12/09/2015

Piège mortels: attention aux hérissons

Les raisins sont mûrs et partout et les viticulteurs protègent leur vignes au moyen de filets. Quoi de plus normal, pour pouvoir garantir une bonne récolte ? Mais attention à la manière dont les filets sont disposés ! Il faut absolument éviter que ces filets deviennent des pièges mortels.

Vigne Michel Grossrieder.JPGSi les filets traînent au sol, les hérissons se prennent les piquants dans les fils et ne peuvent plus s’en échapper. lire la suite

18:07 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)

09/09/2015

Personne n’a envie de rater le dernier passage

L’ambassade de Suisse me téléphonait régulièrement pour me rappeler de partir, mais j’aimais ma vie, ma maison, mes amis, mon pays d’accueil, le Liban. L’idée de tout quitter m’était insupportable. Et puis, un jour l’ambassade m’avertit que les deux derniers bateaux partiraient le lendemain. L’idée de le rater devint tout aussi impossible à assumer. Alors, à l’aube, je suis partie avec pour seul bagage un passeport à croix blanche,…  Au soleil couchant, depuis un destroyer de la marine britannique, je vis la côte du Pays du soleil levant s’éloigner à jamais. C’était, il y a 35 ans.

Partir est une décision bouleversante qui n’est facile à prendre pour personne. Mais par peur de rater le dernier passage, tout le monde se décide à partir. L’Allemagne, terre d’accueil où tous les Syriens sont bienvenus,  cette ouverture raisonne comme un dernier appel à partir la rejoindre. Alors ils se décident et partent, par milliers sachant pertinemment que leur nombre même, augmente le risque de fermeture.

Au risque de choquer certains, pour que l’enfant, la mère ou la famille toute entière ne meure pas sur un rivage, c’est bien ce long voyage  qu’il faut éviter.  La grande majorité des réfugiés se trouve aujourd’hui dans les pays limitrophes du pays quitté car tous espèrent, un jour, le retour. Ce ne sont pas des milliers mais des millions qui sont aujourd’hui au Liban, en Turquie, en Iraq, en Jordanie. Chaque jour davantage. Plus  leur nombre augmente, plus les conditions de vie se péjorent pour eux et pour les habitants de ces pays d’accueil. C’est avant tout là-bas que de notre aide est nécessaire de toute urgence ! A l’instar des Emirats arabes unis et autres pays du golfe, notre gouvernement doit mettre nos moyens humains, techniques, logistiques et financiers de l’aide au développement à disposition de ces pays d’accueil.

Au niveau individuel, les possibilités ne manquent pas non plus d’aider, je n’en mentionnerai qu’un, récent, qui m’a frappé : le 3 septembre, au Victoria Hall, un concert de bienfaisance était organisé  par l’Union culturelle libanaise pour aider SOS villages d’enfants Liban. Le concert était magnifique,… la salle était à moitié vide. Mais il n’est jamais trop tard pour un don (www.sos.org.lb).

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05/09/2015

Inspection du travail, un accord historique mais

Genève se dote d’une inspection du  travail tripartite. L’Initiative 151 émanant des syndicats aurait été balayée par la droite au Grand Conseil en décembre 2012, si les députés UDC ne l’avaient soutenue ! Un soutien évident car la sous-enchère salariale participe clairement à la péjoration des conditions de travail voire au chômage de nos concitoyens face à la concurrence étrangère. On ne peut donc que se réjouir de l’accord conclu aujourd’hui entre l’autorité cantonale, le patronat et les syndicats pour contrôler ensemble le  marché du travail. Mais que le Conseil d’Etat ne s’imagine pas, par ce seul effet d’annonce à l’inquiétude exprimée par la population qui a soutenu l’initiative UDC contre l’immigration de masse le 9 février 2014. Il y a loin de la coupe aux lèvres ! Aucune date précise n’est donnée pour la mise en place du dispositif.  Et rien n’est dit sur le type de contrôle ou les sanctions encourues et par qui. Si Genève est particulièrement exposée, et se devait d’agir, faut-il encore que le reste de la Suisse suive le même chemin, on en est loin. Si le renforcement des contrôles est une des réponses attendues face à la pression de l’immigration incontrôlée mais ce peut être la seule. Les défis restent immenses dans des conditions cadres qui ne cessent de se dégrader : le chômage de nos concitoyens soumis à une concurrence féroce venue d’ailleurs, leur droit à pouvoir se loger et vivre ici, dans un environnement de qualité et un avenir qui ne dépende pas de l’aide sociale, etc. Nos autorités ont encore matière à agir mais en auront-ils encore les moyens ?

Voir le vote nominal :

http://ge.ch/grandconseil/data/courriers/AN-IN00151B-6.pdf

17:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2015

Lettre à Knie et à ses éléphants,

éléphants, KnieC’est la dernière fois que les éléphants seront de la tournée du cirque Knie. Une page se tourne et j’en suis toute retournée.  Je comprends vos raisons. Entre la pression des associations qui défendent les animaux et les conditions de plus en plus difficiles qui prévalent dans nos villes, vous avez dû vous résoudre à renoncer à les emmener avec vous à la rencontre du public. Pourtant quel émerveillement, quelle surprise exceptionnelle que voir dans sa ville, sa rue … des éléphants et de les accompagner sur leur chemin vers la gare. Quel plaisir que de rire de la drôle de tête des passants et de celle de nos plus hautes autorités les saluant.  Je m’en souviendrai d’ailleurs longtemps de cette séance du Grand Conseil au cours de laquelle nous avions eu à traiter d’une résolution* que j’avais déposée pour que cette tradition se poursuive, résolution que tous les partis avaient soutenus chacun pour des raisons plus étonnantes les unes que les autres**.

Ayant eu le privilège d'assister durant tant d'années à leur numéro de cirque ainsi qu'à leur sortie,  déjeuner et salut des autorités, j'ai encore de la peine à m'imaginer Knie sans ses éléphants. Ils font tellement partie de Knie, de votre vie et de notre vie. Dire Adieu aux éléphants, c’est un peu comme si vous nous demandiez tout d’un coup de grandir !  

Car la perte de cet événement est aussi celle du passé, de notre enfance et de notre cité. Pourtant, la mémoire s'enrichit par des rituels communs, s'appuyant sur des objets concrets. Or quoi de plus concret qu'un éléphant ? Les enfants ont besoin d'extraordinaire pour alimenter leurs rêves et de l'émotion d'une rencontre peu commune pour bâtir leur équilibre. Comment espérer leur faire aimer l'éléphant, et à travers ce dernier la nature et faire en sorte qu'ils veuillent la préserver libre, s'ils ne l'ont jamais connu autrement que derrière des barrières?

Je souhaite à vos éléphants une belle et longue retraite à Rapperswil.  Je sais que vous saurez, chère famille Knie, les rendre heureux et bien les traiter comme vous l’avez toujours fait. Merci et merci de le leur transmettre  mes salutations.

 Adieu aux éléphants, courrier des lecteurs Tribune de Genève du 5 septembre

* Résolution R636  Pour le défilé des éléphants Réponse du Conseil d’Etat 13 septembre 2011/ Résolution adoptée Votée le 14 octobre 2011

** Séance du Grand Conseil du 9 juin 2011

19/06/2015

Pour loger les réfugiés, plutôt que les abris, utilisons les écoles !

Ca tombe bien, c’est bientôt la fin des cours. L’école est finie et des centaines de salles seront disponibles d’ici une semaine. Utilisons-les plutôt que les abris pour accueillir les réfugiés.  

Toutes nos écoles sont dotées de grandes salles de sport, avec des douches et des toilettes. Les salles de sport ont toutes des grandes fenêtres laissant largement passer la lumière du jour et toutes les écoles ont un préau qui permet aussi de se délasser à l’air libre.

La Protection civile de la Ville de Genève (PCi) est totalement équipée par ses détachements d’assistance pour transformer en l’espace de quelques heures n’importe quelle salle de sport de ce canton en un lieu apte à recevoir des sans-abris. Le matériel est pré-positionné sur des remorques et peut être installé par la PCi. Cette dernière est par ailleurs également à  même et entrainée pour exploiter de telles infrastructures   (mise en place des lits, des tables, des bancs et des couverts. etc.)

Entre la caserne (qui au demeurant n’est pas vide puisqu’elle accueille les soldats protégeant les ambassades et les troupes de sauvetage) et les écoles, pour accueillir dignement les réfugiés, le choix est évident. 

Il nous reste une semaine pour préparer l‘opération avant la fin des cours.