31/01/2013

Le projet d’agglo, c’est vraiment écolo !

Le projet d’agglo a pour objectif de rééquilibrer la répartition des emplois et des logements entre la Genève et la France voisine et d’autre part préparer la région à accueillir encore davantage d’habitants et d’emplois. 

Certains Français ont tout compris au projet d’agglo et pour satisfaire les écolos, ils en rajoutent même une couche, verte.  Ainsi, le premier projet concret pour les habitants dont accouche le Grand Genève, c’est une méga-centre commercial, loisirs etc. aux portes de  Genève. Et encore un !

2013.01.31 TdG - A Saint-Genis, un nouveau centre commercial vise la clientèle genevoise.pdf

Mais contrairement à tous ceux (et ils sont nombreux)  qui déjà mitent le Pays de Gex, celui-ci sera « vert ». Panneaux solaires, toitures végétalisées, plans d’eau, navettes en transport publics, etc. Bref,  une réalisation exemplaire répondant à tous les critères « durables ». Sauf qu’il s’installe pile sur un périmètre très sensible pour les maigres ressources en eau du Pays de Gex, que l’eau utilisée viendra tarir celle de l’Allondon (rivière on ne peut plus emblématique) et qu’un parking de 2000 places est prévu pour accueillir les Genevois assoiffés  de shopping.

Le comble c'est que centre commercial se nommera Rives de l'Allondon !

Renaturer les rivières côté de Genève et  les faire crever côté France ; augmenter le nombre de centres commerciaux côté France,  et faire crever le commerce de proximité côté Genève. De part et d’autre de la frontière la notion fondamentale de rééquilibrage n’est pas partagée, si l’on excepte le seul domaine sur lequel Français et Genevois s’entendent à merveille, celui du bétonnage …

A noter que la première fois que j'ai entendu parler de ce projet, c'était l'été dernier. Je n'imaginais pas une seconde qu'il obtiendrait l'aval des autorités. Quelle naïveté !

Cette provocation est un joli test  pour le nouvel instrument de gouvernance transfrontalière qu’est le GLCT (groupement local de coopération transfrontalière qui réunit toutes les instances « dirigeantes » de la région et dont le président est François Longchamp). Je me réjouis de voir comment ses éminents membres vont réagir et surtout agir pour éviter une telle dérive commerciale.

18/06/2010

Business as usual

La demande d’urgence pour la M1955 « Préservons la biodiversité dans l’espace urbain » a été refusée par le Grande Conseil.

Il fallait être naïf comme une novice pour croire un instant que demander l’urgence pour la préservation de la biodiversité dans notre espace urbain, passerait la rampe au parlement ce jeudi 17 juin. Face aux heures d’ouverture des magasins (LHOM), la nature n’avait aucune chance. En a-t-elle d’ailleurs encore une dans notre monde où la valeur se compte en espèces, celles qui sonnent et trébuchent. A l’instar des crevettes du golfe du Mexique, ou du thon rouge de Méditerranée, la nature à Genève attendra, priorité au commerce.

La Biodiversité peut attendre.pdf

02/10/2008

Fumée mortelle à plus d'un titre

J'ai été fumeuse hier, puis non fumeuse, et aujourd'hui je suis à nouveau fumeuse. La vie nous réserve toujours des changements et nous ne  certainement pas égaux devant les défis qu'elle nous pose. Et à voir la rage actuelle de certains, je me demande si nous sommes encore capables de vivre ensemble.

Je ne veux pas imposer à la majorité des non fumeurs des cafés fumeurs. Mais la loi genevoise ferait bien de s'inspirer de la législation proposée au niveau fédéral: tolérer des cafés fumeurs petits, bien aérés et dans lesquels les employés ont librement consenti d'y travailler en connaissance de cause. Après tout à Genève on a bien reconnu la necessité d'avoir des locaux d'injection pour les drogues ! Etait-ce pour le confort des drogués ou pour ne plus les voir dans la rue... Je laisse chacun en juger en fonction de ses choix de société. Aujourd'hui c'est clairement le choix des ghettos: les trop jeunes à la crèche, les trop vieux à l'EMS, alors que les fumeurs aient le leur !

Chers parlementaires, ne croyez pas que votre intransigeance parviendra à erradiquer les fumeurs. Jamais aucune société humaine n'a pu erradiquer les drogues. Elles ont  changé au cours du temps et des modes.  Et le besoin de transgression, de "plaisir",  n'est que renforcé par le degré d'interdiction qu'on lui assigne.  Ne pas accepter que des cafés, restaurants puissent avoir un coin fumeurs ou être déclarés fumeurs, ne fera pas disparaître le fumeur (il est accro aime celà et choisira d'autres lieux de rencontre conviviaux) mais le petit commerce, et probablement plus de 20% d'entre eux à terme, ce n'est pas rien.

Christina Meissner, candidate

Pic-Vert

08:54 Publié dans Politique | Tags : fumée, commerce | Lien permanent | Commentaires (3)