11/02/2011

Laisserons-nous l'arme au soldat ou au malfrat ?

Même si des moutons noirs, il y en a partout, face à une arme, ma confiance va au premier pas au second, et vous ?

 

08:36 Publié dans Politique | Tags : arme, armée | Lien permanent | Commentaires (9)

01/11/2010

Le parti socialiste se met hors jeu

Nul besoin d'un congrès extraordinaire du PS pour savoir si le PS doit rester au gouvernement. En votant lors de son congrès du 30-31 octobre à Lausanne, l'abolition de l'armée, le parti socialiste est devenu de facto un parti de l'opposition.

C'est en 1935 que les sociaux démocrates approuvent la défense nationale et choisissent de rejoindre la collegialité qui leur ouvre les portes du gouvernement jusqu'alors composé de partis bourgeois. Le premier socialiste, Eric Nobs, sera élu au Conseil fédéral en 1943 et la formule magique qui détermine la répartition des sièges au Conseil fédéral entérinera en 1959 la présence du PS au gouvernement aux côtés de l'UDC, du PRD et du PDC.

C'est donc bien lorsque les socialistes se sont ralliés à la logique de la défense nationale qu'ils ont été acceptés au Conseil fédéral. En rejetant cet élément, ils se mettent de fait dans l'opposition.

On peut discuter de la forme de l'armée, mais opter pour sa suppression pure et simple revient à supprimer une des fonctions même de l'Etat (défense nationale). Ce n'est pas digne d'un parti gouvernemental. Le PS vire à gauche toute, qu'il en assume les conséquences et ne présente pas de candidat au Conseil fédéral aux prochaines élections. Quant aux autres partis, qu'ils en tirent également les conséquences en ne réélisant pas un socialiste.

 


06/07/2010

Voulons-nous une armée de pros qui coûte plus cher?

Le GSSA vient de lancer une nouvelle initiative, remplacer l'armée de milice par une armée de professionnels. Idée relayée aujourd'hui par la Tribune mais sans qu'il ne soit à aucun moment fait mention du coût de cette armée de pro. Et pourtant tout est là:

Avec le budget actuel de l'armée de milice vous avez le matos et les hommes pour 3,7 milliards de francs.

Partant du principe qu'un professionnel coûte environ 150'000 CHF (charges sociales de l'employeur comprises) et qu'il faut bien réserver la moitié du budget pour équiper les troupes et en assurer le fonctionnement, l'armée de pros qu'on nous propose et composée d'environ 12'000 hommes, contre 200'000 aujourd'hui.

12'000 hommes, 200'000 hommes mais pour faire quoi ? On pose la question du modèle d'obligation de servir alors que la question à laquelle il faut répondre est : quelles sont les missions et les prestations que l'on  attend de l'armée pour faire face aux risques et dangers d'aujourd'hui. En fonction de ces réponses en découleront les moyens à mettre en oeuvre et donc les effectifs nécessaires et donc le modèle d'obligation de servir en découlera de fait.

Le choix de l'indépendance de la Suisse passe aussi par là. Une armée de 12'000 hommes n'a de sens que dans le cadre d'une alliance des forces qui dépasse largement nos frontières. Je ne suis pas sûre que nous soyons politiquement prêts à ce choix, d'ailleurs serait-il moins cher ? Le niveau d'exigence de dépenses militaires au sein de l'OTAN est de 2% du PIB, aujourd'hui, la Suisse n'en dépense que 0,9%  pour son armée.

Aux politiques de prendre leurs responsabilités et de répondre clairement à cette question. Pour ma part, l'armée de milice garde tout son sens.