13/02/2010

Quand les roses de la Saint Valentin font mourir un lac au Kenya

En achetant une rose, à la St Valentin, on ne pense qu'à l'être aimé, au bonheur du présent. Qui songe au parcours de la rose, à la portée du geste multiplié des millions de fois, au sol africain assoiffé par l'amour que nous portons à l'autre ? La St Valentin, c'est aussi un marché, la plus grande enchère mercantile florale, alimentée par 300 millions de fleurs qui transitent par la Hollande. Quelque soit sa provenance, la rose est achetée aux enchères à Amsterdam et se retrouve sur nos étalages avec la mention "Origine Pays Bas". Avec sa main d'oeuvre bon marché, la floriculture est en plein boom au Kenya, et les fleurs de nos marchés proviennent en grande partie des fermes industrielles de la région du lac Naivasha. A cause des pompages excessifs d'eau pour la culture de fleurs, le lac  a perdu en vingt ans la moitié de son volume d'eau. La population qui ne cesse d'augmenter attirée par l'aubaine économique et s'entasse dans des bidonvilles. Les rejets d'eaux usées, de fertilisants et de pesticides rendent les eaux du lac putrides, les animaux sauvages sont assoiffés, les plantes indigènes étouffées. Dans dix ans, comme hélas tant d'autres lacs africains (Tchad) il n'en restera plus rien. Lac Natron, Naivasha, la ferme au pied de Ngong Hills, qu'il est loin de temps des souvenirs d'Afrique comme le rappelle Caroline Depecker dans le Temps du 13 février 2010.

Pour en savoir plus http://www.infosdelaplanete.org/4401/kenya-les-fleurs-du-...

 

05/10/2008

Dans 150 ans, après l'Homme, que resterait-il à Genève

Quelle trace de son passage laisserait l'Homme sur la Terre s'il venait à disparaître ? A la lecture de l'article du Matin de ce jour, "La terre sans l'homme ou le parardis retrouvé", j'ai imaginé un instant Genève après 2100 : La ville moderne, recouverte de murs végétalisés, le jet d'eau à sec, ne donnant plus la réplique à la cathédrale, dont la flèche se dresserait encore fièrement dans le ciel. Les loups de Robert Hainard cotoyant les vrais. De la rade, une vue imprenable sur la plage, pas celle dont rêve Cramer, mais celle laissée par l'abaissement des eaux du Léman suite à l'effondrement des barrages. Exercice intéressant alors que les futurs constituants devront plancher sur une nouvelle Constitution, avec le défi d'assurer sa pertinence dans quelques 150 ans, comme l'actuelle...

Christina Meissner, candidate Pic-Vert

Lien sur le blog de Pic-Vert

 

28/09/2008

Un grand jardin par habitant

Au niveau de l’agglomération franco-valdo-genevoise, l’espace à disposition par habitant n’est que de 0,14 ha par habitant, soit …un grand jardin. Et dire que pour pouvoir s'alimenter correctement, un hérisson a besoin d'au moins 10 fois plus. Il est vrai que l'Homme, ne chasse pas la limace dans son jardin mais se fournit au supermarché... N'empêche, toutes ces denrées ont bien du être produites là où il y avait encore l'espace nécessaire. Manque de bol, au niveau de la planète, la surface par habitant (désert et haute montagne compris) est de 2 ha par habitant... A partager avec toutes les autres espèces, merci. Mais comment va-t-on faire pour ne pas tous mourrir de faim. Faire du bio, c'est bon pour le futur mais est-ce suffisant pour aujourd'hui ?

Zébulon

La nature s'invite en politique

Ton blog porte mon nom, alors je me l'approprie. Après tout, la nature a bien le droit d'exprimer son avis elle aussi. Depuis que l'Homme occupe notre espace, on ne va pas se gêner pour occuper celui qu'il créé, même le virtuel.

Zébulon5.jpgHérisson, je reste au ras des pâquerettes mais si d'autres veulent exprimer un autre point de vue, celà élargira le champ de vision...et le débat.

Tellement centré sur lui-même, l'Homme oublie sans cesse qu'il n'est qu'une créature parmi tant d'autres. Et que comme elles, il fait partie de la nature, qu'il ne peut s'en passer. Pas d'économie sans nature. Pas de nature, pas de vie, et donc... pas d'Homme.

Zébulon