09/11/2010

Quand les écolos tendent la main aux promos

Pour le WWF, il n'y a pas de développement durable sans densification du milieu urbain (magazine de novembre 2010). Le WWF oublie que la biodiversité a besoin d'espaces pour vivre. L'intensification des pratiques agricoles, l'urbanisation du territoire font que c'est dans le milieu urbain que se rencontre aujourd'hui la biodiversité. Mais pas n'importe où, dans les grands parcs et ...les anciens quartiers de villas n'en déplaise au WWF ! C'est donc bien dans la ville qu'il faut préserver des espaces ! Le vrai choix, le seul qui préserve les ressources dans un territoire exigu tel que le nôtre est celui de freiner la croissance démographique.

Interrogé sur la question de savoir si en 2025 Genève aura construit les 2500 logements par an dont elle a besoin, Benoit Genecand, de la Chambre genevoise immobilière (CGI), lors d'une conférence à l'Institut national genevois a répondu, oui :

1.    car la croissance est une bénédiction

2.    car on a les moyens de le faire en ville, sur la zone villa ancienne

3.    Mais que l'on n'aura pas pour autant résolu la crise du logement. Il sera toujours rare car entretemps, on aura continué à attirer des entreprises.

+ 10'000 habitants par an dans la région genevoise

Ne faut-il pas plutôt renoncer à l'accueil par centaines de multinationales qui amènent des employés par milliers dans notre région. Employés qu'il faudra bien loger, au détriment des habitants genevois qui, contrairement à ces nouveaux venus, ne bénéficient pas du soutien financier de leur employeur pour louer ou acheter des logements devenus hors de prix vu la demande.

Croissez et multipliez jusqu'à l'étouffement

Se responsabiliser, adapter son mode de vie et le nombre de ses enfants à ses ressources, consommer moins, prôner le mieux plutôt que le plus, en bref, renoncer  à la croissance, le tabou est toujours d'actualité, toute tendance confondue !

 

12/08/2010

Afrique et fric

L’Afrique, succombe face au fric

Pour des raisons différentes pays riches et pays pauvres recourent à la manne financière venue d’ailleurs pour assurer leur train de vie. Je crains qu’en Afrique le seul moteur de la vente des terres arables soit l’appât du gain de gouvernements corrompus. Dans un continent si riche en biodiversité mais à l’équilibre écologique fragile, cette conquête étrangère du sol échappant à tout contrôle aura des résultats catastrophiques qui ne s’arrêteront pas aux frontières de l’Afrique. Par le ciel (climat) ou par la terre (réfugiés) nous paieront tous le prix la mainmise de quelques nations assoiffées de croissance débridée. La Chine et les pays du Golfe ne s’embarrassent pas des droits de l’homme, des plantes ou des animaux pour produire et détruire. Face à cette politique de la terre brûlée, nos démocraties occidentales, n’ont aucune chance.

Genève succombe face au fric

L’écart se creuse entre riches et pauvres au niveau planétaire mais aussi dans notre pays qui se distinguait pas une prédominance de sa classe moyenne.

Avec près de 6'000 personnes de plus depuis le début de l’année, Genève a accueilli deux fois plus de personnes qu’en 2009 et ce n'est pas fini. Dans un précédent article je dénonçais l’assaut des entreprises à haute valeur ajoutée, dont les emplois ne profiteraient pas aux genevois. La Tribune révèle aujourd’hui la conquête tout aussi massive de nos terres par les plus riches de la planète. Les conséquences au niveau des prix des terrains et donc du logement ne feront qu’augmenter la frustration grandissante d’une population autochtone laissée pour compte. A quoi joue donc notre gouvernement élu démocratiquement ?

Il se plie à des lois supranationales qui nous interdisent de lier l’emploi au logement et nous obligent à accueillir toute personne qui obtiendrait un travail sans se préoccuper de savoir où il habite. Pendant ce temps, la précarisation de la population se poursuit, et la nécessité de financer un filet social augmente, d’où l’accueil de toujours plus de riches (entreprises ou personnes) pour maintenir à flot un canton qui sombrerait autrement bien vite dans la pauvreté.

Un cercle infernal qui s’arrêtera sans doute seulement lorsque disparaîtra le dernier mètre carré.

02/10/2009

Genève doit croître pour ne pas dépérir

En 2030, Genève aura atteint 1 million d'habitants. Le concept d'agglomération est indispensable pour assurer la croissance de Genève. Cette affirmation des "experts" de la Tribune de Genève du 2 octobre 2009, me laisse perplexe.

Alors que les problèmes de logements, d'emplois, de circulation, de sécurité ne cessent de s'amplifier, la croissance de Genève est prescrite comme seul remède. C'est pourtant cette même croissance qui, au niveau planétaire, est responsable de la surpopulation, de la faim, de la misère, de l'érosion des terres et des ressources. Comment se pourrait-il alors que le poison planétaire soit un remède pour Genève ?

Ne faudrait-il pas plutôt mettre un frein à cette croissance quantitative ?

Contrairement à Monsieur Genecand, je ne me sens pas enserrée par la zone agricole. Loin de m''étouffer, cette dernière ma rassure. Ouf, il nous reste ainsi de quoi garder les pieds sur terre, faire pousser nos racines et qui sait, peut être même nous nourrir demain.