10/04/2018

Silence on coupe

L’arrivée du printemps, selon que l’on soit humain ou animal, n’a pas la même intonation. Bruit des tronçonneuses pour les uns, gazouillis étourdis d’amours pour les autres lire la suite et voir les images

20:14 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2018

Les échanges commerciaux à tout-va menacent directement la vie sauvage

C’est un fait connu, la surpêche, la déforestation entrainent une érosion spectaculaire de la biodiversité au niveau planétaire. Nos gouvernements n’en n’ont cure. Importer de la viande d’Amérique du sud, de l’huile de palme d’Indonésie ou de Malaisie, on ne compte plus le nombre de marchés que le conseiller fédéral PLR Schneider Amman a dans son viseur. Les impacts seraient dévastateurs tant pour la biodiversité et les populations indigènes des pays producteurs que pour nos propres produits agricoles.  

Alors que d’aucuns ne pensent qu’en termes de marché, de libre échange, de profit immédiat, d’autres se préoccupent du futur de notre planète. Ainsi une vaste étude a permis d’identifier les routes économiques ayant le plus grand impact sur la faune sauvage (voir vidéo).

Mais l’information doit devenir encore plus accessible et se trouver à l’endroit même où elle est directement utile, là où s’effectue l’acte d’achat. Un étiquetage des produits en fonction des risques qu’ils entraînent pour la biodiversité permettrait aux consommateurs de choisir en connaissance de cause des produits respectueux de la biodiversité dans leur vie quotidienne.

Si les gouvernements n’en veulent pas, reste que grandes chaines de distribution de notre pays pourraient procéder à l’étiquetage des produits sans attendre.

Les zones à protéger représentent au final qu’un faible effort demandé : Par exemple, 5% des aires marines les plus affectées par la consommation américaine concentrent  60% des habitats des espèces menacées. Alors qu’est-ce qu’on attend pour bien faire ?

13:12 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)

20/04/2017

Silva, la petite renarde abandonnée de la forêt de Cartigny

Que d’émotions ce weekend de Pâques ! Je recevais Carole Anne venue de Belgique pour suivre une formation au centre SOS hérissons et voilà que vendredi, une famille de Cartigny nous a apporté une petite boule de poils, sans aucun piquant ( !) au centre de soins pour hérissons. Il faut dire que c’était Vendredi Saint et que personne ne répondait à leurs appels pour recevoir ce bébé abandonné et trouvé dans la forêt le jour même. Une bonne âme ayant donné mon numéro de téléphone, le petit animal était ainsi arrivé chez moi.

Silva renardeN’ayant jamais vu un si petit petit, j’avoue que j’ignorais (tout autant que Carole Anne d’ailleurs) s’il s’agissait d’un bébé fouine, d’un bébé martre ou d’un renardeau. Quelqu’un ayant suggéré que c’était un bébé martre, nous nous étions contentées de cette éventualité, en tout cas dans un premier temps. Là tout de suite, la boule de poils de 200g miaulait tant qu’elle pouvait. Son ventre criait famine, il fallait la nourrir. Lire la suite

17:39 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2)

12/09/2015

Piège mortels: attention aux hérissons

Les raisins sont mûrs et partout et les viticulteurs protègent leur vignes au moyen de filets. Quoi de plus normal, pour pouvoir garantir une bonne récolte ? Mais attention à la manière dont les filets sont disposés ! Il faut absolument éviter que ces filets deviennent des pièges mortels.

Vigne Michel Grossrieder.JPGSi les filets traînent au sol, les hérissons se prennent les piquants dans les fils et ne peuvent plus s’en échapper. lire la suite

18:07 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2015

Lettre à Knie et à ses éléphants,

éléphants, KnieC’est la dernière fois que les éléphants seront de la tournée du cirque Knie. Une page se tourne et j’en suis toute retournée.  Je comprends vos raisons. Entre la pression des associations qui défendent les animaux et les conditions de plus en plus difficiles qui prévalent dans nos villes, vous avez dû vous résoudre à renoncer à les emmener avec vous à la rencontre du public. Pourtant quel émerveillement, quelle surprise exceptionnelle que voir dans sa ville, sa rue … des éléphants et de les accompagner sur leur chemin vers la gare. Quel plaisir que de rire de la drôle de tête des passants et de celle de nos plus hautes autorités les saluant.  Je m’en souviendrai d’ailleurs longtemps de cette séance du Grand Conseil au cours de laquelle nous avions eu à traiter d’une résolution* que j’avais déposée pour que cette tradition se poursuive, résolution que tous les partis avaient soutenus chacun pour des raisons plus étonnantes les unes que les autres**.

Ayant eu le privilège d'assister durant tant d'années à leur numéro de cirque ainsi qu'à leur sortie,  déjeuner et salut des autorités, j'ai encore de la peine à m'imaginer Knie sans ses éléphants. Ils font tellement partie de Knie, de votre vie et de notre vie. Dire Adieu aux éléphants, c’est un peu comme si vous nous demandiez tout d’un coup de grandir !  

Car la perte de cet événement est aussi celle du passé, de notre enfance et de notre cité. Pourtant, la mémoire s'enrichit par des rituels communs, s'appuyant sur des objets concrets. Or quoi de plus concret qu'un éléphant ? Les enfants ont besoin d'extraordinaire pour alimenter leurs rêves et de l'émotion d'une rencontre peu commune pour bâtir leur équilibre. Comment espérer leur faire aimer l'éléphant, et à travers ce dernier la nature et faire en sorte qu'ils veuillent la préserver libre, s'ils ne l'ont jamais connu autrement que derrière des barrières?

Je souhaite à vos éléphants une belle et longue retraite à Rapperswil.  Je sais que vous saurez, chère famille Knie, les rendre heureux et bien les traiter comme vous l’avez toujours fait. Merci et merci de le leur transmettre  mes salutations.

 Adieu aux éléphants, courrier des lecteurs Tribune de Genève du 5 septembre

* Résolution R636  Pour le défilé des éléphants Réponse du Conseil d’Etat 13 septembre 2011/ Résolution adoptée Votée le 14 octobre 2011

** Séance du Grand Conseil du 9 juin 2011