15/10/2014

Jonction, une construction à l'image de Genève

La surélévation prévue sur l'ancienne usine Beyeler est à l'image même de que nous subissons en matière de construction à Genève:  un empilement des législations toutes plus compliquées les unes des autres, parfois même contradictoires et surtout rédhibitoires.

Le projet est décrit comme "altèrant gravement la cohérence globale du bâtiment, qu'il se lirait comme un empilement d'opérations contradictoires entre elles". Hum, j'en conclus cyniquement qu'il a donc tout à fait à sa place à Genève....Sa construction nous rappellerait tous les jours à quel point nous sommes incapables de construire une ville qui donne envie d'y vivre et peut être qu'au final, il provoquerait un réveil de bon sens bienvenu.

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Le désenclavement de la rive gauche est lancé !

C'est fou ce que le Conseil d'Etat peut travailler vite et de manière intégrée avec certains initiants quand il le veut bien. Le Conseil d'Etat lance aujourd'hui la traversée du lac avec pour objectif le "désenclavement" de la rive gauche, en d'autre termes, l'urbanisation de toute la partie du canton qui a, jusqu'à ce jour, échappé aux accumulations de nuisances dont pâtit la rive droite. Grâce à la traversée lacustre, les rives du lac s'étendant de Cologny à Hermance, mais aussi les plaines agricoles et renaturées de la Seymaz de Collonge Bellerive à Puplinge pourront enfin bénéficier de la connectivité bétonnée, embouteillée et bruyante qui fait la joie quotidienne des habitants de la rive droite. Fini la discrimination. ! J'imagine que tous les habitants concernés se réjouissent déjà de cette bonne nouvelle et s'impatientent de savoir s'ils seront parmi les privilégiés à être situés le plus près possible d'une jonction autoroutière bien méritée.

Pour plus de détails voir les documents du département des transports suivants:

http://ge.ch/mobilite/media/mobilite/files/fichiers/documents/traversee_du_lac_-_plan_dactions_15-10-2014.pdf

http://ge.ch/mobilite/media/mobilite/files/fichiers/documents/traversee_du_lac_-_rapport_de_synthese_15-10-2014.pdf

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02/10/2014

Concentrons-nous sur la troisième voie autoroutière

Après le choix du peuple du 28 septembre de refuser la traversée de la rade, voilé que certains ne pensent qu'à remettre l'ouvrage sur le métiers et dépenser les deniers du peuple pour étudier et réaliser un ouvrage au moins deux fois plus cher, dans deux fois plus longtemps et pour un tracé dix fois plus flou et questionnable.

La Confédération ayant évincé une liaison entre le Vengeron et la Pointe à la Bise sur la commune de Collonge-Bellerive au profit de la construction d’une troisième voie sur l’autoroute de contournement actuel entre le Vengeron et l’échangeur de Perly, inutile de persister et arrêtons de nous agiter sur un projet de traversée lacustre. Concentrons-nous sur cette troisième voie, la seule que la Confédération soutienne et pour laquelle il faudra aussi que le canton contribue financièrement.

Mais comment se fera-t-elle au niveau des tunnels de Vernier, principal goulet d’étranglement sur le contournement de Genève ? La question est loin d’être réglée et les enjeux sont de taille pour notre commune. L’UDC Vernier suivra le dossier avec attention, tout comme nous l’avons déjà fait en déposant une motion questionnant la semi-jonction autoroutière projetée sur Vernier, elle aussi !

09/09/2014

Rade OUI

Lors de la venue d’Ikea à Vernier, les débats furent également animés à cause de l’augmentation prévue (5200 véhicule/jour) du trafic sur la route de Vernier à l’époque déjà surchargée. Vernier s’est battu pour obtenir deux voies supplémentaires. Résultat de l’aveu même de l’administration cantonale des transports auditionnée en commission en février 2014 : La génération de trafic individuel motorisé est inférieure aux estimations de 2005. Le trafic induit par IKEA représentant 10 % du trafic global, grâce aux deux voies construites, c’est même le seul endroit où le trafic est fluide sur la route de Vernier ! Comme quoi la prévision des transports n’est pas une science exacte et que les affirmations de tous bords doivent être prises avec la plus extrême réserve. Dans le même temps, le CEVA entrera en fonction et on prévoit une augmentation du trafic de 43% d’ici 2030. Il ne faut donc pas opposer transports publics et transport individuels mais développer les deux en parallèle pour pouvoir y répondre. La traversée de la rade est donc indispensable !

Voir aussi les arguments développés par une autre lettre de lecteur (Claude Zuber)

Voir courrier des lecteurs dans la Tribune du jour

Autres prises de position sur le même sujet

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04/08/2014

PAV, tiens tiens

Le syndrome genevois c'est un mélange entre 2 fables: la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf et Perette et le pot à lait.

Genève veut tout et tout de suite et échafaude toutes sortes de plans sur la comète : (voir à ce propos mon blog de novembre 2010 Note inspirée par la journée du logement organisée le 11 novembre 2010 ou le maître mot de Mark Muller était "accélérons")

Et comme on veut tout faire, partout et vite, on se prend les pieds dans le tapis de la dure réalité et... de retards en recours, les coûts prennent l'ascenseur, (scénario optimiste) ou tout l'édifice s'écroule (scénario pessimiste).

J’aime le début de l’excellent article de la Tribune de Genève du 4 août  consacré au projet Praille Acacias Vernets (PAV) : «  Relire les discours du passé est parfois cruel pour ceux qui les ont tenus ». En matière d‘aménagement, l’exercice s’avère consternant pour le PAV. Une décennie ou presque après avoir lancé le projet à coup d’accord et de plans sur la comète, après avoir changé 4 fois de tête et x fois les bras de l’équipe du PAV, après avoir fait rêver, puis lassé voire choqué plus d’une entreprise par une méconnaissance contextuelle grave, le Conseil d’Etat se rend compte que son échafaudage « pavien » vacille méchamment : La répartition prévue entre entreprises et logement et la part importante d’habitat social concédée pour éviter les oppositions ne sont pas viables. Alors la patate chaude, après avoir été remise au nouveau conseiller d’Etat en charge de l’aménagement, sera refilée au parlement, rebelotte et, nouveauté, soumise au peuple.

Je retiens avec satisfaction:

  • Qu’à partir d’une certaine taille ou d’un certain montant, le gouvernement genevois préconise enfin un vote du peuple, choix que Vaud a fait depuis longtemps avec raison.
  • Que le gouvernement genevois reconnait enfin que voter un déclassement de zone avant qu’un projet n’ait été consolidé n’est pas la bonne solution, … que n’ai-je entendu en tant que députée à chaque fois que je refusais de voter la « tête dans le sac ».

Mais croire que la solidarité intercommunale sera suffisante pour payer est une nouvelle chimère. Confions comme à Lyon (projet Confluence),  la direction du projet à une fondation. Il est urgent que l’Etat se concentre sur ses tâches essentielles et laisse à d’autres le montage et la direction du projet.

A Genève, le problème c'est qu'on ne tient compte que de l'objectif et non du processus, il est pourtant le facteur essentiel de la réussite. On préfère appliquer la logique shadock bien connue, plus ça rate plus on a des chances que ça marche. Titre de l’article écrit dans le journal Pic-Vert de juin 2014 et traitant lui aussi d’aménagement à la genevoise

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