08/11/2014

Service civique universel

Pour une fois, je suis entièrement d'accord avec François Hollande qui imagine un service civique universel. Obligation qui s'adresserait à tous les jeunes lors de leur passage à l'âge adulte avec des aménagements en fonctions de leur situation professionnelle par exemple. Il est temps de repenser l'obligation de servir son pays ici aussi, cela fait longtemps que je le dit.

 

J’imagine un l’engagement personnel pendant physique du « système de milice » qui fait la force et la fierté de ce pays. Le principe : chaque jeune arrivé à l’âge adulte comprend l’utilité et est fier de consacrer quelques mois de sa vie au service de la collectivité, dans une version modernisée de l’obligation de servir, à la fois gage d’intégration et rite de passage. Une obligation s’appliquant sans distinction à tous les citoyens de ce pays, femmes et hommes, suisses et étrangers, dans des domaines aussi variés que la sécurité, le domaine social, culturel, agricole ou la protection de la nature

L’engagement social, sanitaire (dans les EMS notamment) et lié à l’environnement (aide aux paysans de montagne, aide en cas de catastrophe ou d’évènements importants) et la protection de la population sont aussi importants que l’engagement militaire.

L’obligation de servir dépasse largement le cadre purement militaire et joue un rôle social immense, un rôle utile pour celui qui en bénéficie mais aussi pour celui qui le joue ! En se mettant au service de la collectivité à l’entrée de l’âge adulte, les jeunes gens apprennent à devenir responsables. Dans un monde de plus en plus dur, où le système éducatif actuel n’atteint pas tous ses objectifs, il est temps de mettre les jeunes en face de leurs obligations envers une société qui assure leur formation, les soutient en cas de besoin et tout au long de leur vie.

Plutôt que de réserver cette contribution au fonctionnement de la société au seul service militaire, il conviendrait au contraire de l’étendre aux femmes ou, pour certaines fonctions, aux étrangers et de l’adapter aux besoins (assurer plus de sécurité et de bien-être par exemple). Il y a des droits mais aussi des devoirs liés à la vie en société qui passent par l’engagement personnel chacun : la force d’une société n’est rien d’autre que la volonté de chacun de ses membres de s’engager à la faire vivre. La première étape on la fait rarement de sa propre initiative, il faut parfois l’imposer (serait-on allé à l’école si elle n’était obligatoire ?).  Convaincu du bien-fondé de l’investissement, on le continue de soi-même.

Au final, l’obligation de servir la collectivité et ses semblables est une cause extrêmement noble, moderne et sociale.

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06/11/2014

Au secours Swisstopia !

J’appelle au secours les  25 élèves motivés qui ont répondu et gagné le concours d’idées lancé par la Confédération « Comment voyez-vous le pays en 2035 ». Le projet Swisstopia des étudiants de l’Hepia a le mérite de concrétiser par l’image des pistes d’urbanisation basées que la qualité de vie que j’ai moi-même exploré et que je soutiens :

Une nouvelle façon de vivre ensemble privilégiant la qualité de vie et les rencontres, grâce à des espaces partagés, côté rue et côté jardin, c’est exactement le sens du projet des habitants Semailles à Lancy, repris  par ma motion 2115. Bien qu’adoptée de justesse au Grand Conseil, elle est encore loin de trouver un écho sur le terrain. Ce projet de développement alternatif du quartier se heurte en effet à  des résistances à tous les niveaux de par la remise en question de l’approche urbanistique qu’il implique. 

Des jardins sur les toits (pour se nourrir ou ses loisirs), voilà encore une motion qui traîne à l’ordre du jour du Grand Conseil depuis des lustres. Sans parler de mon projet de loi proposant une affectation du sol différente en fonction des niveaux (étages) permettant de travailler, de se loger, de partager les espaces de vie active et de loisirs. Cette vision urbaine d’un village reconstruit à la verticale n’a suscité que des sarcasmes avant d’être balayée sans qu’aucune réflexion ne puisse être entamée. En politique, il ne faut surtout pas espérer bousculer un mode de penser et de faire bien bétonné. Heureusement, les étudiants ne s’entravent pas de carcans et osent nourrir l’aménagement du territoire d’utopie.

Leur vision Swisstopia,  appliquée à Genève, devrait impérativement guider les Ateliers que l’Etat organise prochainement dans la foulée la Journée du logement du 2 octobre 2014. Leurs idées mettraient au défi les participants, urbanistes et architectes étatiques en premier qui, depuis des lustres, façonnent notre cité à coups de plans de quartiers figés et de barres d’immeubles hideuses. Et qui, chaque fois que l’on propose de modifier quoi que ce soit, invoquent une législation trop complexe pour espérer pouvoir la changer de fond en comble (sic). A l’instar de Churchill, peut être ces étudiants réussiront-ils car ils ne savent pas encore que c’est impossible.

Hepia/ Swisstopia

Voir l'article de la Tribune de Genève du 1er novembre 2014

19:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

15/10/2014

Jonction, une construction à l'image de Genève

La surélévation prévue sur l'ancienne usine Beyeler est à l'image même de que nous subissons en matière de construction à Genève:  un empilement des législations toutes plus compliquées les unes des autres, parfois même contradictoires et surtout rédhibitoires.

Le projet est décrit comme "altèrant gravement la cohérence globale du bâtiment, qu'il se lirait comme un empilement d'opérations contradictoires entre elles". Hum, j'en conclus cyniquement qu'il a donc tout à fait à sa place à Genève....Sa construction nous rappellerait tous les jours à quel point nous sommes incapables de construire une ville qui donne envie d'y vivre et peut être qu'au final, il provoquerait un réveil de bon sens bienvenu.

15:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Le désenclavement de la rive gauche est lancé !

C'est fou ce que le Conseil d'Etat peut travailler vite et de manière intégrée avec certains initiants quand il le veut bien. Le Conseil d'Etat lance aujourd'hui la traversée du lac avec pour objectif le "désenclavement" de la rive gauche, en d'autre termes, l'urbanisation de toute la partie du canton qui a, jusqu'à ce jour, échappé aux accumulations de nuisances dont pâtit la rive droite. Grâce à la traversée lacustre, les rives du lac s'étendant de Cologny à Hermance, mais aussi les plaines agricoles et renaturées de la Seymaz de Collonge Bellerive à Puplinge pourront enfin bénéficier de la connectivité bétonnée, embouteillée et bruyante qui fait la joie quotidienne des habitants de la rive droite. Fini la discrimination. ! J'imagine que tous les habitants concernés se réjouissent déjà de cette bonne nouvelle et s'impatientent de savoir s'ils seront parmi les privilégiés à être situés le plus près possible d'une jonction autoroutière bien méritée.

Pour plus de détails voir les documents du département des transports suivants:

http://ge.ch/mobilite/media/mobilite/files/fichiers/documents/traversee_du_lac_-_plan_dactions_15-10-2014.pdf

http://ge.ch/mobilite/media/mobilite/files/fichiers/documents/traversee_du_lac_-_rapport_de_synthese_15-10-2014.pdf

15:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

02/10/2014

Concentrons-nous sur la troisième voie autoroutière

Après le choix du peuple du 28 septembre de refuser la traversée de la rade, voilé que certains ne pensent qu'à remettre l'ouvrage sur le métiers et dépenser les deniers du peuple pour étudier et réaliser un ouvrage au moins deux fois plus cher, dans deux fois plus longtemps et pour un tracé dix fois plus flou et questionnable.

La Confédération ayant évincé une liaison entre le Vengeron et la Pointe à la Bise sur la commune de Collonge-Bellerive au profit de la construction d’une troisième voie sur l’autoroute de contournement actuel entre le Vengeron et l’échangeur de Perly, inutile de persister et arrêtons de nous agiter sur un projet de traversée lacustre. Concentrons-nous sur cette troisième voie, la seule que la Confédération soutienne et pour laquelle il faudra aussi que le canton contribue financièrement.

Mais comment se fera-t-elle au niveau des tunnels de Vernier, principal goulet d’étranglement sur le contournement de Genève ? La question est loin d’être réglée et les enjeux sont de taille pour notre commune. L’UDC Vernier suivra le dossier avec attention, tout comme nous l’avons déjà fait en déposant une motion questionnant la semi-jonction autoroutière projetée sur Vernier, elle aussi !