logement - Page 2

  • L'immigration fait flamber le prix du logement

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    Heureusement qu'il y a des études pour confirmer la réalité qui crève les yeux... (et que la désormais non publication du prix des transactions immobilières ne nous permettra plus d'y voir clair...)

    Chaque pourcent de plus dans le nombre arrivants causerait jusqu'à 3,5% de hausse sur le prix des appartements, (voir la Tribune de Genève du 12 janvier 2011). Ainsi, au cours des dix dernières années, l'immigration a causé l'inflation de plus de 25% du prix de vente de logements. Les revenus de ceux qui arrivent étant supérieurs  à ceux des habitants, ces derniers se voient contraints, s'ils souhaitent devenir propriétaires, d'émigrer en France voisine (aujourd'hui 8/10 villas acquises à Genève le sont par des expats). C'est totalement inacceptable et tout le monde s'accorde pour le dire mais que faire ?

    La solution prônée par les défenseurs des locataires et les promoteurs immobiliers : construire davantage.

    A poursuivre le bétonnage du territoire sans agir sur le flux migratoire, une chose est certaine, on finira dans le mur !

    La superficie de notre canton n'étant pas extensible, il me semblerait plus raisonnable d'avoir le courage de dire stop à l'immigration incontrôlée ? Mais c'est sans doute trop populiste et moins lucratif et donc indéfendable par tout autre parti que l'UDC.

    C'est pourquoi  le 27 janvier, j'ai déposé 6 interpellations urgentes appelant le Conseil d'Etat à nous dire:

    • Comment compte-t-il sauvegarder les intérêts de la classe moyenne genevoise face à la spirale haussière des prix du logement résultant de l'important solde migratoire positif ?
    • Combien de collaborateurs les entreprises nouvellement implantées à Genève ont-elles fait immigrer avec elles nouvellement implantées à Genève depuis le 1er janvier 2009 ?
    • Combien d'employés locaux ont étés recrutés par les entreprises nouvellement implantées dans le canton de Genève depuis le 1er janvier 2009?
    • Le nombre de biens immobiliers et leur valeur consolidée que les collaborateurs et dirigeants étrangers d'entreprises implantées à Genève après le 1er janvier 2009 ont acquis dans notre canton, notamment en dérogation à la LFAIE?
    • Quelle promotion économique et quel soutien  a-t-il apporté aux PME locales pour favoriser le déveveloppement endogène ?
    • Quel chiffres d'affaire et bénéfice avaient réalisés les entreprises nouvellement implantées à Genève depuis le 1er janvier 2009 ?

     

     

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  • Le PAVé dans la mare

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    Mark Muller veut du logement. Mais comment faire ? Là, ça patine. Du coup, pourquoi  ne pas lancer Genève dans les jeux olympiques d'hiver ! Le village olympique  pourra être recyclé en logement pour les genevois et la patinoire fera le bonheur du hockey club.

    Et si on s'occupait de remplir les méga stades vides d'abord. C'est plus dur, et moins vendeur, hélas.

    Mark Muller veut du logement et rêve de  tours, moi aussi, mais pas sûr qu'il les veuille à tout prix. Il parait que les terrains du PAV ne supporteraient pas les tours. Mince alors, mais comment ont-ils fait à Dubai ? Les terrains n'y sont sûrement pas meilleurs mais là bas, il y a de l'argent, et même quand on en n'a plus, il y en a encore. De quoi faire rêver les promoteurs genevois. Vraiment ? Pas sûr. Comme le suggère incidemment, Guy Mettan, ancien président du Grand Conseil,  les entreprises de la place, n'ont pas les moyens de se payer des tours à 100 millions et ne veulent surtout pas de la concurrence de groupes étrangers.

    Voilà, notre Mark Muller bloqué et nous aussi (dans les bouchons en tous cas).

    Allez, Mark Muller, je vous donne une piste que vous n'avez pas encore testée : le PAV dans la mare, alias, construire des tours dans la rade.

    Aucun problème pour remblayer le lac, comme le prouve le projet de plage des Eaux-Vives.

    Aucun problème pour trouver des financements, l'endroit se voit et les riches investisseurs étrangers sont  prêts à construire sans imposer de groupes étrangers (Krapunov pour Genève plage, le Qatar pour un pont, etc.).

    Manhattan  sur Léman, assurera à chacun sa tour. Les 2 bras d'eau nécessaires pour le passage de l'eau du lac au Rhône assureront aussi une pléthore de ponts pour tous ceux qui rêvent de traverser la rade sans bouchons et une pléthore de rives  pour tous ceux qui rêvent de plage.

    Et non, je n'ai pas besoin de sparadrap pour me faire soigner. Mon idée, vaut les vôtres, que je regrette de ne pouvoir découvrir lors de la présentation du PAV du 25 novembre. Je suis occupée à présenter l'intérêt des jardins naturels pour notre équilibre et celui de notre faune sauvage, on ne se refait pas.

     

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  • Du logement à la Région, construisons la Grande Genève !

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    Le Genevois ou Grande Genève est une réalité non seulement géographique mais quotidienne. Faisons en sorte que les frontières nationales y correspondent.

    En laissant les régions voisines françaises rejoindre volontairement la Suisse nous résoudrions les problèmes de logements et de déplacement, qui empoisonnent la vie tant des français que des genevois. Intérrogés sur la question, les habitants tant français que suisses le désirent et c'est normal. Voyez plutôt:

    Emplois: Un franc suisse fort, une fiscalité attractive, la stabilité politique, le droit du travail, attirent les entreprises. Résultat:  toujours plus d'emplois.

    Logement: Des lois sur l'aménagement du territoire et la construction strictes, bloquent la construction de logements à Genève. L'arrivée massive d'étrangers qualifiés pour les emplois créés pour lesquels nous, de la région ne sommes pas qualifiés !!!  et le  manque de place, font qu'on ne construira  jamais assez de logements à Genève, c'est mathématique. Le prix, l'espace mais aussi le plus grand pouvoir des communes françaises, entrainent inexorablement les Genevois à s'exiler. Qu'ils soient locataires, désireux de devenir propriétaires ou propriétaires, (y.c. les propriétaires de villas expropriés), les genevois ne peuvent plus se payer les prix exorbitants genevois, et s'installent en France voisine.

    Résultat: Des dizaines de milliers de frontaliers rejoignent Genève tous les matins pour y travailler en pestant sur les bouchons, des dizaines de milliers de genevois rejoignent la France voisine tous les soirs pour y dormir en pestant sur le logement.

    Le déséquilibre entre logement et emplois est flagrant, inacceptable et invivable !

    A qui la faute ? A l'existence de cette satanée frontière qui scinde artificiellement le territoire, et sépare artificiellement ses habitants. Pourtant la géographie, l'histoire, la langue, tout nous unit profondément.

    Mais tant que nous serons rattachés à des pays différents, la législation nous séparera et creusera toujours plus le déséquilibre de notre région. Le projet d'agglomération n'y changera rien, car il ne prévoit pas de changer la fiscalité des entreprises, ni celles du travail et encore moins celle de la souveraineté nationale.

    Permettre aux régions françaises voisines de rejoindre la Suisse est dès lors une excellente idée, pas étonnant que les habitants y adhèrent reste à convraincre les élus du peuple, de suivre le peuple....

     

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  • Un cluster de medtech... les termes sont anglo saxons, les entreprises, appartements et jobs aussi !

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    Un francs suisse stable, une économie florissante, des conditions fiscales attractives, des charges sociales raisonnables, un cadre de vie agréable situé au centre le l’Europe et relié au monde entier. Notre magnifique région n’est pas prête de perdre l’immense popularité dont elle jouit. Quoi qu’on en dise, nos atermoiements sur les minarets, notre non adhésion à l’Europe, nos projets d’agglo et autres « genevoiseries », le monde s’en fout, seul le business compte.

    Un cluster de medtech extrêmement performant, derrière ces mots tirés d’un article de la Julie du 19 juillet, se cache une région, la nôtre, devenue la référence mondiale en matière de technologies biomédicales innovantes. La liste d’attente des entreprises souhaitant s’installer se décline en dizaines, les emplois en centaines et le chiffre d’affaires en milliards. Idem pour les commodities , le trading, etc.

    Il ne faut pas se leurrer, si les termes sont anglo-saxons, les entreprises, les appartements et les jobs le seront aussi ! Depuis le début de l’année, le nombre de permis frontaliers accordés a augmenté de 300% (440 au premier semestre 2009 contre 1’300 en 2010). Quant à la population résidente, elle a augmenté durant ce même premier semestre 2 x plus vite qu’en 2009, qui explosait déjà les records et pas à cause des naissances ! Alors, quand le gouvernement dit qu’il veut doubler le nombre de chômeurs placés par l’Etat et construire du logement pour les genevois, c’est un miroir aux alouettes où seuls quelques pigeons se verront plumés de leurs derniers deniers.

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  • Brisons les idées reçues sur la zone villa

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    Entre le projet d’agglomération, la révision du plan directeur cantonal, les projets de  modification et de déclassement de zones, tout bouge sur le territoire genevois et la zone villa, objet de bien des convoitises, n’est pas épargnée.

    A l’heure du « tout pour le logement », il est devenu politiquement incorrect de vivre dans une maison individuelle, pas n’importe laquelle, celle du petit propriétaire ayant investi la plupart de ses économies dans la pierre, vivant en général dans la zone urbaine ou suburbaine, sur une parcelle plus proche de 850 m2 que du 1750 m2. Des propriétaires qui habitent sur la rive droite soit des communes qui, en matière de construction d’immeubles locatifs, ont déjà donné (Onex, Vernier, Meyrin, Lancy, …). Des propriétaires qui vivent depuis longtemps à Genève, qui y travaillent et y paient leurs impôts. En somme, une classe  moyenne trop pauvre pour s’acheter un appartement à Genève et trop riche pour bénéficier des aides au logement. Rien à voir avec ceux de « l’autre zone villa », la plus importante en superficie, celle des bords du lac et des riches coteaux de la rive gauche (Cologny, Vandoeuvres, Collonge-Bellerive, …), qui ne risque pas le déclassement et dont les  habitants peuvent dormir tranquilles.
    Alors d’accord pour assouplir les normes de construction en zone villa pour permettre aux enfants des propriétaires de rester auprès de leurs parents. Au-delà du gain d’espace, c’est aussi celui d’une économie de déplacements, d’une aide intergénérationnelle qui se passe du soutien de l’Etat et du maintien d’une qualité de vie familiale bienvenue.


    Mais de grâce, avant de construire aux forceps par des moyens dignes du communisme la Genève d’1 millions d’habitants, merci de demander aux Genevois leur avis de manière démocratique !

     

    PS Quelques précisions pour ceux qui ne verraient les choses que de l'extérieur ...oui j'habite en couple dans une villa, construite avec mes parents en 1969 à force de poignets et non de moyens. Travaillant à la maison, c'est aussi mon bureau. Etant une des seules à le faire Genève, c'est aussi un centre réhabilitation pour les hérissons. Enfin, c'est aussi le pied à terre d'un ami genevois qui partage sa vie entre Genève et l'étranger.