener la cause jusqu’au bout alors qu’il doit assurer sa subsistance dans des conditions plus que précaires ? Comme on l’a vu avec l’affaire de la Banque cantonale de Genève, les avocats peuvent faire trainer une cause jusqu’à prescription.

Pour que la peine infligée soit véritablement dissuasive, le dumping salarial doit devenir un délit et celui qui l’a commis, doit en être tenu personnellement responsable.

Evidemment, un tel choix équivaut à attaquer de front le droit du travail. Par leur réponse, les patrons de l’économie montreront s’ils veulent-il vraiment agir ou juste gagner du temps jusqu’à que la menace de l’initiative de l’UDC sur l’immigration de masse, puis celle sur le salaire minimal ait disparu de l’horizon pour pouvoir ensuite tranquillement retourner à leur business as usual …

Blog sur le même sujet

14:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

28/01/2014

Osons voter oui et reprendre notre destin en mains dans tous les domaines

Les Verts lancent une initiative pour reprendre le contrôle de ce qui se trouve dans notre assiette et protéger les consommateurs de notre pays. Une démarche somme toute identique à celle de l’UDC qui ne demande rien d’autre que de reprendre le contrôle de l’immigration pour protéger les citoyens de notre pays. Les flux massifs et incontrôlés, qu’il s’agisse de marchandises ou de personnes, préoccupent de plus en plus notre petit pays, coincé au milieu de la grande Europe. Il est piquant cependant de constater que pour les Verts, choisir les produits qui pourront être importés en Suisse n’implique pas de problème de renégociation d’accords de libre-échange. Idem pour ceux qui croient que l’on pourra restreindre la circulation dans le tunnel du Gothard à deux voies, après en avoir construit deux de plus grâce à un second tube, et qu’il suffira de renégocier l’accord sur les transports terrestres avec l’Europe. Quelle naïveté ! La libre circulation des marchandises est ultra prioritaire pour les pays, il passe bien avant celui des personnes. Et quelle mauvaise foi de la part de ceux qui affirment parallèlement que le ciel (et l’Europe) nous tombera sur la tête si l’on ose suivre l’UDC et remettre en question la libre circulation des personnes. C’est bien la preuve qu’en politique on est capable de dire n’importe quoi, il suffit de le dire avec aplomb, de bien séparer les sujets et surtout d'oublier ce qu'on a dit précédemment.

L'article du Temps du 27 janvier 2014 est à ce propos édifiant

"Durant dix ans, Berne a sous-estimé la croissance de la population suisse. A la base de ce calcul: un biais politique conduisant à minimiser l’impact de la libre circulation...Que s’est-il passé? Notre enquête le démontre: politiquement, l’administration fédérale ne pouvait admettre que l’immigration augmenterait suite aux accords de libre circulation. Et c’est pour cela qu’elle a à ce point méjugé l’avenir."

Il est temps d’admettre que sur cette planète tout est lié, que l’augmentation exagérée de la population est la cause essentielle des besoins accrus et des abus en tous genres. Osons  reprendre notre destin en mains dans tous les domaines.

18:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5)

14/01/2014

L’immigration en chiffres : tout va très bien, Madame la marquise…

Personne n'aime reconnaître avoir eu tort. En 2002, le gouvernement a prétendu que seules quelques 8’000 personnes immigreraient avec l'ouverture des frontières.  A l'exception de l'UDC, tous les partis l'ont cru , le peuple aussi et il a voté oui à la libre circulation des personnes. Dix ans plus tard, face à la réalité des chiffres qui sont dix fois supérieurs, s'être fourvoyé à ce point parait inimaginable et admettre de s'être trompé d'autant plus difficile.

Alors on préfère jouer à la méthode Coué.Tout va très bien, la réalité importe peu, car seule la représentation que nous nous en faisons est à même de nous rassurer.

Mais comment démontrer de manière convaincante que l'accueil de 80'000 personnes de plus par an, soit l'équivalent d'une ville comme Lucerne, ne pose pas de problème pour le pays accueillant ? Mieux vaut critiquer celui qui ose  prétendre le contraire.

Face aux faits qui ne trompent pas, il ne reste aux adversaires de la réalité que la diabolisation de l'UDC. UDC qui une fois de plus est le seul parti à écouter le peuple et oser dire tout haut ce que celui-ci ressent qui ne va pas.

Ce ne sont pas les faits qui posent problème mais celui qui les dénoncent: l'UDC

Pour enfin discuter sereinement du problème, faudrait-il que l'UDC seule clame haut et fort que l'immigration sans limite est un bienfait pour le pays? Ne pose aucun problème au niveau des infrastructures? N'alourdit pas la facture sociale? Suffirait-il que soit ce soit l'UDC qui affirme que plus de demandes pour un nombre moindre de logements n'entraîne pas de hausse de loyers? Que plus de demandeurs d'emplois pour le même nombre d'emplois n'entraîne pas de dumping salarial?

Personne n’y croirait ! Parce que quoiqu’en pensent les adversaires de l’UDC, les chiffres et le ressenti quotidien ne trompent personne, pas même les Verts tessinois...

Merci à la Tribune de Genève de les avoir publiés ce mardi 14 janvier, hélas seulement sur sa version papier, la voici pour les blogueurs

TdG 14 janvier 2014 Immigration chiffres.pdf

Le 9 février, osons le OUI à l'initiative de l'UDC

12:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5)

12/01/2014

Femme encore et toujours

Avortement remboursé par la LAMAL, le peuple s'est déjà clairement prononcé sur le sujet

Pour rappel:

Blog publié le 9 janvier 2014

J'avais publié le blog ci-dessous le 8 mars 2012, jour de la Femme. Alors que le peuple devra se prononcer sur l'initiative contre le remboursement de l'avortement le 9 février, il me parait nécessaire de le republier, pour réaffirmer mon NON clair à cette initiative rétrograde et complètement déconnectée de la réalité. D'aucuns croient qu'il suffirait de prendre une assurance complémentaire pour couvrir les frais. Certes, mais une grossesse non désirée étant par définition non planifiée, il faudrait que cette assurance, comme la pilule du lendemain, soit prise après les faits....

Aucune économie ne sera faite en supprimant le remboursement des IVG par les caisses car les conséquences d'un avortement pratiqué dans la clandestinité sont bien plus coûteuses pour la femme,  et pour la société en général. quant à mettre au monde un enfant non désiré, ce n'est pas la conception que j'ai d'une humanité responsable.

En tant que femme, je voterai NON sans état d'âme

Blog du 8 mars 2012

Quasi 2 ans plus tard, l'initiative a abouti, inutile de préciser que je ne l'ai pas signée. En ce jour de la femme, il m'était nécessaire de réitérer mon opposition à cette mainmise sur le corps des femmes.

Réactions de femmes à propos de l'initiative contre le remboursement des avortements par les caisses maladie. (blog du 31 janvier 2010)

Alors que notre planète croule déjà sous le poids démographique insoutenable que lui impose l'être humain, augmenter le nombre de naissances, de surcroît non désirées, va à l'encontre du bon sens et est indigne d'une société égalitaire et de notre espèce sensée être dotée de raison.

Il faut au contraire décupler les efforts pour l'éducation des femmes (des hommes aussi...), pour un planning familial responsable, pour que  la naissance d'un enfant demeure un choix. Et que ce choix devienne un choix réfléchi au regard de l'empreinte que celui-ci marquera sur notre environnement.

On a beau être au courant des moyens de contraception, les utiliser, personne n'est à l'abri d'un oubli, voire même d'un désir secret d'enfant dans le feu de la passion qui nous rend, un temps, déraisonnable. S'ensuit l'inévitable désarroi émotionnel auquel toute femme, de par sa condition, est seule à faire face. J'ai, comme tant d'autres femmes, fait le choix difficile mais réfléchi de l'avortement. Un choix dont on ne parle pas, même ici, en Occident, de peur d'être fustigée.

Grossesse, voile, niqab ou burqa, n'ont pas fini d'asservir les femmes. Femmes qui ne sont pas loin de rejoindre le rang des criminels. Dans trop de pays, l'homme n'a pas à apprendre à maîtriser ses pulsions, par respect pour lui, la femme doit cacher son visage, sa féminité, sa maternité criminogènes.

Merci à la Suisse de nous laisser ce droit sur notre matrice, sur notre destin, sur notre vie et d'avoir la décence de ne pas nous soumettre à nouveau à la question.

 

Lire aussi l'interview de Béatrice dans le Matin du 31 janvier 2010, dont est extrait le texte ci-dessous. Une femme que je remercie pour son courage et dont les propos, j'espère, mèneront beaucoup de lecteurs à réfléchir avant de signer l'initiative :

"J'avais beau être assez au courant  des moyens de contraception, c'est arrivé quand même. Ca a été très dur à chaque fois, je n'oublierai jamais. J'étais toute seule, les pères ne m'ont jamais accompagnée à l'hôpital, je n'ai rien dit à mes amis. J'avais peur qu'ils me jugent". Que pense-t-elle de l'initiative qui vise à radier les coûts de l'interruption de grossesse de l'assurance de base ? "Lorsque je suis tombée enceinte de ma première fille, à 17 ans, j'étais mal informée, même si j'étais assurée: je croyais que je devrais payer 2000 francs de ma poche pour me faire avorter. J'ai cherché l'argent, le temps a passé et il était trop tard pour interrompre la grossesse. Ma fille est née, je n'ai pas pu travailler, et j'ai touché l'assistance sociale. La plupart de celles qui veulent se faire avorter sont des jeunes femmes seules sans situation, comme je l'étais à l'époque. Vous croyez vraiment que l'on va faire des économies en supprimant le remboursement des IVG par les caisses ?"