21/05/2011

La nature n'est pas à la fête

La biodiversité disparaîtrait moins vite qu'on ne le pensait.  De nouveaux savants calculs d'experts le prouvent et trouvent même que c'est une bonne nouvelle. A mon avis, que l'on fonce à 60 ou à 100 km/h, ne change pas grand-chose, on va quand même droit dans le mur.

Totalement déconnecté de la réalité, immergé dans son monde virtuel, l'homme moderne modélise par écrans interposés sa propre extinction et s'en réjouit.

Un tel exploit mérite d'être célébré, et ça tombe bien, c'est la fête à la nature !

DSC01271.JPG.jpgQuoiqu'en disent les experts, la nature, elle, disparaît, loin des yeux, loin du cœur... Rares sont en effet les espèces sauvages qui parviennent à s'adapter et à partager notre mode de vie qui leur est de plus en plus hostile. Quant à celles qui s'y aventurent, elles y succombent trop souvent sans qu'il n'y ait personne pour s'en apercevoir.

Avant de disparaître sur le terrain, c'est faute de l'avoir revue qu'on perd la nature. Alors, pour ne pas l'oublier, allez réapprendre ou apprendre la joie de l'observation de toutes ces espèces qui côtoient notre quotidien, malgré tout, c'est essentiel.

Moi, pour ce jour là, je vous offre quelques chroniques hérissonnes.

 

23/11/2010

Demain, j'arrête le lard et le cochon

Ca fera du bien à la planète et même à ma cellulite, avant les fêtes, ça compte !

En interdisant à nos producteurs de recycler intelligemment les restes de nos restaurants en alimentant les cochons, l'Europe, encore elle, nous impose de manger du porc engraissé au soja du Brésil, toujours lui.

Or ce soja, transgénique, est cultivé en lieu et place de la forêt tropicale. Pour faire court, en jetant dorénavant 200'000 tonnes de déchets de table à la poubelle, on transforme la biodiversité en cervelas.

Cette décision irresponsable, contraire à tout bon sens, à toute diminution de notre empreinte climatique est révoltante.

La Suisse a fini par plier face à un enième accord avec l'Union européenne pour garder un marché de 500 millions de consommateurs ...de porc. Il y a de quoi changer de religion. Impossible cependant de se rattraper sur le mouton: le blanc fait le bonheur du loup, et des valaisans, et le noir celui de l'UDC.  Une seule solution pour réduire notre destructive boulimie de produits carnés, manger moins de viande.

 

09/11/2010

Quand les écolos tendent la main aux promos

Pour le WWF, il n'y a pas de développement durable sans densification du milieu urbain (magazine de novembre 2010). Le WWF oublie que la biodiversité a besoin d'espaces pour vivre. L'intensification des pratiques agricoles, l'urbanisation du territoire font que c'est dans le milieu urbain que se rencontre aujourd'hui la biodiversité. Mais pas n'importe où, dans les grands parcs et ...les anciens quartiers de villas n'en déplaise au WWF ! C'est donc bien dans la ville qu'il faut préserver des espaces ! Le vrai choix, le seul qui préserve les ressources dans un territoire exigu tel que le nôtre est celui de freiner la croissance démographique.

Interrogé sur la question de savoir si en 2025 Genève aura construit les 2500 logements par an dont elle a besoin, Benoit Genecand, de la Chambre genevoise immobilière (CGI), lors d'une conférence à l'Institut national genevois a répondu, oui :

1.    car la croissance est une bénédiction

2.    car on a les moyens de le faire en ville, sur la zone villa ancienne

3.    Mais que l'on n'aura pas pour autant résolu la crise du logement. Il sera toujours rare car entretemps, on aura continué à attirer des entreprises.

+ 10'000 habitants par an dans la région genevoise

Ne faut-il pas plutôt renoncer à l'accueil par centaines de multinationales qui amènent des employés par milliers dans notre région. Employés qu'il faudra bien loger, au détriment des habitants genevois qui, contrairement à ces nouveaux venus, ne bénéficient pas du soutien financier de leur employeur pour louer ou acheter des logements devenus hors de prix vu la demande.

Croissez et multipliez jusqu'à l'étouffement

Se responsabiliser, adapter son mode de vie et le nombre de ses enfants à ses ressources, consommer moins, prôner le mieux plutôt que le plus, en bref, renoncer  à la croissance, le tabou est toujours d'actualité, toute tendance confondue !

 

18/06/2010

Business as usual

La demande d’urgence pour la M1955 « Préservons la biodiversité dans l’espace urbain » a été refusée par le Grande Conseil.

Il fallait être naïf comme une novice pour croire un instant que demander l’urgence pour la préservation de la biodiversité dans notre espace urbain, passerait la rampe au parlement ce jeudi 17 juin. Face aux heures d’ouverture des magasins (LHOM), la nature n’avait aucune chance. En a-t-elle d’ailleurs encore une dans notre monde où la valeur se compte en espèces, celles qui sonnent et trébuchent. A l’instar des crevettes du golfe du Mexique, ou du thon rouge de Méditerranée, la nature à Genève attendra, priorité au commerce.

La Biodiversité peut attendre.pdf