12/07/2011

Pour des enfants désirés et assumés

L'initiative pour ne plus payer le remboursement de l'avortement vient d'aboutir et celle Pour les familles de l'UDC aussi. Je suis contre la première et pour la deuxième. D'aucun y verront une contradiction majeure, moi pas. Je suis pour la famille désirée et assumée.

Dans la plupart des pays du monde, la femme n'est bonne qu'à faire des enfants et rester à la maison. En Occident, et en Suisse tout particulièrement, nous avons, en tant que femme, la chance d'avoir reçu une éducation, d'avoir accès aux soins, à l'information et au monde du travail. Cela ne signifie pas pour autant qu'il appartient dès lors à la société de tout assumer. Cela signifie tout simplement que nous avons le choix, un choix qui, il est vrai aujourd'hui, est aussi une question de moyens. Mais les moyens que l'on n'a pas soi-même, est-ce vraiment à la société de les assumer ? La crèche, l'instruction publique, les activités parascolaires, etc. que l'on ait ou pas d'enfant, nous les payons tous et pour la majeure partie avec nos impôts.

Alors le premier choix, c'est au moins d'avoir des enfants désirés et le deuxième choix, c'est de s'assumer en tant que parent et de s'en occuper le plus possible soi-même.

Laisser venir au monde un enfant non désiré pour l'abandonner à d'autres ensuite, je préfère donner à la mère la possibilité financière d'avorter.

Déposer à l'aube le marmot à la crèche, trimer toute la journée, le reprendre 12 heures plus tard, l'affourager de malbouffe avant de l'installer  (et de s'installer soi-même) devant la TV ou de le laisser livré à lui-même. Tout cela pour recommencer, crevée, le même cycle, le jour d'après, n'est ni raisonnable, ni souhaitable pour l'équilibre de la famille comme pour celui de la société. Je préfère donner à la mère (ou au père d'ailleurs) la possibilité financière de rester à la maison.

Faire des enfants pour que d'autres les éduquent, je ne suis pas pour et je m'assume.

Il y a un an et demi déjà, j'écrivais un blog à propos de i. A cette époque, c'était le cri du coeur d'une femme pour que l'initiative avorte ! L'initiative a abouti et mes propos gardent tous leur sens, hélas... Voir le blog du 31 janvier 2010

18/01/2010

Dérives bancaires : l'humain au centre ?

L'être humain est-il au centre des préoccupations du système bancaire américain ?

Oui, sans aucun doute à la lecture d'un article du Temps du 15 janvier 2010, mais probablement pas comme vous l'imaginez ...

Après la dérive des subprimes et autres joyeusetés, la dernière innovation du système bancaire américain est la spéculation sur les primes d'assurances vie. Elles sont rachetées de leur vivant aux bénéficiaires (en-dessous de la valeur d'assurance, mais au-dessus de la valeur de rachat auprès de l'assurance qui l'a émise). Ensuite, on minimise le risque en mélangeant le tout (un zeste de sidéens, quelques bons cancers, je vous rajoute un petit risque génétique pour diversifier le tout ...) et on peut proposer un produit dérivé aux investisseurs. Avec un risque mesuré de manière statistique parfaite, basé sur l'espérance de vie des patients ...

Ah, j'oubliais ... le risque, c'est que le patient vive trop longtemps et que le "pauvre" investisseur ne puisse pas maximiser son profit suffisamment vite ... et aussi que ce genre de produit financier devienne concurrent de la recherche et des progrès médicaux, ça pourrait sauver des patients et allonger l'espérance de vie ...

N'est-ce pas beau la déontologie bancaire ? Ah, pardon, excusez-moi, j'ai écrit un gros mot : "déontologie"

Je vous conseille la lecture de l'article complet sur le site du temps, c'est édifiant et choquant ! (attention l'article complet est sur trois pages)

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4b8da798-0155-11df-85ae-714eb3841259|0

La sagesse populaire l'avait compris depuis longtemps : "l'argent n'a pas d'odeur ". On peut maintenant compléter par "pas même celle de la mort ..."

Par chance, cette pratique n'est pas autorisée chez nous. Mais pour combien de temps ? Une nouveauté américaine met toujours moins de 10 ans pour traverser l'Atlantique nord. Notre tour viendra donc bientôt, à moins que le mot déontologie existe dans le vocabulaire de notre continent, avec une vraie signification.