10/05/2015

STP, dessine-moi un territoire habitable

Pour autant que l'on souhaite un développement durable et et des logements "vivables", à Genève, il va falloir se montrer créatif!

La réponse est officielle du Conseil d'Etat à ma question urgente QUE 317A est connue depuis vendredi soir. Et l'avenir s'annonce sombre pour les Genevois en matière de logement. En effet, si on veut vraiment encore en construire au bord des routes (presque toutes les routes cantonales sont concernées par le transport de matières dangereuses), les prescriptions qui découlent des nouvelles normes pour la construction de logement, imposeront qu'il n'y ait pas de fenêtres, ou alors les plus petites possible et qui ne s'ouvrent pas ... Des meurtrières en somme.

Lire l'article en entier sur mon site

Lire la réponse QUE 317 A Transport de matières dangereuses par route : quelles  conséquences sur la construction de logements ? Tout y est : les routes concernées et les prescriptions :(

17:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2015

A quand la sécurisation du site de la Jonction ?

Au début du mois de mai, Genève a subi des crues exceptionnelles nous rappelant subitement et avec force à nos responsabilités en matière de gestion du territoire. Les hautes eaux de l’Arve en crue ont nécessité la pose de barrages le long des quais, entrainé des inondations de caves et la fermeture de plusieurs ponts. La conjonction de la fonte des neiges dans les massifs montagneux et de fortes pluies sont responsables de cette situation. Elle aurait tourné à la catastrophe pour la Jonction si, par chance, le niveau bas du lac n’avait pas permis de retenir au maximum le débit des eaux du Rhône. Etions-nous conscients du risque ? La réponse est sans hésitation oui.

En effet, à ma question urgente QUE 115-A relative à la gestion des vidanges du barrage de Verbois et aux mesures prises pour sécuriser le site de la Jonction, le Conseil d’Etat répondait en octobre 2013 que la vidange exceptionnelle de 2012 avait été rendue nécessaire pour évacuer les sédiments charriés par l’Arve qui s’étaient accumulés dans le lit du Rhône depuis la dernière vidange. Cette vidange était un préalable à toute autre mesure constructive.

En préambule, le Conseil d'Etat rappelait qu’il se préoccupait de longue date de l'importance de maintenir en tout temps un niveau de protection des riverains suffisant, ce d'autant plus que l'évolution climatique à moyen et long termes était incertaine et que les critères actuels de dimensionnement pourraient changer sensiblement à l'avenir. En effet, les cartes de danger d'inondations établies en tenant compte d'une marge de sécurité suffisante liée aux changements climatiques révélaient que les objectifs de protection contre les crues n'étaient pas atteints à divers endroits dont celui de la Jonction. L'Etat, en collaboration avec la Ville de Genève et les SIG, a lancé en 2012 une étude pour déterminer les mesures de sécurisation des rives du Rhône et de l'Arve à mettre en place. Cette étude comporte trois volets : les débordements du Rhône et de l'Arve, les nappes phréatiques et le réseau d'assainissement des eaux.

L'étude est actuellement en cours. Les résultats relatifs au premier volet seront bientôt connus et des mesures de protection contre les débordements pourront prochainement être préconisées. La réponse date de 2013 ( !).

Les résultats sur la vulnérabilité du réseau d'assainissement seront eux connus fin 2013 et ceux relatifs à la nappe phréatique, plus complexes, seront transmis fin 2014.

C’est ainsi qu’en octobre 2013, le Conseil d’Etat estimait par sa réponse à ma question urgente « montrer que la sécurisation du quartier de la Jonction est une préoccupation de l'Etat et de tous ses partenaires. »

La Nature a la fâcheuse habitude de ne pas s’aligner sur l’agenda des Hommes. Il s’agit de prendre ces crues comme un signal. Si nous voulons construire à la Jonction, il est temps de mettre en œuvre les mesures constructives qui permettront de sécuriser le site. 

Avec le programme de renaturation des cours d’eau, nous l’avons fait avec succès. Succès en effet car il est à souligner qu’aucun site ayant profité de mesures de renaturation n’a subi d’inondation. Les deniers investis ont « payé ». Il est temps de poursuivre au cœur de notre cité le travail engagé de manière transfrontalière depuis bientôt vingt ans.

A l’heure où il nous faut préserver la zone agricole et densifier le bâti pour construire les logements qui nous font si cruellement défaut, il serait regrettable de se priver d’un site aussi vaste et aussi bien situé que celui de la Jonction. Les projets ne manquent par ailleurs pas.

  • Qu’attend donc le Conseil d’Etat pour rendre son étude publique ?
  • Envisage-t-il d’inclure dans le budget 2016 les travaux d’assainissement du site de la Jonction ?

A lire  sur le site de l'Etat de Genève

Le SPAGE Lac - Rhône - Arve et  cartes détaillées des dangers (3a)

16:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2015

Des riverains condamnés à disparaître ?

L’aéroport s’adapte à sa croissance débridée titrait la Tribune. Et les riverains ? Comme tant d’espèces confrontées à un changement trop rapide de leur habitat, sont-ils condamnés à disparaître ?

Tôt ou tard, les Genevois devront  décider si la croissance sans limite de leur aéroport justifie le sacrifice d’une partie de leur territoire, habitants actuels et futurs compris.

Le bruit des  235'000 mouvements prévus (atterrissages et décollages) toucheront un territoire plus vaste et ce, malgré les avancées technologiques. De fait, Bellevue, Genthod, Versoix, Vernier, Aire-la-Ville Cartigny, perdront une grande part de leurs surfaces constructibles pour du logement. Qu’on ne vienne pas ensuite nous demander de déclasser de nouvelles zones villas si on brade sans broncher plus de 400'000 m2 de terrains constructibles !

Le Grand Saconnex et Meyrin aussi subiront indirectement la croissance de l’aéroport. Les zones villas sises le long de l’avenue Louis Casai, des chemins des Terroux et du Jonc,  et  Cointrin sont vouées à être transformées en immeubles. Si c’est pour compenser les 400’000m2 perdus dans les communes subissant les bruit des avions, on peut se demander où est le gain en nombre de logements ? 

La croissance aéroportuaire a aussi un coût financier. Ce sont les ouvrages aéroportuaires qui font aujourd’hui augmenter la dette de l’Etat. Et ce n’est pas fini. Tout compris, les travaux d’agrandissement rendus nécessaires pour accueillir 25 millions de passagers, friseront  les 2 milliards.

Et puis, il y a le coût payé en termes de qualité de vie ?  Au-delà du fait que les habitants de la rive droite ont aussi le droit de dormir la nuit, 25% des oxydes d’azotes émanent aujourd’hui de l’aéroport et les cas de maladies respiratoires sont en augmentation.

Enfin, en admettant qu’en bétonnant les dernières surfaces vertes et en expédiant l’aéroclub et l’aviation d’affaires à la Blécherette, l’aéroport parvienne à absorber le surplus de trafic sur le tarmac, comment diable allons-nous faire pour absorber sur les routes le surplus de trafic qui conduira ces  25 millions de passagers  à l’aéroport ?

Je suis presque née dans un avion et j’apprécie toujours de les voir atterrir ou décoller depuis ma terrasse, le bruit n’a plus rien à voir avec celui des Caravelles et l’isolation phonique fait des miracles. Mais pas question de revoir le spectacle toutes les 90 secondes 650 fois par jour et jusqu’à tard dans la nuit car le nombre d’atterrissages après 23heures ne cesse d’augmenter.  La croissance a des limites, il faudra bien se résoudre un jour, à  l’admettre.

A travers la pétition lancée par les associations d’habitants des communes touchées par les nuisances nocturnes, nous souhaitons que le débat ait lieu dès maintenant et nous voulons être associés aux discussions notamment sur la planification sectorielle aéroportuaire (PSIA) qui nous inquiète.

Pétition pas d'avions entre 23h et 6h du matin : signer et faire signer

Pour en savoir plus

 

18:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Une fois les élections passées, que reste-t-il de l’engagement responsable ?

L’engagement envers les générations futures doit se traduire dans les faits et surtout, sur le terrain. La responsabilité politique implique de tenir compte des fondamentaux : préserver des sols fertiles pour se nourrir ; pouvoir se loger et vivre dans un environnement sûr et sain …  où quelque nature subsiste car elle est indispensable à notre équilibre et à notre survie en tant qu’espèce, parmi tant d’autres ! A Genève, c’est très mal parti :

La Confédération vient de le rappeler fermement : notre canton va devoir préserver ses terres agricoles et revoir son plan directeur en conséquence. Ainsi, les nouveaux logements devront être implantés là où il y a déjà des habitations et donc, des habitants.  Or, la densification en matière d’habitat impliquera une utilisation rationnelle et rentable de chaque mètre carré, incompatible avec l’objectif du plan directeur de construire du logement en respectant la qualité de la vie et un développement durable. En effet :

Serons-nous encore prêts à partager le peu d’espaces résiduel avec les autres espèces ? A voir le tollé provoqué dernièrement par un hypothétique crapaud ayant osé s’installer sur un chantier destiné au logement, nul doute que les corridors biologiques couleront dans le béton et que le magnifique programme de « Nature en ville » aura du plomb dans l’aile….

Protéger l’être l’humain n’est pas non plus sans conséquences. Le long des routes ou voies ferrées sur lesquelles circulent des matières dangereuses, la construction de nouveaux logements sera de plus en plus difficile et coûteuse, voire impossible. Et dans les communes riveraines de l’aéroport, la sévérité accrue en matière de bruit due à l’augmentation du trafic aérien rendront inhabitables plus de 400'000 m2 actuellement constructibles !

Le terrain « habitable »  se réduit comme une peau de chagrin. En matière d’aménagement, le jeu des chaises musicales est bientôt terminé.

Prétendre préserver la qualité de la vie sans prendre en compte des limites de notre petit territoire relève de l’irresponsabilité vis à vis des générations futures. Mais remettre en cause la croissance est un tabou, je l’ai constaté à mes dépens chaque fois qu’en tant qu’élue, j’ai osé aborder la question.

Plan directeur cantonal, Tribune de Genève du 27 avril 2015, courrier des lecteurs

Questions déposées au Grand Conseil à propos de :

  • QUE 317 Transport de matières dangereuses par route : quelles conséquences sur la construction de logements?
  • QUE 270A Quel sort attend l’actuel plan directeur cantonal 2030 ?
  • QUE269A L’office cantonal des véhicules déménagera-t-il à Bernex avant 2020? La réponse me semble avoir été écrite avant que le couperet tombe depuis Berne. Ca vaudrait la peine de demander au Conseil d’Etat si sa réponse tient toujours… je vais poser la question…

 

17/04/2015

Ca carbure pas vraiment à l'ombre des citernes...

Eh bien depuis 2011, date des premiers blogs et actions sur les citernes de Blandonnet eh bien, le titre est toujours aussi approprié au vu de la réponse du Conseil d'Etat du 17 avril  à ma question 309A du 8 avril 2015 . D'étude en étude, petit récapitulatif des paroles, paroles....:

Citernes de Vernier

  • 2011 : Pétition pour le déplacement des citernes du site de Blandonnet et autres actions (Acceptée)
  • M1966A rapport de minorité sur motion de Christo Ivanov. Débarrassons Vernier de ses citernes ! L'invite modifiée  à présenter un projet d'éloignement des seules citernes du site de Blandonnet et leur regroupement sur les autres sites existants ayant été  intégrée dans la motion 2043, le 16 mars 2012, comme le proposait mon rapport, la motion a donc été retirée. La réponse du Conseil d'Etat à cette motion laisse par ailleurs plus qu'à désirer motion 2043A.
  • Dès lors , j'ai déposé une QUE58A  Citernes de Blandonnet, 1 an après qu'a donc fait le Conseil d'Etat ? Et en 2015, 3 ans après, une nouvelle question écrite  QUE309A Citernes de Blandonnet : trois ans après, qu’a donc fait le Conseil d’Etat ? Bonne nouvelle, l'Etat continue à étudier et à négocier... comme il y a 3 ans...
  • Voir tout le dossier

Blogs de 2011 :

  • Les citernes de Blandonnet situées aujourd'hui en plein cœur urbain sont-elles sûres pour les habitants, employés et milliers de personnes qui les côtoient quotidiennement ?
  • Sachant que le risque existe, quel est-il ?
  • Peut-on les déplacer, une étude a déjà répondu par l'affirmative, pourquoi ne le fait-on pas ?

Textes parlementaires, municipaux, interpellations, etc.  n'ayant permis d'obtenir au mieux que des réponses partielles aux questions susmentionnées, le 1er février,

1.       Une initiative communale était lancée pour demander moins de citernes pour plus de sécurité pour les habitants de Vernier.

2.       Un courrier partait aux autorités cantonales pour demander l'organisation d'une table ronde réunissant tous les acteurs afin d'informer la population sur les risques et les possibilités de déplacement des citernes de Blandonnet.

Résultat :

1.       L'initiative a réuni quelques 800 signatures, insuffisant pour la déposer, largement suffisant pour témoigner  de l'intérêt et de l'inquiétude légitime de la population. Le 1er avril, l'initiative s'est muée en pétition déposée à l'attention du Conseil municipal de Vernier.

2.       Le 4 avril, enfin, la réponse de la conseillère d'Etat (datée du 29 mars) arrive. Elle prend bonne note de ma demande d'organiser une table ronde et porte à ma connaissance qu'une commission, Carbura-Vernier, aura lieu (comme chaque année depuis 20 ans) et qu'il conviendrait de porter à l'ordre du jour de cette commission mes préoccupations. Le jour même, j'ai donc effectué la demande en question.

Le 12 avril aura lieu la séance du conseil municipal et le 11 mai la réunion Carbura-Vernier. D'ici là, à moins d'un tsunami, la patience est de mise à l'ombre des citernes.

Blog du 19 juillet 2011

Blog du 25 février 2011